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Full text of "Cine-Journal (Sep - Oct 1912)"

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LiB^RY 

TH£ MU»£UM 
OF MODERNART 

■ ■■■ — i .!■■-■■ Il II — ■ — 

Received: 






Scanned from the collection of 
The Muséum of Modem Art Library 



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Domitor 



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in 2012 with funding from 

Media History Digital Library 



http://archive.org/details/cinesepoc05gdur 






PL 
2^i" 



Année — N« 211 



T Septembre 1912 



DŒJOURNAI 



TÉLÉPHONE 

161-54 



Directeur 



Q. DUREAU 



30, RUE BERQt 

PARIS 




: LE 13 SEPTEMBRE = 

athé Frères 

éditent 
Une scène dramatique de la Vie Moderne 







jouée par 



MM. SIQNORET ET ALEXANDRE 



de la Comédie Française 












il 



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mettra en Vente 

pour la Semaine du\ 



4 au 10 OCTOBRE 

en plus de sa production ordinaire] 
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5 Année. 



N° 211 



7 Septembre 1912 



Ciné = Journal 

Organe Hebdomadaire de l'Industrie Cinématographique 
Directeur : G. DDREAC 



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FRANCE 

Un an 10 fr. 

j ÉTRANGER 
Un an. .... . 42 fr. 



Le Numéro : 25 cent. 

Paraît le Samedi 



Rédaction & Administration 
30, Rue Bergère 

PARIS 

TÉLÉPHONE 18-1-6* ,7 



LE CINÉMA AU COLLÈGE 



Les collégiens et lycéens de France 
syndiqués, ainsi que tout être conscient 
de notre époque, réclament avec une in- 
sistance juvénile le droit <( de lire les 
journaux ». De mon temps, nous n'é- 
tions pas syndiqués, mais, sans deman- 
der la permission de parcourir « les ga- 
zettes », nous nous l'accordions avec 
une autorité que les autorités universi- 
taires elles-mêmes n' t osaient pas nous 
contester. Toutes les feuilles publiques 
entraient « à l'étude >> ou dans les clas- 
ses, grâce à la complaisance des exter- 
nes — dont j'étais — de telle façon que 
je préparais déjà, malgré mon jeune 
âge, la voie au journaliste que je suis 
devenu. Et je jure que si le Ciné-Jour- 
nal avait existé à cette époque, nous 
nous le serions arraché. Je le vois très 
bien prenant place, grâce à son format 
discret, dans les dictionnaires et les atlas 
qui abritèrent tant de fois — horresco ter 
ferens — les Joyeusetés de la Semaine 
de ce brave Armand Silvestre et le 
Fin de Siècle, sans compter le supplé- 
ment du Cil Blas. 

Que voulez-vous? Nous avions une 
excuse. Les thèmes latins n'étaient pas 
précisément gais et nous jie connaissions 
pas les joies du cinématographe. Com- 
me il fallait bien que nous prenions con- 



tact avec le monde extérieur, nous 
avions recours aux gazettes dans les- . 
quelles nous sentions les palpitations de 
la vie. 

Mais aujourd'hui nos collégiens n'ont 
pas d'excuse. En réclamant le droit de 
lire les journaux — et quels journaux - — 
ils vont un peu loin. N'ont-ils pas dans le 
cinématographe, où ils sont régulière- 
ment conduits ou qu'ils fréquentent li- 
brement, le meilleur, le plus vivant, le 
plus véridique des journaux? Foin des 
revues illustrées! L'écran reflète plus 
merveilleusement que toutes les photos 
des périodiques la vie qui passe, au jour 
le jour, les grandes actualités qui pas- 
sionnent ou qui intéressent. 

Voici M. Poincaré en Russie, les 
hydroplanes à Boulogne, l'ouverture de 
la chasse, Guillaume II en Suisse, quel- 
ques grandes revues, les manœuvres na- 
vales, que sais-je, tout ce que les repor- 
ters des quotidiens content dans une 
langue incertaine et que le film enregis- 
tre avec la précision impassible de l'ob- 
jectif. Un drame, deux comédies, quel- 
ques scènes de l'éternelle nature plus 
belle à voir dans un fauteuil qu'à par- 
courir sous la pluie de cet été maussade, 
certains travaux de science... que peut 
souhaiter de plus un cerveau de quinze 



— 4 - 



ans? Et je ne parle pas des sports dont le 
cinématographe est comme le prolonge- 
ment nécessaire et le plus solide soutien, 
tant il est vrai que le spectacle même du 
sport invite à la pratique du sport. 

Je ne veux pas faire de peine à mes 
jeunes amis que le bénéfice de l'âge at- 
tache encore aux bancs du collège, ni les 
priver du Matin ou 'du Journal. Mais je 
crois qu'en dehors des faits divers stu- 
pides dont se régalent les concierges, il 
n'y a rien dans les grandes gazettes dont 
se puisse nourrir une saine curiosité d'a- 
dolescent. Le cinéma offre, par contre, 
des avantages précieux. Il ignore la 
vaine bataille des partis et ne retient de 
la vie que ce qui est dramatique, comi- 
que, instructif ou artistique. C'est le 
plus neutre et le plus complet des jour- 
naux. 

Aussi bien je deman'de qu'on l'impose 
aux collégiens. Le devoir cinématogra- 
phique leur sera le plus léger de tous et 
je ne pense pas qu'il leur sera le moins 
profitable. Car la bonne pédagogie a 
toujours été celle qui évite de <( raser » 
la jeunesse. 

Et puis, comme par le passé, les jour- 
naux et les livraisons sensationnelles 
s'infiltreront encore à travers les mu- 
railles des collèges. C'est un phéno- 
mène d'absorption contre lequel rien ne 
prévaudra jamais, tant qu'il y aura des 
livres et des fruits défendus... 

G. DUREAU. 



TOUJOURS LES UOUANES 



Nos lecteurs savent combien sont exigeantes 
les douanes de tous pays lorsqu'il s'agit de 
taxer les films cinématographiques. 

Le Ciné-Journal s'est maintes fois élevé con- 
tre leurs prétentions ridicules, presque toujours 
illogiques et constamment exagérées. Notre in- 
dustrie souffre de ces charges sans cesse crois- 
santes et des mille tracasseries qui paralysent 
toute transaction internationale. 

Dans un de nos derniers numéros, nous en- 



visagions les tarifs douaniers de Belgique en 
France. Que diront nos lecteurs lorsqu'ils sau- 
ront quelles taxes sont imposées à nos collè- 
gues pour le service de Tunisie en Algérie, — 
qui sont pourtant deux régions françaises? 

Chaque réimportation de film loué d'Alger 
à Tunis est frappée d'un droit de 1 65 francs 
par 100 kilos... Vous avez bien lu!... 165 fr. 

Ces films étaient revêtus de marques de fa- 
brique établissant nettement, — dit la douane, 
— leur origine étrangère. Or, il paraît qu'aux 
termes du règlement, les produits étrangers 
exportés de France ou d'Algérie, après avoii 
été nationalisés par le paiement des droits, son> 
exclus du bénéfice de la réadmission en fran- 
chise. Les films de cette espèce doivent être 
taxés à chaque réimportation! Le tarif de 
1 65 fr. par 1 00 kilos est inscrit au n " 469 
quater, 2 e chapitre du tarif général. 

Il conviendrait de faire rapporter d'urgence 
pareil règlement, qui frappe avec une dureté 
excessive notre commerce de location. La 
Chambre syndicale de la cinématographie ins- 
crira ces questions au premier ordre du jour 
de ses travaux. Souhaitons qu'elle aboutisse le 
plus vite possible à un dégrèvement ! 

G. D. 



UNE ÉNIGME... dont le mot ne 
se fait pas attendre. 



Le 20 août dernier, M. Couchemann, di- 
recteur du Splendid Cinéma Attractions d; 
Boulogne-sur-Mer, adressait à notre confrère 
Le Fraper la lettre suivante : 

Mon cher Le Fraper, 

Je suis très étonné que le Syndicat des Ex- 
ploitants du Sud-Est soit dirigé par un loueur. 

Cette organisation, comme la nôtre, a été 
constituée dans le but de défendre les intérêts 
des exploitants du cinématographe. Il semble 
paradoxal de constater quelle est complète- 
ment inféodée au représentant d'une Société 
privée de location de films. Est-ce une illu- 
sion ? 

Pourriez-vous me donner le mot de il 
nigme ? 

Henry Couchemann, 

Directeur du Splendid Cinéma At- 
tractions, à Boulogne-sur-Mer. 

M. Le Fraper n'ayant pas cru devoir don- 
ner le mot de cette terrible énigme à notre 
ami M. Couchemann, le président du Syndi- 



— 5 — 



cat du Sud-Est, M. Richebé, vient d'adres- 
ser à notre confrère la réponse que voici : 

Marseille, le 31 août 1912. 
Monsieur, Ch. le Fraper, 
\ k Directeur du Courrier Cinématographique, 
9S, Boulevard de Magenta. 
""* Paris. 

Monsieur et cher collègue, 

N'ayant pas reçu votre journal, il m'est com- 
muniqué à ce jour votre numéro du 24 courant, 
où je lis avec surprise une lettre de M. Cou- 
eheinann, sollicitant de votre part des rensei- 
gnements sur le Président du Sud-Est. Comme 
j'écris ce jour à ce collègue que je suis très 
étonné de sa question dont je ne m'explique pas 
In but. plus étonné encore que vous ayez refusé 
de satisfaire sa curiosité: j'ai donc promis à 
M. Couchemann de lui donner satisfaction en 
le priant de vouloir bien vous demander com- 
munication de la lettre que je vous adresse à 
vr jour. Je tiens à vous aviser, cher Monsieur, 
afin que vous en preniez bonne note pour l'ave- 
nir, que notre Syndicat n'est nullement dirigé 
par un loueur. Sa formation est faite d'une ma- 
nière régulière. Il a à sa tète un président qui 
est votre serviteur. 

Le président de ce Syndicat a été jusqu'à ce 
jour d'une impartialité absolue dans les affaires 
de sa corporation, ne cherchant que l'intérêt de 
Sun Syndicat, traitant avec dédain toutes les 
polémiques qui pouvaient écarter du Syndi- 
cat des adhésions à son groupe. 

De cette façon, il a su former un noyau qui 
lui a permis d'arriver à ce beau résultat de 
former le Syndicat du Sud-Est qui est une 
gloire pour notre corporation. Tous les établis- 
sements de Marseille, sans exception en font 
partie, les départements limitrophes viennent 
de jour en jour grossir ses rangs. Par notre 
travail assidu, avec l'ardeur que nous y met- 
ions, nous avons su défendre des intérêts lésés 
jusqu'à ce jour. 

Notre Syndicat a su entourer son Président 
l'un bureau intelligent e\, actif, qui lui a per- 
mis de résoudre des questions très ardues pour 
ootre corporation. Quant à son Président, vous 
ne devez pas l'ignorer et tâchez d'en informer 
mis nombreux collègues qui nous ont posé cette 
question, que M. Richebé. propriétaire de plu- 
sieurs établissements, est un exploitant, tra- 
vaillant presque avec toutes les maisons de 
locations. Il y en a cependant une seule avec 
laquelle je n'ai jamais rien fait : celle dont M. 
Reynaud est l'agent à Marseille. Si un jour 
j'établis une agence de location, elle sera con- 
nue officiellement; à ce moment, je ne regret- 
terai qu'une chose : que M. Couchemann se 
trouve trop loin de mon centre d'action pour 
lui faire mes offres de service. 

Tant que la présidence me sera accordée et 
que mes collègues me jugeront digne d'avoir 
leur confiance, ils peuvent être certains, comme 



je l'ai prouvé jusqu'à ce jour, que je ne suivrai 
aucun penchant pouvant favoriser n'importe 
qui. Je crois, en agissant ainsi, maintenir dans 
ma main la dignité de notre corporation qui lui 
permettra d'arriver aux solutions qu'elle désire 
atteindre. 

Je vous prierai donc. Monsieur le Directeur, 
de vouloir faire insérer dans votre prochain 
numéro, ma lettre, au lieu et place de la lettre 
qui m'a visé. 

Avec mes sentiments distingués, recevez, 
Monsieur le Directeur, l'assurance de ma par- 
faite considération. 

L. Richebé. 
>—•♦•—< . 

ÉCHOS 



Une étoile... filante ! 

Barcelone nage dans la joie, Barcelone est 
dans le délire... Pensez donc, il va posséder 
dans ses murs deux étoiles, deux gloires de la 
Cinématographie, Max Linder et la Napier- 
kowska, auxquels viendra bientôt s'ajouter une 
troisième célébrité, attendue avec une impa- 
tience fébrile : Bébé Abélard!... 

La presse lui souhaite, longtemps à l'avance 
la bienvenue. 

Max Linder est porté aux nues. On va le 
garder soigneusement, le choyer, le cajoler. 
On organise, en son honneur, un grand ban- 
quet pour le 25 septembre prochain, banquet 
qui sera suivi d'une soirée artistique, au cours 
de laquelle Max jouera, aux côtés de Arcge- 
lita Villar, l'une des danseuses les plus aimées 
du public, une « Fantasia Espanola » inédite, 
tandis que Mlle Napierkowska déploiera toutes 
les grâces de son talent. 

Pour être heureux, que faut-il... de plus?... 
Et Barcelone est heureux! 

** 

Reprise d'affaires 

Nous apprenons avec plaisir que M. Astier 
qui fut un des premiers cinématographistes- 
loueurs de Paris vient d'obtenir son concor- 
dat (Tribunal de Commerce du 28 août) et 
qu'il compte reprendre sous peu une exploita- 
tion de cinéma-théâtre. 
* 

Nouveau Confrère 

On annonce la naissance prochaine d'un 
nouveau confrère italier. Le Monde cinéma- 
tographique, qui paraîtra le 1 " octobre. Ré- 
daction et direction à Rome. Directeur: Gian- 
nino délia Gatta. Nos meilleurs souhaits de 
succès ! 





Exposition Internationale (es uns et Métiers 

PARIS-1912 

(Sectioi? des Appareils de Précision) 



Diplôme de Premier Prix 



MEDAILLE D'OR 



La plus haute récompense attribué aux 

" Cinématographes HOBBY " 

PARIS = 22, Rue Baudin, 22 - PARIS 

Téléphone : 100=07 Adr. Tel : HARRYBIO-PARIS 



NOTA.— Le Catalogue est envoyé contre fr. 50 en timbres 
pour frais d'enVoi. 





Remise au point 

M. R. Warschavsky, directeur du Cinéma- 
Office, 30, rue de Trévise, à Paris, nous écrit 
que si son nom a été mêlé à l'affaire du ciné- 
ma-concert National, de la rue de Glisson, 
c'est parce qu'il est le constructeur et le pro- 
priétaire de l'immeuble. Il devait primitivement 
exploiter cet établissement, mais l'a loué de- 
puis. D'où les confusions dont nous avions été 
les auteurs sans savoir. 



On ouvre ! 

On annonce la prochaine ouverture, 32, 
boulevard du Temple, de « Majestic » Ciné- 
ma-Palace. 

On dit que cet établissement changera com- 
plètement son programme deux fois par se- 
maine. 

* 



Moulaï = Hafid 

ROI DE L'ACTUALITÉ 



i :; : ■ ■ ^ 




Moula i^Hafid, ex-sultan du Maroc 
s'initie au progrès en visitant les 

USINES PAT HÉ FRÈRES 



La Dame de cher Maxim's ££ ££££££££££ 



— Oui ! c'est bien la Dame de chez 
Maxim's ... le chef-d'œuvre de notre grand 
vaudevilliste Feydeau . . . 

— Au cinématographe ? ♦ 

— Parfaitement! La môme Crevette, Pe- 
titpont et sa femme, tous les rôles. . . C'est la 
pièce dans toute sa gaieté ! 

— Vous l'avez vue ? 

— Je l'ai vue. . . C'est le plus grand suc- 
cès de l'A. C. A. D... Ce sera un triom- 
phe de l'Eclair . . . 

— Pourrais-je savoir ? 

— A huitaine, mon cher!... Retenez ceci : 
la Dame de chez Maxim's fera le maximum... 

#* 

Un Globe Trotter 
du Cinéma 

Notre ami Moreau, qui filma pour l'Eclair 
les plus beaux coins du monde, vient de ren- 
trer à Paris, après un voyage de dix mois qui 
lui a permis de faire le tour de nos continents : 
Afrique, Asie et Amérique. 

Moreau rapporte dans ses boîtes des films 
rares, des films inédits qui permettront aux 
clients de Y Eclair de refaire le tour du monde 
dans un fauteuil, sans fatigue, avec la joie de 
contempler sur l'écran les sites merveilleux 
dont nous rêvons tous les jours. 

Nos meilleurs compliments de retour au dis- 
tingué globe-trotter cinématographiste qu'est 
M. Moreau. 



Une Agence directe de l'A. G. C, 



A MARSEILLE 



On nous communique la circulaire suivante, 
que l'Agence Générale Cinématographique 
envoie aujourd'hui à tous ses clients de la ré- 
gion du Midi : 

Monsieur, 
A la suite d'une entente avec notre Conces- 
sionnaire de Marseille, Monsieur G. Reynaud, 
et pour répondre aux besoins toujours crois- 
sants causés par le développement rapide de 
nos affaires dans le Midi, nous avons décidé 

d'un commun accord d'établir à Marseille une 

t 

AGENCE DIRECTE DE NOTRE MAISON 
dont la Direction restera confiée à M. G. Rey- 
naud, notre Collaborateur dévoué depuis plu- 
sieurs années. 

Cette Agence dont les bureaux resteront 
7, Rue Suffren 
reprendra toutes les affaires de V American Ki- 
netograph. 

Espérant pouvoir ainsi répondre à toutes les 
demandes d'une clientèle sans cesse grandis- 
sante, et comptant pouvoir vous donner à l'a- 
venir toute satisfaction, nous vous prions d'a- 
gréer M..., l'expression de nos meilleurs senti- 
ments. 

Astaix, Kastor h Lallement. 



A&ence Générale 

w ie rue de la Grange £< 






TOUT le MONDE PEUT DIRE 

"Nous achetons chaque semaine 
2,000 mètres..., ou 5,000 mètres..., 
ou 10,000 mètres de Nouveautés" 

SEULE 



)IOS5 



I 




Semaine par Semaine, depuis plus d'une année 



PUBLIE 



J LA LISTE COMPLÈTE DES ACHATS 

dont chacun peut aisément Vérifier 
L'EXACTITUDE 



-j 



Inématooraphique 



Tét. ne. 80 



Agence à Marseille : Rue Suffren, j 

Succursale à Bruxelles : Rue des Chartreux, 48 

LILLE, Place de Gavd, 5 - Tél. 23-79 



LISTE DES ACHATS 

POUR LE VENDREDI 6 SEPTEMBRE 1912 



Les Bandes Exclusives de VA. G. 

.IPSE. . Bal masqué 310 MILANO 

— On cambriole Arthème. . 1W) 

Un vendredi au Bosphore. 131 

MILANO . . Dernier péché 



c. 



Le chien de l'aveugle . . 
Armes et Amours. . . . 
Une journée à Montevideo 
. 392 



' Les meilleures Mandes s 

AGRAPH La poupée de Loulou. . . 307 

— (2° exemp.) 307 

(?i e exemp.) 307 

La boite de Pandore . . . 271 

DISK. . Entre ciel et feu 805 

— (2 V exemp.) 805 
IROSIO . Le navire aux lions ... 437 

(2 e exemp.) 437 

— (5 e exemp.) 437 
Légende d. chrysanthèmes. 1 58 

(2' exemp.) 158 

ETO . . Drame de la vie animale. 140 

(2 e exemp.) 140 



ÉCLAIR . . Le Sphinx 

(2 e exemp.) 

(3 e exemp.) 

•— — . (4 e exemp.) 

— Tante Brigitte 

Rendez-vous de (îavroche. 

— (2 e exemp.) 
ITALA. . . Un bon chien qui rapporte 

— (2 e exemp.) 

(?i e exemp.) 

(¥ exemp.) 

(5 Q exemp.) 

WELT. . . Parmi collines et vallées. 



LES FILMS DES MARQUES EXCLUSIFS de l'A. G. C. 

sont visibles tous les Jours, de 9 h. du matin à 7 h. du soir 

16, Rue Grange^atelière, Paris 





vt: 1 ""'^/ 



— 10 — 



proteste contre la Censure 



Le cinématographe devient le bouc émis- 
saire de l'augmentation de la criminalité et il 
est très à la mode, en France et ailleurs, de 
prendre des arrêtés municipaux interdisant la 
reproduction de telles ou telles scènes. Régu- 
lièrement, dans les autres villes, les moralisa- 
teurs à tous crins insistent pour obtenir les 
mêmes prohibitions et c'est à qui s'écrie : Que 
fait M. A..., M. B..., M. Max ou M. de 
Vos? Que n'imite-t-il M. Herriot, le maire 
de Lyon. 

Très franchement, je dirai que cette mo- 
ralisation à coups d'arrêtés municipaux me 
sourit fort médiocrement 

Nous avons des lois, nous avons des codes 
qui définissent et délimitent l'immoralité. A 
M. Woeste appartient même l'immortel hon- 
neur d'avoir restreint ces limites. Ces codes et 
ces lois présentent le grand avantage d'être 
d'application générale et de ne pas distinguer 
entre la morale anversoise, bruxelloise ou lié- 
geoise en Belgique. 

En France, il n'en est plus ainsi. Grâce à 
M. Herriot, il existe, en matière cinématogra- 
phique, une morale lyonnaise et une morale 
parisienne. 

J'estime que l'exemple n'est pas à imiter 
Nous n'avons pas assez de pommes cuites à 
envoyer au bourgmestre de Roulers quand il 
interdit, sous prétexte de moralité, la repré- 
sentation de La Fille de Mme Angoi ou 
d'une quelconque opérette et nous invoquons 
a Constitution et la suppression de la cen- 
sure. De quel droit irions-nous faire exacte- 
ment la même chose que lui sous prétexte de 
moralité cinématographique? 

A Paris, suggestionné par le noble exem- 
ple de M. Herriot, un conseiller municipal a 
exprimé l'intention d'interpeller M. Lépine sur 
l'immoralité de certains spectacles cinémato- 
graphiques. 

M. Lépine s'est empressé de répondre d'a- 
vance à l'interpellation en faisant publier une 
note publiée par le Ciné-Journal. 

Et chez nous, demande un confrère clé- 
rical, n'y a-t-il rien à faire? 

Non, mon cher confrère, je pense qu'il n'y 
a rien d'autre à faire et j'irai plus loin en di- 
sant que la condition spécifiée par M. Lépine 
dans ses arrêtés est parfaitement inutile, at- 
tendu qu'elle est d'ordre général. 

Quant au reste, M. Lépine s'exprime on ne 



peut plus sensément en , disant qu'un arrêté 
proscrivant certaines scènes d'un genre déter- 
miné, par voie de dispositions générales, paraît 
inutile et même dangereux. 

Inutile, parce que le cinématographe est 
assez perfectionné pour esquiver l'application 
de ces arrêtés de la façon la plus spirituelle. 

Des cambrioleurs, à 1 1 h. 60, l'heure du 
crime, s'introduisent chez un particulier, et, 
considérant qu'il a eu le mauvais goût de se 
réveiller, lui décernent un coup de couteau 
sous la dixième côte. 

C'est un crime. Mais les assassins vont 
plus loin; ils découpent la victime en petits 
morceaux d'environ un centimètre cube. Cela 
devient déjà grotesque. 

Après le départ des cambrioleurs, le do- 
mestique de la victime fait une prudente ap- 
parition, exprime sa stupéfaction par une pan- 
tomime vive et animée et entreprend de ras- 
sembler les morceaux et de les recoller. 

Cette entreprise extraordinaire réussit par- 
faitement, si parfaitement que la victime se 
relève et manifeste sa satisfaction par des 
gambades. 

Le crime, l'assassinat n'est plus qu'une 
scène comique. Il n'existe pas; il n'existera 
jamais lorsque la victime viendra saluer le pu- 
blic après son petit accident. Le cinémato- 
graphe joue sur le velours et, comme le dit 
Lépine, les tribunaux s'empresseront de lui 
donner raison, pour deux motifs : le premier 
c'est que l'on ne peut, judiciairement, qualifier 
un fait qui n'existe pas, et le second c'est que 
le maire, ou le bourgmestre, auront en somme 
empiété, dans leur arrêté, sur les attributions 
législatives et que les tribunaux n'aiment pas 
Ça. 

En somme, il existe un article 384 du code 
pénal qui punit la reproduction d'images con- 
traires aux bonnes mœurs. Les bonnes 
mœurs, contrairement à ce que beaucoup de 
gens pensent, ne sont pas limitées par l'obscé- 
nité. Quiconque porte atteinte à la morale et 
à l'ordre public commet un attentat aux bon- 
nes mœurs. 

Cet article est amplement suffisant pour 
armer les pouvoirs publics et il est certain 
qu'un simple avertissement et la perspective de 
poursuites suffiraient, dans la plupart des cas, 
à arrêter les entrepreneurs de spectacles im- 
moraux. 

En admettant même qu'il puisse y avoir, à 
ce sujet, des divergences d'interprétation, il 
resterait l'intervention législative, qui pourrait 
être sollicitée. 

Mais il n'appartient pas à une autorité 






SOCIETE GENERALE DE CINEIYIAÏOGRAPHIE 

(ANCIENNE SOCIÉTÉ DELAC & C' f i 



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Téléphone : 139-36 



Chaîne 



Drame en 2 actes, de M. Gaston LEVPR 



Interprètes : 

M. Albert LAMBERT, Sociétaire de la Comédie-Française 

Mlle Nelly CORMON, du Gymnase 

Mme DUX, de ïOdéon 

Mlle Paz FERRER, de YOdéon 



La grande tragédienne Rose Fleury sort de scène. Sui- 
vie d'une foule d'admirateurs et d'adorateurs, elle rega- 




gne sa loge, où elle reçoit l'assaut des compliments, et 
les amoureuses déclarations des uns et des autres. Elle 
accueille les propos qu'on lui tient avec bonne grâce, et 
plaisante ceux qui lui font la cour, leur laissant enten- 
dre qu'ils en seront pour leurs frais, qu'ils perdent leur 
temps... C'est que Rose a donné tout son cœur au jeune 



et déjà célèbre peintre Raymond Clairval. Depuis plu- 
sieurs années ils vivent ensemble, mutuellement amou- 
reux, tendrement unis. Mais la porte de la loge s'ouvre 




C'est lui, c'est Raymond... La jeune femme se précipite 
dans ses bras, et tous deux échangent un long baiser. 
Restés seuls, ils causent, quand l'habilleuse annonce à 
Rose qu'une dame est là qui désire lui parler. C'est la 
comtesse d'Amerville, qui, accompagnée de son mari, 
vient demander à l'actrice si elle consentirait à prêter 
le concours de son talent à une fête de bienfaisance 
qu'elle compte prochainement donner chez elle. Rose 
accepte gracieusement. 

Avant de se retirer, la marquise s'arrête devant un 
portrait de la jeune femme, l'admire, et demande le nom 
du peintre. « C'est monsieur », répond Rose en présen- 
tant Clairval. Après force compliments à l'adresse de 
Raymond, la marquise et son mari prennent congé, et la 
porte s'est à peine refermée sur eux qui l'actrice court 
se blottir dans les bras de son peintre aimé, heureuse et 
fière des louanges dont il vient d'être l'objet... 

Debout devant son chevalet, pinceaux et palette en 
mains, Raymond travaille. Un domestique lui apporte 
une lettre. C'est la marquise d'Amerville qui lui demande 
s'il pourrait entreprendre de suite le portrait d'une jeune 
fille de ses amies, Mlle Blanche de Grandmont, qui doit 



prochainement prendre le voile, désireuse qu'elle serait 
de pouvoir offrir aux parents ce souvenir de leur enfant. 
La marquise ajoute qu'elle profitera de la fête de bien- 
faisance qu'elle donne le lendemain chez elle pour pré- 
senter au peintre son modèle qui fera ce soir-là ses 
adieux au monde. Rose, qui vient d'arriver, prend à son 
tour connaissance de la lettre. Elle ne peut réprimer un 
geste instinctif de jalousie, mais le réfrène bien vite. 
Et, comme prise d'un repentir, elle va vers Raymond, 
et tendrement l'embrasse. 




Le lendemain, la fête bat son plein chez la marquise 
d'Amerville. Rose vient de dire avec un art infini plu- 
sieurs poésies, et c'est à qui l'entourera, la complimen- 
tera, cependant que Raymond, un peu plus loin, cause 
avec Blanche de Grandmont, à qui il vient d'être pré- 
senté. L'actrice l'aperçoit, gracieux, aimable et atten- 
tionné auprès de la jeune fille, et décidément l'inquiétude 
la gagne, de douloureux pressentiments s'emparent de 
son esprit. Avec son instinct de femme amoureuse, elle 
sent qu'un danger la menace. Toute bouleversée, elle se 
lève, et, prétextant la fatigue, prend congé de la maî- 
tresse de maison, laissant Raymond, qui d'ailleurs 
n'insiste nullement pour raccompagner, en tête à tête 
avec la jeune fille. 



... Le peintre vient de terminer le portrait de Blan- 
che. C'est à regret qu'il y donne le dernier coup de pin- 
ceau, car il n'ignore pas que, son œuvre achevée, il lui 
faudra se séparer à jamais de son modèle. Or il ne p u 
se taire à cette idée. Maintenant qu'il connaît davantage 
la jeune fille, qu'au cours des longues séances de pose 
il a pu apprécier tout le charme de son esprit, toute la 
délicatesse de sa nature, la sympathie qu'il avait res- 
sentie pour elle à la première rencontre s'esl transformée 
en un violent amour. Aussi, ne pouvant plus résister 
aux élans de son cœur, profite-t-il des derniers instants 
où il est encore seul avec elle pour lui révéler ses 
ments. Mais, sans pouvoir dissimuler elle-mèm son 
émoi : << Taisez-vous, je ne puis rien entendre », lui 
répond doucement Blanche, et prenanl s >n manteau et 
son chapeau, elle manifeste l'intention de se retirer... 
Mais des visiteurs se font annoncer. C'est la marquise 




d'Amerville et les parents de Blanche qui viennent voir 
l'œuvre terminée de Raymond. Tous admirent, cepen- 
dant qu'insensible aux louanges, le peintre s'est rap- 
proché de la jeune fille et lui exprime à nouveau, avec 
l'éloquence et l'ardeur que donne le désespoir, toute 
l'étendue de son amour, et l'immense chagrin qu'il res- 
sent à se séparer d'elle pour toujours. Contenant avec 



peine son émotion, elle hoche tristement la tête pour 
exprimer qu'il t'ait un rêve irréalisable, lève lentement 
sur lui des yeux qui disent toute sa tendresse contenue, 
et, lui tendant la main : « Adieu, oubliez-moi », dit-elle. 
Puis, détachant une rose de son corsage, elle la donne 
à Raymond, en gage de son affection et en souvenir 
des douces heures passées... 
. . . Raymond ne peut oublier Blanche. C'est en vain 




qu'il cherche dans le travail un dérivatif à son amour. 
C'est en vain que Rose, qui comprend sa peine, tente 
de le distraire, et de ramener à elle par un redouble- 
ment de tendresses ce cœur qu'une autre lui a pris. 
Obsédé par le désir de revoir la jeune fille, il se rend 
un après-midi chez la marquise d'Amerville. Son cœur 
l'a bien inspiré, car il y rencontre son cher modèle. Le 
trouble de ces deux êtres n'échappe pas à la marquise, 
qui, éloignant Blanche un instant, fait comprendre au 
peintre que sa liaison avec Rose Fleury lui interdit tout 
autre amour. Rappelé ainsi brutalement à la réalité des 
choses, et se rendant enfin compte qu'il est des chaînes 
qu'un honnête homme ne peut briser, si lourdes et si pe- 
santes qu'elles puissent lui paraître, Raymond se lève et 
prend congé de la marquise. Rentré chez lui, il trace les 
mots suivants à l'adresse de Blanche : « Blanche, pardon- 



« nez-moi, je ne dois plus \ ous revoir. Mes chaînes me lient 
« pour toujours. Jadis elles me lurent trop douces pour 
" ( I u e je puisse les briser. Je souffre, je pleure et je vous 
« aime. \ lieu. Il a à peine terminé que Rose paraît. 

Elle va à lui pour l'embrasser, mais il feint de ne pas 
voir le geste, prend nerveusement la lettre, et prétextant 
li nécessité de s'absenter, il s'éloigne, laissant son amie 
seule et désolée. Jetant alors les yeux sur le buvard 
placé sur le bureau où Raymond vient d'écrire, elle re- 
marque l'empreinte que les mots y ont laissée. Curieuse, 
elle le présente à la glace, qui lui renvoie la lettre 
adressée à Blanche dans toute sa cruelle vérité. Non 
seulement elle n'occupe plus de place dans le cœur de 
Raymond, mais elle lui est devenue à charge, elle est le 
boulet qu'il traîne, la barrière qui s'oppose à son bon- 
heur ! S'il ne rompt pas avec elle c'est uniquement par 
devoir, en souvenir du passé !... Frappée ainsi en plein 
cœur, la jeune femme s'effondre en sanglots. Puis, se 
ressaisissant, les yeux secs maintenant, elle réfléchit un 
instant, et, digne et fière, elle se dresse. Elle vient de 




prendre un grand parti, comme seul en peut inspirer le 
réel amour à une âme noble et généreuse. Et, s'asseyant 
devant le petit bureau où, quelques instant auparavant, 
Raymond a écrit à Blanche, elle trace à l'adresse de 



l'aimé la lettre que voici : « Mon Raymond, ceci est la 
» dernière volonté de celle qui t'a tant aimé. Ne lutte 
(( plus contre ton cœur. Epouse cette jeune fille. Je te 
« veux heureux. Garde mon portrait pour ne pas oublier 
« tout à fait ta pauvre Rose. Adieu, Raymond, je t'aime ». 

... Le soir, le peintre assiste, dans une avant-scène, 
avec quelques amis, à une représentation du « Théâtre 
Classique ». Rose est en scène. Elle exprime la honte, la 
tristesse, l'effroi de Lucrèce et sort de son sein un poi- 
gnard, le regarde un instant, superbe d'émotion. La salle 
tout entière admire, applaudit. Jamais l'actrice n'a été 
si belle, si vraiment tragique. Raymond, empoigné, ne 
quitte pas son amie des yeux. Soudain elle le regarde, le 
fixe, et après un dernier beau geste, se frappe et tombe... 
Le public applaudit, la salle croule sous les ovations... 
Mais tout à coup un gi'and frisson passe, des spectateurs 
se lèvent, inquiets. L'actrice en effet ne s'est pas relevée. 
Le régisseur, des acteurs, accourent sur le plateau et em- 
portent Rose dans les coulisses, où l'on constate qu'elle 
a cessé de vivre, qu'elle s'est réellement et mortellement 
frappée. Raymond, affolé, survient alors, apprend la 
vérité, et s'effondre en sanglots sur le corps de celle qui 
vient de mourir si tragiquement pour lui. 

... Raymond et Blanche sont mariés depuis plusieurs 
mois. Un jour que la jeune femme pénètre dans le cabinet 
de son mari, elle le surprend refermant vivement un pla- 
card dissimulé sous une tenture, et lui demande ce qu'il 
faisait. Comme il ne répond pas, elle se dirige vers le 
placard, l'ouvre, et y découvre une grande boîte qu'elle 
n'a jamais vue jusqu'ici. En soulevant le couvercle, elle 
aperçoit des bagues, un collier et divers objets de femme. 
Intriguée, elle se tourne, interrogatrice, vers Raymond, 
qui, les yeux humides, la regarde faire sans un geste, 
sans une parole. Continuant alors son examen, la jeune 
femme tombe sur une lettre. Elle la lit... C'est celle que 
Rose a adrssée à Raymond pour lui rendre la liberté 
que son cœur désirait... Puis voici un poignard taché de 
sang... Devant cette lettre, devant cette arme, devant ces 
saintes reliques qui lui révèlent l'héroïque sacrifice de 
Rose et lui expliquent les causes de sa fin tragique, 
Blanche, au comble de l'émotion, va à son mari et se jette 



dans ses bras. Et, dans un religieux silence, tous deux 
s;- tiennent longuement enlacés et mêlent leurs pleurs, 
n songeant à la chère morte qui s'est si noblement 
dévouée, si stoïquement supprimée, pour assurer leur 
bonheur... 



Vue entièrement teintée et virée. 
Longueur approximative : 680 mètres, 



Cv>0 






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Fac-Simile de l'Affiche de MICH 

120 X 160 c/m., en cinq couleurs 
En Vente 0.75 cent, pièce ===== 



Imp. F. BARROl'X, 18, rue Saint-Sauveur 



— 11 — 



communale de régler une question de mora- 
lité générale. A notre sentiment, l'autonomie 
communale ne peut s'étendre aussi loin, car 
ce serait l'introduction, dans notre législation, 
d'un véritable principe anarchique. 

Malheureusement, plus nous allons, plus 
augmente la confusion des pouvoirs. Qui- 
conque détient une parcelle de l'autorité se 
croit tout permis et croit pouvoir tout inter- 
dire aux autres. Tout fonctionnaire devient 
un potentat. 

Constatons cependant qu'il existe d'hono- 
rables exceptions parmi lesquelles je me plais 
à ranger M. Lépine, dont la note mérite d'ê- 
tre méditée par ceux que tenterait l'exemple 
de M. Herriot. NuMA. 

Du journal Le Matin (d'Anvers), du 27 
août 1912. 

.4». 

UN DÉ FI ! 

II fallait s'y attendre! Le succès considéra- 
ble remporté par l'Ecran Radium a fait surgir 
de tous les côtés du monde cinématographique 
des écrans nouveaux dont on promet mille mer- 
veilles. Tous les métaux entrent en jeu, toutes 
les poudres métallisées sont sorties des flacons 
et l'on affirme quelque part que la précieuse 
tunique de Moulaï-Haficl lui-même va se trans- 
former en toile de projection... 

En présence de tant de déclarations plus 
mirifiques les unes que les autres, nous tenons 
à faire savoir à notre clientèle que les parties 
constituantes de l'Ecran Radium ne sont un 
secret pour personne, mais que c'est la ma- 
nière dont il est fait qui constitue le brevet 
que nous avons pris pour tous pays. 

De ce chef, tout écran qui n'est pas fabri- 
qué par la Compagnie des Ecrans Radium, 
60, rue de Provence, à Paris, ne peut être 
qu'une mauvaise imitation. 

Malgré nos brevets, et pour donner à la 
clientèle une idée des mérites de l'Ecran Ra- 
dium, nous déposons au Crédit Lyonnais, la 
somme de Mille francs et nous demandons à 
voir un écran de 3 m. -4 m., dont les qualités 
seront égales à celles de l'Ecran Radium, c'est- 



à-dire, un écran qui donnera 75 0/0 d'éco- 
nomie de courant, qui donnera la même lumi- 
nosité à tous les angles, qui ne s'altérera pas à 
l'air et qui ne soit pas cassable en le roulant. 

Nous acceptons, n'importe quel jour pour 
l'expérience, mais le fabricant de l'écran de la 
concurrence devra déposer également mille 
francs, et cette somme sera acquise à celui qui 
donnera les meilleurs résultats. 

Les meilleures garanties de la supériorité de 
l'Ecran Radium, sont les commandes qui nous 
parviennent de toutes les parties du monde. 
Celui qui a vu l'Ecran Radium n'en veut pas 
d'autre. 

L'Ecran Radium est bon, il n'y* a pas meil- 
leur. 

Compagnie des Ecrans Radium, 
60, rue de Provence, 

Paris. 



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Vers le Progrès, Messieurs ! 

Nous sommes à une époque ou le Cinématographe subit une Critique 
sans merci; il est donc dans l'intérêt de l'exploitant d'y remédier en prouvant à 
leurs calomniateurs qu'ils sont dans l'erreur et se laissent influencer par des 
personnes intéressées. On reproche entre autre au Cinématographe tout effet 
funeste sur la vue, principalement chez l'enfant par suite de l'obturation 
et son danger d'incendie. 

Le PROJECTEUR IMPER A TCR est le seul Appareil qui remédie à ces 
inconvénients : 

i c N'ayant aucun scintillement, il présente une projection 
bien fixe et nette ne fatiguant pas la vue; 

2 e Ses Carters et Volet de sûreté ainsi que la construction toute 
spéciale vous garantissent contre tous dangers d'incendie. 

Nous en prenons toute garantie et sommes à la disposition des intéres~ 
ses pour en faire l'expérience. Dans différents pays, notamment en Allemagne, 
où les lois sont strictes, notre Appareil a été déclaré sans danger par les auto- 
rités et sont autorisés à fonctionner sans la cuve à eau. 

A ces qualités, il faut ajouter sa 

Fixité absolue ; 

Marche absolument silencieuse ; 

Vsure nulle des films dont l'image n'est jamais 
en contact avec l'appareil. 

Grande durabilité garantie au moins du dou- 
ble aux Appareils employés à ce jour et 
est de ce fait le plus économique à l'usage. 

En adoptant notre Projecteur, vous réaliserez une éco- 
nomie tout en donnant satisfaction à l'opinion publique. 

Toutes ces déclarations, venez les vérifer et comparez ensuite avec les 
Appareils de la concurrence. 

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Province sont tenues à disposition. 





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TOUS LES FILMS EDISON sont exclusivement imprimés 
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17 



SYNDICAT 

DES 

EXPLOITANTS du CINEMAT06RÂPHE 

DU 

Sud-Est de la France 

Assemblée Générale du 19 Août I9I2 
(Suite et fin) 

(Voir Ciné-Jounial du .'il Août 1912) 



M. Hache t Emile. — Rapport sur les prix 
accordes aux membres du Syndical des Ex- 
ploitants du Cinématographe du Sud-Esl de la 
France. 

Matériel électrique 

1" Lampes filament métallique : 

M. ./. Suzanne nous propose La lampe « Y. » 
à 1 fr. 50 pour lu à (iU bougies, lit) vôit's et 
2 fr. 25 pour 26 à CO bougies 220 volts. 

.1/. Frédéric Lévi nous propose la lampe 
" Iris » à 1 fr. 25 par commande de 300 au 
moins livrable dans l'année. 11 consentirait à 
une ristourne de fr. 03 par lampe si l'on 
atteignait le chiffre de 1.000 lampes, ce qui 
mettrait la lampe à 1 fr; 20. Si le nombre de 
lampes livrées atteignail 5. 0011, la ristourne 
serai! de fr. 13 par lampe, le prix net sérail 
ainsi de 1 fr. 05. 

M. Hullencij fait la proposition suivante poul- 
ies lampes « Folos » fabriquées par les usines 
Grammont, de 16 à 50 bougies 110 à 140 volts: 
par commandés de 500 lampes. 1 fr. 10: par 
commandes de 1.000 lampes, 1 fr. 05. 

La lampe « Fotos » étant, d'après des ren- 
seignements que nous avons pris, tout aussi 
résistante que n'importe quelle lampe à Qla- 
ment métallique et son prix étant le plus bas. 



c'est donc celle que nous préconiserions. 

2° Lampes filament étiré : 

Proposition Haràotùn lampes « Mad2a » de 
la Cie Thomson -Houston) : 

De 10 à 50 bougie- 1W volts, 1 fr. 70. 

Le 1G à 50 bougies 220 volls 2 fr. 35. 

Une ristourne de û fr. lu par lampe par 
quantités au-dessus de 100 lampes nous sérail 
accordée. 

Proposition A.E.G. lampes « Etira ») : 

Par unité au-dessous de 100 lampes à la 
fois : 

De 10 à 50 bougies 110 volts, 1 fr. 15. 

De lu à 50 bougies 220 volts 2 fr. 20. 

Par commandes de 100 lampes au moins : 

lio volls i fr. 43; 220 volts 2 fr. 18. 

Par commandes de 1.000 lampes au moins : 

110 volts 1 fr. 40; 220 volts 2 fr. 15. 

\',\v commandes de 5.000 lampes au moins : 

110 volts 1 fr. 30; 220 volts 2 fr. 05. 

Proposition BaUency, lampes à fllamehl éti- 
ré, fabrication Philips : 

Le 10 à 50 bougies 110 volls. l fr. 35. 

Le IU à 50 bougies;, 220 volts. 2 fr. 10. 

::<-- prix s'entendent par commandes de 
! b\ •■ lampes et par minimum de loo lampes 
i'.e ( liaque intensité. 

.Vais connaissons tous la Maison Philips 
i ■ : 1 1 : 1 1 • ayanl une très bonne fabrication; son 
prix étant inférieur aux autres marques c'est 
donc sur çlle que m us devrons arrêter notre 
( Imix. 

Charbons de projection 

Proposition Baileney : Charbons Siemens 
S.A. àme métallique : 

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10X 12 120 de long.. 219 fr. 60 les 1.000 p. 

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lOx 12 160 de long.. 292 fr. ^<n les I. K)0 p. 

Par 5.000 paires, rendu franco gare Mar- 
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X ayanl pas rem d'.niliv proposition, nous 
ne pouvons que constater que ces prix sont 
bien inférieurs à ceux que nous avons payés 



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jusqu'à présent. Nous ne pouvons donc qu'en- 
gager le Syndicat à traiter avec M. Ballency. 

FUs et Câbles 

Proposition A. Parrot : remise 50 0/0 plus 
30 0/0 sur catalogue de la maison Anglade et 
Debauge (sans hausse). 

Proposition A.E.G. : sur leur catalogue dont 
li s prix sont rigoureusement exacts avec les 
autres, 50 0/0 plus 10 0/0. 

Proposition Ballency : sur catalogue Gram- 

ni 50 0/0 plus 25 0/0 avec une hausse de 

S fr. par millimètre carré et par kilomètre. 

Nous nous sommes fait délivrer des échan- 
tillons par les maisons Anglade et Debauge et 
Grammont afin de vérifier la qualité de leurs 
marchandises. Nous avons pu constater que 
la maison Grammont serait supérieure. 

Appareillage électrique divers 

Catalogue A.K.G. 50 0/0. 

Catalogue A. Parrot 50 0/0, actuellement 
5 0/0 de hausse. 

Catalogue J. Suzanne, Marseille "Electric 
10 o/O. 

Maison A'. Hermann sur son catalogue 40 0/0. 

Maison Pétrïer, Tissot et Baybaud, sur leur 
catalogue 40 0/0. 

Maison Ballency sur catalogue Grivolas, 50 
<i 0; sur catalogue Frymann, 50 0/3. 



Hanches 'l'incendie, Tubes, Tuyaux, etc. 
M. Ballency nous propose 25 0/0 sur cata- 
logue spécial Grammont. 

Commutatrices 

La Société A.E.a. nous fournirait les ma- 
chines tournant à 2.850 tours à' 700 francs. 

La Sfteiété Gramme naos fournirait le même 
module mais tournant à 1.600 tours à 980 fr. 

Condensateurs et objectifs 

Série supérieure pour ciné et projections 
fixes. M. Ballency nous fera 10 0/3 sur le cata- 
logue confidentiel Pathé Frères. 

Enseignes lumineuses 

Nous avons reçu une lettre de la Maison 
Henri piihan, fabricant d'enseignes lumineu- 
ses et enseignes sous glaces, nous informant 
qu'elle accorderait aux membres du Syndicat 
les remises suivantes : 

10 0/0 jusqu'à 100 francs de fournitures. 

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Délai pour 3 appareils, 6 semaines. 

Délai pour 5 appareils, 10 semaines. 

M. Richebé. — Comment sera établie la ris- 
Loupne promise sur le prix des lampes? 

M. Rachat. — Sur le nombre total des lampes 
pria s dans l'année par lous 1rs membres du 
Syndical réunis. 

M. Reynaud. — A jaropos des charbons, je 
vous signalerai qu'il ne-faut pas confondre les 
charbons « A » avec les charbons « S.A. », 
ces derniers sont à âme métallique beaucoup 



plus résistants et donnant de meilleures pro- 
jections; à l'achat ils sont plus chers, mais à 
l'usage ils sont bien meilleur marché. 

M. Boursier. — Je suis également de cet avis 
e! je me méfie du meilleur marché qui est lou- 
jours le plus cher. 

Puisqu'il esl question de câble, quoique n'é- 
lanl pas technicien et partant peu compétenl 
sur ces questions, je tiens à signaler que, com- 
me nous tous sans doute, j'ai reçu une lettre 
de la mairie relative aux installations nouvelles 
faites sans son autorisation et m'avisant qu'elle 
ne les tolérerait plus à l'avenir. Donc, si nous 
prenons des cables quelconques, n'aurons-nous 
pas des ennuis par la suite? 

M. Richebé. . . Le maire ne parle pas de telle 
ou telle installation ou de tel ou tel câble, il dit 
qu'il faut le prévenir avant de faire de nou- 
velles installations. 

M. Boursier. — Bien, mais si nous faisons 
des frais et qu'ensuite le maire n'approuve pas, 
devrons-nous défaire ce qui a été fait? 

M. Reynaud. — C'est l'électricien qui sera 
responsable s'il y a quelque chose de défec- 
tueux dans son installation. 

En ce qui concerne les machines il vaul 
mieux une machine plus chère mais qui tourne 
moins vite: toutes les maisons sont aptes à 
faire bien, il suffit de payer le prix. 

M. Richebé. — J'ai acheté une machine A.E.Q. 




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23 



qui m'a coûté 900 francs el j'en suis très 
contenl au poinl de vue rendemenl économie 
ei de tout. Une machine qui fail économiser 
environ 3 francs par jour es! intéressante. 

M, Racket. — Si vous voulez du bon marché, 
prenez du Fabius Hen-rion. Gramme esl arrivé 
à faire tourner ses moteurs moitié moins vite 
que A.E.G. 

SI. Leynaud. — Je ne conseille pas d'acheter 
iin limi marché. La machine qui tourne le plus 
vite s'use forcément le plus vile, doue il vaut 
mieux marcher plus lentement. 

D'autre part, un arrêt en cours de représen- 
tation peut facilement représ-enter plus de 200 
francs qu'on aura pu économiser. 

St. Boursier. — Je propose de remercier .M. 
Rachel du volumineux et 'rès intéressant tra- 
vail qu'il a bien voulu faire. 

Au sujet de l'éclairage j'ai à vous faire part 
d'une idée qui m'a été suggérée : Vous savez 
qu'il y a deux sociétés d'éclairage. La Compa- 
gnie du Gaz el de l'Electricité et la Société 
Générale d'Electricité qui étaient autrefois ri- 
vales et se faisaient concurrence. Nous payions 
alors 2, 3 centimes; aujourd'hui. quoique 
n'ayant pas fusionnées elles se sonl mis pleine- 
ment d'accord, à tel point que si pour une af- 
faire quelconque l'une fail 1 centimes, l'autre 
fail exactemenl le même prix. Toutefois il y a 
à Marseille un groupement 1res important, le 
Syndicat des Magasiniers, qui s'esl ému de la 
question el est en train de mener une campa- 
gne acharnée contre cette association. 

Grâce à leurs actives démarches et $ l'appui 
de M. Chanot. ils ont pu obtenir une ristourne 
sur les prix qui leur avaient été imposés. Pour- 
quoi n'agirions-nous pas de même en adhérant 
au Syndicat des Magasiniers de façon à arri- 
ver a faire mettre les pouces à ces exploiteurs. 

M. Richebé. — Evidemment nous ne voyons 
pas d'inconvénient à agir en ce sens et nous 
allons nous mettre en rapport avec le Syndical 
des Magasiniers. 

M. Boursier. — Je verrai mon ami qui m'a 
parlé de la chose et qui esl membre du Syndi- 



cal ; il se fera un plaisir de nous présenter, 
car. eux aussi, ils ont inlérêl à être le plus 
nombreux possible pour avoir plus de force. 

M, Richebé. - Le bureau s'en occupera. 

M. Jullien. — Revenant au rapport de M. Ra- 
chel. il serait utile qu'il soil reproduit et en- 
\ oyé à chacun de nous. 

M. hichebé. . . Chacun pourra se le procurer 
aisément puisqu'il paraîtra dans le Ciné-Jour- 
tuu; du reste il esl probable que lorsque les 
fournisseurs intéressés en auront pris connais- 
sance el auront vu les propositions qui nous 
soni faites, certains tout au moins nous ferons 
de nouvelles conditions plus avantageuses en- 
core. 

i\i. Boursier. — Vous avez raison. Monsieur 
le Président, mais on pourrait peut-être faire 
les deux, c'est-à-dire tout en maintenant l'im- 
pression dans le Ciné-Journal l'aire reproduire 
le rapport el en mettre des exemplaires à la 
disposition de ceux qui en désireraient. 

M. Racket. — Afin de nous permettre de con- 
trôler les quantités totales livrées à chaque syn- 
diqué el qui doivent servir de hase à l'établis- 
semenl el à la répartition des ristournes il sera 
bon de faire des carnets de bons de livraison à 
souche qui seraient remis à chaque membre el 
que ceux-ci emploieraient pbUT l'aire leurs 
commandes. 

M. Jullien. — Xe serait-il pas à craindre que 
ces bons de livraison au nom du Syndical en 
gagenl la responsabilité de celui-ci? D'autre 
part, chacun de nous avec la carte de memLre 
que vient de nous faire l'aire le Syndicat pour- 
ra réclamer au fournisseur les conditions con- 
senties par lui; il me semble donc que les 
bons de livraison seraient inutiles. 

M. Boursier. — Xe vaudrait-il pas mieux faire 
faire les commandes par le Syndical. 11 esl 
vrai qu'il y aurait là toute une comptabilité à 
établir el qui sérail assez, compliquée car il 
faudra tenir compte des quantités prises à 
chaque fournisseur par chaque membre. 

M. Hichebé. — Ce sera assez facile si chacun 
de nous, porteur de sa carte, exige une noie 



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détaillée du fournisseur à qui u aura nul une 
commande el nous remette cette note. 

M. Mouttet. — Il sera plus simple de de- 
mander a l'intention du Syndicat un duplicata 
de chaque facture. 

M. Reynaud. — Le mieux serait de faire 

_ :• la ristourne sur chaque facture au mo- 
ment de la livraison ainsi chaque acheteur la 
toucherait lui-même immédiatement et le Syn- 
dicat n'aurait ni à intervenir ni à tenir de comp- 
tabilité. 

M. Mouttet. — Les fournisseurs n'accepte- 
ront pas puisque la ristourne n'est acquise que 
si une certaine quantité totale est prise dans 
l'année. 

M. Reynaud. — C'est là la condition qu'ils 
énoncent; peut-ètrie pourrait-on les amener 
assez facilement à passer outre, étant donné 
qu'ils sont tous désireux de nous fournir. 

M. Richebé. — Nous allons faire appeler les 
fournisseurs et nous verrons avec eux de quelle 
façon nous pourrons régler cette question. 

Nous avons maintenant à nous occuper du 
relèvement du prix des places. 

Comme suite à ce qui a été dit. votre bureau a 
étudié la question et en principe il vous pro- 
pose de partager la ville en deux sections : 

1" Centre. — L'ne seule zone « A » compre- 
nant : Rue Saint-Ferréol. rue de Rome, rue 



l'aradb. rue Caunebière, rue .Voailles, Allées 
il.' Meilhan. 

2° Quartiers. — Divisée en 5 zones 

« B •> quai du Port, Cathédrale. 

• C » boulevard des Dames, Saint-Lazare, 
Belle-de-Mai, Place d'Aix. rue Saint-Théodore. 

» U » Chartreux, rue Tapis-Vert. 

" E » Plaine Saint-Michel, Capelette. Gas- 
tellane. 

« F •> Bompard. Endoume. place du i-Sep- 
tembre. 

Et nous avons tracé un plan de la ville en 
conséquence. 

Nous avons reçu les réponses des établisse- 
ments suivants : 

Zone « A » : MM. Gaffiero et C". Gurgui 
Etablissements Pathé; 

Zone « B » : MM. Boursier. Pinalel. Ginelli. 
Esposito, Bauza. Richebé. Lamy. 

Zone « C » : MM. Richebé. G. Martel. Mûris, 
Méric, Angelin. Geyer. 

Zone « D » : MM. Mouttet, Richebé. 

Zone « E » : MM. .Indien. Mongiano, Fouque, 
Labau. Astier. 

Zone >■ F » : MM. Péracchioni. Esposito, 
Bauza. 

Nous attendons encore les réponses de MM. 
Arnaud et Astier. Robert. Rachet, D. Martel, 
Poch. Sardou. Rampai. Degan. Chauvet, Gianola, 
Aumage. Bessac. Nous prions donc ces Mes- 



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sieurs de bien vouloir répondre au plus Lot. 
Néanmoins nous pouvons continuer la discus* 
mimi soi' cette question. 

M. Labau. — Je dois faire remarquer que 
nous n'avons guère de réponse des exploitants 
du centre et ce sont cependant les plus direc- 
tement intéressés. 

M. Astier. — En effet, car quelle serait notre 
situation si ceux de la périphérie relevaient 
leurs prix alors que le centre maintiendrait les 
I' 'i\ actuels. 

.M. Racket. — J'ai été le dernier à diminuer 
le prix des places: je ne puis me mettre à la 
disposition de chacun et je me réserve de voir 
ce que je ferai. 

M. Richebé. — Vous pourriez tout au moins 
ul'envoyer 1'' tableau avec vos prix actuels. 

.M. limite!. — Je ne l'ai pas l'ait parce que 

i i bureau était démoli; mais je verrai de le 

faire après la réunion des exploitants du Cen- 
tre. 

M. Rey. — Vous pouvez le faire, d'autant pins 
que cela n'engage en rien. 

M. Richebé. — Je regrette que d'une façon 
générale on n'ait pas répondu à notre propo- 
sition cela aurait facilité l'entente par quartier. 

.M. Boursier. — Nous tournons dans un cercle 
vicieux; le problème est très complexe, il est 
éxoessivemeni complexe, je dirai même inso- 
luble si nous ne fixons pas d'abord un prix mi- 
nimum que chacun pourra augmenter comme 
il le voudra. 

M. Reynaud. — Quelle sanction aurez-vous 
contre celui qui ne voudra pas accepter le prix 
minimum? Il faudrait que chacun des exploi- 
tants réponde mais si l'un d'eux ne marche 
pas, que lui ferons-nous? II faudrait savoir si 
tout le monde est partisan de l'augmentation 

.M. Richebé. — Si les loueurs ne nous aident 
pas, évidemment il nous sera difficile d'arriver 
à une solution; mais je crois que, comme leur 
intérêt le leur commande, ils marcheront avec 
nous. 

M. Reynaud. — Je crois qu'il n'y a qu'une 



solution : c'est que le bureau réunisse chaque 
catégorie d'exploitants et leur demande s'ils 
veulent augmenter ou non; si c'est oui il faudra 
voir alors les loueurs et leur demander s'ils 
consentent à s'engager à ne peus fournir à 
ceux qui n'appliqueraient pas l'augmentation. 

M. Richebé. — Je sois obligé de faire préparer 
un travail que je soumettra à l'assemblée; nous 
allons réunir les exploitants par quartier, mais 
je veux savoir dès maintenant si ma laçon 
de faire esl approuvée; c'est là le premier pomi 
à trancher. 

M. Boursier. — Nous parlons de quartier et 
de zone, mais si un exploitant de la dernière 
catégorie prend à un loueur, quitte à payer 
pins cher, des premières vues, nous ne pour- 
rons évidemment pas l'en empêcher. 

M. Rachet. -- 11 faut que les programmes 
marchent d'accord avec les prix et éviter qu'un 
exploitant à prix élevé ait des vues de première 
catégorie après un exploitant à prix bas. 

M. Richebé. — Nous suivons une marche; 
nous ne pouvons dès maintenant dire quel en 
sera le résultat ; nous travaillons dans l'intérêt 
général de la corporation, si nous n'aboutissons 
pas. ce sera regrettable, mais avant tâchons de 
faire tout notre possible pour arriver à un 
résultat. 

M. Jullien. — Je ferai remarquer au bureau 
qu'il va se donner beaucoup de mal. Il fau- 
drait tout d'abord qu'il s'assure que MM. Au- 
dric et Breton, Pathé. Reynaud, l'Union des 
Grands Editeurs, etc.. approuveront ce que nous 
venons de dire et ne loueront pas aux dissi- 
dents. 

.h' suis chargé par M. Sardou de vous dire 
qu'à son grand regret il ne peut accepter votre 
projet d'augmentation, car son exploitation de 
cinématographe se joint à une exploitation 
commerciale. C'est là un cas particulier, mais 
nous pourrons en rencontrer d'autres, que fe- 
rons-nous? 

M. Peracchioni. — 11 faudrait voir si la : ma- 
jorité esl partisan de l'augmentation, si petite 



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eoife-elle, ne serait-elle que de fr. 05 ou fr. 10. 
La première catégorie suivra, je crois, le n Hi- 
vernent; nous allons voir la deuxième cal '•.■. i- 
rie où ions les exploitants se sont prononces 
en faveur de l'augmentation. Il faudrait voir 
s'ils n'accepteraienl pas une augmentation 
avec une différence de o fr. 20 par exemple -•:> 
les prix du centre. 

.M. Richebé. — Noue allons réunir les ex- 
ploitants par quartiers, nous verrons ensuite. 

M. Reynaud. — Je répète qu'il vaudrai! mieux 
d'abord réunir les loueurs, car sans eux vous 
ne pourrez rien l'aire. 

.\l. l. aluni. — Je crois qu'on parle un peu 
Irop de mesures draconiennes, alors qu'il faut 
surtout un consenlemenl mutuel; ce n'est pas 
avec la peur du gendarme el en cherchant à 
inspirer la lerreur que nous aboutirons. Il faut 
réunir les exploitants par quartiers et démontrer 
à deux qui n'en seraient pas convaincus que 
l'intérêt général et particulier nous commande 
d'augmenter les prix, s'il est impossible d'ar- 
river par celle voie, il n'y aura qu'à y re- 
noncer sans chercher à mettre tel ou tel loueur 
eu mauvaise posture. Si la Maison Pathé refuse 
île partager votre façon de voir, que ferez- 
\oiis? et je cite Pathé parce que les directeurs 
de Marseille peuvent être disposés à marcher 
avec nous, mais .:n sera-t-i] de même de leur 
administration centrale. Le mouvement aboutira 
si lous les exploitants y mettent de la bonne 
volonté, sans cela l'intention du conseil sera ca- 
duque. 

M. Richebé. - Toul le monde, je le crois, 
veui augmenter, mais permettez-moi de vous 
dire qu'il ne faut pas songer a irop augmenter 
car d'après des renseignements que j'ai à Litre 
confidentiel et sur lesquels je ne puis m'élendre 
en ce moment, une campagne menée par les 
théâtres et cafés-concerts se prépare contre 
nous et nous allons avoir à soutenir une lutte 
sérieuse. Nous axons travaillé jusqu'à mainte- 
nanl grâce aux bas prix que nous avons faits; 
nous axons îles capitaux engagés, nous devons 
défendre nos intérêts, c'est entendu, mais nous 



u'arivei'ons qu'en nous unissant et marchant 
bien d'accord. Je vous répète que j'ai des ren- 
seignements très sérieux, prenons donc garde. 

il faut que nous réunissions les loueurs, nous 
nous entendions axée eux et suivant leur déci- 
sion le Syndical verra ce qu'il aura à faire. 

M. Labau. — Mettons de côté le centre; oc- 
cupons-nous d'abord des autres. 

M. Richebé. — Votre quartier peut être lésé 
h ui comme le centre, car un café-concert peut 
1res bien se monter à côté de votre établisse- 
ment. 

Cet hiver il faudra nous serrer Les coudes 
pour nous défendre car des combinaisons 
préparées; il faut que nous empêchions les 
cafés-concerts et théâtres de faire, comme ils 
l' projettent, du cinéma à très lion marché. 

M. Reynaud. — El même gratuit. 

M. Boursier. — Puisque celle question d'aug- 
mentation risque de faciliter la concurrence 

que i s allons avoir à soutenir, il vaudrait 

mieux rester dans le statu quo. 

M. Richebé. — CependaoJ nous pouvons 
menter nos prix dans une certaine mesure sans 
nuire à nos intérêts. 

M. Boursier. — J'estime que pour le moment 
il n'y a que deux choses à faire : 1" liv 
tarif minimum: ■> convoquer les loueurs. 

hans le-- réunions par quartiers l'intérêt par- 
ticulier primera toujours l'intérêt général; cha- 
cun lutte contre son voisin tant qu'il peut; je 
serai toujours d'accord axée les exploitants 
d'Endoume mi de la Belle-de-Mai, je ne serai 
jamais d'acord avec celui qui est près de chez. 
moi ei il sera bien difficile que je m'entende 
avec lui. 

il faut donc je le répèle, d'abord Qxer le 
prix minimum, et ensuite nous entendre avec 
les loueurs dont les intérêts sonl en somme 
connexes aux nôtres; sans cela nous pmir- 
rons discuter mille ans nous n'arriverons à 
rien. 

Je suis d'autanl plus à mon aise pour dire 
cela que je suis tout à l'ail impartial dan- la 
question puisque moi je fais payer plus cher 




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question du relèvement des prix parce que per- 
sonne n'en voudra. 

M. Richebé. — Le principe de la répartition 
eïânt adopté, nous allons convoquer les exploi- 
tants par quartier, puis nous convoquerons les 
loueurs. 

M. Boursier. — Je vous prierai de demander 
a l'assemblée générale si on veut ad, pic un 
prix minimum. 

.M. Mouttet. — G'esi une idée que vous émet- 
tez. Monsieur le Président ne peut mettre aux 
vois une idée. Veuillez donc faire et déposer une 
proposition dans ce sens. 

M. Boursier. — Mais quand on voudra; Je 
iii pose ma proposition verbalement. 

M. hichebé. — U serait préférable de con- 
naître d'abord l'étal d'esprit des exploitants 
de clia [ue quartier. 

M. Avgclin. — Comptez-vous convoquer d'a- 
bord la première catégorie el ensuite la deuxiè- 
me? on ce qui corn erne je ne dirai rien 

avanl de savoir ce que les exploitants du cen 
Ire feront. 

M. Richebé. -- Mercredi, je vais commencer 
à réunir la première i atégorie. 

.M. Fougue. — J'ai dans • >nn quartier un ex- 
ploitai non syndique: su u augmente pus ses 
prix que il 'vrais-je faire'.' 

M. Hichebé. — Ce sera noire entente avec !■■- 
loueurs qui Lranchera la question. 

M. Itcy. — C'est un peu impératif de voino-j 

faire ciC celle queslioll d'à ugmenla 1 1011 .|i,e 

question de vie ou de morl pour un exploitant. 

M. Richebé. — Laissez faire le bureau; soyez 
persuadé qu'il agira au mieux des intérêts c'n 
i.i corporation. 

M. Boursier. — Je crois le moment mal 

choisi; il n'y a qu'à laisser les choses comme- 
elles Sont. 

M. Richebé. — ÎYous discutons une proposi- 



tion de M. Pinatel, je suis obligé de la déveïqp 
per; nous devons aller jusqu'au bout. 

M. Boursier. -'- En ma qualité de modeste 
collaborateur du bureau, je vois constamment 

I;| peine el le travail q :ette question de l'aug- 

mentation donne à noire président; j'estidjîe 
indispensable de savoir d'une façon précise ce 
que pense l'assemblée et d'avoir un chiffre de 
base. 

M. Richebé. — Quel prix minimum voulez- 
voii fixer, fr. 20? 

M. Boursier. — Ce sera là un prix de base, 
laissons de côté la question de centre. 

M. Richebé. — Nous allons voler un prin- 
cipe, nous verrons ensuite par quartier. Je 
propose donc fr. 20 sans demi-tarif. 

M. Mouttet. — Je demande fr. 25. 

M. Boursier. — Nous avons un travail à l'aire; 
il faut de toute nécessité qu'il corresponde à 
l'étal d'esprit de rassemblée: le centre n'a pas 
répondu, niais il n'a jamais fait ni l'r. 20 ni 
fr. 25. c'esl donc de la périphérie qu'il s'agit 
surtout. 

M. Richebé. — Je demande d : si l'assem- 

bk'e accepte le prix de fr. 20. 

Il n'y a pas d'opposition; il est adopté comme 
i liiffre de base. 

.Je viens de recevoir les lettres suivantes : 

De M" Miane : 

« Kn réponse à la lettre que je viens de 
r-ei evoir de voire secrétaire-adjoint, M. Boursier, 
je vous confirme ce que je vous avais dit sur 
les effets de l'annulation éventuelle des arrêtés 
al la lin'-, à savoir que l'annulation ne frappe 
que l'arrêté déféré au Conseil d'Etat el non 
pas ceux pris par d'autres municipalités qui 
cunservenl leur force légale malgré l'annulation 
de l'arrêté même identigue pris par le maire 
d'une autre ville. 

ii 11 convient donc, comme vous l'aviez pres- 
senti que les exploitants intéressés défèrent 
au ConseiJ d'Etal les arrêtés qui les intéressent 
dans les deux mois de leur publication. 

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avez reçu de Paris le récépissé de dépôt de 
noire requête contre l'arrêté de .Marseille. 
" Agréez, etc.. 

« Signé : Miane ». 

bu Syndical de la Côte d'Azur : 

« M. Reynaud assistant à nuire dernière réu- 
nion nous ayant communiqué votre désir de 
réunir \olre Syndical avec le nôtre tout en 
conservant notre autonomie. Nous n'avons pu 
Énettre celle question à l'ordre du jour car 
étant Ires sérieuse il faut que la majorité de 
nos membres soit présents. 

« Je vous demande dune, mon cher Collègue, 
d ajourner nuire réponse à noire prochaine 
réunion qui aura lieu le 3 septembre prochain; 
à ce cornent, tous les membres seront rentres 
cl nous pourrons discuter utilement. 

ii Croyez, cher collègue, etc.. 

« Signé : (Jrimaldi ». 

Du maire de Marseille communiquée par le 
directeur de l'Agence Cénérale de Cinématogra- 
phe) : 

" En réponse à votre lettre en date du 25 
juillet, j'ai l'honneur de vous l'aire eonnaitre 
qu'après enquête j'estime que les films repré- 
sentant l'arrestation de Garnier et de Vallet 
m doivent pas passer dans les établissements 
cinématographiques de notre ville. 

« Agre'ez, Monsieur le Directeur, etc.. 

■ Pour le maire de Marseille. 

« L'adjoint délégué Signé . Bayle ». 

J'ai écrit aux syndiqués d'Aix, d'Avignon, je 
n'ai pas eu de réponse; je leur écrirai à nou- 
veau par lettre recommandée, s'ils ne répondent 
encore pas. tant pis pour eux. 

Ttevenanl sur ce que je vous ai dit. il 
esi indispensable que nous prenions nos dispo- 
sitions pour cet hiver et obtenions des loueurs 
l'engagement de ne plus fournir aux cafés=-con- 
ii ils des films à moiâs qu'ils fassent du cinéma 
complètement et ne se contentent pas d'interca- 
ler i|iielqucs vues dans leur programme de con- 
cert. Si un loueur y manque le Syndicat inler- 
\ iendra. 

i/. Boursier. — Et ceux qui font du café- 
foncerl la plus grande partie de l'année et du 
cinéma pendant trois mois? 

.1/. Richebé. — Ce sont des cafés-coneerts. 
La règle leur. sera applicable. 

Il faut défendre nos intérêts; si les eafés- 
coneerts font du cinéma, si les cafés en font 
aussi, dans quelle situation serons-nous? 

.1/. Boursier. — Quelle sera la sanction si tous 
les loueurs fournissent des vues aux cafés- 
concerts et à tout le monde? 

M. Richebé. — Le Syndicat les mettra à l'in- 
dex, el nous serons assez puissants pour nous 
procurer les vues qui nous seront nécessaires; 
mais je crois que jamais un loueur ne voudra 
fc:i!:enter la minorité contre la majorité. 

i/. Courtier. — J'estime qu'avant de parler 



du mesures draconiennes à l'égard des loueurs, 
il convienl de les convoquer el de connaître 
leurs intentions. 

.)/. Bichebé. — Nous sommes d'accord, el 
bien entendu, nous ne prendrons pas de déci- 
sion avant de les avoir vus. 

.1/. Gutgui. — Je sais que les loueurs ont 
pu prendre des engagements du genre de celui 
que nous allons leur demander. 

.!/. Boursier. — 11 convienl de considérer 
qu'en la circonstance leurs intérêts sont oppo- 
sés aux nôtres el qu'il y a lieu de les convo- 
quer tous sans exception pour leur poser la 
question, car si nous parlons sans eux. ils par- 
leront sans nous; ils se réuniront de leur côté 
e! s'entendront. 

M. Richebé. — Pour nous résumer, il esl en- 
tendu que le prix minimum esl fixé à fr. 20; 
nous allons procéder aux réunions d'abord 
d'exploitants par quartiers, puis des loueurs 
auxquels nous demanderons les engagements 
nécessaires pour nous défendre contre les ca- 
fés-concerts. 

.)/. Jullien. — M. Grimaldi. président du Syn- 
dical de la Côle-d'Azur, vient de lancer un or- 
gane cinématographique; je proposerai que, 
comme marque de sympathie, le Syndical s'\ 

ab ie. d'autant plus que M. Grimaldi esl des 

nôtres. 

.1/. Richebé. — Je partage entièrement votre 
façon de voir, et je ne pense pas que personne 
fasse d'opposition; -nous nous abonnerons dune 

.1/. Angelin, — Je dois signaler que les ex- 
ploitations branchées sur courant alternatif, à 
Saint-Loup, à Saint-Marcel, sont exposées a se 
voir couper le courant, d'après les 'conditions 
des contrats, de G heures du malin à G heures 
du soir. Par suite, les matinées sont compro- 
mises, el il me semble qu'on pourrait obtenir 
que la faculté d'interruption soif prévue seute- 
ii! Mil de G heures du malin à i heures -du s»ir 
au moins. 

.1/. Richebé. — Veuillez m'adresser une lettre 
sur celle question; le Bureau s'en occupera el 
fera immédiatement le nécessaire. 

La séance est levée. 

Le Secrétaire: E. Mouttet. 



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manœuvres avec les nouvelles tenues. 
Le 1!)' 1501- D'Oïl est gagné par Léon GEOR- 
GET, qui triomphe pour la 7" fois (952 kil, en 
24 heures). 

Grande Fête Nautique du Devoir, organisée 
par la Société Nationale de Sauvetage. 
10(1 enfants des colonies scolaires de vacances, 
fondées par Louis LA.IARRIGE. conseiller mu- 
nicipal, partent pour la Bretagne. 
MM. RETZER et BËRNHARDT essaient sur 
le bassin de .loinville, leurs nouveaux hydro- 
aéroplanes jouets. 

VERSAILLES 

L'ex-sultan du Maroc partant pour une de 
ses promenades quotidiennes, en compagnie 
de Benghabrit vêtu à l'Européenne, 

ET AMP ES 

Un train de marchandises culbute du haut 
d'un remblai ; le mécanicien en est tué. 

Le MEETING AUTOMOBILE de BOULO- 
GNE-s-MER-CALAIS-LE-TOUQUET 

SEDAN 

Le 12' anniversaire de l'année terrible à Floing 
et à Bazeilles ; la Maison des Dernières Car- 
touches; Marcel H ABEBT et ETIENNE parlent 
des '• Braves Gens ". 

DÉPARTS DE RENFORTS POUR LE 
MAROC. — A DAKAR (Sénégal) 
Ce sont les troupes noires que l'on mobilise. 

A MARSEILLE 

Les paquebots CHAOUIA et ANATOLIE em- 
portent plusieurs milliers d'hommes, dont le 
7" bataillon de chasseurs alpins. — Drapeau 
offert par les dames d'Antibes au 7' chasseurs 
alpins. - Le général FRANCHET D'ESPEREZ, 
salué au départ par le général GUERRIER, 
gouverneur militaire de Marseille, va rem- 
placer au Maroc le général MOINIKR. 

LONDRES 

Obsèques du général BOOTH, fondateur de 
l'Armée du Salut. — t'ne des dernières haran- 
gues du général BOOTH. 



BRIXHAN (Angleterre) 

Les Régates. 

LIVERPOOL 

Dégâts causés par un iceberg au paquebot 
CORSICAN. 

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Comment elle prit naissance. 
Sa genèse. — Ses progrès ra= 
pides. — La situation actuelle. 

Récit d'après la déclaration de M. NEFF, 
Président de la "Ligue Nationale " faite 
au " MoVing Victure World ". 



Tout effort humain, qu'il soit de caractère 
religieux, politique ou industriel, petit ou 
grand, prend toujours naissance chez un hom- 
me, — un homme d'une idée ou, pour mieux 
dire, un homme poursuivant un seul et unique 
but, auquel il se consacre entièrement et qui 
s'assure le succès final par son dévouement à 
la cause qu'il défend. 

La nature n'a pas fourni un prototype phy- 
sique, en ce qui concerne les conducteurs 
d'hommes, mais elle exige des hommes d'une 
grande force mentale, des hommes, déterminés 
et sincères; des hommes qui savent faire naître 
l'enthousiasme à l'endroit de la cause pou; 
laquelle ils mènent le bon combat. Pour ces 
hommes-là, les difficultés ne sont jamais que 
des incidents surmontables; les obstacles, des 
incidents faciles à franchir et, à l'instar des 
sauvages qui sont persuadés que la force et la 
valeur de chaque ennemi qu'ils ont terrassé 
passe en eux-mêmes, ces meneurs d'hommes et 
ces lutteurs de causes ardentes, deviennent plus 
forts et plus enthousiastes du fait de chaque 
victoire remportée. 

L'histoire du progrès politique industriel et 
social des Etats-Unis nous fournit, à ce sujet, 
suffisamment d'exemples et, qu'il s'agisse de la 
préparation et de l'exécution d'une révolution, 
de la libération d'une race ou de la formation 
d'une gigantesque corporation, on trouve tou- 
jours une personnalité dominante au fond de 
l'affaire. 

Quoique d'une importance relativement ré- 
duite, en face des questions mondiales, ou en 
comparaison avec les intérêts généraux de l'hu- 
manité, il semble que l'organisation de l'Asso- 
ciation des Exploitants de Cinématographes n'a 
pas fait exception à la règle générale et que 
les différentes phases de son évolution ont été 
marquées par les mêmes incidents typiques qui 



caractérisent le développement des grands évé- 
nements. 

On trouve au fond, ou plutôt en tête du 
mouvement dont l'Association est issue, une 
personnalité forte, puissante et enthousiaste, — 
M. A. Neff, président de la « Ligue des 
Exploitants de Cinématographes d'Amérique. » 

Pensant que la genèse de cette organisation, 
contée par M. Neff lui-même, serait de nature 
à intéresser tous les lecteurs, le « Moving 
Picture World » s'est efforcé de le persuader 
et de le décider à relater les expériences et les 
épreuves par lesquelles il lui fallut passer. 
Mais ces efforts furent vains : » Je suis un 
assez bon causeur, voulut-il bien admettre, 
mais lorsqu'il s'agit d'écrire à propos de mes 
actions, il me semble toujours que cela aurait 
l'air de me rengorger et de faire le fanfaron; 
et puis, après tout, je suis réellement trop 
occupé pour pouvoir y consacrer le temps 
voulu. » 

Lorsque M. Neff nous eut énuméré, sur le 
bout de ses doigts, — et il lui fallut les comp- 
ter à plusieurs reprises, — tous les engage- 
ments par lesquels il se trouvait lié pour la 
durée de plusieurs mois, nous renonçâmes à 
insister auprès de lui au sujet d'une affaire 
d'aussi mince importance, mais il nous fut 
néanmoins possible de lui faire passer verba- 
lement en revue les principales phases de cette 
genèse, ce qui nous a permis d'imprimer, pour 
la première fois, l'historique de la création de 
la » Ligue des Exploitants ». 

M. Neff fait remonter au mois de décembre 
de l'année 1908 le premier jalonnement de 
cette oeuvre. Il n'y a donc que quatre années 
d'écoulées, depuis, mais il ne faut pas oublier 
qu'en 1908 la Cinématographie Américaine 
était encore à l'état tout à fait rudimentaire. A 
cette époque les conditions du marché étaient 
des moins satisfaisantes et ce fut en raison de 
la grande indifférence déployée par les 
loueurs à l'endroit des besoins et des droits 
des Exploitants que M. Neff se mit à étudier 
de près la situation faite aux Exploitants et les 
possibilités de l'englober dans une espèce d'or- 
ganisation corporative. Il possédait déjà quel- 
que expérience en la matière, ce qui lui don- 
nait, au début, de grands avantages pour 
amorcer utilement l'affaire. 

Malgré cela il se heurta à une grande len- 
teur dans la mise en marche qui s'annonçait de 
façon très décourageante. 

On eut recours à des expédients variés pour 
faire naître l'intérêt parmi les Exploitants et 
les stimuler, mais aucun des moyens employés 
à cet effet, ne parut produire les résultats dé- 



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44 — 



sirés. Les promesses d'appui et d'assistance 
furent repoussées par les exploitants et ceux-ci 
se désintéressaient en quelque sorte totalement 
de cette œuvre destinée à défendre et à sau- 
vegarder leurs intérêts. 

L'une des plus grosses difficultés que 
M. Neff rencontra, résida dans l'établissement 
des listes d'intéressés et dans la notation de 
leurs noms et de leurs adresses. Ce ne fut qu'en 
écrivant aux secrétaires de mairies qu'il par- 
vint à établir ces listes. 

Après avoir étudié à fond son plan d'orga- 
nisation, M. Neff prit sur lui et assuma les 
responsabilités de lancer un appel pour réunir 
le premier Congrès des Exploitants de Ciné- 
matographes, à Columbus (Ohio ) , le 12 sep- 
tembre 1909. Jusqu'à cette date, tous les 
efforts réalisés pour amener une coopération 
des hommes que M. Neff connaissait avaient 
échoué. Les Exploitants se montrèrent, en gé- 
néral, d'une désespérante indifférence vis-à-vis 
de ce projet. Ils n'avaient même pas le souci 
du sort de leurs propres entreprises dont les 
résultats devinrent très rapidement démorali- 
sants. Mais le promoteur du Congrès avait la 
foi et, se contentant de sourire à l'indifférence 
des autres, il marcha de l'avant. 

Lorsque le moment vint d'organiser le pre- 



mier Congrès, M. Neff trouva que onze ex- 
ploitants seulement avaient répondu à son ap- 
pel. Ce petit groupe se réunit au Southern 
Hôtel, à Columbus et, solennellement discuta 
toutes les questions constituant un ordre du 
jour des plus chargés, pour aboutir à la consti- 
tution de ce que l'on convint d'appeler alors 
(i une organisation temporaire ». 

M. Neff fut élu président; M. W. A. Pit- 
tis, de Conneaut, (Ohio) , vice-président; 
M. F. A. Buesche, secrétaire; et M. W. O. 
Yard, de Wellston (Ohio ) , devint trésorier. 

Pas tout à fait un mois après, sans se laisser 
décourager par ces débuts peu favorables, peu 
propices, le petit groupe d'enthousiastes se réu- 
nit au Chittenden Hôtel de Columbus. 

C'était le 3 octobre. Au dire de M. Neff, 
il y eut exactement huit participants à cette 
réunion, la veille de laquelle le trésorier, M. 
W. O. Yard venait subitement de mourir. 

Mais, bien déterminés à persister dans leurs 
efforts, les membres de cette minuscule con- 
vention d'Exploitants décidèrent de former une 
organisation définitive et permanente et on cons- 
titua le bureau suivant : 

Président : M. Neff; 1 ."'' vice-président, 
M. W. A. Pittis; 2" vice-président, M. T. P. 
Richert; trésorier, M. G. O. Dupuis; secré- 



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.PARIS: 62, RUE SAWT-IiRZHRE 



— 45 



taire, M. C. C. Carier. Mais, pour une raison 
quelconque le nombre d'adhérents ne s'accrut 
nullement et une réunion extraordinaire eut lieu 
à Marion (Ohio) . Y assistèrent, seulement, 
MM. NefT, Pittis, Dupuis et Max Stern. 
M. Richert avait été bloqué par les neiges à 
Toledo. 

En présence de résultats aussi peu enga- 
geants, d'autres se seraient dégoûtés et au- 
raient renoncé à l'affaire. Les lettres décou- 
rageantes s'accumulaient sur le bureau de 
M. Neff; mais celui-ci croyait fermement à la 
possibilité du succès final et il persista à la 
tâche, sans songer un instant à abandonner son 
projet. 

En dépit de l'échec apparent des efforts 
qu'il avait faits pour grouper et organiser les 
Exploitants de l'Etat d'Ohio, M. Neff con- 
çut le projet de fonder une Ligue nationale. 
Cette idée fut mise sur le tapis lors de la qua- 
trième Convention d'Etat qui eut lieu à Colum- 
bus, et ce jour-là il y eut suffisamment de par- 
ticipants et suffisamment d'enthousiasme pour 
faire entrevoir le succès. 

Les exploitants présents à ce Congrès se 
déclarèrent prêts à travailler à l'organisation 
d'une Ligue nationale et, avant de se séparer, 



toutes les dispositions furent arrêtées pour tenir 
une grande assemblée à Cleveland (Ohio) , à 
laquelle seraient convoqués les exploitants de 
tous les Etats. Il était difficile de prévoir le 
nombre d'intéressés qui répondraient à l'appel, 
mais à tout hasard, on entreprit la chose. Le 
Comité chargé de préparer la réunion était com- 
posé d'hommes énergiques qui surent faire œu- 
vre utile. 

La date du I " août avait été fixée pour 
ce grand meeting et M. Neff, lorsqu'il quitta 
la veille de ce jour, son bureau de Cincinnati, 
emportait dans sa poche un plan bien défini. 

Il se rencontra à la gare de Cleveland avec 
MM. C. ! M. Christenson, F. M. Kenney et 
S. E. Morris et une grande partie de la nuit 
fut employée à envisager et à étudier la situa- 
tion générale et des arrangements furent pris 
pour le travail du lendemain. 

M. Neff fit savoir qu'il y avait pas ,mal de 
gens, parmi les congressistes qui n'étaient venus 
que dans le but de décourager les exploitants 
et de les dissuader de donner leur adhésion à 
la Ligue projetée. On dressa donc des batte- 
ries contre ces éléments hostiles et tandis que 
ces dernières se divertissaient et s'amusaient de 
diverses façons, les artisans de l'œuvre se mi- 






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47 — 



rent d'accord et complétèrent leur union, en 
la consolidant. 

La tension entre les « Licensed Manufactu- 
rer » et les « Indépendants » qui avait à ce 
moment atteint son point culminant aida ma- 
tériellement la cause des exploitants. 

Le succès de la Convention de Cleveland 
imprima au mouvement une grande impulsion. 
Il en était résulté la création de la « Ligue 
des Exploitants de Cinématographes d'Améri- 
que » (Motion Picture Exhibitors League of 
America) et de suite un projet fut élaboré pour 
créer des sections dans tous les Etats de l'U- 
nion. 

Les bases ainsi établies étaient décidément 
solides, la preuve en est qu'actuellement il 
existe au moins quatorze sections entièrement 
et complètement organisées et qui prirent toutes 
naissance à la suite du Congrès de Cleveland 
de l'année passée. 

Les Etats qui y participèrent, furent : Ohio, 
Pensylvania, Michigan, Wisconsin, New- 
York, Illinois, West- Virginia, Alabama et 
Indiana; mais aucun de ces Etats n'avait une 
organisation d'Etat digne de ce nom, à part 
l'Ohio. Aujourd'hui chacun de ces Etats pos- 
sède une section active et efficace, ce qui peut 
être considéré comme un résultat très satisfai- 
sant pour une année. 

Entre temps, l'Association de l'Etat d'Ohio 
ne resta pas inactive. Ses dirigeants et les 
membres de son bureau se mirent sérieusement 
à l'œuvre et entreprirent une active propa- 
gande pour recruter de nouveaux adhérents. 
Les rivalités de métier furent oubliées et tout 
le monde se mit à l'œuvre pour arriver à une 
amélioration de la situation générale. Des re- 
cruteurs furent mis en route par l'Association 
d'Etat, avec mission de parcourir le pays et de 



grouper, de rallier de nouveaux adhérents et il 
en résulta que l'Association d'Ohio compte 
actuellement cinq cents membres actifs. Cha- 
que grande ville de l'Ohio possède sa section 
locale. Cleveland est très efficacement repré- 
senté par un président particulièrement actif, 
M. S. E. Morris. Columbus est florissant sous 
la direction de M. J. A. Maddox. L'un de ses 
membres les plus actifs est M. Max Stearn, 
encore tout récemment trésorier de la Ligue et 
qui s'est employé pendant des années avec 
ardeur et énergie en faveur de l'œuvre com- 
mune. A Cincinnati presque tous les exploi- 
tants ont adhéré à la Section locale. 

M. Neff qui est en même temps président 
de l'Association d'Ohio et de la « Ligue » 
assure que la Section d'Ohio de la « Ligue 
nationale », en est encore à avoir à verser son 
premier dollar pour empêcher le vote de quel- 
que disposition législative qui pût nuire aux 
exploitants ou à leurs intérêts, et que maintes 
propositions hostiles à leur industrie ont été 
battues en brèche par la seule puissance et 
l'influence de l'Association. C'est là un ré- 
sultat dont on peut, à juste titre, se montrer 
fier et M. Neff ne se lasse pas de faire ressor- 
tir cette particularité qui peut servir de leçon de 
choses aux exploitants des autres Etats, aux- 
quels elle peut aussi servir d'exemple. 

L'Association de l'Etat d'Ohio est établie 
sur des bases très économiques. Tous les mem- 
bres de son bureau remplissent leurs fonctions 
gratuitement et dans la plupart des cas ils ont 
payé de leur poche les frais résultant de l'exer- 
cice de leurs charges. Le droit d'inscription est 
de 5 dollars et les cotisations sont de cinquante 
cents (2 fr. 50) par mois. 

Pour donner à nos lecteurs une idée de l'ac- 
tivité du président Neff, au service de l'Orga- 



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nisation, on peut faire ressortir que, durant les 
mois de juin et de juillet il a visité les Etats 
de New- York, de New-Jersey, de Pensylva- 
nie, d'Indiana, d'Illinois, de Missouri, d'Oklo- 
hama, de Kansas, de Kentucky, de Wiscon- 
sin, de Michigan, de Columbia et de la Loui- 
siane. Dans chacun de ces Etats il participa au 
Congrès annuel ou bien il s'employa à la for- 
mation d'une nouvelle section de la « Ligu: 
nationale ». De toute façon il y a là un record 
remarquable. 

M. Neff a été admirablement secondé dans 
l'accomplissement de sa tâche par sa grande 
expérience en affaires et, tout en admettant 
quelques déconvenues déplaisantes il se déclare 
néanmoins très satisfait de la situation actuelle 
de la « Ligue nationale ». 

Tandis que nous écrivions ces lignes, des 
sections étaient fondées simultanément dans les 
Etats du Texas, de Louisiane, de Tennessee, 
d'Oklohama, de Kansas, d'Iowa, de Massa- 
chussets et de Géorgie. 

A l'ouverture de la première séance de la 
Convention de Chicago, les fonctionnaires de la 



* Ligue nationale » présents, furent : 

Président : M. A. Neff, de Cincinnati 
(Ohio) ; 

Secrétaire : M. C. M. Christenson, de Cle- 
veland (Ohio) ; 

Trésorier : M. J.-J. Rieder, de Jaekson 
(Michigan) ; 

Vice-Présidents : MM. S.-E. Morris, de 
Cleveland (Ohio) ; W.-J. Sweeney, de Chi- 
cago (Illinois) ; Fred. Y. Herrington, de Pitts- 
burg (Pensylvanie) ; H. -S. Dickson, de Win- 
chester (Indiana) ; William Ullmann, de Dé- 
troit (Michigan) ; E.-W. Waugh, de Hunting- 
ton (Virginia) ; Orene Parker, de Louisville 
(Kentucky) ; C.-H. Philipps, de Milwaukee 
(Wisconsin) ; George H. Wiley, de Kansas 
City (Missouri) ; Sidney Asher, de New- York; 
H.-C. Farley, de Montgomery (Alabama) ; 
Fuîton Brylawski, de Washington; L.-F. Blu- 
menthal, de Jersey City (New- York) . 

Ce bureau, — c'est ce qui est généralement 
admis, — représente une puissance et une di- 
gne représentation de la corporation. 

(A suivre.) 



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LETTRE BRITANNIQUE 

(Correspondance particulière du « Ciné- 
Journal »). 



Londres, 28 août 1912. 
(Suite) 

Il ne faut pas perdre de vue que l'exploita- 
tion d'un cinématographe nécessite une main- 
d'œuvre très restreinte et qu'une séance ciné- 
matographique ne mobilisera pas un personnel 
aussi nombreux qu'un théâtre ou un music hall. 
Donc, la privation de repos dominical du fait 
de séances cinématographiques, le jour du 
Sabbat, n'affecte qu'un minimum d'intéressés. 

La situation n'est donc pas la même pour 
les théâtres et les music halls, qui ne peuvent, 
logiquement, se baser sur cet argument, pour 
obtenir à leur tour le droit de jouer le diman- 
che. 

Nous verrons, à très bref délai, la tournure 
que prendront les événements. Ce qui est inté- 
ressant à noter pour l'instant, ce sont les diver- 
gences d'opinions qui se font jour parmi les 



adversaires de l'ouverture dominicale. La par- 
faite unité de vues est loin de régner parmi les 
directeurs de théâtres; certains d'entre eux sont 
contre l'autorisation, d'autres, les moins nom- 
breux, n'y voient aucun mal. 

En ce qui concerne les directeurs de music' 
halls ils ne se prononcent pas, restent sur le 
qui-vive et semblent vouloir attendre les évé- 
nements. 

La Fédération des Artistes Lyriques semble, 
de son côté formellement hostile à l'ouverture 
dominicale, mais en ce qui les concerne immé- 
diatement; par contre, elle ne paraît en aucune 
façon vouloir formuler des objections contre 
les séances cinématographiques du dimanche, 
qui ne font aucun tort matériel aux artistes. 

Il serait vraiment hasardeux d'émettre des 
prédictions sur ce qui peut arriver. Il faut 
espérer que la question sera tranchée dans le- 
sens le plus favorable à la cinématographie et 
que le libéralisme et la largeur de vues des 
autorités prévaudra sur le Sectarisme égoïste 
des Cinéphobes. 



De nouveau, il se manifeste dans la presse 
anglaise une tendance à faire campagne contre 
le film étranger, en faveur du film britannique. 
C'est assurément de bonne guerre et la cam- 
pagne entreprise s'inspire de sentiments pure- 
ment patriotiques. 

Il me semble intéressant d'exposer ici, le 
point de vue anglais, quoique les arguments 
formulés, puissent en quelque sorte se deviner. 

Des journalistes anglais de renom, après 
avoir constaté l'état florissant de la Cinémato- 
graphie et son développement rapide et merveil- 
leux, déclarent qu'il est grand temps que le 
public britannique qui dépense des milliers de 
livres sterling par semaine pour le Cinéma, 
puisse, occasionnellement (sic) assister à la pro- 
jection d'un film vraiment anglais. 

Ces confrères déplorent que tous les sons, 
d'un bout à l'autre de l'année, les clients des 
cinémas anglais ne voient défiler sur l'écran 
que des films américains, italiens ou français. 
Les Policemen anglais, les soldats et marins 
anglais, les Amglais et les Anglaises brillent par 
leur absence sur ces films et tous les drames 
comme les comédies se passent dans un décor 
étranger, disent-ils. 

Il est malheureux que le cinéma, en Angle- 
terre, donne toujours l'impression qu'il ne se 
passe absolument rien de saillant dans ce pays, 
à part quelque course de chevaux ou quelque 
revue militaire. 

Le journal Référée donne les raisons de cet 



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état de choses, d'après les déclarations d'un 
(( homme du métier ». L'industrie britannique 
du film se heurte aux difficultés suivantes : 
1° la presque impossibilité de trouver de bons 
metteurs en scène ou régisseurs, capables de 
travailler pour le cinéma et non pour le théâtre; 
2" la difficulté de trouver de bons artistes. Les 
artistes de talent moyen sont insuffisants; ils 
ont tous la manie de se figurer qu'ils jouent au 
théâtre; 3" l'incertitude continuelle du temps, 
les conditions atmosphériques, qui poussent les 
metteurs en scène à se hâter plus qu'il ne se- 
rait nécessaire, afin de profiter des occasions 
des accalmies. 

Ce sont là, évidemment de sérieuses pierres 
d'achoppement. Mais il y a autre chose encore, 
et un de nos confrères le fait ressortir fort à 
propos : les capitalistes anglais se montrent peu 
enthousiastes pour la cinématographie ; ils ne 
s'emballent pas et ne mettent pas volontiers 
leurs capitaux dans une entreprise cinématogra- 
phique, tandis que sur le Continent européen 
et en Amérique, c'est tout le contraire qui a 
lieu. 

Si l'on compare les capitaux britanniques 
aux capitaux européens et américains engagés 
dans le Cinéma, on trouve que les proportions 
sont considérables; d'autre part le marché bri- 
tannique est extrêmement limité. Si ces pierres 
d'achoppement venaient à disparaître... 

Il ne faut pas s'étonner si les fabricants de 
films anglais prennent à gage un personnel 
étranger, car il est tout naturel que l'on fasse 
appel aux collaborateurs dont on peut s'atten- 
dre à un bon rendement et à une production 
irréprochable. 

Il y a tout lieu de croire que beaucoup 
d'eau cassera encore sous Tower -Bridge avant 
que 1? situation se modifie sensiblement et que 
le film étranger ait à redouter sérieusement la 
cone"Vrence britannique. 



Londres, le 5 septembre. 

i_' Association des Exploitants de Cinémas 
^e Grande-Bretagne et d'Irlande, érigée en 
Société à responsabilité limitée, s'est occupée, 
dans sa section de Londres, de l'importante 
question de l'ouverture dominicale des ciné- 
mas. On a envisagé les mesures à prendre 
pour contrebalancer et neutraliser la campa- 
gne entreprise contre les cinémas ouverts le di- 
manche, par les organes de la presse quoti- 
dienne. 

Après une discussion ardue, il fut décidé 
que si jamais des délégations étaient envoyées 
auprès du Conseil du Comité de Londres pour 



appuyer la demande d'interdiction, l'Associa- 
tion demanderait aussitôt pour ses propres 
délégués une audience afin de faire valoir et 
défendre ses droits. 

On a émis des doutes sur la sincérité des 
directeurs de music-halls et de théâtres qui 
demandent à cor et à cri l'autorisation d'ou- 
vrir à leur tour le dimanche, car il semble bien 
probable que, sachant parfaitement que c'est 
là un vœu irréalisable, ils ne cherchent qu'à 
obtenir la fermeture des cinémas. 

On a généralement admis que la situation 
actuelle ne pourrait être maintenue que si l'on 
observe très strictement les règlements imposés 
à l'heure présente aux exploitants. 

Malheureusement, certains exploitants ont 
cherché à éluder les règlements et à se sous- 
traire à leurs obligations. Si on veut sauver la 
mise, il faut absolument se conformer aux 
prescriptions et la section de Londres de 
l'Association est fermement résolue à mener 
campagne dans ce sens. 

* 

** 

Nous ne sommes pas au bout de nos sur- 
prises et la cinématographie ne cesse d'engen- 
drer des types extraordinaires. En voici un, 
tout à fait dernier cri, qui mérite vraiment d'ê- 
tre cité comme un échantillon tout à fait rare, 
sinon inédit. 

C'est un révérend gentleman de Londres, 
un clergyman, placé à la tête d'une des plus 
pauvres paroisses de la capitale. 

Il existe dans notre ville, comme à Paris, 
pas mal d'associations charitables, et, parmi 
elles, il en est une qui fait tous les ans beau- 
coup de bien, parce qu'elle assure des va- 
cances aux petits déshérités, au bord de la 
mer. 

Le noyau essentiel et principal des res- 
sources de cette Société est constitué par les 
recettes intégrales des représentations cinéma- 
tographiques du dimanche. 

Sachant que les membres du clergé sont 
mieux que n'importe qui à même de connaître 
les vraies misères, le bureau de la charitable 
Association a pris pour habitude de recruter 
ses protégés au moyen des pasteurs et des prê- 
tres. Et on ne lésine pas, on peut le croire. 

Or, ces jours derniers, le président de l'As- 
sociation reçut du clergyman dont je parle ci- 
dessus, et que je préfère ne pas nommer, une 
lettre dans laquelle il disait en substance que, 
ayant appris que les ressources qui étaient mi- 
ses à sa disposition pour envoyer plusieurs en- 
fants pauvres et malades au bord de la mer 
provenaient des représentations cinématogra- 






— 57 — 



phiques dominicales, il se voyait contraint de 
refuser l'acceptation du don, attendu qu'il 
était un adversaire résolu de l'ouverture des 
cinémas le dimanche. 

Après celle-là, il faut tirer l'échelle!... 
Voilà un homme que la charité chrétienne de- 
vrait inspirer et qui se laisse aveugler par le 
sectarisme cinéphobe, au point de priver des 
malheureux des secours dont ils ont tant be- 
soin et qui leur feraient tant de bien ! 

Ralph Screen. 



NOUVELLES D'AIME 



(Du correspondant particulier du « Cint- 
Journal »). 



Vienne, 3 septembre. 

Les représentants des Agences de Locations 
viennoises affiliés à l'Union des Industriels 
Cinématographiques, viennent de tenir une 
réunion au cours de laquelle on établit un tarif 
minimum pour la location. 

Il fut décidé que le prix du mètre, pour la 
première semaine, serait fixé à 45 heller, pour 
la deuxième semaine, à 32 heller; pour la 
troisième semaine, à 25 heller et pour la qua- 
trième semaine, à 20 heller. . . . 

De plus, on ne pourra désormais compren- 
dre des films de la première semaine dans des 
programmes globaux. Un droit fixe et mini- 
mum de 1 couronnes sera exigible pour cha- 
que après-midi de programmes dits « d'en- 
fants » . 

La clientèle des loueurs va être ainsi avisée 
par circulaire de ces décisions. 






La section tyrolienne et du Vorarlberg de 
la <( Fédération nationale des Exploitants 
d'Autriche-Hongrie » vien de prendre une 
résolution qui a son importance. 

Les membres de l'Association se sont en- 
gagés, par acte signé et approuvé, à ne jamais 
plus délivrer de billets de faveur ou de bil- 
lets à prix réduit, les dimanches et fêtes, à 
partir du 1 " septembre. 

Tous les membres se sont engagés à ver- 
ser à la caisse de l'Association une amende 
de 20 couronnes pour chaque infraction pre- 
mière, de 50 couronnes pour une récidive et 
de 1 00 couronnes pour un troisième manque- 



ment aux engagements pris. Ces amendes, est-il 
formellement stipulé dans les déclarations si- 
gnées par les membres, pourront être exigées 
judiciairement, au nom de l'Union, qui em- 
ploiera les fonds, le cas échéant, pour la dé- 
fense des intérêts de la branche. 

Cette décision ne pourra être révoquée que 
par un vote unanime de la section réunie en 
assemblée générale. 

** 

Tous les membres de la Fédération Natio- 
nale des Exploitants ont été avisés que l'on 
s'attendait à ce qu'ils assistent tous, en nom- 
bre imposant, à une grande assemblée géné- 
rale, qui aura lieu du 1 8 au 24 octobre pro- 
chain, à l'occasion de la première exposition 
cinématographique organisée par notre grand 
confrère viennois. 

On veut produire une profonde impression 
sur tout le monde officiel, par une participa- 
tion imposante et active de tous les intéressés 
de la cinématographie à ce congrès, de façon 
à en faire une manifestation de portée consi- 
dérable, d'autant plus que tous les délégués 
de l'étranger y seront conviés. Beaucoup ont 
d'ailleurs envoyé déjà leur adhésion. 

On est en train d'élaborer un programme 
des mieux compris, en vue de ce congrès. 

Jean PRATER. 

^ . 

CINÉMAS CATHOLIQUES 



Un congrès catholique vient d'avoir lieu à 
Aix-la-Chapelle, au cours duquel la question 
des cinémas fut discutée. 

Les associations catholiques furent invitées 
à s'unir pour influencer les cinématographes 
et obtenir la haute main sur eux, et principale- 
ment sur la fabrication et la location des 
films. 

Un député au Reichstag, M. Marx, fit res- 
sortir qu'il s'agissait ici d'une manifestation 
de la vie moderne, et que les catholiques n'é- 
tant en aucune façon réfractaires au moder- 
nisme (qu'en dit Sa Sainteté Pie X???), q^' 
le catholicisme étant toujours moderne et la 
plus moderne des religions qui existât et qui 
sera encore tout aussi moderne dans mille 
ans d'ici, il fallait donc s'efforcer de dominer 
et de mater la cinématographie. 

Pour le cas où ça ne réussirait pas, et que 
l'on ne parviendrait pas à domestiquer les ci- 
némas, les catholiques devront exploiter des 
cinémas pour leur compte et... à leurs goûts! 




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que et en Allemagne, par le terme c< d'Ace- 
tylengas ». Cette dénomination n'est pas ra- 
tionnelle, car généralement le substantif précé- 
dant le mot « gaz » indique la matière pre- 
mière utilisée pour la fabrication : 

Watergas — Wassergas — gaz d'eau; 

Coalgas — Kohlengas — gaz de houille; 

Airgas — Luftgas — gaz d'air, etc., etc. 

L'expression « Acetylengas » est donc illo- 
gique, le vrai terme à adopter pour désigner 
l'acétylène conformément à l'étymologie pré- 
cédente serait donc: Carbidgas : gaz de car- 
bure, Le mot '( Acétylène » se suffit donc à 
lui-même pour désigner le plus parfait des gaz 
combustibles. 

L'ACETYLENE 

EN NOUVELLE-ZELANDE 

Note signalant l'accroissement formidable 
de la consommation du carbure en Nouvelle- 
Zélande, consommation qui atteint actuelle- 
ment près de 2.000 tonnes. 

* 
* * 

UNE SOCIETE D'ACETYLENE 

AU JAPON 

Le Consul anglais d'Osaka annonce qu'une 
société au capital de 400.000 francs, vient 
d'être fondée dans cette ville par un syndicat 
français pour la fabrication d'oxygène et 
d'acétylène. (// s'agit de la Société d'Oxygène 
et d'Acétylène du Japon, filiale des Sociétés 
Air Liquide et A. D. A. A., de 'Paris. 
N. D. L. R). (A. L. W. ]., juillet 1912.) 

* 
** 

LAMPE A PROJECTION 

Description d'une lanterne de la firme Ame- 
rican Lava C", appelée Mirroscope. Cette lan- 
terne, destinée spécialement à la projection, 
donne, paraît-il, d'excellents résultats et ne 
coûte que 25 francs. (Acétylène Journal, Chi- 
cago, 7 juillet 1912.) 

Le VIT Congrès international de l'acéty- 
lène se tiendra à Rome, l'année prochaine, 
pendant la semaine de Pâques. 



(De notre correspondant particulier.) 

Rome, 4 septembre. 

Le flot monte... On signale toutes les se- 
maines de nouvelles entreprises en train de se 
monter, d'autres sur le point de l'être, d'au- 
tres encore projetées. 

Les dernières en date ont surgi, la pre- 
mière à Albano Laziale, près de Rome, et on 
n'en connaît pas le nom exact; la seconde, 
c'est le Tebro Film. 

A Albano Laziale, il s'agit d'une fabrique, 
qui ne poursuivra que la production de films 
de vues pittoresques. Le Tebro Film va verser 
dans le grand art. Espérons la réussite finale 
et souhaitons bonne chance. 

* 
** 

En Italie, comme ailleurs, le cinéma s'in- 
filtre partout et élit domicile dans les lieux les 
plus auréolés de gloire. L'un des plus grands 
magasins de nouveautés de Gênes ayant dû 
fermer ses portes, on va y installer un cinéma 
tout ce qu'il y a de plus sélect. L'inaugura- 
tion aura lieu dans les premiers jours de la se- 
maine prochaine. 

Ainsi vont les choses... 



Mais, entre temps, les vexations officielles 
continuent. C'est ainsi qu'à Milan, on vient 
d'interdire aux cinémas d'intercaler dans leurs 
programmes des intermezzos de variétés. 

On se demande — à juste titre — pour- 
quoi? 

* 
** 

Serait-ce pour faire plaisir aux tenanciers 
de cafés concerts?... Ils viennent toujours d'é- 
prouver une petite mésaventure qui mérite d'ê- 
tre épinglée. 

A Gênes, les directeurs de music-halls 
étaient arrivés à faire fermer par les autorités 
les deux cinémas souterrains « Trianon » et 
<( Lido d'Albaro », qui leur faisaient con- 
currence, selon eux... 

Or, sait-on ce qui arriva?... C'est que ces 
deux établissements ont rouvert leurs portes 
et sont devenus, — quoi?... Je vous le donne 
en mille!... Des music-halls tout simplement! 

Autrement dit, un joli petit renfort de con- 
currence. 

Mais on n'est jamais puni que par où on a 
péché! 

RUGGIERO DELLA CAMERA. 



Ne manquez pas de venir voir 

mes Films, 
ce sont les plus attrayants et les 

meilleurs 



PARAISSANT LE 20 SEPTEMBRE 

Comtesse Charlotte 

Dranje réaliste du plus haut iptérèt exécuté ei> 
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LE 5 OCTOBRE PARAITRA 

Cruelle F a talité 

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Office Cinématographique " E. DURCKEL " 

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BDLLET1N HEBDOMADAIRE 

L. aUbert 

Compagnie Générale lu Cinématographe 



PARIS = 19, Rue Richer, 19 - PARIS 

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12, Rue Moustier, MARSEILLE ■ 1 7, Avenue du Roi, "BRUXELLES 

PROGRAMME N° 61 



Vente & Location 

DES FILMS 

CINÊS 

de ROME 

NORVISK 

de COPENHAGUE 

SELIG 

de CHICAGO (U. S.) 

HEVWORTH 

de LONDRES 



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BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



SOCIÉTÉ CINÉS 



LE VIEL USURIER 

Comédie 

Le vieil usurier Antoine réclame à Nicolas l'argent qu'il lui a prêté 
et le menace de saisie s'il ne s'exécute pas dans les vingt-quatre heures. 

Quand il revient le lendemain, il est tout autre et disposé à la conci- 
liation si Nicolas lui donne sa fille Marie en mariage. Le père refuse dédai- 
gneusement, mais Marie qui a tout entendu va trouver Antoine et lui laisse 




comprendre qu'elle pourrait accepter sa proposition. Elle lui offre de 1 en- 
lever après lui avoir remis, naturellement, le billet de son père. Le vieil 
usurier se laisse prendre à ce qui n'est qu'un piège tramé par Marie et 
Paul son fiancé et malgré sa rouerie perd son argent et ne gagne pas la fille. 
Comment cela? Au film de vous le dévoiler. 

Long 303 mètres. — Affiche en couleurs. — Virage 25 fr. 40 

Mot télégraphique : PIFFERO, 



V- 



-S 



BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



LA CHAINE DOR 

Drame 

Le chauffeur Raphaël aime Blanche qui remarque ses regards insis- 
tants. Son mari, avec lequel elle n'est pas d'accord, décide de divorcer. 
Blanche veut se venger et puisque le chauffeur est prêt à tout pour elle, elle 
le charge de supprimer son mari. Un accident d'automobile adroitement 
maquillé et le mari est écrasé. Le chauffeur ne tarde pas à demander à 
Blanche le prix de son crime; elle croit le récompenser en lui donnant une 
chaîne d'or; il la refuse, car il a d'autres intentions. Terrorisée, Blanche 
lui promet que le lendemain elle se donnera à lui. Elle court, au contraire, 
le dénoncer, il est arrêté. Devant les juges, Raphaël réclame en sa faveur 
le témoignage de Blanche, mais il entend, avec horreur, celle-ci l'accuser. 
Il ne dit mot et se laisse condamner. A l'expiration de sa peine, il revient, 
surprend Blanche tandis qu'elle va se coucher et sans aucune pitié l'étrangle 
avec cette même chaîne d'or qu'elle voulait lui donner pour prix de son 
crime. 

Longueur 466 mètres. — Virage 35 fr. 90. — Aff. en couleurs 

Mot Télégraphique : CATENA. 



LA 'BONNE SEMENCE DONNE 
DU EON FRUIT 

Comédie 

Gaston est amoureux de l'actrice Suzette et se désespère de la voir 
aussi indifférente à ses avances. Il souhaite qu'une occasion se présente de 
lui prouver combien il lui est attaché. Elle ne tarde pas. Une amie de 
Suzette, Lydie, est toute soucieuse, son père ne peut faire honneur aux enga- 
gements qu'il a pris et sans un secours de 1 .500 francs est menacé de 
faillite. Suzette qui a très bon cœur, cherche le moyen de venir en aide à 
Lydie. Il n'y a que Gaston qui puisse lui prêter une pareille somme, cepen- 
dant elle regarde à demander un tel service à un jeune homme qu'elle a 
toujours éconduit. Enfin elle se décide à lui parler et lui promet de lui 
appartenir. Le jeune homme lui donne la somme, mais refuse le gage 
qu'elle lui offre, désirant qu'elle l'aime : sans y être contrainte. Touchée de 
ce sentiment délicat, Suzette est vaincue et Gaston n'a plus rien à désirer. 

Longueur 237 mètres. — Virage 2 fr. 10. — Aff. en couleur 
Mot Télégraphique : RACCCLTA. 

% » 



BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



L'ÉLIXIR DE LONGUE VIE 

Comique 

Philippe, criblé de dettes, est continuellement menacé par ses créan- 
ciers. Il reçoit une dépêche que son oncle est mourant. Il court auprès de 
lui, dans l'espoir d'être son héritier. Le médecin lui dit que dans une heure 
tout sera fini. Mais sa tante se souvient qu'elle a gardé une précieuse 
liqueur et contre la volonté du médecin et du neveu, en fait boire au 
malade. L'effet est surprenant, l'oncle guérit aussitôt et très altruiste, veut 
faire profiter l'humanité des effets du précieux breuvage. La force est 
rendue aux plus affaiblis, chacun veut en user; il s'en suit une boxe 
générale où l'oncle regrette, sans doute, son généreux mouvement. 

Long. : 183 mètres. — Virage 15 fr. 50. — Affiches en couleurs. 

Met Télégraphique : ELIXIR. 

LA CASQUETTE DE 'BIDON I 

Comique 

Comment une casquette doit-elle être posée sur le chef du pioupiou? 
Voilà une question sur laquelle caporal, sergent, lieutenant, capitaine, com- 
mandant et colonel émettent des avis différents. Bidoni doit obéir à chacun 
d'eux et ne réussit qu'à attraper quelques jours de salle de police. 

Longueur 132 m. — Virage 11 fr. 60. — Aff.che en couleurs 
Mot Télégraphique : BERRETTO 

COSTUMES & INDUSTRIES 
D'ADEN CAMVO 

TRÈS INTÉRESSANT FILM DE PLEIN AIR 

Longueur 79 mètres. — Virage 4 fr. 10 

Mot télégraphique : BISADEN 




m- 



&' — 3S 

BULLETIN HEBDOMAEAIRE AUBERT 




NORDISK FILM 

LE SECRET DU VIEUX MOVLIN 

Drame 

A la suite d'une malheureuse affaire d'argent, l'ex-capitaine de cava- 
lerie Debré se voit obligé de quitter son bel appartement de la ville et de 
s'en aller habiter la campagne avec sa fille unique Claire. Il loue une petite 
maison située tout près d'un vieux moulin abandonné depuis longtemps, 
et dans ce modeste logis, père et fille mènent une vie retirée et solitaire, 
sans autre témoin de leur pauvreté que le moulin. Quelque temps se passe 
ainsi dans la plus complète solitude, lorsqu'un jour, Claire qui est allée 
chercher du lait au château de M. Thourout, rencontre son fils Robert. 
Dès leur première entrevue, le jeune homme et la jeune fille se plaisent 
infiniment, et. ils ne tardent pas à s'éprendre l'un de l'autre, sans que leurs 
parents en sachent rien. Pendant quelque temps tout va bien, mais un soir 
qu'ils se sont 'donné rendez-vous dans le parc du château, M. Thourout les 
surprend. Furieux d'être ainsi joué par son fils, il dit à la jeune fille de 
s'en aller par où elle est venue, mais Robert qui ne veut pas abandonner 
son amie, déclare résolument à son père que si Claire doit s'en aller, il 
s'en ira lui aussi. Comme son père reste inflexible, un beau jour il boucle 
sa malle et s'en va s'installer chez un ami à la ville. 

Claire est de nouveau seule avec son père, plongée dans une profonde 
tristesse qui ne fait que s'accroître quand elle sent, un jour, qu'elle va être 
mère. Elle en prévient son ami qui lui fait tout de suite une tendre réponse 
dans laquelle il la prie de ne pas perdre courage en lui assurant qu'il fera 
tout ce qui dépendra de lui pour que tout s'arrange. Cependant, Claire ne 
pouvant plus cacher son état à son père décide de partir pour la capitale 
pour y attendre sa délivrance. Sous prétexte d'aller voir une amie, elle 
quitte la maison paternelle. Peu de temps après, elle donne le jour à une 

as- : g 



BULLETIN HEBDOMADAIRE ADBERT 



petite fille. Les jeunes parents sont très heureux de leur joli bébé, et pour- 
tant leur joie est mêlée d'un gros souci; ils se demandent comment il sera 
possible de cacher le fruit de leurs amours au père de Claire. Rentrée chez 
elle, la jeune mère a l'idée de cacher le bébé dans le vieux moulin. Elle y 
passe toutes ses nuits pour retourner vers l'aube se coucher dans son propre 
lit, afin de ne pas éveiller les soupçons. Mais un matin, elle oublie d'éteindre 
la lampe en s'en allant; celle-ci glisse par terre, explose, et l'instant d'après 
le moulin est en flammes. De tous les côtés les curieux accourent, sans que 
personne pense à éteindre le feu; à quoi bon, le moulin est vieux et aban- 
donné. Alors Claire arrive en courant et fait des efforts désespérés pour 
pénétrer dans le moulin embrasé. Personne ne comprend ce qu'elle va y 
faire, et son père fait tout ce qu'il peut pour là retenir, inutilement d'ailleurs. 
Alors arrivent au dernier moment Robert et le fidèle Jean. En apprenant 
que Claire est dans le moulin, ils s'y précipitent et la trouvent évanouie 
dans l'escalier qui conduit au grenier où est caché l'enfant. Tandis que 
Jean emporte la mère, Robert cherche l'enfant qu'il trouve aussi, mais en 
se préparant à sortir avec son précieux fardeau, \\ s'aperçoit que tout le 
moulin est en flammes. Il ne lui reste plus d'autre moyen que de sortir 
par la lucarne pour tâcher de se sauver avec l'enfant en grimpant le long 
d'une des ailes qui les descendra à terre e ntournant. Il tente un parti 
désespéré; mais les beaux garçons ont des grâces d'état et Robert arrive 
sain et sauf devant son père étonné et ravi. Est-il besoin d'ajouter que 
devant tant d'amour et de dévouement, sa volonté fléchit enfin, et il permet 
à son fils d'épouser celle qu'il aime. 

Longueur 812 m. — Virage 68 fr. — 2 superbes aff. en coul. 

HEPWORTH 



AU DERNIER MOMENT! 

Pathétique - (FILM MORAL 

Daisy apprend que son père refuse son consentement à son mariage 
avec Jack Welson; elle n'hésite pas un instant à promettre à celui qu'elle 
considère comme son fiancé, de fuir avec lui. La nuit suivante, à l'heure 
fixée, ils s'éloignent ensemble et prennent le chemin de fer à la petite gare. 
A ^'embranchement suivant, où ils doivent attendre deux heures, ils s'en- 
foncent dans la campagne. Des gémissements les attirent près d'un fossé, 
une pauvre femme y gît. Ils s'cnpressent autour d'elle. La malheureuse 
leur raconte qu'autrefois elle a C serté le toit paternel pour suivre celui 
qu'elle aimait, et qu'elle a été :... adonnée par ce dernier; elle est main- 



m- 



&■ 



BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERI 



tenant sans ressources. Ce triste récit impressionne défavorablement Daisy 
qui veut revenir chez ses parents, bien qu'elle ait grande confiance en son 
Jack. Avant de revenir à la gare, Jack met quelque argent, dans la main 




fr- 



de la pauvre femme, et glisse sa carte dans sa poche, lui recommandant de 
s adresser à lui, quand elle en aura besoin. 

Daisy rentre sous le toit paternel, où son absence n'a pas été remar- 
quée, mais l'émotion a été trop forte pour elle; une fièvre intense la prend, 
et durant plusieurs semaines, elle est dangereusement malade. 

Jack revenu chez lui ne tarde pas à être appréhendé par Ja police. 



-2K 



BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



On l'accuse d'avoir joué un rôle dans la mort d'une pauvre femme ramassée 
inanimée le long de la route, morte durant son transport à l'hôpital, sur 
laquelle on a trouvé la carte de Jack Welson. Pressé de donner l'emploi 
de son temps, la nuit du prétendu crime, Jack se tait, il ne veut pas, en 
parlant, discréditer sa petite Daisy, et ne se départ pas du silence le plus 
absolu. Il l'amène aux assises. Tout est contre lui, il va être condamné. Le 
jury s'est retiré pour délibérer, il rentre en audience, au dernier moment, 
un brouhaha se produit, une femme que Jack a, de suite, reconnue, se pré- 
cipite vers le président, et lui explique ce qui s'est passé. C'est Daisy à 
peine convalescente qui a appris par les journaux le danger que courait 
Jack par amour d'elle, et, elle a entraîné son père pour délivrer le jeune 
homme. 

Quand la vérité est reconnue, l'affaire est abandonnée, et les deux 
jeunes gens s'enlacent tendrement, sous le regard consentant des parents 
de Daisy. 

Longueur : 298 mètres. — Virage fr. 27.50 — Affiches 

"SELIG-FILMS" 

— ■ — I —————M——— — — — ———— —— I — 0— ^— 

LE CHEF W ŒUVRE 

Drame 

John Schmitz, premier violon de l'Opéra, en dépit des ans qui com- 
mencent à peser sur ses épaules, prétend se faire remarquer de la v Prima 
Donna », et il parvient tout simplement à se faire renvoyer. 

Il cherche inutilement une situation, et se voue entièrement à la com- 
position d'un opéra. Quand son œuvre est achevée, il a épuisé toutes ses 
ressources; confiant dans son travail, il le propose aux éditeurs dont il 
essuie le refus habituel. Tenaillé par la faim, il va par les rues, son 
manuscrit sous le bras, quand il est renversé par un auto. On le relève, i! 
est transporté à l'hôpital et soigné. Quand il reprend ses sens, il réclame 
son manuscrit, les infirmières ne savent ce qu'il veut dire. Il n'a certaine- 
ment pas été ramassé avec le vieillard. Les jours passent, le blessé est en 
convalescence, il quitte l'hôpital. Machinalement, il se dirige vers l'Opéra, 
autour duquel il rôde. Une tentation le prend : utiliser à l'achat d'une place, 
la pièce de monnaie qu'on lui a donnée au sortir de l'hôpital. Il y cède et 
s'installe à la dernière galerie. Mais quelle œuvre représente-t-on? La 
sienne, à n'en pas douter, qu'un artiste peu scrupuleux a ramassée le jour 
de l'accident et s'est appropriée. L'émotion est trop forte pour le vieillard, 
il s'affaisse, tué par les applaudissements qui vont à un autre. 
Longueur 315 mètres — Virage 31.50 — Affiches en Couleurs 

n ; s 



SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE CINÉIÏ1AÏOGRAPHIE 

(ANCIENNE SOCIÉTÉ DELAC & C IE ) 



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Chaîn 



roiripuis 



Drame en 2 actes, de M. Gaston LEVfiR 



Interprètes : 

M. Albert LAMBERT, Sociétaire de la Comédie-Française 

Mlle Nelly CORMON, du Gymnase 

Mme DUX, de l'Odéon 

Mlle Paz FERRER, de YOdéon 



La grande tragédienne Rose Fleury sort de scène. Sui- 
vie d'une foule d'admirateurs et d'adorateurs, elle rega- 




gne sa loge, où elle reçoit l'assaut des compliments, et 
les amoureuses déclarations des uns et des autres. Elle 
accueille les propos qu'on lui tient avec bonne grâce, et 
plaisante ceux qui lui font la cour, leur laissant enten- 
dre qu'ils en seront pour leurs frais, qu'ils perdent leur 
temps... C'est que Rose a donné tout son cceur au jeune 






et déjà célèbre peintre Raymond Clairval. Depuis plu- 
sieurs années ils vivent ensemble, mutuellement amou- 
reux, tendrement unis. Mais la porte de la loge s'ouvre 




C'est lui, c'est Raymond... La jeune femme se précipite 
dans ses bras, et tous deux échangent un long baiser. 
Restés seuls, ils causent, quand l'habilleuse annonce à 
Rose qu'une dame est là qui désire lui parler. C'est la 
comtesse d'Amerville, qui, accompagnée de son mari, 
vient demander à l'actrice si elle consentirait à prêter 
le concours de son talent à une fête de bienfaisance 
qu'elle compte prochainement donner chez elle. Rose 
accepte gracieusement. 

Avant de se retirer, la marquise s'arrête devant un 
portrait de la jeune femme, l'admire, et demande le nom 
du peintre. « C'est monsieur », répond Rose en présen- 
tant Clairval. Après force compliments à l'adresse de 
Raymond, la marquise et son mari prennent congé, et la 
porte s'est à peine refermée sur eux qui l'actrice court 
se blottir dans les bras de son peintre aimé, heureuse et 
fîère des louanges dont il vient d'être l'objet... 

Debout devant son chevalet, pinceaux et palette en 
mains, Raymond travaille. Un domestique lui apporte 
une lettre. C'est la marquise d'Amerville qui lui demande 
s'il pourrait entreprendre de suite le portrait d'une jeune 
fille de ses amies, Mlle Blanche de Grandmont, qui doit 



prochainement prendre le voile, désireuse qu'elle serait 
de pouvoir offrir aux parents ce souvenir de leur enfant. 
La marquise ajoute qu'elle profitera de la fête de bien- 
faisance qu'elle donne le lendemain chez elle pour pré- 
senter au peintre son modèle qui fera ce soir-là ses 
adieux au monde. Rose, qui vient d'arriver, prend à son 
tour connaissance de la lettre. Elle ne peut réprimer un 
geste instinctif de jalousie, mais le réfrène bien vite. 
Et, comme prise d'un repentir, elle va vers Raymond, 
et tendrement l'embrasse. 




Le lendemain, la fête bat son plein chez la marquise 
d'Amerville. Rose vient de dire avec un art infini plu- 
sieurs poésies, et c'est à qui l'entourera, la complimen- 
tera, cependant que Raymond, un peu plus loin, cause 
avec Blanche de Grandmont, à qui il vient d'être pré- 
senté. L'actrice l'aperçoit, gracieux, aimable et atten- 
tionné auprès de la jeune fille, et décidément l'inquiétude 
la gagne, de douloureux pressentiments s'emparent de 
son esprit. Avec son instinct de femme amoureuse, elle 
sent qu'un danger la menace. Toute bouleversée, elle se 
lève, et, prétextant la fatigue, prend congé de la maî- 
tresse de maison, laissant Raymond, qui d'ailleurs 
n'insiste nullement pour l'accompagner, en tète à tête 
avec la jeune fille. 



... Le peintre vient de términ ;r 1 i portrait de Blan- 
che. C'est à regret qu'il y donne le dernier coup de pin- 
ceau; car il n'ignore pas (pie, son œuvre achevée, il lui 
faudra se séparer à jamais de son modèle. Or il ne peut 
m' faire à cette idée. Maintenant qu'il connaît davantage 
la jeune fille, qu'au cours des longues séance^ le pos 
il a pu apprécier tout le charme de son esprit, toute la 
délicatesse de sa nature, la sympathie qu'il avait res- 
sentie pour elle à la première rencontre s'esl transformée 
en un violent amour. Aussi, ne pouvant plus rés 
aux élans de son cœur, profite-t-il des derniers instants 
où il est encore seul avec elle pour lui révéler ses senti- 
ments. Mais, sans pouvoir dissimuler elle-même - m 
émoi : « Taisez-vous, je ne puis rien entendre », lui 
répond doucement Blanche, et prenant son manteau et 
son chapeau, elle manifeste l'intention de se retirer... 
Mais des visiteurs se font annoncer. C'est la marquise 




d'Amerville et les parents de Blanche qui viennent voir 
l'œuvre terminée de Raymond. Tous admirent, cepen- 
dant qu'insensible aux louanges, le peintre s'est rap- 
proché de la jeune fille et lui exprime à nouveau, avec 
l'éloquence et l'ardeur que donne le désespoir, toute 
l'étendue de son amour, et l'immense chagrin qu'il res- 
sent à se séparer d'elle pour toujours. Contenant avec 



peine son émotion, elle hoche tristement la tête pour 
exprimer qu'il fait un rêve irréalisable, lève lentement 
sur lui des yeux qui disent toute sa tendresse contenue, 
et, lui tendant la main : « Adieu, oubliez-moi », dit-elle. 
Puis, détachant une rose de son corsage, elle la donne 
à Raymond, en gage de son affection et en souvenir 
des douces heures passées... 
. . . Raymond ne peut oublier Blanche. C'est en vain 




qu'ij cherche dans le travail un dérivatif à son amour. 
C'est en vain que Rose, qui comprend sa peine, tente 
de le distraire, et de ramener à elle par un redouble- 
ment de tendresses ce cœur qu'une autre lui a pris. 
Obsédé par le désir de revoir la jeune fille, il se rend 
un après-midi chez la marquise d'Amerville. Son cœur 
l'a bien inspiré, car il y rencontre son cher modèle. Le 
trouble de ces deux êtres n'échappe pas à la marquise, 
qui, éloignant Blanche un instant, fait comprendre au 
peintre que sa liaison avec Rose Fleury lui interdit tout 
autre amour. Rappelé ainsi brutalement à la réalité des 
choses, et se rendant enfin compte qu'il est des chaînes 
qu'un honnête homme ne peut briser, si lourdes et si pe- 
santes qu'elles puissent lui paraître, Raymond se lève et 
prend congé de la marquise. Rentré chez lui, il traee les 
mots suivants à l'adresse de Blanche : « Blanche, pardon- 



« nez-moi, je ne dois plus vous revoir. Mes chaînes me lient 
K pour toujours. Jadis elles me furent trop douces pour 
(i que je puisse les briser. Je souffre, je pleure et je vous 
<« aime. Adieu. >> — Il a à peine terminé que Rose paraît. 
Elle va à lui pour l'embrasser, mais il feint de ne pas 
voir le geste, prend nerveusement la lettre, et prétextant 
la nécessité de s'absenter, il s'éloigne, laissant son amie 
seule et désolée. Jetant alors les yeux sur le buvard 
placé sur le bureau où Raymond vient d'écrire, elle re- 
marque l'empreinte que les mots y ont laissée. Curieuse, 
elle le présente à la glace, qui lui renvoie la lettre 
adressée à Blanche dans toute sa cruelle vérité. Non 
seulement elle n'occupe plus de place dans le cœur de 
Raymond, mais elle lui est devenue à charge, elle est le 
boulet qu'il traîne, la barrière qui s'oppose à son bon- 
heur ! S'il ne rompt pas avec elle c'est uniquement par 
devoir, en souvenir du passé !... Frappée ainsi en plein 
cœur, la jeune femme s'effondre en sanglots. Puis, se 
ressaisissant, les yeux secs maintenant, elle réfléchit un 
instant, et, digne et fière, elle se dresse. Elle vient de 




prendre un grand parti, comme seul en peut inspirer le 
réel amour à une âme noble et généreuse. Et, s'asseyant 
devant le petit bureau où, quelques instant auparavant, 
Raymond a écrit à Blanche, elle trace à l'adresse de 



l'aimé la lettre que voici : « Mon Raymond, ceci est la 
« dernière volonté de celle qui t'a tant aimé. Ne lutte 
» plus contre ton cœur. Epouse cette jeune fille. Je te 
« veux heureux. Garde mon portrait pour ne pas oublier 
« tout à fait ta pauvre Rose. Adieu, Raymond, je t'aime ». 

... Le soir, le peintre assiste, dans une avant-scène, 
avec quelques amis, à une représentation du « Théâtre 
Classique ». Rose est en scène. Elle exprime la honte, la 
tristesse, l'effroi de Lucrèce et sort de son sein un poi- 
gnard, le regarde un instant, superbe d'émotion. La salle 
tout entière admire, applaudit. Jamais l'actrice n'a été 
si belle, si vraiment tragique. Raymond, empoigné, ne 
quitte pas son amie des yeux. Soudain elle le regarde, le 
fixe, et après un dernier beau geste, se frappe et tombe... 
Le public applaudit, la salle croule sous les ovations... 
Mais tout à coup un grand frisson passe, des spectateurs 
se lèvent, inquiets. L'actrice en effet ne s'est pas relevée. 
Le régisseur, des acteurs, accourent sur le plateau et em- 
portent Rose dans les coulisses, où l'on constate qu'elle 
a cessé de vivre, qu'elle s'est réellement et mortellement 
frappée. Raymond, affolé, survient alors, apprend la 
vérité, et s'effondre en sanglots sur le corps de celle qui 
vient de mourir si tragiquement pour lui. 

... Raymond et Blanche sont mariés depuis plusieurs 
mois. Un jour que la jeune femme pénètre dans le cabinet 
de son mari, elle le surprend refermant vivement un pla- 
card dissimulé sous une tenture, et lui demande ce qu'il 
faisait. Comme il ne répond pas, elle se dirige vers le 
placard, l'ouvre, et y découvre une grande boîte qu'elle 
n'a jamais vue jusqu'ici. En soulevant le couvercle, elle 
aperçoit des bagues, un collier et divers objets de femme. 
Intriguée, elle se tourne, interrogatrice, vers Raymond, 
qui, les yeux humides, la regarde faire sans un geste, 
sans une parole. Continuant alors son examen, la jeune 
femme tombe -sur une lettre. Elle la lit... C'est celle que 
Rose a adrssée à Raymond pour lui rendre la liberté 
que son cœur désirait... Puis voici un poignard taché de 
sang... Devant cette lettre, devant cette arme, devant ces 
saintes reliques qui lui révèlent l'héroïque sacrifice de 
Rose et lui expliquent les causes de sa fin tragique, 
Blanche, au comble de l'émotion, va à son mari et se jette 



dans ses bras. Et, dans un religieux silence, tous deux 
se tiennent longuement enlacés et mêlenl leurs pleurs, 
en songeanl à la chère morte qui s'est si noblement 
dévouée, si stoïquement supprimée, pour assurer leur 
bonheur... 



Vue entièrement teintée et virée. 
Longueur approximative : 680 mètres. 










Fac-Simile de l'Affiche. de MICH 

120 X 160 c/m., eu cinq couleurs 
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PROGRAMME N° 38 

Livrable le 20 Septembre 1912 



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N° 1801 



LE MIRAGE 



DRAME 



Métrage : 642 métrés 



Prix : 854 fr. 50 



Mot Télégraphique : Mirage 
2 Affiches 120 X 160, 160 x 240 



N° 18C2 



La Nièce d'Amérique 



A. G. A.D. 



Métrage : 204 mètres 



COMEDIE DE M. E. RAVET 



Mot Télégraphique : Nièce 



Prix : 265 francs 



N° 180? 



Willy malade... de rire 



Métrage : 182 métrés 



COMIQUE 

Mot Télégraphique : Rire 
Affiche 120 x 160 



Prix : 227 fr. 50 



ECLAIR-COLORIS 



N" 1804 



L'Élevage de l'Éléphant dans l'Inde 



...... DOCUMENTAIRE 

Métrage : 105 métrés Prjx . , 65 f r . 2 5 

Mot Télégraphique : Eléphant 




93 







1 



NOTES DAVANT-PREMIERE 



LE MIRAGE 



C'est une histoire touchante qui nous révèle l'envers du théâtre. Combien d'infortunés 
ont été, sont et seront le cas de l'héroïne de cette triste aventure. Braves gens de théâtre, 
hommes ou femmes qui espèrent entendre claironner leur nom glorieux aux quatre coins 
du monde par la renommée au grand souffle et qui sont anéantis au contraire par une tem- 
pête de déceptions. Pauvres petites théàtreuses pourquoi avez-vous tant recherché cette 
gloire éphémère de la scène ? Simple effet de mirage. Que de jolis papillons 'vont ainsi se 
brûler les ailes aux feux de la rampe. Un artiste a beau avoir du talent, qu'importe s'il 
tombe sous les coups portés dans l'ombre des coulisses par de jalouses rivalités, ou sous 
l'irrémédiable écrasement d'une « cabale » traiteusement organisée! N'était-elle pas heu- 
reuse en son doux pays de cigales, notre mignonne Arlésienne? Elle adorait la musique, 
elle avait une âme d'artiste et elle prit goût au théâtre, pour avoir remplacé par complai- 
sance la « prima dona » d'une troupe parisienne qui devait donner une représentation de 
gala au théâtre Antique de sa chère Cité. C'est la faute à son vieux papa . Il était violo- 
niste à l'orchestre, et c'est lui qui proposa à l'imprésario désespéré le beau mais timide 
talent d'amateur de sa fille bien aimée. Comme il a dû regretter ensuite d'avoir offert sa 
petite Arleite en holocauste à l'art théâtral ! Il partit pour Paris avec son enfant au cœur 
joyeux et gonflé d'illusions, et il ne ramena au pays qu'une pauvre loque humaine, une 
Ariette inconsciente, une malheureuse démente. La petite Arlésienne était folle ! Ce drame 
vécu tous les jours par de milliers de pauvres êtres victimes de la foi en leur destinée fra- 
gile, et qui sont plus ou moins atteintes par les coups qui les frappent, fera vibrer d'émo- 
tion le cœur sensible du grand Public des cinémas. Et c'est avec frénésie qu'on applaudira 
le talent consciencieux et souple de tous les interprètes de ce beau film. Cette fois encore 
la Société du Cinéma Eclair s'est distinguée. 



Il 



Q/G 



f 



*- 



i 






LE MIRAGE 



Au Théâtre Antique d'Arles une représention doit avoir lieu avec le concours de 
grands artistes parisiens. Mais au cours de la dernière répétition un malaise de la « prima 




1 



f 




dona » compromet la représentation de la journée. Alors le vieux musicien Bonal offre à 
T\ l'imprésario désespéré le concours de sa fille Ariette, bien qu'elle ne soit pas une artiste de 



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+ï 



profession. Or voici qu'à l'audition la jeune Arlésienne révèle une voix divine et un admi- 
rable tempérament d'artiste. La représentation fut un triomphe. Au banquet offert en 
son honneur après le spectacle. Ariette reçoit les félicitations de tous les artistes pour 
son succès enthousiaste. Puis, au moment de leur départ, ses camarades conseillent 
encore à l' Arlésienne de les suivre à Paris, mais le père s'y oppose toujours. Cependant 
Ariette subissait dès lors le mirage du succès. Elle était sans cesse en proie à des 
rêveries d'artiste. Un jour qu'elle faisait de la musique avec son père, pour essayer de se 




distraire, elle reçut une lettre de la divette Gaby Dablis, son ancienne camarade d'un 
jour, qui lui répétait : « écoutez les conseil sincères d'un bonne camarade : le succès vous 
attends à Paris où je vois pour vous un très brillant avenir». A force de supplications 
et d'argumentations, Ariette finit à décider son père à l'accompagner à Paris pour 
réaliser son rêve. 

Elle eut le plaisir de se retrouver en pays de connaissances : ses anciens cama- 
rades, l'Imprésario, lui firent le plus chaleureux accueil. On s'empressa de la présenter 
à l'auteur dont elle devait interpréter l'œuvre grandiose... Bref, au début tout semblait 
devoir aller à merveille, mais voici le revers de la médaille. Jalouse de voir donner à 
l' Arlésienne le rôle qu'elle devait jouer, la divette Gaby Dablis en conçoit une ardente 
rancœur. Et de plus en plus dépitée, cette artiste va essayer de compromettre le 



1 



r 



à 



-*■ 



** 



succès de sa rivale. Sous prétexte de la réconforter contre le « trac» professicnnel elle va la 
griser avec du Champagne d'autant plus facilement que la pauvrette savourera avec délice 
cet exquis breuvage pour ainsi dire inconnu pour elle. Voici l'heure de la représentation : 
on entend le régisseur crier : « tout le monde en scène ». Dans les coulisses on se presse, 
ou se bouscule, mais où donc est notre « prima dona »? Elle arrive avec Gaby mais 
parait un peu surexcitée. Cet état n'inquiète pas outre mesure l'administration qui l'attri- 
bue à l'émotion bien juste de la débutante. 

Le rideau se lève. Tout va bien, mais soudain Ariette se trouble, oublie ses répliques. 
Le public proteste. Ariette surexcitée par le vacarme insulte les" spectateurs. .. Alors c'est 




i 



f 



un bombardement de légumes, un tonnerre de sifflets, qui obligent la retraite de l'artiste 
que ses camarades enlèvent de scène pour l'entraîner dans les coulisses. Violents reproches 
du directeur et de l'auteur. Riposte énergique du père d'Ariette qui reproche à l'Impré- 
sario de ne pas avoir laissé sa fille tranquille au pays. Ariette, dans un éclair de logique 
accuse Gaby d'avoir causé la catastrophe, mais on ne l'écoute pas, on la croit trop grise 
pour dire la vérité. Pour le coup la brutalité du scandale et ses terribles conséquences pour 
la dignité de la pauvre Ariette ont profondément atteint sa laison. Son père la ramène au 
pays du soleil et des cigales, au pays natal qu'elle n'aurait jamais dû quitter. Au rêve si 
beau succède la triste réalité. La pauvre enfant a de fréquentes crises où sombre sa 
raison. 

Cependant la coupable Gaby, dévorée de remords, quitte Paris pour venir rôder timide- 
ment autour de la demeure de son ancienne camarade, de l'innocente victime de sa jalousie. 
Elle voudrait la revoir... pour racheter sa faute. Enfin ! elle se présente au père d'Ariette. Le 
vieux musicien hésite à pardonner. Mais avec le concours du docteur, Gaby va tenter de 
rendre la raison à la démente en évoquant le souvenir de ce qu'elle a le plus aimé : ses 



:*> 



débuts aux arènes d'Arles. La dernière crise d'Ariette est funeste à Gaby qui est assez mal- 
menée par celle qui revient progressivement à la raison, car cette évocation et les larmes de sa 




camarade font la lumière dans l'esprit de la petite Arlésienne. Pourtant, l'affection 
attentive de Gaby achève de dissiper le cauchemar. Et celle qui avait put guérir fut 
pirdonnée. 

Méliage : Q42 mètres. Mot télcg. : Mirage. 

Affiches 120 x 160 — 160 x 240 



G* 




ASSOCIATION 

CINÉMATOGRAPHIQUE 
AUTEURS 

DRAMATIQUES 



La Nièce d'Amérique 

Comédie de 1S/L. E. RAVET 



M. Jacques Talmont, banquier en Amérique, expédie à son frère Gaston, ancien dra- 
pier, qui a aux environs de Paris une villa où il passe ses vacances, sa fille Betty pour lui 
faire une éducation essentiellement française. Celle ci arrive et saule au coudeces derniers, 
d'ailleurs ravis de la recevoir. Mais son tempérament américain reprend le dessus et elle se 
livre chez ses hoteset parents à toutes sortes d'excentricités. Les époux Talmont commen- 
cent à la trouver mauvaise. Son oncle entreprend alors son éducation mais devant ses trop 
nombreuses distractions il prend le parti de lui donner un devoir et aussitôt Betty se met 




t 



f 



à l'ouvrage. Mais elle entend un orgue de barbarie, se met à la fenêtre et voyant une petite 
mendiante suivie de son grand-père aveugle, elle lui fait signe de l'attendre, va la chercher, 
la conduit à la cuisine et somme la cuisinière de lui donner tout le déjeuner. Elle poursuit 
ses dilapidations en achetant et en faisant payer à son oncle mille choses inutiles prises dans 
divers magasins. Mais un jour brusquement un coup de théâtre se produit : son oncle se 
trouve ruiné par son banquier ! Une dépêche de son notaire l'avise de la catastrophe. Betty 
songeuse pense à les tirer d'embarras et écrit à son père à ce sujet. Dès lors elle devient 
aussi raisonnable qu'elle a été éperdùment prime-sautière. Son père envoie une grosse 
somme aux époux Talmont qui, émus, bénissent ce petit diable dont le bon cœur les a 
sauvés de la ruine finale. 



-S 



Métrage : 204 mètres. 



Mot telégr. : Nièce. 



-5- 



*r 



Willy malade... de rire 



Ne voulant pas aller à l'école, Willy se dit malade. Mais le médecin lui ordonne une 
purge, que Willy ne veut pas seulement sentir! A moins que toute la famille, c'est à-dire 
papa, maman, grand-père, grand'mère et les domestiques ne consentissent à trinquer avec 



mim 




lui. C'est entendu. Or, ce démon d'enfant va verser sa drogue dans le carafon à liqueur et 
met de l'eau dans son flacon pharmaceutique. On prévoit alors ce qui va arriver !.. et 
pour corser l'aventure, le malicieux baby confisquera la clé des W.-C... qu'il ne rendra que 
par peur du commissaire... plus tard ! trop tard, peut-être. 



Métrage : 1 82 mètres . 



Mot télég. : Rire 



Affiches 120 x 160 



q* 



1 




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ECLAIR-COLORIS 



L'Élevage de l'Eléphant dans l'Inde 



La domestication des éléphants se pratique en grand dans beaucoup de régions de 
l'Inde. Ces énormes animaux sont d'une douceur et d'une docilité qui semblent provenir 
de ce fait qu'ils n'ont pas conscience de leur force extraordinaire. On tire d'importants 
services de ces pachydermes qui peuvent vivre cent cinquante ans, et se reproduisent cou- 
ramment en captivité. On prend les éléphants en les chassant dans des enclos, au moven 
de rabatteurs. On les dompte par la faim, puis on laisse entrer dans l'enceinte des indi- 
vidus domestiques qui ne tardent pas à les calmer et à les rendre moins farouches. Comme 
ils aiment beaucoup l'eau, les cornacs qui les conduisent ne leur ménagent pas les bains. 
D'ailleurs pendant que leurs bêtes savourent les délices du bain, les conducteurs se livrent 
â de plaisants exercices. Ils nous montrent comme il est facile de grimper sur un éléphant, 
tantôt en se faisant un marchepied mobile de la patte du complaisant mastodonte, tantôt 
en prenant sa trompe comme ascenseur ! Les indigènes ne craignent pas de se coucher sous 
les pieds de l'animal tant ils ont confiance d'être enjambés avec précaution. C'est en réalité 
une brave bête. — Aussi célèbre-t-on sa popularité en faisant dans le pays un important 
commerce de « statuettes d'éléphants « : Oui n'a pas son petit éléphant ? 

M cirage : 105 mètres Mot te le g. : Eléphant. 



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LE DROIT D'AINESSE 



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«6 



SOMMAIRE 1DU N° ÎO 



LA MODE SUR LA COTE D EMERAUDE 
ITALIE- — 5 e Anniversaire de la J-onda- 
tion de la brigade Ancone à Flo- 
rence. — Les soldats du 69' et 70' fu- 
silliers le fêtèrent joyeusement. 
PARIS. — Entente cordiale. — L'Angleterre 
nous délègue sa jeune génération pour 
apprécier les beautés de la capitale fran- 
çaise. 

LE HAVRE. — Un record. — Apres 5 jours 
de traversée, La Trance, venant de New- 
York, entre dans le port. 

PARIS. — Une plaie de sable en plein 
Palais-Royal. — Avec quelle ardeur 
les touts petits goûteut cette délicate atten- 
tion administrative. 

RIO-de-JANEIR©! — A l'occasion de la récep- 
tion du célèbre écrivain français, Paul 
ADAM, la brigade de police exécute de 
curieux mouvements d'ensemble. 

FRANCE. — Les nouvelles « tenues » s'entrai- 
nent pour les prochaines grandes ma- 
noeuvres. 

EGYPTE- — Les ministres ont inauguré le nou- 
veau pont de la route de Boulac au Caire. 



ENGHIEN - Une Fête sur le Lac. — Tout 

Paris applaudit aux ingénieuses combi- 
naisons des barques fleuries qui, jour et 
nuit, le sillonnèrent. 

ETAMPES. — Accident de chemin de 
fer. — Sur la ligne de Paris à Orléans, 
un train de marchandises déraille et vient 
s'abîmer sur la route de Chartres. 

RUSSIE. — Comme en France, les courses d'.ui- 
tos retrouvent la faveur passée : le dernier 
Meeting de Moscou. 

HORWICH — Été diluvien : Ce chef-lieu du 

Comté de Norfolk a été inondé au point d'être 

coupé de toutes communications avec l'ex- 
térieur. 

St-PÉTERSBOURG. — Exaltation du pa- 
triotisme russe. — Le Tsar lui-même 
passe en revue les " Potochini " troupes 
composées de toutes les classes sociales 

PARIS. — Encore Moulav-Hafid ! ! — La 

Barbe !... de l'ex-Sultan du Maroc se pro- 
mène triomphalement à celle des Parisiens 

étonnés. Comment ils auraient du la voir 

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ture n'entre dans sa composition. 

RÉFÉRENCES : 




Cinéma- Théâtre GAUMQNT 

Boulevard Poissonnière 



Cinéma 3AB-KA 

Boulevard c'es Italiens 



69 — 



Courrier d'Allemagne 

LES DISSIDENTS 

Berlin, 4 septembre 1912. 

L'Union locale des intérêts cinématogra- 
phiques de Hambourg et environs n'approuve 
pas, semble-t-il, la constitution du Comité 
d'agitation, chargé de défendre l'industrie ci- 
némapographique contre les attaques aussi 
nombreuses qu'injustes de nos ennemis du de- 
hors. 

Dans son assemblée du 1 2 août dernier, 
par l'organe de son secrétaire, M. Ad. Jensen, 
le groupement en question déplore amèrement 
qu'en un cas aussi grave, éditeurs et fabricants 
« qui, en somme ne vivent que de l'argent 
« des exploitants, n'aient négocié qu'avec 
(( quelques représentants de la presse spéciale, 
« sans se préoccuper le moins du monde ctes 
« principaux facteurs de la branche, c'est-à- 
« dire des propriétaires de cinémas, qui, en 
« fin de compte, régleront la note. » 

Il n'appartient pas au représentant du Ciné- 
Journal de polémiquer avec M. Ad. Jensen. 
Qu'il me soit permis cependant de lui dire 
combien il est absurde de vouloir dresser, dans 
la branche, une échelle hiérarchique. 

Certes, je suis prêt à reconnaître avec lui, 
que les exploitants sont indispensables à l'exis- 
tence des fabricants et éditeurs de films. Mais 
qu'il nous dise donc ce que deviendraient à 
son avis les dits exploitants, si les fabricants, 
à leur tour, cessaient d'exister. 

Ce qui est plus grave, ce sont les inexacti- 
tudes matérielles que contiennent les affirma- 
tions du secrétaire de l'Union locale de Ham- 
bourg. Il est faux qu'on n'ait pas fait appel à 
toutes les bonnes volontés. Le programme du 
Comité porte la défense des intérêts de tous 
lés groupes de la branche, en tant que ces 
intérêts particuliers ne sont pas contraires bien 
entendu au bien général. 

On s'est adressé à la presse pour mener la 
lutte, lorsqu'on se fut rendu compte de l'im-- 
puissance du Schutz verband, organisation cen- 
trale des exploitants allemands, à sortir des 
petites ambitions corporatives. 

L'es résultats obtenus jusqu'à présent par le 
Comité sont loin d'être négatifs. N'est-ce rien, 
en effet, d'avoir pu arracher aux griffes de la 
censure des films frappés déjà d'interdiction? 
Est-ce si peu d'avoir su convaincre les cen- 
seurs qu'il était hors de leur compétence de 
se prononcer sur le titre d'un film, ce point 



ressortissant à la loi sur la Presse? Enfr . 
n'est-ce pas pour le plus grand bien des ex- 
ploitants que l'intervention énergique du Co- 
mité a réussi à obtenir de l'autorité supérieure 
qu'un impôt inique décrété et prélevé par la 
Municipalité de la Ville de Wilmersdorf, près 
Berlin, fût rapporté et les montants restitués 
aux intéressés. 

Ce ne sont pas de maigres avantages. Nom- 
breux sont les exploitants qui l'ont compris et 
qui ont apporté au Comité non seulement l'ap- 
pui moral de leur adhésion, mais encore une 
aide matérielle et sonnante. 

Nous n'en demandons pas tant à l'Union 
locale de Hambourg. Mais que cette organi- 
sation cesse du moins ses récréminations et 
n'aille point jetant la suspicion et le doute 
dans les rangs des combattants, puisque aussi 
bien, comme il arrive toujours dans les luttes 
économiques, elle sera des premières à profiter 
des conquêtes obtenues grâce aux sacrifices et 
à l'action des militants. 



Les étoiles cinématographiques connaissent 
aussi, comme les ténors célèbres, les joies flat- 
teuses du triomphe. 

Il a été donné dernièrement à Bunny, une 
étoile de première... grosseur, l'occasion d'en 
faire l'expérience. 

Au cours d'un séjour dans la capitale de 
l'Allemagne, le sympathique artiste, dont les 
traits sont familiers à tous les amateurs de 
cinéma, se rendit un soir dans un théâtre de 
projection pour assister à la représentation. 

On venait de passer un film hilarant de la 
Vitagraph. 

A peine entré, aussitôt reconnu, Bunny se 
vit l'objet d'une ovation folle de la part cl. 
public qui, dans son enthousiasme, oublieux 
des réalités de poids se mit en devoir de por- 
ter son héros en triomphe. 

Bunny dut se soustraire par une fuite rapi- 
de à ces marques flatteuses, mais un peu dan- 
gereuses de l'admiration populaire. 



« Le Kaiser en film », tel est le titre d'un 
ouvrage en préparation chez l'éditeur Paul 
Klebinger. 

Le texte qui a été demandé aux personna- 
lités les plus compétentes de la branche ciné- 
matographique, est illustré richement d'un 
grand nombre de photographies extraités de 
films connus ou inédits, représentant l'empereur 
et la famille impériale. ■ 

Une édition de luxe sera remise à Sa Ma- 



70 — 



jesté à l'occasion de son anniversaire, le 27 
janvier prochain. 



* 



Nous relevons sur le Registre du Commerce 
parmi les firmes nouvellement enregistrées, la 
Film Verleih-Haus, de Robert Muller et C°, 
Ritterstrasse, 23, à Berlin. 



* 



A ajouter à la liste déjà longue des vic- 
times du travail cinématographique. 

Un accident regrettable s'est produit der- 
nièrement à Berlin, au cours d'une prise de 
vue dans l'atelier d'une fabrique de films de la 
Markgrafenstrasse. 

Un artiste du nom de L..., avait à mimer 
une lutte corps à corps avec un ours redou- 
table. L'animal ayant été parfaitement dressé 
dans ce but, les répétitions avaient marché sans 
anicroche, quand, devant l'objectif, au moment 
où l'appareil enregistreur commençait à fonc- 
tionner, L. fit un faux-pas, glissa sur le plan- 
cher et tomba entraînant dans sa chute la 
lourde bête. La jambe gauche du malheureux 
artiste fut brisée en plusieurs endroits. 



* 



L'extension considérable prise par les af- 
faires de la Maison Pathé Frères, en Autri- 
che a rendu nécessaire un agrandissement de 
ses bureaux. Ceux-ci ont été transférés dans la 
Dominikanerbastei, à Vienne, un vaste im- 
meuble qui abrita une foule d'entreprises com- 
merciales et industrielles. 

Les nouveaux locaux de la Maison Pathé 
ont été transformés et adaptés à ses besoins 
spéciaux par les soins et sur les propres plans 
du directeur de la succursale à Vienne, M. 
Robert MulJer. 



* 



Les loueurs autrichiens ont résolu d'augmen- 
ter, dans des proportions encore à fixer, les taux 
des tarifs de location. 



* 
** 



L'injustice administrative ne connaît plus 
de bornes. Un exemple entre mille. 

A Reichenberg, les autorités municipales 
ont consenti à accorder à deux exploitants la 
concession qu'ils demandaient pour un établis- 
sement cinématographique, à la condition res- 
trictive que, durant la saison théâtrale, les 
deux cinémas ne joueraient que jusqu'à 7 heu- 
res du soir. 

A-t-on jamais vu défendre à un charcutier 
d'exercer son métier aux heures où le boucher 
du coin ouvre les portes de sa boutique? 

\ Hans Bach. 



Échos de Partout 

Encore un sanctuaire Cinémato- 
graphique. 

A l'heure qu'il est, il n'existe peut-être pas 
de pays en Europe où le cinéma n'ait trouvé 
moyen de s'installer en maître dans une église 
ou un temple désaffectés. 

Voici qu'en Amérique on signale aussi un 
fait de ce genre. L'église méthodiste de Ro- 
sedale, dans l'Etat de Kentucky, a été trans- 
formée en salle de cinéma, et la foule y af- 
flue avec beaucoup plus d'entrain que précé- 
demment. 

Un Comble I 

La douane américaine, que l'on ne suspec- 
tait pas jusqu'à présent de cinéphobie, vient de 
débuter dans cette voie par un coup de maî- 
tre. 

Qu'on en juge : un éditeur de films amé- 
ricains, muni d'appareils et de films vierge» 
américains, étant allé faire des prises de vues 
en haute mer, sur les côtes et dans les eaux 
américaines, a été forcé de payer des droits 
d'entrée pour ses films impressionnés — le ta- 
rif maximum — sous prétexte que le travail 
avait été exécuté par des ouvriers en partie 
étrangers. 

Cet « en partie » est vraiment délicieux, 
presque aussi délicieux que la « chinoiserie >» 
cinéphobe de la douane américaine en elle- 
même. 

Voisinage compromettant. 

A Ohama, dans l'Etat de Vebraska, un 
cinéma devait être construit sur un terrain 
diagonalement opposé à une église. Aussitôt 
un toile général s'éleva dans les milieux bien 
pensants. Le conseil municipal, convoqué en 
réunion extraordinaire, fut appelé à trancher 
la question. Il le fit de façon assez spirituelle 
en décidant qu'à l'avenir on n'accorderait plus 
de licences qu'aux cinémas situés à une dis- 
tance minima de 300 pieds d'une église ou 
d'un temple, — soit la distance qui, régle- 
mentairement chez nous, doit exister entre... 
bureaux de tabacs. 

En attendant, la construction du Cinéma- 
Palace d'Ohama fait de rapides progrès, au 
grand désespoir des clergymen de l'endroit. 

Plaignons ces pauvres gens! 

Rayons X cinématograpglques. 

Le docteur Hirsch, chargé du service ra- 
diographique au « Bellevue Hospital » de 
New- York City, a fait, à ce qu'annonce no- 



71 — 



tre confrère Moving Picture World, le dé- 
pôt d'une invention pour laquelle il demande 
un brevet, et qui consiste en un appareil de 
prises de vues cinémato-radiographiques, à rai- 
son de plus d'une centaine à la minute, ce qui 
fait à peu près deux à la seconde. 

Cet appareil serait capable d'enregistrer et 
de reproduire sur l'écran les moindres pulsa- 
tions du cœur, le fonctionnement des reins, du 
foie et des poumons. 



UN NOUVEAU PROCÈS 
contre la PATENTS COMPANY 



Le Gouvernement Fédéral a recours 

aux Cours Fédérales. 



Une requête a été adressée à une Cour Fé- 
dérale de Philadelphie, aux fins de faire pro- 
noncer la dissolution de la « Motion Picture 
Patents C° », fondée sous le régimes des lois 
de l'Etat de New-Jersey, ainsi que de la 
**" Général Film Company » placée sous le 
régime de la législation de l'Etat du Maine. 
Tous les fabricants et éditeurs faisant partie 
de la « Motion Picture Patents Company » 
sont individuellement cités à comparaître. 

Comme signataires de la requête, figurent 
les District Attorneys des Etats J Unis, MM. 
John C. Swartley et James A. Fawler, pre- 
mier substitut de l'Attorney général Edwin P. 
Grosvenor. Un huissier fédéral a été chargé de 
remettre personnellement les citations aux inté- 
ressés. Jusqu'ici, aucun des défendeurs n'a été 
touché par la citation qui est pour le mois 
d'octobre. 

'La requête du gouvernement fait ressortir 
que, bon an, mal an, de 2.500.000 à 3 mil- 
lions de pieds de films sont répartis entre les 
exploitants sur toute l'étendue du territoire. Le 
gouvernement déclare qu'une somme bien su- 
périeure à 1 00 millions de dollars a été enga- 
gée dans les différentes branches de l'industrie. 
De plus, les défendeurs contrôlent les affaires 
dans la proportion de 70 à 80 0/0. 

En vertu d'arrangements conclus, prétend- 
on entre les défendeurs, tous les brevets rela- 
tifs à l'industrie cinématographique ont été 
transférés à la « Motion Picture Patents C° », 
et d'autres ont été acquis par cette Compagnie. 
Au moyen de cette Compagnie, à laquelle le 
gouvernement conteste le droit exclusif de dé- 
livrer des licences aux fabricants et aux ex- 
ploitants, les défendeurs, aux dires du Minis- 



tère public, se sont arrogé le pouvoir de dé- 
cider qui serait exclu du marché. 

La requête ajoute que, grâce à la Patents 
Company, les défendeurs ont acquis la faculté 
de décider si de nouveaux Cinémas doivent ou 
peuvent être ouverts ou non, ou s'il convient 
d'en fermer certains, quoique les défendeurs 
ne peuvent faire valoir aucun droit de pro- 
priété, ni aucun intérêt dans ces entreprises. 

Le gouvernement conteste à la « General 
Film Company » le fait d'avoir acquis toute 
les entreprises de location du pays, sauf une, 
pour le prix de 2.243.089 dollars en espèces 
et 794.800 dollars en actions privilégiées., 

Le Gouvernement ajoute que, grâce à des 
combinaisons et des arrangements conclus en- 
tre les défendeurs, des restrictions et des ob- 
structions absolument illégales sont tellement 
combinées et enchevêtrées que le fabricant, le 
loueur et l'exploitant sont forcés d'employer 
toutes les machines protégées par un brevet ap- 
partenant à la M. P. P. C. ou de ne se servir 
d'aucune. 

Un autre grief de la requête gouvernemen- 
tale consiste dans le fait que les défendeurs 
ont empêché l'importation de films étrangers, 
sauf l'autorisation accordée à deux des défen- 
deurs d'en importer par petites quantités heb- 
domadaires. 

Ce procès est considéré par le Ministère de 
la justice des Etats-Unis comme l'un des actes 
les plus importants accomplis par le Gouver- 
nement, en vertu de la Loi Sherman, car il 
pose nettement la question et provoque la dé- 
termination juridique de ce statut, en corréla- 
tion avec les lois régissant les brevets. 

Le procès établira la jurisprudence aui dé- 
cidera si des corporations et des individus ont 
le droit de grouper les monopoles qu'ils détien- 
nent du fait des brevets, pour constituer, au 
moyen d'arrangements et de combinaisons, un 
seul monopole omnipotent. 



L'Union Amicale du Cinématographe 

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de toutes Catégories du Cinématographe 

Siège social : 26, Bd de la Villette, PARIS 

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Le Sifflet de la Sirène, succès, affiches 

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Bobillard s'est coupé un doigt, comique 1 i i 

La Vallée du Sagitario, plein air 110 

PROGRAMME du 20 SEPTEMBRE 

Neîly la dompteuse 622 

Robinet s'entraîne pour le Tour de France 121 
La Cote de la Sicile i 1"2(> 

LUCA COMÉRIO 

Pelotons nageurs (Cavalerie) 120 

A bord d'un sous-marin 201 

SWEA FILMS 

L'Ours 70 

BISON-FILM 101 

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Représentant HODEL, 3, rue Bergère 

PROGRAMME du 13 SEPTEMRE 

La pupille du Colonel 

Société CINÈS 

Louis AUBERT, Représentant 
19, rue Richer, Paris 
PROGRAMME No 60 

Un crime inutile, drame 7,ii 

Une partie de boxe, comique 92 

Le divin Grosventre 105 

La tache rouge '28N 

Aden Campo (Afrique du Nord) 79 

PROGRAMME No 61 
Le vieil Usurier, comédie, ail', en coul.. 30.'? 

La chaîne d'Or, drame, ail', en coul 466 

La bonne Semence donne du bon Fruit, 

comédie, ail', en couleurs 237 

L'Elixir de longue vie, coin., aff en coul. 183 
La casquette de Bidoni, coin. ail. en coul. 7'.) 
NORDISK FILMS C° 
Filiale de Paris 
Représentant : Louis AUBERT 
Le secret du vieux^Moulin, drame, 2 su- 
perbes ail', en couleurs 812 

SELIG 

Représentant : Louis AUBERT 
Le Chef-d'œuvre, drame, ail', en coul. . . 31o 

HEPWORTH 

Au dern ier Moment, pathétique, ail'. . . 298 

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Les Souris de Katy, drame,"affiche . . . 591 

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Le Passant, drame 320 

A la recherche d'un article, drame 300 



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Films ECLIPSE-RADIOS-URBAN 

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Robe et Mannequin, com. dram. aff. coul. 365 

Julot à le Sourire, comique , 119 

V travers l'Ile de Beauté (Corse), pi. air 105 

Société française des Films ECLAIR 

8, Rue St-Augustin, Paris, 
PROGRAMME du 13 SEPTEMBRE 

Après le Naufrage, drame, affiche 3 lu 

Gontran redore son blason, com. alT. ... 21 1 

La fille terrible, c. sér. A.C.A.D. aff 270 

Gavroche et son Concierge, comique.. . lO.'i 

" ECLAIR-COLORIS " SCIENTIA 
Les Salamandres, scientifique, alliche. . 148 
PROGRAMME DU 20 SEPTEMBRE 

Le Mirage, drame, 2 affiches 012 

La nièce d'Amérique, c. sér. A. C. A. I).. 204 
Willy malade. . . de rire, com. affiche. . 182 

ÉCLAIR-COLORIS 
L'Elevage de l'éléphant dans l'Inde, do. 1 . 105 

GALLIA FILMS 

Représentant : M. JANIN 
13, Rue de la Grange-Batelière, PARIS 

15 Septembre 
La puissance de l'amour 77.~> 

IMP — REX — WILD WEST 

Représentant: M. BROCKLISS 
23, Rue de la Michodière, PARIS 

IMP Films Co Of America 

PROGRAMME DU 20 SEPTEMBRE 
Betty le Barreur, coin, sport, aff. en coul. 298 



ITALA-FILM 

Paul HODEL, Représentant 

3, Rue Bergère, Paris 

PROGRAMME DU 13 SEPTEMBRE 

Les Inconvénients de la Beauté, c ail'.. 182 

PROGRAMME du 20 SEPTEMBRE 
La fosse du vivant, draine, affiche. ... 1)21) 
11 voulu! voir et s'en repentit, com. ait'.. 170 
Gribouille veul se suicider, comique lii 



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Onésime et l'Éléphant détective, c. alf . 170 
Suzanne et les vieillards, agrand. com.. 300 
Bébé et la Gouvernante, agrand. com. . 120 
Une visite à l'Institution Nationale des 

Jeunes Aveugles, documentaire 10.") 

Les bords de l'Yerres, panorama ;0 

Coquelicots et Pavots, botanique 48 

LES GRANDS FILMS ARTISTIQUES " GAUMONT 
L'Anneau Fatal, draine, affiche 910 



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32, rue Louis-le-Grand, Paris 

PROGRAMME du 13 SEPTEMBRE 

Son enfant, draine, 2 affiches 608 

C.unégonde châtelaine, comique, affiche 152 
Robe de chambre, comique 169 

FILMS « NESTOR »» 

Le petit malade, drame . 280 

FILMS "FLYING A" 

La dénonciation, drame, affiche 'M)i 

Querelle d'amoureux, pathét. affiche. .. 301 

WESTERN IMPORT 

Bedelia chez les suffragettes, comiques. "22.") 

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Représentant, Paul LADEWIG 

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Le Fantôme de Clydre 

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Les deux Amours, drame sent, et poig.. 820 

La pudeur de Boniface, comique 124 



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PROGRAMME DU 13 SEPTEMBRE 

Frère et Sœur, drame moderne 

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La Revanche du Passé, drame, affiche, 415 

Max Lindcr et la Cuite de gaz, comique. 2iQ 

Le devoir ou l'amour, coméd. sentiment. 185 

La Côte d'Azur, pittoresque, pi. air. . . . 135 

Scènes de la vie arabe, plein air 90 

Histoire des fourrures par l'observation 

scientifique, affiches 27.'» 

AMERICAN Si IN 

La dinde de Mister Brown, com. affiche 150 

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Le Talisman du Chef, dramatique 225 

COMICA 

L'amour boit l'obstacle, comique 150 

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A la recherche de l'or et des pierres pré- 
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Le voile de La beauté, comédie sen f . . . 285 



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Zigouillard amoureux d'une Étoile 

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La femme d'AIkali. comédie 

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Lubin. La conscience du détective, dr. 

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Kalem. Trahison, drame 

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La Haine de l'autre, coméd. mod. a If. . . 310 

Un chien qui a du llair, comique 230 

Oiseau d'Or, dramatique, affiche 2i* 

Le Silence libérateur, dr. du Far \Ycst, 
affiche '. 31Q 

LA SEMAINE PROCHAINE 

Un conseil d'ami, comique, affiche 173 

La Table à rallonges, comédie, alf 308 

L'Exilée, sentimental, affiche 240 

Le Sultan malgré lui, comique, atT 294 

La Fille du Mexicain, dramatique, atT. . -287 







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Pat hé Frères 

Editent le 20 Septembre 

Aucun ! Car il est le seul qui comprenne ces 
noms aimés du Public. 

MAX LINDER dans 

LE MAL DE MER 

PRINCE dans 

Rigadin au Matrimonial- Club 

André DEED dans 

SOIREAV DOMESTIQUE 

et c'est le seul qui comprenne ces 
= = Grandes Marques Célèbres = = 

S. C. A. G. L. avec 

PARMI LES PIERRES 

AMERICAN KINEMA avec 

LE COLLIER DISPARU 



IBERICO avec 

Vne Excursion à Y lie Majorque 

et 9 autres scènes de NIZZA, MODERN PICTURES, 
FILM RUSSE, JAPANESE=FILM, etc., etc. 



Bureaux de Location : 

104, Rue de Paris, VINCENNES n 

Téléphone : 934=95 irf 





UNION INTERESSEE 



Drame 




Interprété ]>;>r 

Mme Christiane MEJfPELyS 

fl\. Casïon B*\RNIER, des Nouveautés 

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UNION INTERESSEE 



Un jeune joueur fail le désespoir de sa famille. Son père lui refus 
de nouveaux subsides el I engage à devenir sérieux, à se marier. 

Précisément, ;hi cours d'une promenade, le père el le lils rencoi 
trenl une famille riche où se trouve une jolie jeune fille. 




Les jeunes gens se sont plu. Les voici fiancés, bien que le jeune 
homme n'aime pas celle à qui il promel bonheur el fidélité. 

Au cours du voyage de noces, le jeune époux, qui n'aime pas sa 
femme el n'en veut qu'à sa fortune, forme le criminel projet de la 

supprimer. Aussi, petil à petit, I lui donne des gouttes de poison. 

Le docteur appelé auprès de la jeune femme, qui dépéril de jour 
en jour, ne Irouve aucune cause à la maladie. Il interroge le mari el 
apprend du domestique que le jeune homme n'a jamais aimé sa femme 
el qu'il le soupçonne d'intentions mauvaises. 

Notre époux: se seul épié. D'un autre côté, il veul hâter la fin de 
son œuvre néfaste, et, impatient d'en terminer, verse loul le contenu du 
flacon dans la lasse de tisane que lui réclame sa jeune femme. 



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La dose csl trop forte. La femme tombe foudroyée, cependanl que 
l'assassin, affolé, laisse choir de sa poche le flacon contenant le poison. 

Le domestique le ramasse, heureux de pouvoir préciser les doutes 
qu'il avait sur le mari de sa jeune maîtresse. 

11 court auprès du père de la jeune femme et lui apprend l'épou- 
vantable chose. Lorsque sou gendre arrive, plein de douleur et de larmes 
hypocrites, le père lui présente le flacon accusateur, pendant que Jean 
atteste hautement l'accusation portée contre l'assassin qui s'écroule 
aux pieds de son beau-père. 




Longueur approximative: 218 mètres 

prix: 272 fr. 50 

Supplément pour virage : 20 fr. 




I 



La Mâchoire décrochée 

Comique 



A la suilc d'un grand dîner, Monsieur Baud esl invité à faire 
entendre su belle voix. Kxcité par les vins lins el le Champagne, il veul 
donner à sa voix encore plus de force que d'habitude. Mais, hélas ! il 
ne l'anl pas forcer la nature, et Monsieur Baud s'en rend bien compte, 
car il vienl <lr se décrocher la mâchoire el il ne peut la refermer. 

Le momenl de fou rire passé, toul le monde s'inquiète, car la 
mâchoire de Monsieur Baud ne se referme pis. 

— \ itè, un docteur! crie-t-on de toutes parts. Le maître de la 
science arrive, mais rien n'y fait. 

I ii spécialiste, que l'on a envoyé chercher esl égalemenl impuis- 
sanl el doil se retirer; un rebouteux prend sa place et, malgré les coups 
• le marteau donnés sur la tête <ln pauvre Monsieur Baud, il esl obligé de 
s'avouer vaincu. El la mâchoire ne se referme pas ! 

— J'ai nue excellente idée! propose un farceur, essayons! Qu'on 
lasse venir sa belle-mère! La belle-mère arrive, niais .Monsieur Baud ne 
bouge pas. 

— Introduisez voire doigl dans sa bouche? dil le farceur. 

()li! miracle! Pour saisir le doigt île sa belle-mère, la mâchoire 
vienl de retrouver toute sa force cl se referme si brusquement que le 
doigt a failli être coupé. 

Pauvre belle-mère ! 

Longueur approximative: 1 1 9 mètres 
Prix: 148 fr. 75 - Supplément pour virage: 11 fr. 



De Kharbine à Yokohama 

Voyage 



1" Dépari d'un Transsibérien, gare tic Pohhvistnejvo. 

2° Kharbine. 

3° Montreurs d'ours. 

1" Yokohama ; Grande Rue. 

.">" Le port. 

(')" ( ihargement de charbon. 

7" Départ d'un navire pour l'Amérique. 

S" Jeux à bord. 

Longueur approximative: 129 mètres 
Prix: 161 fr. 25 - Supplément pour virage: 12 fr. 

IMPRIMERIE .1. 1 kM . 60, Ri £ DE DtHIKSHQCE, PARIS 



5 Année. 



N° 212 



14 Septembre 1912 



Ciné=Journal 

Organe Hebdomadaire de l'Industrie Cinématographique 
Directeur : G. DCREAC 



flBOnnEMEHTS : 

FRANCE 

Un an 10 fr. 

i ÉTRANGER 
Un an. ..... 12 fr. 



Le Numéro : 25 cent. 
Paraît le Samedi 



Rédaction & Administration 
30, Rue Bergère 

PARIS 



La Cinématographie Française 
possède enfin sa Chambre de Commerce! 



Nous ne serons plus isolés dans 
le monde industriel et 

commercial. 



Ainsi que nous l'avions discrètement 
annoncé dans les derniers numéros du 
Ciné-Journal, l'industrie cinématogra- 
phique, qui cherchait depuis quelques 
années une constitution légale englobant 
ses diverses spécialités, est enfin parvenue 
à former sa Chambre syndicale. 

Nos lecteurs savent que le titre offi- 
ciel du nouveau groupement a été dépo- 
sé ainsi que les statuts et les noms du bu- 
reau à la Préfecture de la Seine (n 
2859) et que « La Chambre Syndicale 
Française de la Cinémato graphie et des 
Industries qui s'y rattachent » existe lé- 
galement depuis le 10 juillet 1912. 

Son siège social est fixé au n" 54 de 
la rue Etienne-Marcel à Pans, dans le 
confortable Hôtel de la Chambre syndi- 
cale de la Photographie. 

Le Président de la Chambre syndicale 
de la Cinématographie est M. Jules De- 
maria. Qu'on me permette, à ce propos, 
de rappeller ici une interview parue, dans 



le Ciné-Journal du 6 avril, comme la 
preuve éclatante que les bonnes idées ger- 
ment tôt ou tard pour la plus belle flo- 
raison du progrès. 

« ... La cinématographie, disait M. 
Jules Demaria, me fait actuellement l'ef- 
fet au point de vue corporatif, d'une im- 
mense armée sans chef dont tous les ef- 
forts — fussent-ils excellents — s'épar- 
pillent en pure perte. Notre industrie qui 
fait vivre tant de milliers d'individus, 
dans toutes les classes de la société, qui 
perte la responsabilité de tant de millions, 
qui fait tant pour la cause du progrès, se 
doit une organisation sérieuse et forte. 

« L'armée est immense, depuis les 
exploitants jusqu'aux fabricants. Les 
chefs appelés à la conduire ne manquent 
pas. Certains ont fait toutes leurs preu- 
ves et leur situation les place au-dessus 
de toutes les compétitions. J'ai nommé 
MM. Lumière, Pathé, Gaumont, par 
exemple, qui pourraient, avec d'autres 



— 4 — 



collègues, prendre la tête d'un tel mou- 
vement. 

<( Je vois la solution du problème 
dans la création d'une vaste association 
corporative, qui comprendrait autant de 
groupes que comportent les spécialités de 
notre industrie, depuis les constructeurs 
d'appareils, éditeurs de films, loueurs, 
jusqu'aux représentants de la cinémato- 
graphie exploitation. 

(( Les bureaux de ces sections seraient 
indépendants. J'ai vu, dans une Cham- 
bre syndicale voisine de la cinématogra- 
phie, les avantages d'un groupement de 
cet ordre. Mille questions qui nous di- 
visaient ont été réglées ou mises au point 
par l'effort de tous les membres de notre 
profession. Que ne faites-vous comme 
nous? » 

Ainsi s'exprimait M. Jules Demaria. 
L'eau a passé sous nos ponts. La bonne 
parole a fait son chemin et c'est avec 
plaisir que nous saluons aujourd'hui 
l'avènement de notre éminent collègue 
au fauteuil présidentiel de notre premiè- 
re Chambre syndicale. Sa présence nous 
est le gage des succès futurs et, — puis- 
que MM. Lumière, Gaumont et Pathé 
ont bien voulu encourager de leur sym- 
pathie éclairée les débuts de la Cham- 
bre syndicale en acceptant la Présidence 
d'honneur, — la voie s'ouvre devant nos 
efforts, large et lumineuse. Les échos 
des vieilles concurrences n'y seront point 
entendus et les « rivalités acerbes des in- 
térêts >> n'y trouveront pas de place. 

La prospérité générale de notre cor- 
poration est engagée dans la vie de notre 
Chambre syndicale — qui sera, je l'es- 
père du moins — une Chambre d'union 
ouverte à toutes les volontés loyales et à 
toutes les intelligences commerciales dé- 
sireuses du bien collectif. 

Longue vie et joie à l'œuvre qui vient 
de naître! 

G. DUREAU. 



RÉUNION de la CHAMBRE SYNDICALE 

Samedi dernier, 7 Septembre, la CHAMBRE 
SYNDICALE FRANÇAISE DE LA CINÉMATO- 
GRAPHIE et des Industries qui s'y rattachent, 
a tenu sa deuxième réunion préparatoire, an 
siège social qu'elle a choisi : ^4, rue Etienne- 
Marcel, à Paris. 

M. Jules DEMARIA. Président de la 
' CHAMBRE SYNDICALE ", a fait part à l'As- 
semblée des démarches qu'il a faites pendant 
le mois d'Août relativement à l'organisation 
de la nouvelle Chambre. 

Il résulte de ses déclarations que la 
" Chambre Syndicale française de la Ciné- 
matographie " compte d'ores et déjà comme 
Présidents d'Honneur : 

MM. Auguste et Lonis LUMIÈRE, 
de Lyon ; 
Charles PATHÉ ; 
Léon GAUMONT. 

Ces personnalités qui représentent si hau- 
tement l'industrie cinématographique fran- 
çaise, ont bien voulu assurer M. DEMARIA 
de toute leifr sympathie pour l'œuvre qui vient 
de se créer dans l'intérêt de la corporation. 

La constitution du Bureau de la Chambre 
Syndicale est presque entièrement terminée, 
mais ne sera définitive qu'après une nouvelle 
réunion. Elle sera portée à la connaissance 
des intéressés dans notre prochain numéro, 
mais nous pouvons dès maintenant déclarer 
que le Bureau ccmprend les représentants 
les plus autorisés des grandes spécialités 
de la Cinématographie : Editeurs de Films, 
Loueurs et Directeurs de cinémas-théâtres, 
ainsi que des Constructeurs. 

L'Assemblée a pris connaissance de plu- 
sieurs demandes de renseignements et de 
demandes d'arbi rage émanant du Tribunal 
de Commerce ; de plus, elle a décidé d'adres- 
ser à tous les Membres de la corporation 
par la voie de lu Presse cinématographique 
(" Ciné-Jcurnal ", — " Courrier Cinémato- 
graphique " — " Jinéma " et " Cinéma-Re- 
vue " une demai.de d'adhésion, à laquelle se- 
ront joints un extrait des statuts et la liste 
définitive du bureau de la nouvelle chambre. 

Après examen de différentes questions 
d'ordre général, la " Chambre Syndicale " a 
décidé de se réunir dans les premiers jours 
de la semaine prochaine. 



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BULLETIN pBDQlHADAip 

L. AÏÏBERT 

Compagnie Générale lu Cinématographe 



PARIS = 19, Rue Richer, 19 = PARIS 

Téléphone : 303=91 - Télég. : AUBERFILM=PARIS 

14, Rue Victor-Hugo, LYON — 70, Rue de Paris, LILLE, Têlép. : 25-13 
12, Rue Moustier, MARSEILLE ■ 17, Avenue du Roi, "BRUXELLES 

PROGRAMME N° 62 




EN PATURE AUX LIONS 
(CINÈS) 



VENTE ET LOCATION DES FILMS 



CINÈS 

de ROME 

NORDISK 

de COPENHAGUE 






SELIG 

de CHICAGO 

HEPWORTH 

de LONDRES 



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BULLETIN HEBDOMADAIRE ALBERT 




SOCIÉTÉ CINÉS 



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£iV PATURE AUX LIONS 

Drame 

Le lieutenant Alexandre est devenu amoureux d'une actrice de cirque, 
Cléa la dompteuse. 

L'amant de celle-ci, le dompteur Antoine, s'aperçoit qu'elle n'est pas 
indifférente aux avances du lieutenant; il en devient très jaloux. 

Cléa et Alexandre doivent prendre un rendez-vous. Le clown de la 
troupe propose au dompteur Antoine d'épier les deux amants et de lui 
rapporter ce qu'il verra. Antoine accepte et défend à Cléa de sortir du 
cirque. Elle est désespérée. Le clown, faisant semblant d'être ému par la 
douleur de Cléa, capte ainsi sa confiance et lui offre son aide. 

Cléa, croyant à la sincérité de l'artiste, lui confie pour Alexandre 
un billet dans lequel elle lui donne un rendez-vous pour la nuit au cirque. 

Naturellement le dompteur en est informé. 

Le lieutenant Alexandre reçoit le billet et, la nuit venue, il va au 
rendez-vous. Cléa, pressentant un malheur, veut à tout prix rencontrer 
Alexandre; mais elle est saisie, bâillonnée et liée à une colonne du cirque. 

Pendant ce temps, le clown invite Alexandre à l'attendre dans l'in- 
térieur du cirque; il le laisse seul. 

Tout à coup Alexandre recule terrifié: les lions, qui viennent d'être 
mis en liberté, s'avancent, prêts à se jeter sur lui. Ils le tiennent mainte- 
nant sous leurs griffes et le mutilent effroyablement. 

Cléa, folle de douleur, assiste à cette scène, terrifiée et impuissante. 
Le lendemain, les autorités sont appelées par le dompteur. Celui-ci ex- 



» 



* 



BULLETIN HEBDOMADAIRE ALBERT 



HEPWORTH 



LE COUVRE=FEU 

Drame 

C'était à l'époque des guerres de Cromwell. 

Basile, jeune officier, est fait prisonnier; jugé par la cour martiale, 
il est Condamné à être pendu à l'heure du couvre-feu. 

Bessie, sa fiancée, qui s'est faite infirmière pour pouvoir le soigner 
s'il était blessé, est au 'désespoir et cherche en vain par quel moyen elle 
pourrait le sauver. Elle supplie naïvement le vieux sacristain de ne pas 
sonner le couvre-feu ce soir-là, espérant ainsi gagner du temps, mais le 




fonctionnaire, vieux soldat, ne connaît que sa consigne, et, après le service 
du soir, il se dispose à sonner le couvre-feu, qui sera le glas funèbre de 
Basile. 

Sans savoir au juste ce qu'elle Va faire, Bessie s'est glissée dans le 
haut du clocher; elle arrive dans la chambre de la grosse cloche alors que 
le battant commence à se mettre en branle. Elle le saisit et se pend après. 
A toute volée la cloche s'ébranle et ne donne aucun son, sans que le 
sacristain s'en doute, car il est sourd. Quand il juge la besogne accomplie, 
la cloche avec son battant humain s'arrête. Bessie s'écroule sur le sol, les 
mains ensanglantées; mais, toujours courageuse, elle se relève. Dans le 
lointain, elle aperçoit une escorte, c'est Cromwell, que l'on attend. Elle 
court à sa rencontre, se jette à ses genoux, le supplie pour celui qu'elle 



* 



BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



aime. Attendri par la vue de ses mains meurtries, par sa jeunesse et la 
confiance qu'elle lui témoigne, il se dirige avec elle vers la potence et 
déchire l'arrêt de mort de Basile, que le prévôt, impatient, avait déjà 
attaché à la machine de mort. 

Longueur 306 mètres — Affiches en Couleurs. 



"S ELIG^FILM S" 

LE VIEUX MEUNIER 

Pathétique 

Dans un coin perdu de la pittoresque campagne bourguignonne vi- 
vaient, il y a quelques années, le vieux meunier Dupin et sa fille Louise, 
jeune fille d'une grande beauté. Les affaires marchaient, ils vivaient heu- 
reux, jusqu'au jour où M. Bcntemps, un financier parisien, le roi de la 
farine, voulut posséder le moulm de Dupin. Il envoya son fils entamer des 
négociations, que le meunier repoussa tout net. 

A son retour, M. Bontemps, furieux de Véchec de son fils, se rendit 
lui-même en Bourgogne et ne fut pas plus heureux. Il décida de ruiner 
le meunier têtu, en installant en face de chez lui un autre moulin. 

Une fois son projet mis à exécution, il ne tarda pas à comprendre 
que, même en voie de se ruiner, le meunier ne céderait pas. 

Comment donc n'y a-t-il plus qu'un moulin maintenant? C'est une 
histoire charmante que nous réservons au film de vous conter. 

Long. 312 met. Virage 31 fr. 20. — Affiches en couleurs 



MAORILAND 

Plein air 

Ce film 'donne une idée des merveilleux paysages de ces îles au climat 
enchanteur. 

Après quelques vues des bords du lac, on voit apparaître les sources 
chaudes et les boues en ébullition de Yellowstone. Quelques danses indi- 
gènes complètent ce sujet, d'une photographie impeccable. 

Longueur : 98 mètres. — Virage 9 fr. 80 

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! 



— — 



La Dame flejfiez Itaxinfs 

Faire d'un vaudeville parisien, signé Fey- 
deau, un film cinématographique assez heureux 
pour qu'il ne soit pas une injure à notre joyeux 
auteur, à son talent, à ses succès, à sa réputa- 
tion, n'était pas une mince entreprise. 

L'excellente Société A. C. A. D. (dans 
Académique il y a déjà A. C. A. D.) s'est 
parfaitement acquittée de cette tâche dont 
MM. Chautard et Agnel ont été avec, une 
troupe vaillante, les bons artisans. 

Tous ont su, grâce à une connaissance déli- 
cate des besoins cinématographiques et à une 
expérience théâtrale consommée, nous servir 
une oeuvre réjouissante, profondément impré- 
gnée de l'esprit alerte qu'on respire sur les bou- 
levards et de la franchise bon enfant, un peu 
crue, un peu rapide d'expression, que le public 
aime trouver sur l'écran. 

Les ficelles d'un vaudeville à la Feydeau 
ne sont pas très simples et beaucoup de ciné- 
matographistes se demandaient comment on 
pouvait les « traiter » devant l'objectif. Tout 
le monde est rassuré. L'intrigue des scènes af- 
folées que traverse la môme Crevette ou Petit- 
pont revit avec une clarté intense dans le film 
de VA. C. A. D. et les rares spectateurs qui 
ne connaissent pas la Dame de chez Maxim s 
seront, comme ceux qui l'ont applaudie jadis et 
naguère, secoués du même rire bienfaisant. 

N'est-ce pas dire que le but des metteurs en 
scène est pleinement atteint et que les interprè- 
tes de cette grande « joyeuseté » méritent tous 
les compliments. Il fallait qu'ils fussent gais : 
ils 1 ont été, sans dépasser les limites où pou- 
vait naître la grivoiserie. De la fantaisie! Ils 
en ont semé à pleines mains, j'allais dire à 
pleines jambes, me souvenant que la môme Cre- 
vette en joue avec une virtuosité pleine de 
charme, sous les traits de Betty Dausmond. 
Morel a réussi un Petitpont d'une bouffonnerie 
très vraie, en artiste qui cherche dans la vie ses 
meilleurs effets comiques et sait très bien qu'au 
cinéma les gestes suppléent aux mots. Madame 
Nazaire est une Madame Petitpont d'un mysti- 
cisme loufoque des plus réjouissants et ses toi- 
lettes sont d'un art parfait César. — le ba- 
layeur — a fait une magistrale composition 
de son rôle épisodique en nous offrant une 
silhouette très fortement caricaturée — et très 
artiste. L'ensemble se complète avec un rare 
bonheur grâce au talent de Mlle Sylvaire 
(Clémentine) , ingénue et plaisante, de MM. 
Duquesne, très « général », familier, solennel 
et humain, ainsi que de MM. Saudreau (Mont- 



gicourt) , Rimbert (le duc) et Leclercq (le lieu- 
tenant) . 

Donc, honneur à tous les braves de ce vau- 
deville cinématographique en qui revivra long- 
temps le succès de la môme Crevette, dame de 
chez Maxim's, ressuscitée par l'A. C. A. D., 
— des films Eclair, décidément très en forme. 

Labobine. 



Un Dernier Mot 

M. Casanovas Arderius, nous adresse de 
Barcelone, la lettre suivante : 
Cher Monsieur, 
Afin de clore la discussion sur l'état du 
marché espagnol je vous prie de bien vouloir 
insérer dans votre journal la réponse aux de- 
mandes qui m'ont été faites. 

« Puisque M. Costa, directeur de l'ancienne 
revue La Cinematografia Espanola, qui a 
cessé de paraître, il y a plus de six mois, me 
demande des renseignements qu'il n'a pu avoir 
malgré son voyage à Madrid et bien qu'il soit 
du métier, il est vrai depuis quelque temps seu- 
lement, je me fais un véritable plaisir de les lui 
fournir afin que les lecteurs du Ciné Journal 
se rendent compte du véritable état actuel du 
marché cinématographique en Espagne. 

« Parmi les cinémas qui ont plus de 1.500 
places, je citerai quelques-uns qui travaillent 
en ce moment : 

Cinéma Imperio, Atocha, 115; 

Coliseo Impérial, Concepcion Jeronino, 8 ; 

Trianon Palace, Alcala. 

« Parmi les maisons de location impor- 
tantes j'indiquerai : 

Pathé frères; 

Caumont; 

Cinès; 

J. Curgui; 

Cox ]} Ca; 

J.-M. Bosch; 

A lu j es; 

Baixas; 

Médina, Colas J) Cordo; 

J. Marin, etc., etc. 

« Quant aux renseignements que j'ai fournis 
sur les sorties de Barcelone pour l'Amérique 
du Sud, je n'ai fait que citer ce qu'écrivait la 
revue Cinéma de Rosario de Santa Fé. 

« Ayant répondu à tout ce qui m'a été 
demandé, je considère ma mission terminée et 
cette polémique complètement terminée. » 

En vous remerciant à l'avance de votre ama- 
bilité, je vous présente, cher Monsieur, mes 
bien sincères salutations. 



PROCHAIN F ME NT 




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BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



plique, le clown affirmant son témoignage, que la mort du lieutenant est 
due à une imprudence inexplicable; les autorités, convaincues de la vérité 
de ses dires, s'apprêtent à se retirer. Cléa, ne pouvant plus se contenir, 
s'écrie en désignant Antoine: « C'est lui l'assassin, c'est lui qui l'a fait 
déchirer », et en pleurant se jette sur le corps mutilé du lieutenant. 

Antoine, dans un mouvement de rage, veut se précipiter sur elle 
pour se venger de sa dénonciation, mais il est saisi à temps par les agents, 
qui le mettent en état d'arrestation. 

Long. 588 met. — Virage 46 fr. — Superbes Affiches en coul. 

Mot Télégraphique : PASTO. 



LES DROITS DU PASSE 

Pathétique 

Un vieil artiste, Antoine, seul et fatigué, avance péniblement par 
l'âpre chemin. Mais en route il tombe, harassé et mourant de faim. 

Un monsieur compatissant le rencontre et le conduit à l'hospice de 
la mendicité, où il sera restauré et logé. 

L'infirmier lui apporte l'uniforme des pensionnaires dont il devra se 
revêtir. A la vue de cette livrée, Antoine songe au passé qui a été si glo- 
rieux pour lui. Il se rappelle les temps heureux de sa jeunesse, ses amours. 

Jadis si fêté, si choyé, Antoine pourrait-il supporter la honte de 
tomber au rang des indigents ? Non, et plutôt que de subir cette dé- 
chéance morale, il préfère partir; et encore plus faible, il reprend l'ancien 
chemin vers l'inconnu! 

Long 185 mètres. — Affiche en couleurs. — Virage 14 fr. 30 

Mot télégraphique : PASSATC. 

TONTOLINI INVULNÉRABLE 

Comique 

Une bohémienne donne à Tontohni une petite bouteille qui contient 
la liqueur qui rend invulnérable. Pour lui prouver la véracité de ses dires, 
elle lui donne un coup avec un coutelas, mais cet instrument se brise sans 
lui faire aucun mal. 

Chez une 'Jame, au moment où il est agenouillé à ses pieds, le mari 
survient. Il tire deux coups de revolver sur Tontolini, mais ce dernier, 
indemne, restitue les deux projectiles au mari, ahuri, et il s'en va, souriant. 

Pour avoir défendu un enfant, Tontolini a un duel avec un vieux 
militaire, mais l'épée se courbe sur sa poitrine. 

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BULLETIN HEBDOMADAIRE ALBERT 



Des soldats font des épreuves de tir au canon; Tontohni saute de- 
vant la pièce; le boulet le frappe au dos et rebondit dans le canon, qui 
recule vertigineusement. 

On met Tontohni dans un tonneau, que l'on fait tomber d'un rocher. 
Parmi les débris il sort sain et sauf, laissant émerveillés et surpris des mi- 
neurs qui travaillaient par là. 

Mais la liqueur n'avait pas prévu « les soufflets et les égratignures ». 
Tontohni sent bien ceux qu'il reçoit de deux grisettes ennuyées de son in- 
sistance à les suivre. 

Long. : 215 mètres. — Affiches en couleurs. 
Mot Télégraphique : INVULNERATC. 



L'ENGIN 

Comique 

Aristodème s'aperçoit que sa maison est pleine de souris! Quelques 
jours après, il reçoit en cachette une petite caisse qu'un ami lui adresse. 

En raison du mystère entourant cet envoi, deux citoyens ont vite 
fait de créer une légende, et bientôt de nombreuses personnes suivent 
Aristodème. Effrayé, il abandonne la caissette et s'enfuit. 

Les curieux, croyant qu'il s'agit Je quelque engin infernal, font ac- 
courir les autorités, mais personne n'a le courage d'ouvrir la caisse. 

A la fin les pompiers arrivent. La caissette ne renfermait qu'un chat! 

Longueur 148 m. — Virage 12 fr. 30. — AfLche en couleurs 

Mot Télégraphique : DINANUSE 



LES PLUMES DE PAON 

Comédie 

Fleurette aime Armand, qui désirerait l'épouser ; mais le jeune 
homme est pauvre. 

Un ami de la famille de Fleurette vient un jour lui rendre visite et 
elle en profite pour lui expliquer son ennui. 

L'ami fait semblant d'être dans l'impossibilité absolue d'acquiescer 
à la demande de Fleurette, mais avant de partir et pour lui faire une sur- 
prise, laisse mille francs sur un meuble. 

Armand, qui a tout vu, s'empare du billet et l'offre à Fleurette tout 
comme si c'était à lui. 

Mais Fleurette s'aperçoit bientôt de la supercherie. Elle téléphone 






I "T & 

BULLETIN HEBDCMAEAIRE AUBERT 

à Armand, rentré chez lui, que le billet est faux et qu'il doit en rapporter 
un autre. Armand est désespéré. Il doit engager au Mont-de-Piété des 
bijoux pour pouvoir réunir la somme nécessaire. Mais lorsqu'il la donne 
à Fleurette, celle-ci lui révèle qu'il ne s'agit que d'une agréable vengeance, 
et elle lui dit: « Une autre fois, tu te souviendras qu'il ne faut jamais se 
revêtir des plumes de paon. » 

Longueur 225 met. — Virage 18 fr. 60. — Aff. en couleurs 

Mot Télégraphique : PAVONE. 

SUR LES BORDS DU LAC SAÏÏADINO 

Plein air 
Longueur 64 mètres. — Coloris 15 fr. 




NOR DISK FIL M 

NINA 
La Traite des Blanches. ^ IIP Partie 

La représentation au music-hall « Scala » est finie. Devant le théâ- 
tre le lieutenant Thompson attend son amie, la jolie chanteuse Nina. Il 
n'est pas de bonne humeur, car le lendemain il doit s'embarquer sur le 
torpilleur Y Aigle, et qui sait quand ils se reverront. Le lendemain, 
M. Thompson part, et Nina, qui est obligée de pourvoir à l'entretien de 



* 



BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



sa vieille mère, se rend chez son directeur pour renouveler son contrat 
pour un mois encore. Mais comme ils n'arrivent pas à s'entendre sur les 
conditions, le contrat n'est pas renouvelé. Alors Nina demande par la voie 
des journaux un engagement au music-hall Empire, à Sair.t-Pétersbourg, 
et au bout d'une quinzaine le contrat est conclu; elle part pour Saint- 
Pétersbourg, le coeur gros, parce qu'il lui faut quitter sa mère, mais con- 
tente de la perspective d'un gros bénéfice. 

Au quai de Saint-Pétersbourg, l'agent, M. Cohn, homme d'une 
mine qui n'est pas pour inspirer confiance, attend Nina, qui cependant 
n'hésite pas à le suivre, d'autant plus qu'il se montre très correct vis-à-vis 
d'elle. Hélas, elle ne tardera pas à comprendre qu'il n'est pas celui pour 
qui il se donne. En effet, il n'est pas imprésario, mais agent au service de 
la traite des blanches, et la maison où il a conduit Nina est une des mai- 
sons publiques les plus mal famées de la ville. Pauvre petite Nina. Elle 
doit passer par des épreuves bien dures. Les lettres qu'elle écrit à sa famille 
sont saisies et brûlées, et la vieille mère, laissée seule là-bas, pleure de 
n'avoir pas de nouvelles de sa fille. C'est alors qu'elle a l'idée de s'adres- 
ser au lieutenant Thompson, qui est stupéfait d'apprendre que Nina a dis- 
paru. Heureusement, le torpilleur YAigle touche quelques jours après à 
Saint-Pétersbourg, et, à peine débarqué, le lieutenant s'empresse d'aller 
trouver le chef du music-hall « Empire » pour obtenir des nouvelles de 
Nina. Mais ce monsieur ne connaît personne de ce nom, et M. Thompson 
comprend maintenant qu'elle doit être tombée entre les mains de quelque 
malfaiteur. 

Le soir, les officiers russes invitent leurs confrères à voir Saint-Pé- 
tersbourg de nuit, et bien que M. Thompson ne soit pas disposé à s'amuser, 
il les suit dans l'espoir de découvrir la trace de Nina; en effet, les offi- 
ciers entrent par hasard dans la maison où Nina est emprisonnée. Nina 
«est hors de joie en revoyant M. Thompson, et ils conviennent qu'elle s'en- 
fuira avec lui pendant la nuit; mais Cohn, qui a assisté à l'entretien entre 
Nina et Thompson, empêche leur projet de se réaliser et se prépare à quitter 
la ville avec Nina. Malheureusement, il perd un des billets pour le vapeur, 
et ce billet sert à mettre la police, alarmée par M. Thompson, sur la piste 
du coquin, qui est attrapé et arrêté au moment où il met pied à bord du 
transatlantique, accompagné de Nina, qui se jette avec joie dans les bras 
de son ami. 

Peu de temps après elle rentre chez sa chère mère, et toutes les deux 
se consolent vite de la mésaventure, en se disant que tout est bien qui 
finit bien. 

Long. : 660 met. — Virage fr. 45.20 — 2 Affiches en couleurs 



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2K 



— / 



Échos de Partout 



La Maison des films du Polichinelle, qui 
s'efforce de conquérir sur le marché la place 
prépondérante qui lui revient, a eu l'inspira- 
tion heureuse de confier sa représentation en 
Autriche, à M. Henri Meger, Cloredogasse, 
3, à Vienne. 

* 

Nous lisons dans notre confrère espagnol 
El Cine que des bruits fâcheux courent an ce 
qui concerne le « Syndicat des Exploitants 
Cinématographique de Catalogne », de créa- 
tion tout à fait récente. 

Il paraît que plusieurs des personnalités in- 
fluentes qui ont le plus contribué à la forma- 
tion du syndicat ont décidé, de façon irrévo- 
cable, de se retirer. 

Des divergences sont nées du fait que les 
syndicalistes n'ont pu se mettre d'accord sur 
1 unification des prix d'entrée dans les cinémas. 

Il faut espérer que les choses s'arrangeront 
et que le syndicat devienne florissant . 

Un Concours Mondial. 

Notre confrère, le Daily Mail a la spécialité 
des grands concours et de l'organisation 
d'épreuves richement dotées. La dernière du 
genre consiste dans un concours général de 
photographie, dit « de Vacances » et doté 
de 25.000 francs de prix en espèces. Il s'agit 
de fournir des instantanés relatifs aux distrac- 
tions et aux jeux auxquels on s'est livré pendant 
ses villégiatures. Il paraît que, de toutes les 
parties du monde, depuis la Norvège jusqu'à la 
Tasmanie, de Pékin jusqu'aux Antilies, les 
envois ont afflué. 

C'est un bon petit coup de fanfare pour les 
marchands de plaques et de papiers, qui doi- 
vent bénir le Daily Mail, car certains concur- 
rents, qui ont envoyé par douzaines des ins- 
tantanés différents ont certainement dû, pour 
cela, faire des dépenses légèrement... supplé- 
mentaires? 

Le Cinéma à la rescousse des 
Mormons. 

Les Mormons viennent d'inaugurer une très 
active campagne de propagande dans tous les 
Etats de l'Est de l'Union nord-américaine, et 
ils se servent, pour mieux faire valoir leurs 
arguments et les rendre plus persuasifs, du 
cinématographe, qui projette, au cours de leurs 
conférences, sur l'écran, toute l'histoire et les 
phases de l'existence des Mormons depuis sa 
naissance jusqu'à nos jours. 



C'est M. Lawrence W. Richards ,1e pré- 
sident du corps des Anciens de la « Confé- 
rence de Massachussett o qui a pris en main 
l'affaire, pour laquelle on a dépensé plus de 
250.000 francs jusqu'à présent. On pense 
consacrer un million à cette œuvre de propa- 
gande, et si avec ça les Mormons ne font pas 
de nombreux prosélytes, il y aura décidément 
à désespérer du cinéma et de ses vertus per- 
suasives. 

L'Éducation Artistique par îe Ci' 
nématographe. 

Les applications du Cinématographe sont 
infinies, c'est une affaire entendue. En voici ce- 
pendant une nouvelle qu'on ne connaissait pas 
encore. Elle a été mise en pratique par Miss 
Irène Fenwick, une charmante et talentueuse 
actrice américaine. 

La jeune diva a imaginé, en effet, de se 
faire cinématographier au cours des répétitions, 
après quoi elle fait projeter sur l'écran ses 
propres faits et gestes qu'elle est à même de 
juger et de critiquer, pour les modifier selon 
que le besoin s'en fait sentir. 

Grâce à ce système de self-critique, Miss 
Irène Fenwick est à peu près certaine d'acqué- 
rir, dans l'exercice de son art, une rare perfec- 
tion. 

Il n'y a rien de tel que de se voir soi-même 
en tram de mal faire, pour vous inciter à vous 
corriger, n'est-ce pas? 

Le Cinéma et la Police. 

La police de New-York vient, à son tour, 
d'adopter la collaboration du cinématographe 
pour la découverte des grands criminels. 

Tout récemment un fameux bandit était 
parvenu, on ne sait encore trop comment, à 
s'évader de la célèbre prison des Tombs. 

Des indices, à peu près certains, ayant per- 
mis de supposer que le convict n'avait pu quit- 
ter New- York, son portrait fut projeté dans 
tous les cinémas, sur l'ordre de la police. 

N'est-il pas curieux de voir le cinéma deve- 
nir un auxiliaire précieux et apprécié de ceux 
qui lui font la guerre avec un acharnement di- 
gne d'une meilleure cause?... 

Les Chœurs au Cinéma. 

Le propriétaire du « Towers Hall », à 
Bradford (Angleterre) , a trouvé un nouveau 
moyen de corser ses attractions. 

Voici ce qu'il imagina : « Ayant mis à son 
piogramme le film de la découverte du Nou- 
veau-Monde, par Christophe Colomb, il dé- 
cida d'engager un choeur de cinquante choris- 
tes mâles, pour accompagner de chants de cir- 



* &^ 



Filn 



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'Art Cinématographique Français 



1U 



constance, la projection des différentes scènes 
de ce film déjà sensationnel par lui-même. 

Il va sans dire qu'un orchestre complet ac- 
compagnait les choeurs. 

Mais, non content de cela, le directeur 
offrit un prix de une guinée, soit 26 fr. 25 pour 
la meilleure description du film, que fournirait 
un élève des écoles élémentaires de Bradford. .. 

Au fond... cette guinée offerte à propos, ne 
serait-elle pas appelée à faire beaucoup, beau- 
coup de petits?... 

La Propagande as* Se Cinémato- 
graphe. 

A plusieurs reprises nous avons signalé l'ini- 
tiative de certains pays, de nombreuses régions 
ou villes, qui ont fait appel aux bons offices du 
cinématographe pour faire, au loin, œuvre de 
bonne et utile propagande. 

En Amérique, ce système tend à se généra- 
liser. C'est ainsi que tout dernièrement, les cités 
de Lansing, Kalamazoo et Battle Creek, dans 
l'Etat de Michigan; Spnngfield, Kankakee et 
Jobiet, en Illinois; Elkart et Goschen, en In- 
diana; Oshkosk, Marinette, Manitowoc et Me- 
nominee en Wisconsin, ont conclu des traités 
avec une grande maison d'éditions américaines 
pour une série de prises de vues destinées à agir 



efficacement en faveur de l'immigration dans 
ces centres. 

tinte is FJZonney !.. 

Il exitse à Hull une très importante fonde- 
rie, qui reçoit la visite de nombreux et fréquents 
visiteurs de marque, à la disposition desquels 
il faut naturellement mettre un guide compé- 
tent, pour les piloter dans les usines. 

On ne peut, naturellement, charger de ce 
rôle un simple gardien ou garçon de bureau, 
et il faut distraire de ses occupations, aussi 
sérieuses que coûteuses, un ingénieur ou, à dé- 
faut, quelque employé supérieur. 

D'où perte de temps onéreuse. 

Afin de couper court et de remédier à cet 
inconvénient, les directeurs de la fonderie, 
MM. Rose, Downs et Thompson ont eu l'idée 
de faire « filmer » tous leurs services sans 
exception. 

Un salon a été aménagé en salle de projec- 
tion, avec tout le confort et l'élégance requis 
et désormais, lorsque des visiteurs se présente- 
ront, on les installera commodément dans des 
fauteuils somptueux, d'où ils pourront, sans la 
moindre fatigue, voir défiler sur l'écran, là for- 
midable organisation qu'ils étaient venus exa- 
miner, sans qu un détail puisse leur échapper. 



Étude et Construction de Mines Oinemaîograpîiiques 

PERFOREUSES, PRISE DF DES, TIREUSES & 
ESSUYEUSES, MÉTREUSES PROJECTION, Etc. 

Éditeurs et Exploitants ! ! 

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Livrable le 4 Octobre 1912 



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LE DROIT D'AINESSE 



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Gontran engendre une sombre postérité 

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N° 1814 



RECOLTE DU CACAO 



DOCUMENTAIRE 

Métrage : 101 métrés Prix : 159 fr 85 

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*. 



•*- *« 



* ^m » ^ 



NOTES D'AVANT-PREMIKRE 



Le Droit d'Aînesse 



La Société Eclair nous donne en Le Droit d'Aînesse la matière d'une excellente 
pièce cinématographique. C'est un beau drame de famille, épouvantable dans sa simplicité 
et à cause de sa simplicité même. La thèse est fondée sur l'influence atavique du droit 
d'aînesse sur l'esprit d'un jeune comte, chef d'une famille vivant en plein xx e siècle, et 
opposera à certains moments, surtout au dénouement, le gros bon sens et la simple noblesse 
de cœur des gens du peuple aux mœurs complexes, aux idées conservatrices, à l'intelligence 
perturbée d'un châtelain de noblesse authentique. On sait bien que ce droit d'aînesse 
tendait à empêcher la division de la propriété en même temps qu'il conservait l'unité et la 
richesse dans les grandes familles, mais que d'abus ne commit-on pas en son nom! ce 
principe qui avait force de loi parait remonter à la plus haute antiquité, puisque l'histoire 
d'Essau et de Jacob avec leur plat de lentilles atteste le premier conflit familial de ce genre 
chez les Hébreux. Cette odieuse coutume dont on trouve quelques traces en Egypte et en 
Grèce, que l'historien Tacite a constaté chez les Germains, mais qu'on ne retrouve pas dans 
la législation romaine, grandit en France avec la Féodalité et ne disparut qu'avec la Révo- 
lution Le « sang bleu » qui fait encore battre le cœur de certains descendants de la vieille 
Noblesse est presque toujours le même que celui qui circulait dans les veines de leurs 
Seigneurs ancêtres du moyen âge. Le vent souffle en bourrasque dans leur poitrine et à 
toutes les époques les mêmes tempêtes causèrent les mêmes désastres. Oui peut le mieux 
peut le pire: nous le voyons ici par ce qui se passe dans ce monde essentiellement hono- 
rable, exposé à des crises de cruauté atavique, tout en étant aussi capable de donner 
l'exemple de plus belles vertus d'héroïsme et de désintéressement. Sans doute l'argent est 
un de ces mobiles auxquels la pauvre humanité obéit aveuglément et qui fait commettre 
des crimes au plus grand seigneur comme au plus infime roturier. D'ailleurs dans la Société 
ainsi que partout, les extrêmes se touchent : quand une passion violente, de quelque nature 
qu'elle soit, s'est emparée d'un cerveau humain au point d'en faire une cervelle de brute, 
que le criminel soit le plus pur aristocrate ou le pire voyou ; le crime sera mèmement 
spontané ou prémédité et perpétré. Dans le roman que nous voyons se dérouler sur l'écran, 
la jeune et sympathique victime est la jolie Solange de Coudreux que son frère Guy va 
supprimer du monde par une inique séquestration, parce qu'il a peur qu'elle se marie avec 
l'ingénieur Marc Lambert. Et la comtesse de Coudreux, leur mère, subissant les préjugés 
de sa caste et l'autorité tyrannique de son fils, n'accuse pas un seul mouvement de com- 
passion maternelle à l'égard de la pauvre jeune fille. Aussi avec quel plaisir verra-t on 
lyncher ces gens-là par les braves paysans qui. à l'instigation d'une vieille servante du 
château, viendront secourir la malheureuse recluse ! Combien de larmes d'attendrissement 
vont couler au spectacle édifiant qui nous montre la victime implorant la clémence du 
magistrat en faveur de ses parents qui furent ses bouireaux ! 

Ce drame d'une haute portée philosophique est talentueusement interprété par les 
Artistes de la maison Eclair et vaudra un succès de plus à cette sympathique « marque». 



LE MONITEUR. 



J 






*e 



Le Droit d'Aînesse 



Depuis la mort de son père, le jeune comte Guy de Coudreuxest le chef d'une famille 
où l'on a le culte exagéré du droit d'aînesse: la famille se compose de Mme de Coudreux, 
mère de Guy, du comte Guy et de sa sœur Solange. Si cette dernière eût voulu entrer 
dans les ordres, ses parents auraient été débarrassés d'une grave inquiétude, car sa fortune 
ne serait pas sortie delà famille, mais telles n'étaient point les idées de la jeune fille et on 
lui en tenait injustement rigueur. Mlle de Coudreux rencontrait en effet souvent l'ingénieur 
Marc Lambert qui dirigeait des travaux dans la région. C'était un bien sympathique garçon. 
Ces jeunes gens se plaisaient mais n'osaient s'engager aussi vite qu'ils l'eussent désiré dans 




une aventure matrimoniale.,, parcrainted'un refus de la part des aristocrates intransigeants 
qu'étaient les de Coudreux. 

Ne voilà-t-il pas qu'un jour le notaire vient annoncer aux de Coudreux que Solange 
fait un gros héritage d'une parente éloignée. Cette nouvelle ne contribua pas peu à aug- 
menter les angoisses de la famille : Si Solange se mariait jamais. . . la fortune serait 
divisée. Cependant il arrivait souvent qu'après son travail, Marc rejoignait Solange et 
les deux amoureux faisaient dans les bois une poétique promenade en harmonie avec leurs 
sentiments de respectueuse amitié. Il arriva qu'une fois ils rencontrèrent une troupe 
gouailleuse d'ouvriers et de paysannes que l'ingénieur tança convenablement. Mais ces 
individus, irrités du blâme que l'ingénieur avait infligé à leur insolence, écrivirent une 
lettre anonyme au frère de Solange : « Monsieur le comte, nous avons l'honneur de vous 
avertir que votre sœur ébauche, avec un petit ingénieur de la région, une idylle peu hono- 






rable pour votre famille si aristocratique... » A cette lecture la fureur souleva l'àme fièredu 
châtelain, qui fit partager à sa mèresa violente colère. Tous les pires instincts des seigneurs 
de la féodalité se réveillèrent dans le cœur du comte, qui gronda sévèrement sa jeune sœur. 




Mais Solange et Marc étaient trop amoureux pour être prudents. Ils recommencèrent 
leurs innocentes entrevues. . . et se laissèrent surprendre par le comte Guy. De retour au 




! 

château, Solange affronta une scène terrible et ses parents la contraignirent violemment à 
écrire à l'infortuné Marc une lettre de rupture ainsi conçue : « Mon cher Monsieur Lam- 
bert, je suis obligée de partir pour un long voyage avec ma famille ; mon frère ne consen- . 
tira jamais à notre mariage. Je vous supplie d'oublier celle qui vous dit : adieu. Solange. » A 



■t 






*f. 



Le comte Guy, dans sa colère, avait conçu un projet odieux qu'il ne devait pas tarder à 
mettre à exécution : prétextant un long voyage, la famille de Coudreux congédia tous ses 
domestiques, puis quitta ostensiblement le château . . . , mais revint subrepticement à la 
tombée de la nuit par une porte dérobée du parc. Le martyre de la pauvre Solange va 
commencer : elle sera séquestrée en dépit de ses supplications et de ses larmes. « Pour le 
monde, Solange de Coudreux n'existera plus ! » 

Quelque temps après, les châtelains jugeant qu'ils pouvaient donner le signal du 
retour, engagèrent deux nouveaux domestiques : un valet de chambre et une vieille cuisi- 
nière. Puis ils réunirent leurs amis et, au cours d'une de ces réunions intimes, le comte lut 
un jour une fausse lettre de sa sœur : « Votre petite Solange se trouve très bien sous ce 




t 






beau climat si propice à sa santé et espère que vous l'y laisserez encore une année. » En 
citant ce passage tendancieux d'une lettre fictive, le comte expliquait presque définitive- 
ment l'absence de sa sœur. L'impression favorable du public fut bien celle que Guy 
escomptait: il était débarrassé d'une «formalité» gênante. Mais l'ingénieur Marc Lam- 
bert, qui ne pouvait oublier Solange, finit par se décider à tenter une démarche auprès de 
la famille de Coudreux. Il fut éconduit sans le moindre égard pour le code des conve- 
nances. Le fier comte et sa coupable mère triomphaient. Et pendant ce temps, la malheu- 
reuse Solange se désespérait et perdait la santé dans son étroite et sombre prison . Un 
jour, la vieille servante crut entendre de faibles lamentations émanant de la pièce contiguë 
à la bibliothèque. Elle alla courageusement faire part de sa découverte au procureur, mais 
celui-ci, ami des châtelains, eut bien de la peine à prendre au sérieux cette déposition. 

Cependant, conscient de son devoir professionnel, le magistrat se rendit au château où 
il opéra, en compagnie de la comtesse et du jeune comte de Coudreux, une vaine perqui- 
sition... qui n'aboutit qu'au renvoi de la domestique trop malheureusement perspicace. 
La servante chassée passant devant l'auberge du village voisin, entra pour s'informer 
d'une place, et là. elle fit connaissance avec Marc Lambert, avec qui elle arrêta tout un 
plan de délivrance au profit delà pauvre séquestrée. 

N'écoutant que son courage et son cœur, Marc fit dresser une échelle sous la fenêtre 






de la recluse et brisant le cadenas des volets et les vitres de la fenêtre, arriva auprès de 
la chère prisonnière trop affaiblie pour le suivre. Au moment où il l'enlevait dans ses 
bras, le comte Guy surgit devant le sauveteur. Alors Marc cracha au visage du comte toute 
l'ignominie de sa conduite. Exaspéré Guy brandit un revolver dans la direction de 
l'ingénieur, mais Solange eut la force d'immobiliser son bras assez longtemps pour laisser à 
son précieux défenseur la possibilité de disparaître par la fenêtre Soudain, se dégageant de 
l'étreinte de sa sœur affaiblie, le comte bondit à la fenêtre et tire sur l'infortuné sauveteur, 
qui tombe de l'échelle dans les bras de la vieille servante qui l'aide à se traîner jusqu'à 
l'auberge. C'était l'heure du déjeuner et l'auberge était envahie par une foule de travailleurs 




en joyeux appétit. Quand ces braves gens rurent au courant de ce qui se passait ils se 
rassemblèrent sous l'égide de la vieille servante et se ruèrent vers la demeure des châtelains 
maudits. Là, tandis qu'un groupe maintenait le comte et qu'un autre encerclait la 
comtesse, un troisième explora les appartements et finit par découvrir la prison de la 
malheureuse Solange. On transporta au salon la pauvre enfant évanouie et tandis qu'on la 
ranimait, les autres justiciers lynchaient d'importance le cruel maître de céan. Sur ces 
entrefaites arriva le Procureur qui, d'un coup d'œil, jugea la situation et mit le comte en 
état d'arrestat'on. A ce moment, Suzanne reprenait ses sens. Alors on vit la victime 
implorer la clémence du Magistrat en faveur de ses parents qui furent ses bourreaux !. . . 
A quelque temps de là, le comte Guy de Coudreux usait de son droit d'aînesse à l'égard 
de sa sœur, d'une tout autre façon : en mariant Solange et Marc ! 



Métrage : 674 mètres. 



Mot tc'lézr. : Aînesse. 



1 



Affiches 120 X 160 — 160 x 240 



^0 




Gontran engendre une sombre postérité 



Voilà déjà trois ans que Gontran est marié et le ménage n'a pas encore d'enfant. Cette 
stérilité est insupportable à l'oncle Jupin — qui est pourtant un célibataire endurci. Le 
vénérable parent perd patience et s'exprime catégoriquement en ces termes : « Mes chers 
neveux, si dans un an à compter de cette minute même vous n'avez pas au moins un 
enfant, il vous sera inutile d'espérer mon héritage. » Puis il sourit, salue et sort suivi des 
regards navrés de Gontran et de sa femme. Plongés dans le désespoir les époux font venir 




immédiatement un médecin. « Marche, hydrothérapie, suralimentation ». Ces trois mots 
synthétisent absolument la formule de l'ordonnance du savant docteur qui examina 
attentivement ses clients. Gontran et sa moitié observèrent scrupuleusement le régime. Ils 
le firent même avec un exceptionnel entrain : longues promenades à pied à une allure très 
renforcée, gymnastique suédoise, repas pantagruéliques et gargantuesques à étouffer, tout 
rut observé et exécuté à la lettre. Et cependant, un an après... le résultat était le même. 
Rien de nouveau ! malgré 12 mois d'efforts surhumains à la suite de véritables travaux 
d'Hercule, toujours rien ! Pour compliquer la situation, à l'heure militairement exacte 
arriva un télégramme ainsi libellé : « Arrive dans 10 minutes, constaterai postérité — 
Oncle Jupin ». La foudre tombant sur la tête des deux époux n'eut pas davantage anéanti 
leur cerveau. Après quelques instants de prostration, ils se ressaisirent et la réaction les 
affola : « A tout prix il nous faut un enfant ! hurle Gontran. Et le domestique Polycarpe 
est chargé de l'emplette : « Allez, mon garçon, et rapportez-nous d'urgence un nourrisson ». 



-s- 



Et au lieu de s'invectiver M. et Mme Gontran réfléchirent : « Du courage... l'heure est 
grave ! » Or, Polycarpe eut beau courir après les jeunes mamans et les bonnes d'enfants, 
il ne parvint qu'à les effrayer et à les mettre en fuite. Cependant, l'oncle est arrivé. On lui 
dit que l'enfant est au parc avec sa nounou. Impatience et méfiance de l'oncle. Enfin, après 
moult péripéties Polycarpe achète le rejeton d'une pauvre négresse et, costumé en nourrice, 
fait irruption dans la pièce. Voilà Bébé ! quelle surprise ! un négrillon ! ! Colère homérique 
de toute la famille. Comme tout le monde s'en va en s'expliquant bruyamment, le petit 
négrillon, resté seul sur un pouf, profite de sa solitude pour déguerpir comiquement. 

Métrage : 210 mètres. Mot te'le'g. : Postérité. 

Affiches 120 x 160 



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ASSOCIATION 

CINÉMATOGRAPHIQUE 
AUTEURS 

DRAMATIQUES 



La partie de Cache-Cache 

Comédie de Is/L. _A_. HXJG-OJST 



Deux bons petits diables, Toto, mignon garçonnet de sept ans et Lili, gentille fillette 
de cinq printemps, frère et sœur, en vacances chez leurs grand-parents, jouent à cache- 
cache dans le parc de la villa dont grand-père et grand'mère sont les gardiens. On a invité 
ce bon vieux drille de grand-papa à participer au jeu... ça lui rappelle les plaisirs d'antan. 
Quand ils eurent utilisé comme cachette tous les coins et recoins, arbres et arbustes du 




f 



jardin, les emants se rapprochèrent du logis, tout en continuant à se cacher et à se pour- 
suivre à tour de rôle. Mais ne voilà-t-il pas que Toto a l'idée de se cacher dans la cage de 
l'ascenseur. Puisqu'elle était ouverte, il s'y enferme. A ce moment l'appareil descendit 
lentement. Ce n'est qu'en voyant la plate- forme de l'ascenseur à un mètre au-dessus de 
sa tète que le malheureux gamin comprit l'horreur de sa mort inévitable... écrasé. Il se 
mit à crier désespérément. Tandis que sa petite sœur essayait en vain d'ouvrir extérieure- 
ment la porte de la terrible prison, accoururent les vieux parents. Et la grand'mère n'eut 
qu'à peine le temps d'appuyer sur le « bouton de montée » pour éviter l'horrible écrase- 
ment du petit imprudent... dont la partie de cache-cache, interrompue par tant d'émotion, 
aurait pu finir tragiquement. 



Métrage : 1 58 mètres . 



Mot télrg. : Cache. 



S 






■■v 



ECLAIR-COLORIS 



Récolte du Cacao 



La graine du « cacaoyer » se nomme cacao, mot par lequel le désignaient les Caraïbes. 
Le cacaoyer est un arbre délicat qui exige beaucoup de chaleur, de l'humidité, de l'ombre, 
un sol profond, léger et riche. Il redoute le vent. Ces arbres dont la hauteur varie de 
4 à 10 mètres, fleurissent au bout de deux ou trois ans et fructifient à partir de quatre ou 
cinq ans. Le fruit est une baie volumineuse de la forme d'un concombre et de couleur 
jaune teintée de rouge. Il con'.ient de 25 à 40 graines nichées dans une pulpe molle. Ces 
graines, extraites du fruit, sont mises à fermenter au soleil, pour détruire les restes de 
matière gommeuse. Après avoir grillé les graines pour atténuer leur goût amer, en les 
pulvérise pour obtenir le cacao commercial. C'est en broyant ce cacao avec du sucre tt de 
l'eau, qu'on obtient une pâte solidifiée dans des moules, le chocolat. La récolte que nous 
avons pu cinématographier a lieu aux environs de Ceylan, mais le « cacaoyer » est-origi- 
naire du Mexique, d'où sa culture s'est étendue à toute l'Amérique équatoriale. Les Espa- 
gnols et les Portugais furent les premiers initiés à ses propriétés alimentaires, dont ils 
gardèrent longtemps le secret. L'usage du cacao est maintenant répandu dans toute 
l'Europe. 

Métrage : 101 mètres Mot iélèg. : Cacao. 



G* 



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1! 



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Pour paraître le 11 Octobre 



Le eMaifa 



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Tirages d'Éditions 

La Société apporte aux Tirages les plus grands soins. — Tirages rapides, 
livrés avec la plus grande exactitude. 




Teintures et Virages 

Titres en toutes Langues 

Actualités 

La Société livre, dans un délai de trois heures, toutes les actualités 

qui lui sont apportées. Comprenant dans ce délai toutes l s opérations y compris 

la remise chez les Clients dans Paris. 

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Par suite de ses relations personnelles très étendues, la Société 

est à la disposition de ses Clients pour les mettre en rapport avec les principaux 

Agents du monde entier pour l'écoulement de leurs éditions. 

Discrétion la plus absolue sur tous les travaux qui lui sont confiés. 



La Société n'édite rien pour son compte. 

La Société se recommande non par le bluff de réclames tapageuses mais par le 

fini et la qualité de son travail. 




W 



W 



— 13 



ÉCHOS 



Une bonne nouvelle ! 

Le bruit court... avec persistance, que le cé- 
lèbre tragédien italien Zacconi qui, jusqu'à ce 
jour, était demeuré obstinément réfractaire au 
cinématographe, vient de suivre le mouvement 
général, à l'instar de toutes les grandes vedet- 
tes artistiques. 

Une des plus importantes maisons d'édition 
italiennes, lui aurait, nous dit-on, fait un pont 
d'or afin de se l'attacher et lui faire interpré- 
ter une série de films sensationnels, dont le 
premier serait, paraît-il, un vrai chef-d'œuvre 
de l'art cinématographique. 

Ermete Zacconi est un grand artiste, d'un 
talent indiscutable et célèbre dans le monde 
entier. 

Sa présence dans une pièce est synonyme de 
succès, son nom sur une affiche vaudra tout un 



programme ! 



i! il 



de b 



eaux jours 



Allons! il y aura encore 
pour le cinéma! 

Nous en reparlerons! 

Les '" Films Eclair " 

La Société Eclair a décidé de cesser la 
vente de ses films en France, à partir du pre- 
mier octobre. 

Les films Eclair, ainsi que ceux des autres 
marques de cette Société ( Eclair-Journal, 
A. C. A. D. American Standard, Scientia) ne 
se trouveront plus en location qu'à Y Agence 
générale Cinématographique, 1 6, rue Grange- 
Batelière, et à l'Union des Grands Editeurs, 
I 7, faubourg Montmartre. 

Distinction honorifique 

M. Bérenger, propriétaire des docks du 
Cinéma, à Marseille, vient de recevoir la dis- 
tinction de l'ordre du Nicham pour services 
rendus en Tunisie. A cette occasion, un ban- 
quet réunissait autour de lui, son fidèle colla- 
borateur, M. Roche et une douzaine d'amis 
qui ont fêté, comme il convenait, c'est-à-dire, 
largement son succès. 

* 
** 

Nous apprenons, avec plaisir, que M. Al- 
bert Carlesi Olmi, directeur au Caire, du Ci- 
néma des chefs-d'œuvre, est devenu conces- 
sionnaire exclusif, pour l'Egypte, des marques 
« Vitagraph », « Ambrosio » et « Cinès ». 



La Maison Exclusif Film, 105, rue Saint- 
Lazare, a le plaisir d'aviser ses clients que par 
suite d'un arrangement avec la Maison Pas- 
quah, elle présentera dorénavant au Conso:tium 
les échantillons de la dite marque, quinze jours 
avant la date de sortie au lieu d'un mois. 
1^ 

L'ÉCRAN RADIUM 

L'Ecran Radium poursuit avec une ra- 
pidité impressionnante le cours de ses suc- 
cès. Tous les einématographistes de pro- 
vince et de l'étranger — de passage parmi 
nous — ainsi que les directeurs parisiens, 
ont pu en admirer cette semaine les presti- 
gieux effets au cinéma-théâtre Gaumont du 
Boulevard Poissonnière, où il vient d'être 
installé. 

L'Ecran Radium triomphera aussi très 
prochainement à Bukarest, pour le passage 
sensationnel du grand film de l'Indépen- 
dance roumaine, dont M. Léon Popescu 
prépare le lancement. 

Ajoutons que l'Ecran Radium sera re- 
présenté pour la Roumanie, la Serbie et la 
Bulgarie par notre ami, M. Brczeano, du 
Théâtre National de Bukarest, si passion- 
nément attaché à tous les progrès de la 
Cinématographie. 

^ 

Changement d'Adresse 

En raison du développement de ses opé- 
rations commerciales, Mlle Frieda KLUG, 
la distinguée représentante pour l'Italie des 
Sociétés Lux, Nestor et Psyché vient de 
transférer ses bureaux dans un local plus 
vaste, Galerie Nationale Scala C. à Turin. 

Mlle Frieda KLUG rappelle à cette 
occasion qu'elle s'occupe avec plus de soin 
que jamais de l'achat et de la vente des 



NECROLOGIE 

C'est avec le plus vif regret que nous ap- 
prenons, après le décès prématuré et subit 
de M. Jean Juliat, Directeur du Cinéma- 
Moderne de Levallois- Perret, celui de 
M. Jaquemin, un Cinématograpbiste de la 
première heure, ancien collaborateur de 
M. Joly à la Société Lux. 

M. Jaquemin qui était âgé de 64 ans 
meurt victime d'un stupide accident — d'un 
taux pas en descendant d'omnibus. 

Toutes nos condoléances aux familles de 
nos deux malheureux collègues. 



Exploitants ! 



retenez bien cette date 



le 



20 Septembre 

PATHÉ FRÈRES 



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Un Chef ~d f Œuvre Dramatique 



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C'est encore le 



ÏO Septembre 



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LONDRES -— PARIS 



Paris, le 9 Septembre 1912. 

Monsieur BREZEANO, Directeur du Théâtre National, 

'BU K ARES T. 

Cher Monsieur, 

Nous aVons été informé que certaines Maisons ont Vendu 
des Ecrans à leurs Clients en leur faisant croire que c'était 
des ÉCRANS RADIUM. 

Vous pouvez informer les Exploitants de Roumanie 
qu'aucun Ecran Radium n'a été Vendu dans ce "Pays, et que 
nous Vous nommons par la présente, notre Agent Général pour 
la Roumanie, la "Bulgarie et la Serbie. 

Outre /'Écran Radium, nous fabriquons d'autres toiles 
métalliques bon marché mais qui ne donnent qu'une économie 

minime de courant et qui certainement ne donnent pas les 
résulats de /'Écran Radium. 

Quant à /'Écran Radium, nous le garantissons de 
100 ° o supérieur à n'importe quel écran métallique connu 
jusqu'à ce jour, tels que les perlés, aluminiun, etc. 

Veuillez agréer, cher Monsieur, l'assurance de nos rneiU 

leurs sentiments 

Vêly BEY. 

Représentant Général pour la Roumanie : 
M. GRÉGOIRE BRÉZÉANO 

Rue Atelierulei, 21, BUKAREST 




- 17 



L'internationale du Cinéma 



(Le Journal.) 

Au cinéma. On vient de « rendre la lu- 
mière ». Mes voisins causent. Devant moi, 
c'est en anglais qu'ils échangent leurs impres- 
sions; à droite, c'est en espagnol, à gauche, en 
allemand, et il me semble bien que le couple 
assis derrière moi est russe. 

Nous voici, en effet, dans la saison où tous 
les touristes du monde se donnent rendez-vous 
à Paris, et, si chaque soir ils se pressent au 
cinéma, ce n'est pas seulement parce que nom- 
bre de théâtres sont encore fermés, c'est aussi 
parce qu'on trouve dans cette salle le genre de 
spectadle qui parle à tous les yeux, quel que 
soit le coin de l'univers où ils aient vu le jour. 

On a beaucoup médit de ce divertissement. 
Interrogés par Serge Basest, nos auteurs dra- 
matiques, comme il est naturel, le jugent sans 
bienveillance. Mais, si l'on accorde que la 
triomphante lanterne magique a quelques in- 
convénients, n'est-il pas équitable de reconnaî- 
tre qu'elle les rachète par un très réel bien- 
fait? Je veux dire qu'elle crée tous les jours 
de nouveaux liens entre les hommes. 

Que les entrepreneurs de cinéma fassent 
dans leurs programmes une part plus large aux 
voyages et aux actualités. C'est le monde en- 
tier qui se déroule sur l'écran, et, dans toutes 
les villes du monde, c'est tout le monde qui 
le regarde. Ne croyez-vous point qu'à force 
de se voir ainsi, les peuples apprendront in- 
consciemment à se mieux connaître, et que, se 
connaissant mieux, ils éprouveront moins sou- 



vent la furieuse envie de s'entr'égorger? Est-il 
exagéré de dire qu'un bon film fait plus pour 
la paix que la plus retentissante conférence de 
La Haye? 

N'en doutez point : aujourd'hui, la vérita- 
ble « internationale », c'est le cinéma. 

Gustave TÉRY. 



->- • ♦•-<- 



BIBLIOGRAPHIE 



Vient de Paraître : 

Les Mémoires de l'Homme -Tronc, N.-W. Ko- 
belkoff, superbe volume avec couverture ar- 
tistique en couleurs, nombreuses illustrations 
et clichés hors texte et dans le texte. 

Prix : 2 francs, 2 fr. 25 pour envoi recom- 
mandé. Adresser les commandes : Kobelkoiï, 
Montbéliard "Doub»). 

Sensationnel et inouï, est le roman vécu qui 
vient de paraître et dont le phénomène Kobel- 
koff. l'homme tronc bien connu est le héros 
fantastique, « Les Mémoires de l'Homme- 
Tronc » n'est pas un roman banal, sorti de 
l'imagination féconde d'un auteur habile. C'est 
l'œuvre la plus intéressante que l'on puisse 
lire parce qu'elle dépeint dans un style clair, 
amusant, émaillé d'anecdotes authentiques les 
aventures extraordinaires d'un être qui privé 
complètement de ses membres ayant pour tout 
patrimoine une tète et un tronc a évolué à 
travers le monde pendant trois quarts de siè- 
cle, et est parvenu à donner à son nom le 
scintillement, d'une vraie popularité, le roi des 
phénomènes qui par son intelligence fut artis- 
te-peintre sans bras, tireur, acrobate, impré- 
sario, père de famille mil eut 11 enfants), a 
par sa persévérance et son adresse démontré 
que l'être le plus déshérité de la nature peut, 
par ses seuls moyens se débrouiller dans la vie 
ei narguer le destin. Ce livre merveilleux con- 
tient une multitude de clichés pris sur le vif 
démontrant l'authenticité de cette histoire in- 
croyable. 

Extrait de <■ La Revue des Succès », 5 juil- 
let 1912. Signé : H. de Néry. 



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mes apparu Vous sere£ émerveillés. 



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cS^ oS^ oS^ cS^ C$7 çgr ^ eSr çSr 

Le Cinéma à l'Ecole 



Les merveilleux résultats qui sont venus 
couronner en ces derniers temps les efforts 
considérables déployés sur le terrain de la ci- 
nématographe instructive, n'ont pas été par- 
tout accueillis avec enthousiasme, et il se trou- 
ve des gens pour contester sinon Futilité, du 
moins l'efficacité de ce nouveau facteur d'en- 
seignement. 

On a fait valoir que les effets attendus se- 
raient loin d'être obtenus, car le cinématogra- 
phe ne servirait qu'à amuser les enfants, sans 
produire sur leur esprit une impression suffi- 
samment durable pour qu'ils bénéficient réel- 
lement de l'enseignement par l'image. 

La question ne mérite pas, vraiment, d'ê- 
tre discutée. Il est indéniable que le cinémato- 
graphe instruit et éduque les grands comme 
les petits et que l'enseignement qu'il donne 
est d'une incontestable efficacité. 

Que ceux qui cherchent la petite bête et 
sortent des arguments comme ci-dessus, qu'ils 



appartiennent aux milieux profanes ou à l'en- 
seignement, se livrent à la petite expérience 
suivante, de nature à rapidement les détrom- 
per; qu'ils demandent à quelques élèves de 
rédiger une petite composition sur 1 un quel- 
conque des films qu'ils auront vu projeter un 
ou deux mois précédemment. Ou mieux en- 
core, que quelques maîtres conduisent leurs 
élèves dans un cinéma au programme duquel 
figurent des films instructifs, en les prévenant 
que, huit ou quinze jours après, ils auraient à 
rédiger leurs impressions. 

Il n'y aurait pas de mal à permettre aux 
enfants de prendre des notes, mais il vaudrait 
certainement mieux de les laisser à la merci de 
leur mémoire. 

Nous sommes absolument certains que les 
résultats obtenus seront étonnants et que les 
compositions des enfants, même naïvement 
conçues, formeront une preuve éclatante que le 
cinéma est encore un des moyens les meilleurs 
pour stimuler et développer l'esprit d'obser- 
vation des enfants. 

Pourquoi d'ailleurs, au lieu de se livrer à 
une simple expérience de ce genre, ne généra- 
liserait-on pas la chose et n'imposerait-on pas 
aux écoliers, comme une tâche régulière, la 



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— 20 



description des films instructifs et éducateurs 
qui sont projetés sous leurs yeux. 

Il se trouverait certainement des exploi- 
tants de cinémas qui prêteraient un actif con- 
cours à cette œuvre éducatrice, en créant l'é- 
mulation, au moyen de billets de faveur qui 
seraient décernés, en guise de récompense, aux 
trois ou quatre élèves ayant, chaque fois, pro- 
duit la meilleure composition. 

Il y a là une idée à piocher, qui, peut-être, 
produira de bons, d'utiles résultats en ajou- 
tant un fleuron de plus à la couronne déjà si 
richement ornée de l'Œuvre Cinématogra- 
phique. 

Robert FLEURUS. 



Les Vrais Dangers 

de la Cinématographie 



L'Union Amicale du Cinématographe 

Société Mutuelle des Employés 
de toutes Calé ories du Cinématographe 

Siège social : 26, Bd de la Villette, PARIS 

Informe MM. les Exploitants. Editeurs, 

Loueurs, qu'elle lient à leur disposition 

des employés sérieux et éprouvés. 

Prière de présenter les offres d'emplois au 
siège social. — Le Secrétaire : Sfhant 



Ce sont ceux que courent, à tout instant, 
les artistes qui exécutent les scènes souvent très 
périlleuses, auxquelles le bon public assiste 
commodément installé dans un confortable fau- 
teuil. 

Nous avons eu, à différentes reprises l'occa- 
sion de relater, ici même, des accidents arrivés 
à ces vaillants protagonistes de l'art cinémato- 
graphique ou des périls mortels auxquels ils 
ont échappé presque miraculeusement. 

Cette rubrique est loin d'être close et il ne se 
passe pas de semaine, ou pour mieux dire pas 
de jour où l'on n'ait à signaler, sur quelque 
coin du globe, un fait palpitant. 

C'est ainsi que miss Gladys Wayne, une 
des étoiles de la troupe de Séhg, dans l'Est des 
Etats-Unis, a failli se noyer l'autre jour dans 
les eaux du lac Michigan, tandis qu'elle jouait 
une scène dramatique. Elle devait fuir un 
« traître » et s'élancer dans le lac. Mais, ayant 



FïiMliCfliNELLt 



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.PARIS: 62, RUE SAINT-UAZARE 



— 21 — 



mal calculé son élan, elle tomba dans un trou 
d'où on la retira à moitié aspkyxiée. 

De même, miss Frances de Moyer, une dé- 
licieuse étoile de la troupe comique de la 
Compagnie Lubin, a failli périr tragiquement 
la semaine dernière. Dans une scène, elle de- 
vait recevoir un coup de fusil et tomber, en 
arrière, dans un précipice. On avait choisi un 
endroit relativement peu dangereux et deux 
hommes avaient été postés de façon à recevoir 
la « victime o dans leurs bras, au moment de 
sa chute. Mais les deux hommes avaient trop 
présumé de leurs forces. La chute ayant été 
trop brusque, ils ne purent retenir la jeune 
femme qui roula dans le ravin d'une hauteur 
de 30 mètres, laissant entre les mains de ses 
(i sauveteurs »» consternés, une partie de ses 
vêtements. Heureusement qu'une forte racine 
avait arrêté la pauvrette dans sa chute. Eli? 
resta suspendue au-dessus d'un précipice, dans 
une position extrêmement dangereuse. Il fallut 
des cordages et le dévouement d'un collègue, 
qui risqua la descente au péril de sa propre vie, 
pour ramener la jeune femme à la surface et... 
à la vie. 

Une heure après, Miss de Moyer recom- 
mençait la scène et, cette fois, réussit à ne pas 
dégringoler dans le néant. 



Un autre accident — mortel celui-là, s'est 
également produit le 29 août à Budapest. Un 
metteur en scène avait engagé un jeune homme 
de 1 6 ans, nommé Koealik, fils d'une actrice 
et fils d'adoption de l'ancien député Pazman- 
dy. Le film avait pour titre : <( Le sport à 
Budapest » et l'adolescent devait exécuter un 
saut périlleux dans le Danube, tandis que l'opé- 
rateur déroulait le film. Le jeune Koealik, 
qui n'était vêtu que d'un caleçon de bain, 
s'avança sur la plate-forme, placée au-dessus 
du Danube, et se précipita dans le fleuve, 
après avoir exécuté un double saut périlleux. 
Il devait seulement exécuter un plongeon, la 
tête en avant, et c'est par accident qu'il tour- 
na ainsi sur lui-même, tombant sur le dos; il 
dut se blesser dans cette chute et perdre con- 
naissance, car il disparut immédiatement et les 
canots furent impuissants à lui porter secours... 

Dans des conditions à peu près semblables, 
le même jour, un jeune homme de 19 ans, 
nommé Leclinche, a trouvé la mort au pont d? 
Billancourt, à Issy-les-Moulineaux. En simu- 
lant une scène de sauvetage, le malheureux 
figurant, pris d'un malaise soudain, disparut 
dans les flots de la Seine. Son cadavre n'a pu 
encore être retrouvé. 




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27 — 



LE CAMPING CIKEMAT0GRAPH1QUE 



Les expéditions lointaines avec, c'est le cas 
de le dire, armes et bagages, devenues à la 
mode et d'usage courant pour les troupes ar- 
tistiques au service des grandes maisons d'édi- 
tion américaines, offrent un triple avantage, ce- 
lui de permettre d'opérer des prises de vues 
dans des décors naturels, d'un romantisme im- 
pressionnant et d'exécuter des reconstitutions 
de scènes historiques sur les lieux mêmes où 
les situent les chroniques, celui d'aguerrir en 
quelque sorte les vaillants soldats de l'armée 
cinématographique en les accoutumant à affron- 
ter toutes intempéries et à avoir toutes les har- 
diesses et finalement celui de leur procurer, au 
grand air, un exercice sportif continu, dont 
leur santé physique et morale ne peut que res- 
sentir les meilleurs effets. 

Il n'est peut-être pas sans intérêt de retra- 
cer, succintement, ce qu'est, en général, ce 
cai.ping cinématographique, quelle est la vie, 
l'existence quotidienne mouvementée que mè- 
nent ces artistes momentanément exilés dans les 
solitudes rocheuses, dans les sites déserts, pla- 
cés bien loin en dehors de tout mouvement et de 
toute civilisation. 

En Europe, on ne pourrait évidemment s'of- 
frir le luxe du camping à l'américaine, — mê- 
me pas dans les steppes de la Russie, — car 
l'humanité s'y trouve tout de même rattachée 
au monde par un réseau infini de fils qui s'en- 
chevêtrent, se croisent et finissent par établir 
un contact continu entre tous. 

Il n'en va pas de même dans les immenses 
territoires encore inhabités de l'Union Nord 
Américaine où parfois des semaines se passent 
avant que des nouvelles parviennent des cen- 
tres animés... 



Prenons un exemple entre beaucoup : celui 
du Camp Hutchinson, à Siarved Rock (Illi- 
nois) , dont le nom seul est synonyme de déso- 
lation, — « starved rock » = roche de mi- 
sère... roche de famine... 

C'est là que gîtent actuellement, sous la 
tente, des artistes de la « Flying A » pour 
exécuter des films historiques. 

Jack Nelson, l'un des jeunes premiers de 
la troupe dût s'exercer à traverser la rivière 
Illinois à la nage. 

Au pied du roc le courant est d'une vio- 
lence telle que l'on considère comme une rare 
prouesse le fait de le traverser à force de bras. 
Jack Nelson vit ses efforts et sa persévérance 
couronnés; il réussit, et on dit qu'il est le troi- 
sième nageur, de mémoire d'homme, qui soit 
parvenu à réaliser cet exploit... 

Miss Olive Pringle et miss Lilhan Herbert, 
deux ingénues de la troupe, accomplirent de 
leur côté un tour de force que nul n'avait en- 
core tenté jusqu'ici : elles grimpèrent à la 
force des poignets de la base jusqu'au som- 
met de cete roche abrupte, hérissée de pointes 
tranchantes, de crevasses béantes, et ce, sans 
l'aide de personne, établissant ainsi un record. 

Et tout cela, pour une prise de vues... 

Un autre artiste de la troupe, Harry Lons- 
dale subit une périlleuse épreuve. Personnifiant 
le « père Marquette » dans ses pénibles tri- 
bulations à travers l' Illinois, il devait, dans 
son rôle, aborder sur les rives du fleuve, en 
compagnie de cinq compagnons français, au 
milieu des sauvages. Au moment où le « père 
Marquette » se levait dans le frêle canot pour 
bénir du geste les infidèles, le canot chavira, 
dans un endroit où le courant était d'une vio- 
lence extrême... Ce ne fut qu'au prix d'efforts 
inouïs qu'on réussit à sauver les naufragés. 

Tous les jours des incidents de ce genre 
se présentent et entretiennent dans le camp 



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Interprété par LISSI NEBVSCHKA, du Théâtre Impérial de St-Petersbourg. 

Sonia, la petite fleuriste, est remarquée par le clown du cirque, ainsi 
que par le directeur. Tous deux sont épris de sa grâce et de sa beauté. 
Le directeur pense qu'elle ferait très belle figure dans sa troupe et il 
l'engage après avoir vaincu les hésitations de la petite, dont le père mou- 
rut jadis dans un cirque au cours d'un exercice périlleux. Sonia fait son 
apprentissage et devient bientôt une étoile fêtée par le public. Le direc- 
teur l'épouse. Un jour elle fait la connaissance du comte de Bérac, l'un 
de ses admirateurs, qui, l'aimant profondément, lui demande un rendez- 
vous, aussitôt accepté. Le clown, jaloux de son idole, a surpris le nouvel 
amour de Sonia; il n'hésite pas à employer le chantage et lui dit: « Si 
tu n'es pas à moi ce soir, je donne à ton mari la preuve de tes relations 
avec le comte de Bérac. Pour toute réponse Sonia cingle de sa cravache le 
visage du traître. Mais le clown se revenge, il coupe les cordes de sûreté 
qui retiennent le trapèze sur lequel Sonia chaque soir fait un exercice 
terrible. A la première secousse la pauvre acrobate tombe et vient s'écra- 
ser sur le sol. 




— 29 — 



une émotion continue. On n'a pas le temps 
de s'y ennuyer. 

Mais n'est-ce pas là une bonne école de 
force et de courage, que le cinématographe a 
fait naître, pour retremper les âmes et les 
corps d'artistes habitués jusqu'ici à l'existence 
veule des coulisses?? 

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Inventions et Marques 
Nouvelles 



444.395. — Evans et Mme Evans. — 
Affiches coulissantes pour lanternes magiques 
et projecteurs cinématographiques. 

444.599. — Chéron. — Procédé de pho- 
tographie en couleurs se prêtant également à 
la projection et au cinématographe. 

444.640. — Debrie. — Machine auto- 
matique à perforer les films cinématographi- 
ques et autres bandes du même genre. 

Communiqué par l'Office des brevets d'in- 
ventions de M. H. Boeitcher fils, ingénieur- 
conseil, 39, boulevard Saint-Martin, Paris. 
Téléph. 1017-66. 



Inventions nouvelles dont les titres ont été 
publiés par le Gouvernement belge, le 7 août 
1912. 

Perfectionnements à la construction des 
supports pour pellicules de cinématographes 
ou appareils analogues et à l'établissement des 
pellicules destinées à être employées avec ces 
supports ou avec des dispositifs analogues. — 
246152. — The Rotary Photographie Com- 
pany Limited et von Madaler (F.) , à Londres 
et West Drayton (Angleterre) , 4 De Burgh 
Crescent. 

246228. — Perfectionnement à l'entiaî- 
nement du film dans les cinématographes. — 
Cousteix (P.), à Paris, rue Marc-Seguin, 33. 

246254. — Dispositif pour faire marcher 
en synchronismes les gramophones, cinémato- 
graphes et autres machines analogues. — 
Rampai (L.-F.), à Londres, 41, Elgin ave- 
nue, M aida Vale. 

246549. — Bandes et films cinématogra- 
phiques. — Cocanan (S.), à Vieux-Dieu, 
chaussée d'Anvers. 

246.347. — Dispositif permettant d'obte- 
nir et de projeter des images cinématographi- 
ques et ayant les couleurs naturelles des objets 
photographiés. — Maurich (E.), à î rieste 
(Autriche) , via Sette Fontane, 2. 



246366. — Surface de projection pour 
virages cinématographiques et autres. — ■ Weiss 
(O) , à Neusalz-sur-Oder (Allemagne) , Brei- 
testrasse, 7. 

246234. — Perfectionnements aux appa- 
reils cinématographiques. — Lane (.C-J.), 
junior, et Birts (C.-T.-J.) , à Londres, 61, 
Ravent Road, Danemark Hill et 3, Powis 
street, Woolwich. 

246282. — Procédé et dispositifs pour la 
synchronisation musico-cinématographique. — 
Janssens (L.) , à Bruxelles. 

246304. — Ecran de projection. — O. 
Ce. Pe Original Crystall Perlenwand Ver- 
triebs G. m. b. H., à Berlin. 

246499. — Appareil développateur des 
films à commande électrique. — - Telepanto- 
graph G. m. b. H., à Brème (Allemagne). 

246591. — Procédé photomécanique de 
report ou de transfert de dessins sur les sur- 
faces cylindriques imprimantes. — Holst (J.- 
L.-R.), à Landsdowne (E.-U. d'A.) , 229, 
North Lansdowne Avenue. 

245399. — Phono-photo-théâtre. — Cos- 
tantini (E.) , et Williams (C.-G.) , à Paris, 
rue du Pas-de-la-Mule, 1 . 

* 
* * 

Pathé Color. — Compagnie générale de 
phonographes cinématographiques et appareils 
de précision. Paris. 

Polar-Film. — ■ Hermann Semmelhaack, 
Hamburg. 

B. G. — Belechtungs-Gesellschafft, M. B. 
Berlin. 

Kronen-Lichtspiele. — Lichtspiele. Berlin. 

Komet Film. — Komet Film Compagnie 
Baulus Linger, à Berlin. 

O-Ce-Pe. — The original Ernstallberlen- 
wand Vertnebs Gesellschafft mit beschrankter 
Haftung (Berlin) . 

Kinemacolor. — The natural kolor kinema- 
tograph Company Limited. London. 

Friesograph. — Fries-Greene Patents Ldt. 
London. 

Communiqué par l'Agence de Brevets et 
Marques de Fabrique Jacques Gevers & C°, 
à Anvers, rue Saint-Jean, 70. 



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Ces deux grandes œuvres, de long métrage 

• ont été exécutés par l'artiste : 

, Oreste GHERARDINI 



33 



Le Film qui vient... 
Le Film qui va... 
Le Film qui reste ! 

Rien n'est plus vrai que le dicton qui veut, 
qu'en ce Bas monde tout lasse, tout casse, tout 
passe. Mais tout est proportionnel, et s'il est 
des choses bien éphémères, il en est d'autres, 
par contre, qui ont la vie dure. Il en est, non 
point de la Cinématographie, mais bien du 
film, comme de toute chose terrestre: il y a le 
film qui passe, mais il y a aussi le film qui reste 
et ce dernier présente même cette particularité 
qu'il a de grandes chances de rester, sinon tou- 
jours, du moins très longtemps... 

C'est du film scientifique, instructif et édu- 
cateur qui je veux parler. 

Nous en sommes encore à la période où ce 
film, n'ayant pas encore o donné » au point de 
vue du rapport, ce que l'on est en droit d'en 
attendre, les exploitants tout comme les fabri- 
cants ont une tendance à ne voir en lui qu'un 
succédané, relativement peu intéressant au point 
de vue affaires. Pour l'instant, encore, le jeu 
n'en vaut guère la chandelle, à leurs yeux, et 
c'est en partie vrai, car les bénéfices que ces 
films ont procuré jusqu'à présent ont été ou bien 
nuls ou bien peu en rapport avec les effort; 
dépensés et les sacrifices pécuniaires consentis. 

Mais, si l'on y regarde de près, si on réflé- 
chit, on se rendra bien vite compte que l'ap- 
préciation qui se justifie en ce moment en ap- 
parence est absolument faussée et que le film 
scientifique et éducateur est appelé à devenir 
une source de jolis profits, car sa destinée, à lui, 
est tout indiquée; il sera le film qui reste, et 
non pas le film distrayant ou divertissant, qui 
lasse, casse et passe... et qu'il faut, sans trêve 
ni merci, renouveler. 

On peut dire, sans hésitation aucune, que si 
le film éducateur n'est pas d'un rendement im- 
médiat, il promet certainement de très beaux 
revenus pour l'avenir, de bien plus beaux re- 
venus que ceux forunis par les films à succès 
de n'importe quel autre genre, parce que le 
film éducateur sera, lui, le vrai film éternel... 

Il ne faut jamais demander l'impossible et 
vouloir réaliser d'un coup ce qui nécessite une 
incubation, une gestion et un développement 
peut-être trop lents au gré des intéressés, mais 
certainement suivis et assurés. 



Il ne faut pas oublier que jamais le mois- 
sonneur n'a le pas sur le semeur. C'est celui-ci 
qui vient en premier, pour répandre la bonne 
graine, à laquelle il faut laisser le temps de 
germer, et c'est à celui-là de récolter, lorsque 
l'heure sera venue. Or, il faut l'un et l'autre, le 
semeur et le moissonneur et il n'est nullement 
exclu que les deux fonctions ne se combinent 
en le même personnage. 

A toute chose, il faut son temps. C'est là 
une loi naturelle infrangible, que l'on cherche- 
rait en vain à détruire, sans neutraliser ses bons 
effets. 

La persévérance et la patience sont, en la 
matière qui nous occupe, deux vertus primor- 
diales. Celui qui les pratique peut être sûr d'en 
être finalement récompensé. 

Il suffit de jeter un regard sur les program- 
mes ordinaires des Cinémas pendant l'année 
1911. Que reste-t-il des films innombrables qus 



nous y avons vu énonces : 



R 



îen, ou presque. 



Ils sont partis sur la barque légère du souvenir, 
où croupissent, en décrépitude, dans quelque 
asile retiré et lointain, pour y accomplir leurs 
derniers gestes d'invalides, en attendant les su- 
prêmes soubresauts de l'agonie. 

Ils ont tous rempli leur tâche, leur rôle quel- 
que peu éphémère, ils ont disparu des écrans 
et... on les a oubliés, car de nouveaux films 
sont venus, qui ont chassé de nos mémoires le 
souvenir des anciens, en attendant que d'au- 
tres, plus nouveaux encore, viennent, à leur tour 
accaparer toute notre attention... C'est dans 
1 ordre normal des choses, c'est le perpétuel 
va-et-vient. 

Mais en est-il de même des films scientifiques 
et instructifs?... Assurément non!... 

Ne voyons-nous pas se renouveler sans cesse, 
de nos jours, sur l'écran, les phases intéressan 
tes de nombre de vues industrielles, — indi- 
gènes ou exotiques, — de films instructifs et 
éducateurs, qui reçurent le baptême du feu... 
électrique, il y a de cela quatre ou cinq ans 
déjà?... 

Nous pourrions les citer par douzaines, en 
restant dans les plus modestes limites d'évalua- 
tion. 

Eh bien! ne peut-on dire d'eux que ce sort 
les films qui restent, les films qui n'ont aucune 
raison pour n'être plus là, même bien longtemps 
après nous, parce qu'ils n'auront pas perdu de 
leur intérêt et que leur pouvoir instructif, même 
s'il devait devenir du fait de la marche inces- 
sante du progrès, d'un caractère rétrospectif, 
restera toujours aussi efficace, aussi réel? 

Ils se trouveront complétés, assurément, mais 
leur remplacement par autre chose ne s'impose 




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Nous sommes à une époque eu le Cinématographe subit une Critique 
sans merci; il est denc dans l'intérêt de l'exploitant d'y remédier en prouvant à 
leurs calomniateurs qu'ils sont dans l'erreur et se laissent influencer par des 
personnes intéressées. Cn reproche entre autre au Cinématographe tout effet 
funeste sur la vue, principalement chez l'enfant par suite de l'obturation 
et son danger d'incendie. 

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Nous en prenons toute garantie et sommes à la disposition des intéres- 
sés pour en faire l'expérience. Dans différents pays, notamment en Allemagne, 
où les lois sont strictes, notre Appareil a été déclaré sans danger par les auto- 
rités et sont autorisés à fonctionner sans la cuve à eau. 

A ces qualités, il faut ajouter sa 

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Toutes ces déclarations, venez les vérifer et comparez ensuite avec les 
Appareils de la concurrence. 

De nombreuses références des principaux Établissements de Paris et 
Province sont tenues à disposition. 





— 36 — 



pas, car ils sont documentaires, et c'est ce qui 
leur assure, en quelque sorte, l'immortalité. 

Un vieil adage nous enseigne que : o l'heure 
sonne où le semeur et le moissonneur se ré- 
jouissent de concert... » L'un travailla et atten- 
dit; l'autre attendit et travailla, et tous deux 
sont récompensés de leurs peines. 

Bien fol assurément serait celui qui hési- 
terait à semer la bonne graine, dans la craints 
qu'un autre que lui pourrait récolter, n'ayant 
pas l'absolue certitude de pouvoir le faire lui- 
même. Il est non moins présomptueux de tou- 
jours envisager des récoltes miraculeuses. 

Or c'est ce qui nous semble être malheureu- 
sement trop souvent le cas, à l'heure présente. 
Nous vivons à une époque de fièvres et de con- 
voitises et on voudrait encore et toujours, pour 
un minimum d'efforts, un maximum de rende- 
ment immédiat... On pourrait presque dire que 
l'on a une tendance à chercher la récompense 
avant même d'avoir accompli l'effort dont elle 
devrait logiquement découler. C'est le régime 
de l'anticipation dans toute sa beauté. 

Ce qui, actuellement, en Cinématographie, 
répond à ces désirs et à ces appétits, ce qui est 
d'un rendement immédiat, et d'un bon rende- 
ment par-dessus le marché, ce n'est, reconnais- 
sons-le, que l'œuvre éphémère, le produit de la 
semaille intermédiaire et hâtive, parmi laquelle 
se glisse beaucoup d'ivraie. Mais il faut, à la 
bonne, à la belle moisson, à celle que l'on en- 
grange et qui se conserve, le temps de mûrir, 
afin que plus tard on en puisse retirer un maxi- 
mum de profits. 

C'est dans cette moisson-là que réside la 
bonté vraie, l'excellence du cinématographe, 
c est cette moisson-là qui lui procurera, aux 
yeux du monde entier, l'auréole de gloire à 
laquelle il a légitimement droit. 

Que l'on se persuade bien, dans le monde 
cinématographique, qu'il y a là, tout à fait en 
dehors de l'entreprise spéculative, une tâche no- 
ble à remplir, presque un devoir à accomplir, 
car il touche à l'émancipation des masses, à la 
destruction de l'ignorance, à l'illumination des 
esprits et à l'élévation des âmes. La production 
du film éducateur n'est autre chose qu'un im- 
mense service rendu à la société. 

Nous n'avons pas la naïveté et la candeur 
de suggérer à nos fabricants de faire de la 
philanthropie. La lutte pour l'existence est de- 
venue trop âpre et chacun doit y prendre la 
part qui lui incombe et en retirer sa part de 
bénéfices. Les affaires sont les affaires et toute 
entreprise doit tendre à la réalisation de justes 
profits. 



Cela n'exclut pas la juste appréciation des 
choses et des obligations, des devoirs, en quel- 
que sorte, qui s'imposent parfois. 

E,n développant la production du film éduca- 
teur, en lui donnant l'essor voulu, les éditeurs 
ne feront que payer une dette de reconnais- 
sance qu'ils ont contractée vis-à-vis du public, 
— de ce public qui a assuré leur prospérité, en 
faisant un chaleureux accueil au film frivole et 
éphémère et qui a acquis le droit d'exiger qu'on 
lui offre, — au banquet cinématographique au- 
quel on le convie et auquel, volontiers, il accourt 
avec empressement, parmi beaucoup de mets 
de fantaisie agréable, quelques plats de résis- 
tance, d'une utilité solide et durable. 

Ces besoins du public sont incontestables, ils 
se sont manifestés nettement et si l'on veut bien 
considérer la presse, prise en général, comme 
un reflet de l'opinion publique, on n'aura pas 
été sans remarquer que, dans les quotidiens, 
comme dans les périodiques, ce sont toujours et 
exclusivement les films scientifiques et instruc- 
tifs ou éducateurs, qui font les frais des com- 
mentaires émis. 

C'est une indication, c'est un symptôme. 

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LA 

Prohibition des Films de Boxe aux Etats-Unis 

Le fameux « Simmons Bill », qui interdit 
les films représentant les matchs de boxe et 
que les chambres américaines adoptèrent, a 
été soumis à la signature du Président Taft. 
La presse cinématographique américaine a fait 
ressortir, avec insistance, le vice fondamental 
de cette loi, et son caractère anticonstitution- 
nel. 

Aux termes du « Simmons Bill » le trans- 
port par la poste ou par tout autre moyen 
d'un Etat dans un autre, de films représen- 
tant des matchs de boxe est formellement in- 
terdit. 

Si l'on admet le principe sur lequel se base 
la loi prohibitive en question, il y a heu de 
prévoir un grave danger. Cela peut mener loin 
en effet, car il n'y a aucune raison pour que 
le Congrès, une fois entré dans cette voie, ne 
s'arroge le droit de prononcer l'interdiction de 
films de n'importe quel genre, sous un prétexij 
ou un autre. La porte est de fait ouverte à 
toutes les possibilités. 

Le Congrès serait appelé à émettre son opi- 
nion sur tous les films sans exception, s il 
plaisait à un législateur cinéphooe de soulever 
la question et de la soumettre à ses pairs, et 
il en serait réduit à baser ses résolutions sur 
les dires des fonctionnaires plus ou moins com- 
pétents chargés d'émettre leur avis, à titre 
d'experts. 

Et il ne s'agit pas là d'une vaine alerte, 
car lors de la discussion du projet cméphob? 
de l'honorable Misler Simmons, un amende- 



ment fut déposé, qui tendait à classer d'autre' 
films également dans la catégorie de ceux qua 
lifiés, par la loi, de films de contrebande. 

Cet amendement fut rejeté, il est vrai, mais 
qui nous dit qu'il ne reviendra pas sur l'eau 



a la prochaine session 



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Il y a là une question du plus haut inté- 
rêt pour les fabricants et les exploitants indis- 
tinctement, car il pourrait en résulter pour eux 
beaucoup de mal. 



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LA LIGUE 



DES 



EXPLOITANTS DE SIHBHAS D'AMERIQUE 



Comment elle prit naissance. 
Sa genèse. — Ses progrès ra= 
pides. — La situation actuelle. 

Récit d'après la déclaration de M. NEFF, 
Président de la " Ligue Nationale " faite 
au " MoVing Victure World ". 



(Suite et fin) 
(Voir Ciné-Journal du 7 Septembre 1ÏH2) 



Ligue des Exploitants 
de Chicago- 

Il y a, en ce qui concerne certains détails 
relatifs à l'histoire des débuts de la « Ligue 
des Exploitants de Chicago », des divergences 
d'opinions que nous croyons nécessaires de re- 
produire toutes, indistinctement, car le présent 
article pourra, plus tard, être considéré comme 
une documentation digne de foi. 

Une version veut que les origines remontent 
à un meeting tenu au « Noon Day Club », le 
1 6 janvier 1911. Ce Club n'avait qu'une entité 
nominale étant composé d'exploitants et de 
personnes s'occupant d'échanges et qui se réu- 
nissaient dans un café à l'heure du déjeuner. 
D'autres meetings furent tenus dans les locaux 
de ce Club en janvier, février et mars 1911. 
La plupart des membres de ce Club ainsi que 
d'autres exploitants se rencontrèrent le 10 avril 
au « Standard Film Exchange » et la créa- 



tion de la Ligue fut décidée et réalisée ce 
jour-là. 

L'autre version, qui mérite plus de créance, 
est en contradiction avec la précédente. D'a- 
près elle, le premier meeting eut lieu au 
» Standard Film Exchange » et ce, bien avant 
le 16 janvier 1911, et que ce furent MM. F.- 
J. Flaherty et Joseph Hopp qui en prirent 
l'initiative. Une réunion publique eut lieu le 
25 avril 1911, et c'est là qu'on décida la 
formation de la Ligue des Exploitants de Chi- 
cago. 

Actuellement, la section locale de Chicago 
compte 360 membres et comprend des exploi- 
tants des localités extra-muros suivantes : Au- 
rora, Joliet, South Chicago, Freeport, Rock- 
ford, Decatur et Evanston. 
* 

Exploitants de l'État de 
New=York. 

La Ligue des Exploitants de l'Etat de New- 
York, a une histoire quelque peu mouvementée. 
Il y eut une première organisation au début de 
1907, sous la présidence de M. Nicola Sera- 
phine, formée dans le seul but de faire échec 
à l'attitude du maire Mac Clellan, qui voulait 
d'un trait de plume supprimer toutes les licen- 
ces des cinémas. Depuis, il y eut successive- 
ment plusieurs associations, créées et dissoutes 
selon les circonstances et les besoins du mo- 
ment. 

Au mois de décembre 1907 il y eut une le- 
vée de boucliers générale à la suite de l'ordon- 
nance du maire Mac Clellan, de fermer en bloc 
tous les cinémas dans New-York. Une nouvelle 
Association fut formée qui réunit des capitaux 
considérables pour entreprendre la campagne 
et soutenir la lutte contre l'arbitraire munici- 



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pal en justice. Cette Association fit preuve de 
plus ou moins d'activité durant l'année 1908. 
Mais ce n'est qu'en 1909 que l'on entreprit 
une action énergique pour lutter contre le? 
vexations officielles. 

Un second essai d'organiser les exploitants 
de New-York eut lieu en 1910, sous la pré- 
sidence de M. Will. C. Smith. Cette Associa- 
tion n'eut qu'une existence éphémère et ce 
n'est qu'en septembre 1911 que les exploitants, 
stimulés par de nouvelles prescriptions légales 
draconiennes se constituèrent en Ligue. 

Actuellement la section de New-York 

compte 200 membres et dispose d'une caisse 

très abondamment garnie. Elle a l'air d'être 

définitivement et solidement assise. 

* 
** 

Les Exploitants de l'État 
de West=Virginia 

Les premiers efforts pour créer une Ligue 
d Exploitants de la Virginie occidentale re- 
monte au 28 février 1912. Elle se constitua 
sous la présidence de M. M. Weir et s'affilia 
de suite à la « Ligue nationale ». 



OKîohama 

Le 13 juin 1912 a eu lieu, à Oklohama, 
une réunion d'exploitants qui aboutit à la cons- 
titution d'une Association, sous la présidence 
de M. Clark Vichols. 

La Ligue de San Francisco 

Après plusieurs tentatives infructueuses 
d'organisation, les exploitants de San Fran- 
cisco finirent par constituer une Association, au 
mois d'août 1908, sous le titre de « San 
Francisco Motion Picture Exhibitor's Associa- 



tion », sous la présidence de M. Martin 
Kurtzig. 

Tous les cinémas de San Francisco, sauf 
deux, font partie de l'Association. Jusqu'au 
1" janvier 1912 l'Association de San Fran- 
cisco fut purement locale, mais à partir de ce 
jour on décida de l'étendre à l'Etat de Cali- 
fornie tout entier, afin de posséder la faculté 
d'affiliation à la ci Ligue nationale ». Le pre- 
mier mai 1912 on mit en route des recruteurs 
qui rapportèrent, en quelques semaines, 60 
membres nouveaux. Actuellement des recruteurs 
parcourent toutes les villes de l'Etat et font de 
nombreux prosélytes. On estime que 90 0/0 
des exploitants de Californie ont, à l'heure 
actuelle adhéré à la « Ligue nationale ». La 
Convention annuelle aura lieu les 17, 1 8 et 19 
septembre prochain. 

#* 

Les 
Exploitants du Connecticut 

C'est le 29 novembre 1911 qu'ils se sont 
groupés, au nombre de 29. Depuis l'Associa- 
tion n'a pas fait parler d'elle. 

* 
* * 

La Ligue de New=Jersey 

La Ligue de New-Jersey a pris naissance 
dans le courant de l'été de 1908, à la suite 
des mesures draconiennes édictées par des au- 
torités cinéphobes. Mais elle ne vécut pas. La 
Ligue actuelle est de formation plus récente et 
ne remonte qu'au mois de mai dernier. Ce fut 
M. Neff qui réussit à la remettre solidement 
sur pieds. Elle est actuellement présidée pai 
M. G.-A. Robinson. 

*j 
** 

La Ligue de Michigan 

La première Convention annuelle de la 
« Ligue des Exploitants du Michigan » eut 



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lieu à Détroit, du II au 13 juillet 1911. Il y 
eut une centaine de participants. La Ligue prit 
rapidement une grande extension; elle s'affilia 
à la « Ligue nationale ». La seconde Con- 
vention d'Etat eut lieu le 9 juillet 1912 et la 
date de la prochaine a été fixée au 8 juillet 
1913, à Saginaw. 

La Ligue est présidée actuellement par 
M. Cari Ray. 

* # 
Les Exploitants de Pensylvanie 

Plusieurs tentatives pour former une Asso- 
ciation d'Exploitants échouèrent successivement, 
jusqu'au dernier Congrès de Pittsburg, les 24 
et 25 juin dernier. 

Il existait depuis environ quatre années, une 
Association locale à Philadelphie et une autre 
Association également locale à Pittsburg. Cette 
dernière entama une procédure pour s'attribuer 
légalement le titre de « Ligue des Exploitants 
de Pensylvanie ». 

Un conflit fut sur le point d'éclater à ce 
propos entre les deux Associations. Mais l'ha- 
bile intervention de M. Neff aplanit les diffi- 
cultés et aboutit à la fusion des deux groupes 
qui formèrent le noyau de la Ligue actuelle. 

*'* 

La Ligue de l'Etat d'Indania 

Cinquante-cinq exploitants, réunis à India- 
nopolis le 12 décembre 1912, jetèrent les 
bases de cette Ligue qui n'a cessé de progresser 
rapidement. La Convention d'Etat d'Indiano- 
polis eut lieu le 23 juillet dernier avec le con- 
cours de très nombreux adhérents. 



A Washington 

Une Ligue est en formation sur l'initiative 
de M. Neff. Les Exploitants du district de 



Columbia ont formé une Association tempo- 
raire. 

* 

** 

Les Exploitants du Wisconsin 

Elle a pris naissance à Milwaukee le 19 sep- 
tembre 1911, avec un noyau de 60 adhérents. 
La première Convention eut lieu les 19 et 20 
juillet 1912. 

# * 

La Ligue 
des Exploitants du Missouri 

Quoique dans l'Etat de Missouri la situa- 
tion cinématographique soit extrêmement floris- 
sante, les Exploitants de la région n'ont pas 
été particulièrement empressés de se grouper. 
Saint-Louis manifesta jusqu'ici une très grande 
inertie et ce fut le rôle de Kansas City de pren- 
dre l'initiative d'une Association, au début du 
mois de février 1912, avec 22 membres. 

Actuellement la Ligue compte 36 membres 
représentant 42 cinémas. 

* 

La Ligue 
de l'État de KentucRy 

C'est au début de l'année courante que la 
Ligue des Exploitants de l'Etat de Kentucky 
reçut son baptême. La premièer réunion cons- 
titutive eut lieu le 4 avril, sous la présidence de; 
M. Neff. 

Le 8 avril eut heu la première assemblée 
générale et le 25 du même mois la première! 
Convention fut tenue à Lexington. La Ligue, 
très florissante, compte actuellement un nombre 
très respectable d'adhérents. 



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Aphorisme Cinématographique 

L'expérience et de longues années d'obser- 
vation, ne permettent-elles pas d'affirmer que, 
dans le monde entier, dans le monde où l'on 
se distrait et où l'on s'amuse, le public ne 
trouve à aussi haute dose de sujets de satisfac- 
tion et de contentement que dans un cinéma?? 

C'est un fait : les exploitants ont toujours 
eu à cœur de faire de leur mieux pour gâter 
leur clientèle. Les exploitants reconnaissent 
tout le sérieux, toute la portée de ce que nous 
pouvons bien appeler « leur mission » et cela 
permet de bien augurer de l'avenir. 

Les millions et les millions de francs enga- 
gés dans la cinématographie et ceux qui sont 
sur le point d'y être engagés constituent le té- 
moignage le plus éloquent de la solidarité des 
fondations de l'œuvre cinématographique. 

On n'aurait jamais pu atteindre de pareils 
résultats s'il s'était agi, comme beaucoup de 
cinéphobes le disent, d'un simple bluff! 



LISIBILITÉ DES AFFICHES 

Quelles sont les affiches qui offrent le plus 
de lisibilité à la plus grande distance? Cette 
question, qui revêt pour cette forme de publi- 
cité une nouvelle importance depuis le vote de 
la loi contre les panneaux-réclames, intéresse 
aussi nos confrères d'Angleterre, qui procèdent 
à des expériences de combinaisons d'encres et 
de papier pour trouver la bonne formule. 

Voici à ce sujet quelques détails que nous 
empruntons à The Priniing Machiner^ Record: 

« C'est la maison Scheldons Limited, de 
Leeds, une des plus réputées pour l'impression 
des affiches, qui procéda à ces expériences, les- 
quelles démontrèrent que les affiches tirées en 
noir sur papier jaune étaient celles que l'on 
pouvait lire à la plus grande distance. 

« Cette classification fut ainsi obtenue : sur 
un grand panneau en bois, placé à l'extrémité 
d'un champ et bien exposé à la lumière du 
soleil, on fixa des affiches imprimés avec des 



encres et sur des papiers de couleurs différen- 
tes. Sur chacun de ces affiches figuraient deux 
lignes de texte, la première ne renfermant que 
des caractères bien distincts, la seconde des let- 
tres plus difficiles à distinguer de loin, tels que 
I, J, etc. 

« Des piquets, soigneusement repérés, étaient 
placés de distance en distance dans la direction 
du panneau pour servir à établir, d'après les 
observations faites par de nombreuses person- 
nes, le degré de lisibilité de chacune des affi- 
ches. 

Après pointage, on trouva la classification 
suivante : 

1" Encre noire sur papier jaune; 
2" Encre verte sur papier blanc; 
3" Encre rouge sur papier blanc; 
4" Encre bleue sur papier blanc ; 
5" Encre blanche sur papier bleu; 
6' Encre noire sur papier blanc; 
7" Encre jaune sur papier noir; 
8" Encre blanche sur papier rouge; 
9" Encre blanche sur papier vert; 
10" Encre blanche sur papier noir; 
1 1" Encre rouge sur papier jaune; 
12 Encre verte sur papier rouge; 
1 3" Encre rouge sur papier vert. 

« Il est à remarquer qu'une affiche impri- 
mée en blanc sur papier bleu peut être lue à 
une plus grande distance qu'une affiche impri- 
mée en noir sur papier blanc. 

c A remarquer également que l'effet obtenu 
par la combinaison de deux couleurs dépend 
beaucoup de la prépondérance d'une couleur 
sur l'autre, ce qui est clairement démontré en 
comparant les classifications données au rouge 
sur blanc et au blanc sur rouge, ou vert sur 
blanc et blanc sur vert. 



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matographiques du Monde. Ses hautes qualités le recom- 
mandaient en effet à Y admiration des connaisseurs. 

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appartenaient jusqu'alors à la " Société Roumaine du Film 
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exclusivement à M. Léon M. PCPESCV qui les a achetés avec 
actes authentifiés. 

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SURESNES (Seine) 

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versement brutal. 

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L'Abbé LEMIRE, député du Nord assisté de 
M. Gustave MESUREUR, préside à la 4' fêle 
annuelle des " Jardins Ouvriers ". 

BÉTHUNE (Pas-de-Calais) 

Une CATASTROPHE aux MINES de CLA- 
RENCE. — Maigre d'héroïques efforts, les 
sauveteurs n'ont pu arracher a la mine que 
quelques-uns des 80 ouvriers ensevelis. 

HOULBATE (Calvados) 

L'Aviateur GARROS qui vient de s'élever à 
5.500 m. battant ainsi de 500 m. le record de la 
hauteur détenu par le Lieutenant Autrichien 
BEATSCHKE. 

BERCK-PLAGE (P.-de-C.) 

Le I" Concours d'Aéroplanes (Véhicules à 
Voiles) organisé en France a obtenu un très 
vif succès de curiosité. 

LE MANS (Sarthe) 

La coupe internationale de motocvclctte est 
gagnée par DEVAV (400 Klm. en 5 h.) 

Le Grand Prix, de France Automobile 

organisé par l'A. C. de la Sarthe. 

NEW-YORK (U. S. A.) 

Un bateau échoué est transporté en cale sèche 
sans être renfloué. 

LONDRES 

Concours de plongeons. 



BERLIN 

L'Empereur et l'Impératrice passent en revue 
les Vétérans sur le Champ de Manœuvres de 
Tempelhof. 

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Le Mississipi déborde et emporte les ponts. 

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Helvétique et le KAISER. 

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retour de la grande fête de bienfaisance or- 
ganisée à BILRAO (Espagne)s au profit des 
victimes de la mer. 

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(République Argentine) 

Le Reporter du 'TEMPS", Monsieur J. CAR- 
RÈRE, blessé en TR POLITAINE par les 
Turcs, est de passage dans notre ville. 

BERLIN 

Le Lieutenant ERIGER, sur Monoplan " II AR- 
LAN", se classe premier dans l'épi euve 
" AUTOUR DE BERLIN ". 

NEW-YORK (U. S. A.) 

Défilé dans les rues de la ville des hôtes du 
Cirque BARNUM. 

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52 — 



LE 2 e CONGRÈS NATIONAL 

DE LA 

Ligue des Exploitants le Cinématographes 

D'AMÉRIQUE 



Le, deuxième Congrès national des Exploi- 
tants d'Amérique n'a commencé à faire œuvre 
effective que le troisième jour de sa réunion, 
lorscjue M. Paul Le Marquand, de Winnipeg, 
fut admis à poursuivre son projet d'organiser 
le Canada de la même façon que les diffé- 
rents Etats de l'Union et à le placer sous les 
règlements de la « Ligue des Exploitants 
d'Amérique ». 

Les journées précédentes s'étaient passées en 
promenades, banquets et nomination de com- 
missions et sous-commissions. 

Nous avons déjà dit que M. Neff avait été 
à l'unanimité, réélu président de la u Ligue 
Nationale ». 

Le Corigrès décida d'augmenter sensible- 
ment les honoraires des membres du bureau, 
sans exception, puis on vota une taxe de deux 



dollars par an, pour chaque membre, comme 
contribution spéciale à l'œuvre de propagande 
de la Ligue. 

Une question très importante devait être dis- 
cutée, mais elle ne le fut pas, en raison de 
l'absence du rapporteur, subitement empêché. 
Elle vaut néanmoins la peine d'être mention- 
née : 

La Ligue a perfectionné et mis en pratique 
un système d'assurances pour ses membres qui, 
confondant leurs assurances incendie et leurs 
assurances accidents, équivalut au principe de 
la contre-assurance mutuelle. C'est un système 
qui, depuis une trentaine d'années, est appliqué 
dans les grandes industries américaines, avec 
les meilleurs résultats, et une notable économie. 
Il s'agit maintenant d'étendre ce système d'as- 
surance mutuelle à tous les membres de la Li- 
gue et à le généraliser. 

New- York fut désigné comme siège de Ja 
prochaine Convention Nationale et on se sépira 
après avoir voté une résolution aux termes d'j 
laquelle les exploitants élimineront de leu^s 
programmes, tous les films comportant des scè- 
nes de lit de mort. 

La quatrième journée amena la formation 
définitive des Associations d'Exploitants des 



FILMS CINÉMATOGRAPHIQUES 

. Dans lesquels les Objets animés ou immobiles = 

Ressortent sur l'Écran avec un relief stéréoscopique très accentué 

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raccorder à d'autres bandes ordinaires. On les projette par les moyens ordinaires et l'effet 
Stéréoscopique très marqué se manifeste sans aucun artifice. 

Le Daily Mail écrit à propos de ces films : « Les effets en sont saisissants » et la majorité des 
Exploitants Anglais en vue se rallient à cette opinion. 



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— 53 — 



Etats de Iowa, Nevada, Tennessee et Minne- 
sota, qui s'affilièrent aussitôt à la « Ligue 
Nationale ». 

On estime que le nombre des assistants, tout 
compris, ce jour-là, se montait à 2.500 per- 
sonnes. 

Il est assez difficile de fournir un compte 
rendu détaillé et précis sur ce qui s'est passé 
exactement à la Convention, car la presse en 
avait été strictement exclue et on n'a pu se 
baser que sur des rumeurs et des bruits de 
couloir. L'exclusion de la presse n'a pas été 
piécisément un moyen de disposer favorable- 
ment les journaux à l'endroit des congressiste; 
qui, d'ailleurs, paraît-il, n'ont pas été unanimes 
dans ce vote d'ostracisme. Des organes corpo- 
ratifs importants, tels que le Moving Picture 
World et le Moving Picture Netos, dont les 
repiésentants n'allaient certainement pas au 
Congrès par pure curiosité, ont dû, comme les 
autres, rester devant les murs « derrière les- 
quels il se passait quelque chose!... » 

Le Congrès a traité longuement la question 
de la Censure, celle du service intérieur dans 
les cinémas, celle de l'organisation corporative. 

Il résulta de la mise à l'index des journa- 



listes, que, sur la fin, les journaux de Chipago 
se mirent à raconter des histoires abracadabran- 
tes sur des dissensions intestines et des discus- 
sions orageuses et violentes, qui n'avaient nul- 
lement eu heu. 

Il est très regrettable que les décisions prises 
par la Convention aient été drapées dans un 
tel secret, que rien ou presque n'a transpiré, 
car il y a de fortes raisons de croire que des 
choses très intéressantes pour la branche en 
général, ont été discutées et que des résolu- 
tions prises auraient pu surgir pour la géné- 
ralité d'utiles suggestions. 



Les Fabricants et les Loueurs 

La (i Convention Nationale » de Chicago a 
fourni aux fabricants et aux loueurs un prétexte 
et une belle occasion de faire étal de toutes 
leurs nouveautés, de tout ce qu'ils pourraient 
offrir de mieux dans leur genre. 

Ce fut, en quelque sorte, une vaste foire, à 
l'instar de celle de Leipzig, où tout, tout, tout 
ce qui se rattache à l'industrie et à l'exploita- 
tion cinématographiques se trouvait représenté, 



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pliqués jusqu'aux désinfectants et purificateurs 
de l'atmosphère... 

Grains de bon sens 



Quelques Pensées profondes glanées dans 

les discours prononcés 

à la Convention de Chicago. 

De M. Macley Hoyne, délégué pour le re- 
présenter, par M. Harrisson, maire de Chi- 
cago, retenu au dehors par la grève générais 
des tramways : 

« ...La Cinématographie est décidément une 
« grande » chose, il faut le reconnaître, et 
durant tout le temps que vous serez ici, n'im- 
porte ce qui pourra être fait par les fonction- 
naires de la ville pour vous être utile et vous 
rendre le séjour parmi nous agréable, sera fait, 
nous serons très heureux de pouvoir vous prê- 
ter assistance et vous trouverez toujours et en 
tout temps, quelqu'un à l'Hôtel de Ville qii 
sera prêt à vous aider... » 



De l'honorable John J. Lentz, conseiller ju- 
ridique de la Ligue Nationale : 

« ...Ce fut le rêve d'un grand littérateur 
d'effectuer le tour du monde en 80 jours... 
Vous autres, vous nous le faites faire en 80 
minutes!... et vous pouvez même le faire, si 
vous voulez, en 80 secondes! » 



» ...Cet hiver, vous allez, pour un nickel 
(0 fr. 25), faire l'éducation de la jeunesse, 
garçons et filles..., des hommes et des femmes 
des Etats-Unis, les élever à un plus haut degré 
d'intelligence et avec plus d'efficacité, que 
n'auront jamais pu le faire, en ce monde, le 
plus savant évêque et le plus puissant des 



« Le temps est venu où tous, hommes 
et femmes, doivent être reconnus par les fai- 
seurs de lois de ce pays, comme une puissance 
avec laquelle il ne s'agit pas de plaisanter, et 
où vous ne permettrez plus aux Jean-Jacques 
eu Pierrre d'une petite municipalité quelcon- 
que, de mettre des obstacles au développement 
et au progrès de la Cinématographie, qui est le 
plus lumineux flambeau de la vie actuelle... » 



h ...Si chaque église, dans ce pays, voulait 
se consacrer, chaque dimanche, à la Cinémato- 
graphie, je crois bien que, tous tant que nous 
sommes, nous irions à l'église, tout au moins 
plus volontiers. Je crois fermement que nous 
irions tous... De braves gens comme vous ne 
pourraient se tenir à l'écart. Bien plus, j'irais 
moi-même si je savais y trouver le film. Ce se- 
rait un moyen d'attraction capital pour l'église 
et l'on ne verrait plus paraître dans les revues 
et les magazines, des tas d'articles sur ce su- 
jet : <i Pourquoi les hommes ne vont-ils pas 
« à l'église et pourquoi les femmes commen- 
ii cent-elles à laisser des vides sur les bancs 
(i dans les temples? » Pourquoi?... Mais par- 
ce qu'ils n'y trouvent pas le cinématographe!... 
Les gens d'église sont en retard, très en retard, 
ils ne sont pas de notre époque... » 

« ...J'ai dit, à Dayton, en m'adressant à 
notre a Ligue d'Etat » que j'étais persuadé 
que le temps n'était pas très éloigné où vous 
prendriez la place qui vous revient dans les 
écoles publiques, et que vous inculqueriez, dans 
l'espace d'un seul hiver, aux garçons comme 
aux filles, toute l'histoire, toute la géographie 
toutes les connaissances utiles aux entreprises 
humaines, tout ce qui concerne le gouvernement, 
la religion, la science, toutes choses qu'ils n'ap- 
prennent qu'au cours de nombreuses années 
d'études... Pourquoi ne pas gagner du 
temps?... » 

<i ...Je ne vois pas pourquoi nous ferions de 
l'éducation et de l'enseignement une chose dé- 
sagréable, insipide. La Cinématographie peut 
faire d'un enfant de quinze ans un aussi grand 
savant que celui qui a fréquenté l'université 
jusqu'à l'âge de vingt-six ans... Pourquoi ne le 
ferions-nous pas?... » 

h ... Je puis le dire et le proclamer haute- 
ment, en ne m'en tenant qu'au seul Etat d'Ohio 
où il existe plus de mille cinémas, que toutes 
les écoles et toutes les églises réunies n'ont pas 
fait autant pour le développement mental de la 
masse, en l'espace de ces deux dernières an- 
nées, que ce qu'a réalisé le cinéma!... » 

ii ... Songez un peu!... Vous haïssez quel- 
qu'un parce qu'il est juif et que vous êtes chré- 
tien, vous haïssez quelqu'un paice qu'il est 
catholique et que vous êtes protestant; vous 
haïssez quelqu'un parce que vous n'êtes ni juif, 
ni catholique, ni protestant... Or, il faut être 




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— 58 - 



rudement patate (sic) pour vous tracasser l'es- 
prit à ce propos... Il y a beaucoup d'animaux 
d'ordre inférieur qui tuent pour manger, pour 
se nourrir; il y en a beaucoup qui tuent pour 
protéger leurs petits, mais c'est à l'homme qu'il 
appartient de tuer physiquement, intellectuelle- 
ment, moralement, socialement et profession- 
nellement leurs rivaux en ce monde. Pourquoi? 
Hélas!... par pur esprit de rivalité!... » 



Du Président Neff : 

« ... Mesdames et Messieurs, je ne vais pas 
faire de grands discours... Comme vous le sa 
vez tous, je suis sur pied depuis quatre jours... 
Je n'ai guère dormi, depuis mon arrivée dans 
votre ville, mais j'ai fait, par contre, un petit 
peu de travail pour nous tous... pour la ciné- 
matographie... » 

<( ... Je me souviens qu'il n'y a même pas 
deux ans à peine de cela, je convoquais, à Co- 
lumbus, la première Convention. Nous étions 
tout juste... dix!... Depuis ce » Conseil des 
dix » nous avons mené le bon combat pour le 
bien des exploitants... Et nous sommes fiers 
de pouvoir dire que nous n'avons pas perdu la 



bataille. Et nous sommes fiers aussi, de pou- 
voir vous dire ici, qu'il n'est pas un seul péril 
que nous n'ayions conjuré dans l'Etat d'Ohio, 
pas un seul grief que nous n'ayions réussi à 
faire valoir, pas un seul tort que nous n'ayions 
fait redresser à notre entière satisfaction jus- 
qu'à présent!... a 

(i ... Un mot encore, un seul. Plusieurs 
d'entre vous sont venus me demander: « Qu'al- 
k lez-vous faire à ce Congrès? » Eh bien! 
mes amis, pour qu'il n'y ait pas de méprise, 
pour que nous nous comprenions tous, dès le 
commencement, sachez que nous sommes ici, non 
seulement dans le but d'établir une législatioi 
pour l'exploitant de cinémas, mais aussi pour 
apprendre à nous connaître réciproquement, 
pour coopérer loyalement à l'œuvre commune, 
afin de créer une situation qui assure aux hom- 
mes comme aux femmes engagés dans notre 
branche, les moyens de faire valoir leurs droits 
et d'imposer à tous la justice à laquelle ils or.t 
droit!... » 



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Journal ». 



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De KHARBINE a YOKOHAMA (Voyage). . 129 met. 
LA MACHOIRE DÉCROCHÉE (Comique) . 119 — 

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Drame - Long. : 218 met. 

interprète par 

M mc CHRISTIANE-MENDELYS - M. BARNIER, des Nouveautés 

M. DESCHAMPS , du Théâtre des Nouveautés 



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Sous la Coupole du Cirque, Drame, Affiche . . 59U met. 

Sang de Gitane, Drame, Affiche 864 — 

Frère et Sœur, Drame, Affiche 775 — 

Le Roman d'une Princesse, Drame, Affiche. . 597 — 



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61 — 



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AINSI FONT... FONT... FONT!... 



Ils savent y faire, décidément, les Améri- 
cains... Oyez plutôt : 

« Tout fait prévoir qu'une foule énorme sa 
portera sur « Rex-Théâtre », de Sait Lak? 
City, la soirée du..., lorsqu'aura lieu, au cours 
d'une des séances, le tirage du numéro qui 
procurera à son heureux propriétaire un voyage 
d'agrément gratuit à travers Yellowstone Park, 
à titre d'invité du » Rex-Théâtre... » 

Si cette annonce n'est pas faite pour attirer 
du monde et emplir la salle la plus vaste, ii 
y a vraiment de quoi renoncer... 

Le petit jeu durait à peine une semaine, et 
déjà le chiffre des billets délivrés, s'élevait à 
1 3. 1 02, aux adultes, les enfants n'étant pas 
admis au bénéfice de l'aubaine. 

Mais ce n'est pas fini et cela durera vrai- 
semblablement quelque temps encore, avant que 
le fameux numéro ne sorte de l'urne, pour faire 
un seul et unique heureux. Celui-ci est obligé 
de se trouver présent à la séance, lors du tirage 
et réclamer en personne, le bon qui lui échoira 
et lui donnera droit à ce mirifique voyage, dc- 
Salt-Lake City à Yellawstone et retour, er 
première, — Pullman car, wagon-lit, etc., etc., 
s. v. p! — traversée en carrosse de gala du 
parc de Yellowstone, treize repas copieux et 
succulents, quatre nuits de séjour dans un 
« Palace Hôtel », sans compter les petits 
agréments secondaires, mais nullement à dédai- 
gner. 

Or, le « Rex-Théâtre » de Sait Lake City 
ne peut contenir que 1.700 spectateurs. C'est 
déjà joli, dira-t-on. Oui, mais puisque le ga- 
gnant devra être présent et qui, dès la pre- 
mière semaine, il y eut 13.102 numéros de 
délivrés, comment fera-t-on, comment les cho- 
ses se passeront-elles?... 

Ne vous inquiétez pas pour si peu!... 

Les Yankees ne sont jamais embarrassés... 
On a tout prévu. Ceux qui ne pourront entrer 
au théâtre, le jour du tirage, resteront dehors... 
Tout simplement. Mais ils ne seront pas frus- 
trés de leur droit pour cela. Que non pas!... 
On extraira le bienheureux numéro de l'urne, à 
9 heures du soir... Un contrôle sévère sera 
établi pour éviter toute fraude et assurer la par- 
faite loyauté de l'opération. Le numéro sorti 
sera d'abord proclamé à l'intérieur du théâtre, 
puis des hérauts, à voix de stentor, iront le pro- 
clamer dehors, aux quatre points cardinaux... 



De celte façon chacun pourra le connaître... 
Et, s'il ne se présentait pas de gagnant dans 
les dix minutes suivant la proclamation, un 
autre numéro serait tiré et ainsi de suite, le 
cas échéant, jusqu'à ce qu'un gagnant se fasse 
connaître et vienne chercher, en personne, sur 
la scène, le fameux bon... 

Ah! ils s'y entendent, en réclame, les Amé- 
ricains!... 



PETITES NOUVELLES d'AMÉRIQUE 



Un conflit vient d'éclater entre Buffalo 
Bill et PaWnee Bill d'une part et la Buffalo 
and Pawvee Bill C" d'autre part. Les deux 
protagonistes des films qui portent leur nom, 
ont fait paraître dans les journaux, des annon- 
ces pour mettre en garde les exploitants, contre 
les poursuites auxquelles ils pourraient s'expo- 
ser, en projetant ces films. 

Or, MM. P.-A. Powers et P.-P. Craft, 
directeurs des sociétés éditrices des films en 
question, viennent d'actionner la o Buffalo Bill 
Wild West Show C" », en cent mille dollars 
(500.000 francs) de dommages-intérêts, pour 
le préjudice que leur ont causé ces annonces. 



Le Sénat américain a voté une loi qui place 
les films cinématographiques sous le régime de 
la protection littéraire artistique spéciale, syn- 
thétisée par le « Copyright » des Etats-Unis. 
Désormais, au lieu d'une amende pour chaque 
film faisant une concurrence illégale a un au- 
tre film, la loi prévaut, en cas d'infraction in- 
volontaire, une amende globale, et des domma- 
ges-intérêts qui ne pourront être supérieurs à 
100 dollars (500 francs). 

La Compagnie Lubin vient d'acquérir le 
domaine de Bclzwood, de 250 acres, ayant 
appartenu à feu M. Betz, pour la somme de 
cent mille dollars, soit 500.000 francs. 

Betzwood est situé dans la banlieue de Phi- 
ladelphie. C'est, une des plus belles propriétés 
de la région. Elle servira à la Compagnie Lu- 
bin, non seulement pour ses prises de vues, 
dans un décor merveilleusement varié et pitto- 
resque, mais aussi de villégiature estivale pour 
les six cents employés de la Maison. 

Il paraît que lorsque l'aménagement du do- 
maine sera achevé conformément aux plans 
établis, on se trouvera en présence d'une dé- 
pense de un million de dollars en chiffres ronds. 

Les Américains font grand. 



62 



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EN VA TURE A UX LIONS 

Drame 

Le lieutenant Alexandre est devenu amoureux d'une actrice de cirque, 
Cléa la dompteuse. 

L'amant de celle-ci, le dompteur Antoine, s'aperçoit qu'elle n'est pas 
indifférente aux avances du lieutenant; il en devient très jaloux. 

Cléa et Alexandre doivent prendre un rendez-vous. Le clown de la 
troupe propose au dompteur Antoine d'épier les deux amants et de lui 
rapporter ce qu'il verra. Antoine accepte et défend à Cléa de sortir du 
cirque. Elle est désespérée. Le clown, faisant semblant d'être ému par la 
douleur de Cléa, capte ainsi sa confiance et lui offre son aide. 

Cléa, croyant à la sincérité de l'artiste, lui confie pour Alexandre 
un billet dans lequel elle lui donne un ren'iez-vous pour la nuit au cirque. 

Naturellement le dompteur en est informé. 

Le lieutenant Alexandre reçoit le billet et, la nuit venue, il va au 
rendez-vous. Cléa, pressentant un malheur, veut à tout prix rencontrer 
Alexandre; mais elle est saisie, bâillonnée et liée à une colonne du cirque. 

Pendant ce temps, le clown invite Alexandre à l'attendre dans l'in- 
térieur du cirque; il le laisse seul. 

Tout à coup Alexandre recule terrifié: les lions, qui viennent d'être 
mis en liberté, s'avancent, prêts à se jeter sur lui. Ils le tiennent mainte- 
nant sous leurs griffes et le mutilent effroyablement. 

Cléa, folle de douleur, assiste à cette scène, terrifiée et impuissante. 
Le lendemain, les autorités sont appelées par le dompteur. Celui-ci ex- 

k pé 



&- 



BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



plique, le clown affirmant son témoignage, que la mort du lieutenant est 
due à une imprudence inexplicable; les autorités, convaincues de la vérité 
de ses dires, s'apprêtent à se retirer. Cléa, ne pouvant plus se contenir, 
s'écrie en désignant Antoine: « C'est lui l'assassin, c'est lui qui l'a fait 
déchirer », et en pleurant se jette sur le corps mutilé du lieutenant. 

Antoine, dans un mouvement de rage, veut se précipiter sur elle 
pour se venger de sa dénonciation, mais il est saisi à temps par les agents, 
qui le mettent en état d'arrestation. 

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Mot Télégraphique : PASTC. 



LES DROITS DU PASSE 

Pathétique 

Un vieil artiste, Antoine, seul et fatigué, avance péniblement par 
l'âpre chemin. Mais en route il tombe, harassé et mourant de faim. 

Un monsieur compatissant le rencontre et le conduit à l'hospice de 
la mendicité, où il sera restauré et logé. 

L'infirmier lui apporte l'uniforme des pensionnaires dont il devra se 
revêtir. A la vue de cette livrée, Antoine songe au passé qui a été si glo- 
rieux pour lui. Il se rappelle les temps heureux de sa jeunesse, ses amours. 

Jadis si fêté, si choyé, Antoine pourrait-il supporter la honte de 
tomber au rang des indigents ? Non, et plutôt que de subir cette dé- 
chéance morale, il préfère partir; et encore plus faible, il reprend l'ancien 
chemin vers l'inconnu! 

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Mot télégraphique : PASSATO. 



TONTOLINI INVULNERABLE 

Comique 

Une bohémienne donne à Tontolini une petite bouteille qui contient 
la liqueur qui rend invulnérable. Pour lui prouver la véracité de ses dires, 
elle lui donne un coup avec un coutelas, mais cet instrument se brise sans 
lui faire aucun mal. 

Chez une 'iame, au moment où il est agenouillé à ses pieds, le mari 
survient. Il tire deux coups de revolver sur Tontolini, mais ce dernier, 
indemne, restitue les deux projectiles au mari, ahuri, et il s'en va, souriant. 

Pour avoir défendu un enfant, Tontolini a un duel avec un vieux 
militaire, mais l'épée se courbe sur sa poitrine. 






# 



BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



Des soldats font des épreuves de tir au canon; Tontohni saute de- 
vant la pièce; le boulet le frappe au dos et rebondit dans le canon, qui 
recule vertigineusement. 

On met Tontohni dans un tonneau, que l'on fait tomber d'un rocher. 
Parmi les débris il sort sain et sauf, laissant émerveillés et surpris des mi- 
neurs qui travaillaient par là. 

Mais la liqueur n'avait pas prévu « les soufflets et les égratignures ». 
Tontohni sent bien ceux qu'il reçoit de deux grisettes ennuyées de son in- 
sistance à les suivre. 

Long. : 215 mètres. — Affiches en couleurs. 
Mot Télégraphique : INVULNERATC. 



L'ENGIN 

Comique 

Aristodème s'aperçoit que sa maison est pleine de souris! Quelques 
jours après, il reçoit en cachette une petite caisse qu'un ami lui adresse. 

En raison du mystère entourant cet envoi, deux citoyens ont vite 
fait de créer une légende, et bientôt de nombreuses personnes suivent 
Aristodème. Effrayé, il abandonne la caissette et s'enfuit. 

Les curieux, croyant qu'il s'agit Je quelque engin infernal, font ac- 
courir les autorités, mais personne n'a le courage d'ouvrir la caisse. 

A la fin les pompiers arrivent. La caissette ne renfermait qu'un chat! 

Longueur 148 m. — Virage 12 fr. 30. — Affiche en couleurs 
Mot Télégraphique : DINANUSE 



LES PLUMES DE VA ON 

Comédie 

Fleurette aime Armand, qui désirerait l'épouser ; mais le jeune 
homme est pauvre. 

Un ami de la famille de Fleurette vient un jour lui rendre visite et 
elle en profite pour lui expliquer son ennui. 

L'ami fait semblant d'être dans l'impossibilité absolue d'acquiescer 
à la demande de Fleurette, mais avant de partir et pour lui faire une sur- 
prise, laisse mille francs sur un meuble. 

Armand, qui a tout vu, s'empare du billet et l'offre à Fleurette tout 
comme si c'était à lui. 

Mais Fleurette s'aperçoit bientôt de la supercherie. Elle téléphone 






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BULLETIN HEBDCMAEAIRE ALBERT 



à Armand, rentré chez lui, que le billet est faux et qu'il doit en rapporter 
un autre. Armand est désespéré. Il doit engager au Mont-de-Piété des 
bijoux pour pouvoir réunir la somme nécessaire. Mais lorsqu'il la donne 
à Fleurette, celle-ci lui révèle qu'il ne s'agit que d'une agréable vengeance, 
et elle lui dit: « Une autre fois, tu te souviendras qu'il ne faut jamais se 
revêtir des plumes de paon. » 

Longueur 225 met. — Virage 18 fr. 60. — Aff. en couleurs 
Mot Télégraphique : PAVONE. 

SUR LES 'BORDS DU LAC SABADINO 

Plein air 
Longueur 64 mètres. — Coloris 15 fr. 




NQRDISK FILM 

NINA 
La Traite des "Blanches. & III e Partie 

La représentation au music-hall « Scala » est finie. Devant le théâ- 
tre le lieutenant Thompson attend son amie, la jolie chanteuse Nina. Il 
n'est pas de bonne humeur, car le lendemain il doit s'embarquer sur le 
torpilleur YAigle, et qui sait quand ils se reverront. Le lendemain, 
M. Thompson part, et Nina, qui est obligée de pourvoir à l'entretien de 

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BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



sa vieille mère, se rend chez son directeur pour renouveler son contrat 
pour un mois encore. Mais comme ils n'arrivent pas à s'entendre sur les 
conditions, le contrat n'est pas renouvelé. Alors Nina demande par la voie 
des journaux un engagement au music-hall Empire, à Saint-Pétersbourg, 
et au bout d'une quinzaine le contrat est conclu; elle part pour Saint- 
Pétersbourg, le cœur gros, parce qu'il lui faut quitter sa mère, mais con- 
tente de la perspective d'un gros bénéfice. 

Au quai de Saint-Pétersbourg, l'agent, M. Cohn, homme d'une 
mine qui n'est pas pour inspirer confiance, attend Nina, qui cependant 
n'hésite pas à le suivre, d'autant plus qu'il Sr montre très correct vis-à-vis 
d'elle. Hélas, elle ne tardera pas à comprendre qu'il n'est pas celui pour 
qui il se donne. En effet, il n'est pas imprésario, mais agent au service de 
la traite des blanches, et la maison où il a conduit Nina est une des mai- 
sons publiques les plus mal famées de la ville. Pauvre petite Nina. Elle 
doit passer par des épreuves bien dures. Les lettres qu'elle écrit à sa famille 
sont saisies et brûlées, et la vieille mère, laissée seule là-bas, pleure de 
n'avoir pas de nouvelles de sa fille. C'est alors qu'elle a l'idée de s'adres- 
ser au lieutenant Thompson, qui est stupéfait d'apprendre que Nina a dis- 
paru. Heureusement, le torpilleur Y Aigle touche quelques jours après à 
Saint-Pétersbourg, et, à peine débarqué, le lieutenant s'empresse d'aller 
trouver le chef du music-hall « Empire >> pour obtenir des nouvelles de 
Nina. Mais ce monsieur ne connaît personne de ce nom, et M. Thompson 
comprend maintenant qu'elle doit être tombée entre les mains de quelque 
malfaiteur. 

Le soir, les officiers russes invitent leurs confrères à voir Saint-Pé- 
tersbcurg de nuit, et bien que M. Thompson ne soit pas disposé à s'amuser, 
il les suit dans l'espoir de découvrir la trace de Nina; en effet, les offi- 
ciers entrent par hasard dans la maison où Nina est emprisonnée. Nina 
est hors de joie en revoyant M. Thompson, et ils conviennent qu'elle s'en- 
fuira avec lui pendant la nuit; mais Cohn, qui a assisté à l'entretien entre 
Nina et Thompson, empêche leur projet de se réaliser et se prépare à quitter 
la ville avec Nina. Malheureusement, il perd un des billets pour le vapeur, 
et ce billet sert à mettre la police, alarmée par M. Thompson, sur la piste 
du coquin, qui est attrapé et arrêté au moment où il met pied à bord du 
transatlantique, accompagné de Nina, qui se jette avec joie dans les bras 
de son ami. 

Peu de temps après elle rentre chez sa chère mère, et toutes les deux 
se consolent vite de la mésaventure, en se disant que tout est bien qui 
finit bien. 

Long. : 660 met. — Virage fr. 45.20 — 2 Affiches en couleurs 






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BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



HEPWORTH 



LE COUVRE=FEU 

Drame 

C'était à l'époque des guerres de Cromwell. 

Basile, jeune officier, est fait prisonnier; jugé par la cour martiale, 
il est condamné à être pendu à l'heure du couvre-feu. 

Bessie, sa fiancée, qui s'est faite infirmière pour pouvoir le soigner 
s'il était blessé, est au fiés-espoir et cherche en vain par quel moyen elle 
pourrait le sauver. Elle supplie naïvement le vieux sacristain de ne pas 
sonner le couvre-feu ce scir-là, espérant ainsi gagner du temps, mais le 




fonctionnaire, vieux soldat, ne connaît que sa consigne, et, après le service 
du soir, il se dispose à sonner le couvre-feu, qui sera le glas funèbre de 
Basile. 

Sans savoir au juste ce qu'elle va faire, Bessie s'est glissée dans le 
haut du clocher; elle arrive dans la chambre de la grosse cloche alors que 
le battant commence à se mettre en branle. Elle le saisit et se pend après. 
A toute volée la cloche s'ébranle et ne donne aucun son, sans que le 
sacristain s'en doute, car il est sourd. Quand il juge la besogne accomplie, 
la cloche avec son battant humain s'arrête. Bessie s'écroule sur le sol, les 
mains ensanglantées; mais, toujours courageuse, elle se relève. Dans le 
lointain, elle aperçoit une escorte, c'est Cromwell, que l'on attend. Elle 
court à sa rencontre, se jette à ses genoux, le supplie pour celui qu'elle 



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BULLETIN HEBDOMADAIRE ALBERT 



aime. Attendri par la vue de ses mains meurtries, par sa jeunesse et la 
confiance qu'elle lui témoigne, il se dirige avec elle vers la potence et 
déchire l'arrêt de mort de Basile, que le prévôt, impatient, avait déjà 
attaché à la machine de mort. 

Longueur 306 mètres — Affiches en Couleurs. 



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SILLIG-FILMS 



33 



LE VIEUX MEUNIER 

Pathétique 

Dans un coin perdu de la pittoresque campagne bourguignonne vi- 
vaient, il y a quelques années, le vieux meunier Dupin et sa fille Louise, 
jeune fille d'une grande beauté. Les affaires marchaient, ils vivaient heu- 
reux, jusqu'au jour où M. Bontemps, un financier parisien, le roi de la 
farine, voulut posséder le moulm de Dupin. Il envoya son fils entamer Jes 
négociations, que le meunier repoussa tout net. 

A son retour, M. Bontemps, furieux de l'échec de son fils, se rendit 
lui-même en Bourgogne et ne fut pas plus heureux. Il décida de ruiner 
le meunier têtu, en installant en face de chez lui un autre moulin. 

Une fois son projet mis à exécution, il ne tarda pas à comprendre 
que, même en voie de se ruiner, le meunier ne céderait pas. 

Comment donc n'y a-t-il plus qu'un moulin maintenant? C'est une 
histoire charmante que nous réservons au film de vous conter. 

Long. 312 met. Virage 31 fr. 20. — Affiches en couleurs 



MAORILAND 

Plein air 

Ce film (donne une idée des merveilleux paysages de ces îles au climat 
enchanteur. 

Après quelques vues des bords du lac, on voit apparaître les sources 
chaudes et les boues en ébulhtion de Yellowstone. Quelques danses indi- 
gènes complètent ce sujet, d'une photographie impeccable. 

Longueur : 98 mètres. — Virage 9 fr. 80 



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Représentant 

22, Rue Baudin, PARIS 



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UNION INTERESSEE 

Drame 




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Interprété par 

Mme Christiane MENPELV5 

fl\. Qaston B&RNIER, des Nouveautés -$ 

m. DEscH^mps » » y 

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UNION INTERESSEE 



I n jeune joueur fait le désespoir de sa famille. Son père lui refuse 
de nouveaux subsides el l'engage ;'i devenir sérieux, à se marier. 

Précisément, au cours d'une promenade, le père el le fils rencon- 
trent une famille riche où se trouve une jolie jeune fille. 




Les jeunes gens se sont plu. Les voici fiancés, bien que le jeune 
homme n'aime pas celle à qui il promel bonheur et lidélilé. 

Au cours du voyage île noces, le jeune époux, qui n'aime pas sa 
femme el n'en veut qu'à sa fortune, forme le criminel projel de la 
supprimer. Aussi, petit à petit, il lui donne des gouttes de poison. 

Le docteur appel»'' auprès de la jeune femme, qui dépéril de jour 
en jour, ne trouve aucune cause à la maladie. Il interroge le mari et 
apprend du domestique que le jeune homme n'a jamais aimé sa femme 
et qu'il le soupçonne d'intentions mauvaises. 

Noire époux se sent épié. D'un autre côté, il veut hâter la lin de 
son œuvre néfaste, et, impatient d'en terminer, verse tout le contenu du 

flacon dans la lasse de tisane (lue lui réclame sa jeune femme. 



La dose esl Lrop forte. La femme tombe foudroyée, cependanl que 
l'assassin, affolé, laisse choir de sa poche le llacon contenant le poison. 

Le domestique le ramasse, heureux de pouvoir ^ïJè'cïSer les doutes 
qu'il avait sur le mari de sa jeune maîtresse. 

11 courl auprès du père de la jeune femme el lu! apprend l'épou- 
vantable chose. Lorsque son gendre arrive, plein de douleur et de larmes 
hypocrites, le père lui présente le llacon accusateur, pendant que Jean 
atteste hautement l'accusai ion portée contre l'assassin qui s'écroule 
aux pieds de son beau-père. 




Longueur approximative: 218 mètres 

prix: 272 fr. 50 

Supplément pour virage : 20 fr. 







La Mâchoire décrochée 

Comique 



A la suite d'un grand dîner, Monsieur Baud es! invité à faire 
entendre sa belle voix. Excité par les vins lins el le Champagne, il veut 
donner à sa voix encore pins de l'orée que d'habitude. -Mais, hélas ! il 
ne Tant pas forcer la nature, el .Monsieur Baud s'en rend bien compte, 
car il vient de se décrocher la mâchoire el il ne peut la refermer. 

Le moment de fou rire passé, lonl le monde s'inquiète, car la 
mâchoire de .Monsieur Baud ne se referme pas. 

— Vite, un docteur! crie-t-on de toutes paris. Le maître de la 
science arrive, mais rien n'y fait. 

In spécialiste, (pic l'on a envoyé chercher est également impuis- 
sant el doil se retirer; un rebouteux prend sa place el. malgré les coups 
de marteau donnés sur la tête i\i\ pauvre Monsieur Baud, il est obligé de 
s'avoiier vaincu. Et la mâchoire ne se referme pas ! 

— J'ai une excellente idée! propose un farceur, essayons! Qu'on 
fasse venir sa belle-mère! La belle-mère arrive, mais Monsieur Baud ne 
bouge pas. 

— Introduise/, voire doigt dans sa bouche? dit le farceur. 

t )h ! miracle! Pour saisir le doigt de sa belle-mère, la mâchoire 
vient de retrouver toute sa force el se referme si brusquement que le 
doigt a failli être coupé. 

Pauvre belle-mère ! 

Longueur approximative: 119 mètres 
Prix: 148 fr. 75 - Supplément pour virage: 11 fr. 



De Kharbine a Yokohama 

Voyage 



1" Dépari d'un Transsibérien, gare de Pohhvistnejvo. 

2° Kharbine. 

!>" Montreurs d'ours. 

I" Yokohama; Grande Rue. 

5° Le port. 

6° Chargement de charbon. 

7" Départ d'un navire pour l'Amérique. 

S" Jeux, à bord. 

Longueur approximative: 129 mètres 
Prix: 161 fr. 25 - Supplément pour Virage: 12 fr. 



IMPIIIVEIIIK J. I.» .. 60, lu E DB 1HNKEIK.HE. PARIS 



65 — 



Union Amicale du Cinématographe 

SOCIÉTÉ MUTUELLE DES EMPLOYÉS r 

L'Union Amicale du Cinématographe 
(Société Mutuelle des Employés), Siège 
Social : u 2(), Boni, de La Villette, Paris, 
informe ses adhérents qu'une réunion d'As- 
semblée Générale se tiendra le Dimanche 
lô Septembre à 9 heures précises du malin 
au Café du Théâtre des Folies Dramatiques, 
40, Rue de Bondy. L'ordre du jour, très 
varié et très important impose à tous les 
Membres l'obligation d'assister à l'Assem- 
blée générale. 

Le Secrétaire : SERANT. 



ERRATUM 

C'est par suite d'une erreur seulement 
que l'annonce de la Compagnie Cinémato- 
graphique Brésilienne n'a pas paru dans le 
n" '211. Nos excuses à M. A. Xevière. 

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SOCIÉTÉ ANONYME AMBROSIO-TDRIN 
RUSÉ DE MÈRE 

DRAMATIQUE 



Les événements de ces derniers temps, pen- 
dant lesquels la race Manche, soit en Tripoli- 
laine, soi! au Maroc a donné de nouveaux mar- 
tyrs à la cause de la civilisation rendenl mal- 
heureusement d'actualité' le sujet de cette émo- 
liunnanle cinématographie qui nous fait assister 
à un épisode de 1' « Infamie arabe ». féroce 
expression de barbarie indomptable. 

Un chef arabe s'éprend éperdumenl de la 
l'iuiue du Consul français, et comme celle-ci 



naturellement le repousse il jure de se venger 
el lui vole sa fillette. 

L'héroïsme maternel se montre à la hauteur 
de la terrible épreuve et pendant que le Consul 
i'l ses amis induits en erreur par un stratagème 
poursuivent bien le chef infidèle mais non la 
lillelte qu'il a confiée, à un complice, la femme 
blanche, guidée par un fidèle chien et plus en- 
cure par l'invincible instinct maternel, saule en 
selle sur les traces de son enfant. Et elle la 
trouve, en effet? mais en quel pitoyable étal! 
La fillette gît évanouie dans une cabane où le 
complice l'a abandonnée, la croyant morte. 

Au contraire, sous les caresses maternelles la 
fillette reprend ses sens, mais la joie de la 
pauvre mère dure peu : deux lions attirés par 
la présence d'êtres vivants, grattent à la porte 
de la cabane et cherchent à la forcer. Déjà la 
porte crie et menace de céder sous la poussée 
des griffes léonines; le moment est terrible; 
quand la mère adressant une suprême prière à 
Dieu trouve un moyen de salut. 

L'infamie arabe, la ténébreuse trahison pré- 
parée par les rusés ûls du désert contre les do- 
minateurs blancs deviendront, grâce à un bien- 
faisant destin, le moyen de sauver la femme et 
l'enfant sans armes. En effet, au milieu de la 
cabane est creusée une profonde fosse; c'est 
une cachette où les Arabes ont déposé des 
armes qui devaient leur servir pour une rébel- 
lion ! Or, les lions, quand ils auront enfoncé la 
porte el se lanceront d'un bond dans la cabane 
doivenl par force tomber dans le piège. 

Voilà ce que pressent la femme et Ce qui 
arrive en effet. De sorte qu'elle et son enfant 
sont enfui sauvés de la double menace des Ara- 
bes el des lions! 



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Le 



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L'ESPRIT ET LA LETTRE 

Petite Histoire Américaine i 



Une grande maison d'éditions de films, ayant 
pour spécialité les scènes indiennes et voulant 
aussi fidèlement que possible reproduire les 
mœurs et les coutumes des Peaux-Rouges, 
équipe une expédition et l'envoie loin, très loin, 
à Ynez Canyon, près de Santa Monica, à 
vingt-cinq lieues de Los Angeles, au diable, 
quoi!... Il n'y a là que des déserts, des roches 
nues, des gouffres et des précipices. Rien d'aus- 
si terriblement romantique et pittoresque que ces 
solitudes rocheuses... Beaucoup de soleil, une 
chaleur tornde et... pas d'eau!... Et ça s'ap- 
pelle « The Golden State », c'est-à-dire 
1' a Etat d'Or ». 

Que faut-il de plus, pour être heureux?... 

Croyez-vous que cela embarrasse un ciné- 
matographiste, qu il soit d'Amérique ou d'ail- 
leurs?... 

Nullement!... On creuse des tranchées, on 
établit des canalisations, on amène de l'eau de 
loin, bien loin, et dans quel but, je vous le 
demande?... 

Pour boire?... Ah! c'est bien là le moindre 
souci d'un cinématographiste digne de ce nom. 

Pourquoi donc, alors?... 

Mais tout simplement pour créer des casca- 
des artificielles destinées à corser le décor fan- 
tastiquement sauvage dans lequel se déroulent 
les scènes... 

On boit après, ...quand on a le etmps. 

Parce que cette eau ne doit pas uniquement 
servir aux cascades, mais aussi à l'arrosag; 
abondant des lieux où l'on joue les scènes, afin 
d'anéantir la poussière... 

Et on boira... après! 

Le camp est installé selon les règles et les 
principes traditionnels. De véritables cowboys 
et des Peaux-Rouges authentiques s'y meuvent 
vivant de leur vie habituelle, sans fard, ni gri 
mage... 

Les Indiens ont été fournis à la maison d'é- 
ditions par l'Agence gouvernementale de Pine 
Ridge, dans le Dakota du Nord. Ce sont tous 
des gaillards choisis, triés sur le volet, des types 
splendides de la race qui se meurt... 

Ils n ont jamais fait de la Cinématographe, 
mais c'est justement là une raison pour eux, 
de prendre leur rôle au sérieux, tellement au 
sérieux même, qu'ils confondent... l'esprit avec 



la lettre... Il faut les surveiller, les gars, il ne 
faut pas les perdre de vue un seul instant, et 
c'est parfois bien malaisé... 

Dites-leur de jouer, dans une scène de com- 
bats, le rôle de vaincus... Ils protestent, ils se 
révoltent, ils ne veulent pas être blessés ou 
morts, même pas par persuasion. Il faut dé- 
penser, à leur endroit, des trésors de patience 
persuasive, il faut les cajoler, les » embobi- 
ner ». 

Bref, c'est une oeuvre capitale que de les 
décider à faire ce qui ne leur plaît pas... 

Voilà qu'au beau milieu d'une scène, un 
« Visage pâle >< tombe en leur pouvoir.. Ah! 
messeigneurs, quelle belle occasion... Nos mo- 
dernes i' flics » parisiens trépigneraient d'aïs: 
à la vue du passage à tabac auquel les Pea.x- 
Rouges soumettent le blanc... La scène est in- 
terrompue. On accourt, on écarte les << der- 
niers Mohicans » et on arrache de leurs meur 
trières étreintes, le pauvre acteur blanc, qui. 
dans un fort piteux état, a tout juste le temp* 
de s'évanouir... 

Ces braves Indiens!... Ils sont tellement 
amoureux, qu'il faut leur cacher leurs coutela= 
et leurs « tomhawaks >> et c'est avec un soin 
vigilant qu'on cache les balles et les cartou- 
ches, qu'on n'en laisse pas traîner, car il est 
sûr et certain que, s'ils en trouvent, ils s'er. 
serviront, au cours d'une de leurs scènes d'at- 
taque, pour donner, à leur /eu, le réalis'r.e le 
plus complet. 

Dame! n'y a-t-il pas sur les collines en\ i- 
ronnantes, groupées en spectatrices, leurs bru- 
nes épouses, leurs e squaws » qui applaudis- 
sent frénétiquement à leurs exploits, les excitent 
de la voix et du geste, et leur lancent, dan.- 
leur jargon, le fameux : « Tue!... Tue!... 
que nous légua la Saint-Barthélémy? 

Ah! respect de la réalité, que de choses ne 
fait-on pas en ton nom!... 

A. M. 



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1° Les Bandes exclusives de l'A. G. C. 

Le SUPPLICE d'une MÈRE 

FILM D'ART = Longueur : 575 Mètres 



Eclipse. Un tour de clef 333 

— Pointe esclave de la 

consigne 103 



Milano. Le Noctambule 153 

Eclipse. De Trondjhiemâ Chris- 
tiania 119 



Milano . 



La fuite des Anges 595 



2° Les Meilleures Bandes de toutes les Marques 



Vitagraph. La haine de l'autre. . 310 

— Un chien qui a du flair 230 

— d- 2 e exempt. 230 
Biograph. L'Hypothèque 315 

— d 2 e exempt . 315 
La Genèse de l'homme 32<S 

Pasquali. L'Enigme 077 

d- 2 e exempt 077 

WeU. La vallée de Salzach. . . . 100 
Cabot. Un jour à Montseny . ... 130 



Eclair. Après le naufrage 310 

— Gontran redore son blason 214 
Gavroche et son concierge 105 

— Les Salamandres 148 

Ambrosio. Le Sifflet de la sirène 315 

(2 L ' exemp.). 315 
(3 e exemp.). 315 
— Robillard s'est coupé 

nn doigt 144 

Lux. Cnnégonde déménage. ... 150 



ÉCLAIR-JOURNAL 



LES FILMS DES MARQUES EXCLUSIVES de L'A.G.C. sont visibles 

Tous les Jours de 9 h- du Matin à 7 h. du Soir. 

16, Rue Orange-Batelière 





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JOURNAL 



Le plus parfait des Journaux Ciqématograpliips 



SOMMAIRE 1DU N° 1 1 



J-RANCE. — LA MODE. — Robes et Man- 
teaux. — Création Liberty. 

PARIS. — Les Etudiants Autrichiens. — 

Une cinquantaine d'entre eux visitent 
la Sorbonne. 

SALERNE (Italie).— Aucours de la fêteleCIer- 
gé a procédé à la bénédiction des animaux, 

RUSSIE. - Réçates à Varsovie. — Jolie 

réunion sportive à laquelle assistait tout le 

Varsovie sportif. 
1ÎRESIL. — Une grande catastrophe vient d'avoir 

lieu sur le Grand Central (6 morts, 3o 

blessés). 
CJ-EN. — La Saint-Etienne. — La Hongrie 

a célébré sa Fête Nationale . Archevêque, 
Ministres et Députés participèrent au 
Cortège. 

ANGLETERRE. - Après l'Inondation — 

Ce n'est pas une secousse sismique qui a 
éventré ces maisons, mais la seule force 
des eaux débordantes ! 



TEMPLEHCF. 



Grande Revue d'Au- 



tomne, (à vol d'oiseau) — 5o.ooo hom- 
mes de troupe et l'enthousiasmedela foule 
donnèrent un éclat inaccoutumé 'à cette 
revue... passée par l'Empereur Guillaume 
. . . (cinématographié sur sa propre de- 
mande en présence de S. M. l'Impératrice. 

LE MANS. — Grandi Meeting de Sep- 
tembre. — Le premier jour était réservé 
à la Coupe Internationale de Motocyclettes. 
Le second jour avec le Grand Prix de 
France ; l'Automobile a vu le plus beau 
Meeting de vitesse de l'année. 

PARIS — Le Traité Franco-Hispane- 

Marocain ! — On dit que Monsieur 
Fallières rêve de Toison d'Or ! Jasons. 

PARIS. — Le Marathon Parisien. — Les 

professionnels de course à pied se sont 
mesurés sur l'immense boucle du Tour 
de Paris. 



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— 75 — 



LETTRE BRITANNIQUE 

(Correspondance particulière du « Ciné- 
Journal »). 



i 



Londres, 1 2 septembre. 

Dans une de mes dernières correspondances, 
j'avais fait ressortir les points principaux d'où 
résultent les infériorités de la production an- 
glaise, au point de vue du théâtre cinémato- 
graphique. 

Parmi ces points, il y en avait un qui n'est 
pas le moins important : le manque d'artistes 
capables d'oublier qu'ils ne sont plus sur le 
plateau et qu'ils ont à jouer pour le cinéma- 
tographe. 

Nos confrères anglais, le Bioscope en tête, 
veulent bien reconnaître que les reproches, ou 
pour mieux dire les réflexions que j'avais for- 
mulées, sont dans une large mesure justifiés. 

Mais ils ont cru devoir aller au fond des 
choses et examiner d'un peu plus près la situa- 
tion actuelle. 

C'est ce qui les fait arriver à cette conclu- 
sion que, dans le courant des douze derniers 
mois, une grande amélioration s'est produite 
dans cette question des acteurs cinématographi- 
ques anglais. 

Il paraît que l'on fait de sérieux efforts pour 
remédier au mal constaté. 

L'acteur anglais a, jusqu'en ces derniers 
temps, mis une certaine affectation à traiter le 
cinématographe avec le plus profond mépris. 
Cela n'a pas peu contribué à rendre le recru- 
tement d'acteurs cinématographiques anglais 
assez difficile. On s'efforce ,de tous côtés, à 
faire revenir ces messieurs à de meilleurs sen- 
timents, à les décider à prêter à l'art nouveau 
un concours de nature à relever le niveau de 
la production britannique, qui laisse encore tant 
à désirer. 

Comme le fait ressortir notre confrère le 
Bioscope, de Londres, les directeurs de théâ- 
tres et de music-halls ne furent pas pour peu 
de chose dans l'extension d'une mentalité qu'ils 
s'efforcèrent d'entretenir soigneusement chez 
leurs pensionnaires. Ceux-ci étaient fermement 
persuadés que leur participation à des scènes 
cinématographiques équivaudraient à une dé- 
chéance morale et que le fait de paraître sur 
l'écran ne pouvait constituer qu'un brevet de 
vulgarité. 

On est arrivé cependant à modifier légère- 
ment cet état d'esprit et les acteurs finissent par 
comprendre et se rendre compte qu'il n'y a, 



en somme, rien de déshonorant à paraître dans 
des scènes cinématographiques. 

Il y a donc une nouvelle tendance qui se 
dessine et elle mérite, a mon avis, d'être signa- 
lée, car du jour où l'artiste anglais se résoudra 
à faire son éducation cinématographique, il est 
évident que la production anglaise s'en res- 
sentira dans le sens du mieux et qu'elle ne 
sera plus quantité négligeable, comme c'est le 
cas à l'heure présente. Il faudra s'attendre à 
une concurrence britannique que nous ne con- 
naissons pas encore, tout au moins dans toute 
l'acception du mot. 

Jusqu'à présent, c'est surtout le drame ciné- 
matographique qui semble avoir amené, dans 
l'opinion des artistes anglais, un revirement. Ils 
se rendent compte que le cinéma a donné nais- 
sance à un art tout à fait nouveau, avec des 
horizons inconnus et illimités. Ils commencent 
à comprendre que le jeu pour le cinéma doit 
être tout autre que celui de la scène ordinaire. 
C'est tout un apprentissage à faire. 

S'y résoudront-ils, voudront-ils s'y résigner? 
That is the question!... 

Il est agréable et consolant, cependant, de 
voir que les appréhensions et les préjugés qui 
ont animé jusqu'ici les milieux de l'art drama- 
tique anglais, s'atténuent petit à petit et tendent 
à disparaître définitivement. Les acteurs du 
« plateau » ne voient plus en leurs confrères 
du cinéma des « Outlaws » de l'art dramati- 
que, des « réprouvés » de la profession. Ils y 
viennent eux-mêmes, et c'est tant mieux. 

Ce sont les femmes, — et parmi elles, les 
plus charmantes de nos actrices, — qui, une 
fois de plus, ont donné le ton et il faut espérer 
que leur exemple sera suivi par de nombreuses 
recrues nouvelles de l'art cinématographique. 

Ralph SCREEN. 

EN ITALIE 

(De notre correspondant particulier.) 

Rome, 1 I septembre. 

Je ne puis m'empêcher, en envisageant la 
situation actuelle de la Cinématographie ita- 
lienne, de me remémorer un vers de Victor 
Hugo : 

Dors-tu?... Réveille-toi!... etc.. 

Ce n'est cependant pas la léthargie qui pré- 
cède une mort imminente, dont est atteinte la 
Cinématographie des pays italiques. 

Non, il y a sa belle vigueur, sa force, sa 
merveilleuse vitalité; en un mot, qui est là pour 
nous démontrer tout le contraire. 

Mais alors?... Comment expliquer l'engour- 





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— 78 — 



dissement qui semble d'inexplicable façon, tenir 
sous son joug et réduire à l'impuissance, les 
intérêts combinés de la Cinématographie, alors 
que de tous les côtés les périls surgissent et les 
dangers la menacent?... 

Il n'y a pas de cohésion dans l'ensemble ci- 
nématographique italien. Il y a trop de ques- 
tions de clochers et même des rivalités de per- 
sonnes. Ce qu'il nous faudrait ici, ce serait un 
M. Neff, dans le genre du grand organisateur, 
du président de la « Ligue Nationale améri- 
caine » dont j'ai lu, dans le Ciné-Journal, avec 
le plus vif intérêt l'œuvre accomplie. 

Pourquoi ne surgirait-il pas ici également, 
l'homme dévoué, désintéressé, plein d'énergie, 
tenace à toute épreuve, ayant la volonté d'a- 
boutir et la patience de persévérer et qui grou- 
perait autour de lui quelques hommes de cou- 
rage et d'action, pour mener le bon combat 
pour la juste cause?... 

Ce ne sont pas toujours les grandes armées 
qui ont gagné les grandes batailles et remporté 
les grandes victoires, qu'on ne l'oublie pas ici 
et que l'on se pénètre bien de cette idée, que 
la patience et la persévérance ont souvent fait 
bien plus pour l'acquisition de la gloire que la 
violence et la force. 

Je ne puis que souhaiter que les efforts de 
certains de nos confrères, entr'autres de la 
Vila Cinématografica aboutissent à la forma- 
tion du «Syndicat Cinématographique Italien», 
car cela mettrait peut-être un frein à l'impé- 
tuosité et à l'audace sans cesse croissante des 
Cinéphobes qui, décidément, dépassent la me- 
sure. 

Seulement, mes confrères me permettront 
peut-être une petite observation. Avec le ca- 
ractère italien, tel que je le connais, surtout 
dans nos provinces méridionales, je ne crois pas 
à l'efficacité absolue des campagnes de presse. 
Elles sont insuffisantes et pour une fois, je 
trouve qu'un proverbe latin connu, se vérifie 
à l'inverse. Ici, l'on ne peut pas dire : Verba 
volant, scripia maneni. Non, je crois bien plu- 
tôt en l'efficacité des paroles, de bonnes paro- 
les éloquentes et persuasives, je crois en l'effi- 
cacité d'une campagne de conférences, énergi- 
quement menée. Il faut chercher les intéressés 
chez eux, les secouer, les arracher de leur tor- 
peur, leur faire comprendre, non pas qu'ils ont 
des intérêts à défendre, — ils le savent fort 
bien, — - mais que l'heure est venue où ces in- 
térêts ont besoin d'être défendus parce que sé- 
rieusement menacés. 

Le plus bel article du monde ne fera pas, 
sur l'Italien, le même effet, qu'une belle se- 



monce verbale, qu'une parole claironnante qui 
résonnera longtemps à son oreille. 

Un bel article, il le lira, il le trouvera très 
bien, il l'appréciera à sa juste valeur, — puis 
il mettra le journal ou la revue de côté, et 
n'y pensera plus. Les phrases écrites sortiront 
de sa mémoire aussi rapidement qu'elles y au- 
ront pénétré. Tandis que la phrase entendue, la 
phrase marquée au coin du bon sens, la phrase 
lapidaire qui impressionne, qui fait naître la 
réflexion et la discussion, celle-là portera, et 
produira ses effets. 

Je ne sais si je fais erreur, mais je ne le 
crois pas... 






Dans une de mes dernières correspondances, 
j'avais entretenu les lecteurs du Ciné-Journal 
de la campagne que se proposait d'entrepren- 
l'un des leaders de la « Ligue des Artistes 
Dramatiques d'Italie » M. Antonio délia 
Guardia. 

Le Congrès des « Artistes Dramatiques » 
a eu heu à Milan et l'œuvre préparatoire de 
M. Délia Guardia, pour partir en guerre con- 
tre le Cinéma et obtenir des pouvoirs publics 
une restriction, une limitation du nombre de ces 
établissements rivaux du théâtre et du Café 
concert, a été généralement approuvée par 
l'Assemblée qui a promis au promoteur de cette 
nouvelle campagne cinéphobe tout l'appui mo- 
ral et matériel de la « Ligue ». 

Ne voilà-t-il pas un exemple frappant, sai- 
sissant que l'on devrait, à coups de grosse 
caisse faire résonner aux oreilles de tous ceux 
qui font partie de la grande famille cinémato- 
graphique?... Nous nous trouvons là en pré- 
sence d'un corps constitué, d'un bloc compact, 
d'une solidarité ferme qui va marcher contre 
nous comme un seul homme. 

Qu'avons-nous à lui opposer?... Rien, si ce 
ne sont des forces éparpillées, dont les faibles- 
ses réunies formeraient incontestablement un 
faisceau d'irrésistible résistance. 

Je suis heureux de constater de semblables 
manifestations cinéphobes. Elles valent mieux 
que le travail souterrain qui mine lentement et 
nous surprend à l'improviste. 

Les Artistes Dramatiques ne nous ont pas 
mâché leurs mots. Nous savons ce qu'ils veu- 
lent. A nous de déjouer leurs plans. Mais nous 
n'y parviendrons que si, de ce côté-ci de la 
barrière, on parvient à faire naître l'Union qui 
crée la Force... 

RUGGIERO DELLA CAMERA. 




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PARIS-BERLIN 



Dû Nouveau ïojage d'Etudes eu Allemagne 



te premier voyage Paris-Berlin, organisé par 
le Journal d'Allemagne, organe de langue el 
d'énergie françaises, paraissant à Berlin, a eu 
plein succès. 

Près de- douze cenls voyageurs y mil pris 
part, industriels, négociants, artisans, profes- 
seurs, juristes, médecins, journalistes, avocats, 
fonctionnaires, architectes, ingénieurs, etc., qui 
Lroiïverenl là de quoi réunir les notations les 
plus utiles en sus il» agréments divers qui 
leur furent offerts. Tous s'en sonl retournés 
enchantés. 

El de fait, que! que suit le molif qui décide en 
pareil cas : qu'on pense contribuer par là. pour 
sa part, à l'œuvre de conciliation internationale, 
ou qu'un se propose d'étudier de plus près celte 
formidable Allemagne, dont mille écrits nous 
entretiennent journellement en France « appro- 
cher du monstre el voir ce qu'il a dans le 
ventre ». un semblable voyage ne peut être 
que profitable à tous égards. 

Le Journal d'Allemagne fait œuvre utile en 
organisant un second voyage du 22 au 29 sep- 
tembre. Rappelons les conditions tout à fait 
exceptionnelles de ce voyage en Allemagne : 
li:> francs par personne en troisième classe. 
166 francs en deuxième classe, 215 francs en 
première classe, tous frais de logement, de re- 
pas avec boissons, d'excursion à Potsdam, le 
Versailles allemand, de guides, de théâtres, de 
music-halls, y compris. 

A l'aller, les voyageurs visiteront Cologne; au 
retour, ils s'arrêteront un jour à Dusseldorf sur 
le Rhin, ville de grand intérêt, pour y voir l'Ex- 
position des grandes villes d'Allemagne, qui 
réunit tous les efforts de l'industrie et du com- 
merce des grands centres allemands. 

La vente des billets a été confiée à l'Agence 
des Voyages Pratiques, V rue de Rome. Paris. 

11 est toujours bon de voir de près ce que fait 
h' voisin et de s'inspirer de ses méthodes de 
travail. Espérons que tous ceux qui prendront 
pari à ce voyage, en retireront quelques leçons 
avantageuses à nos intérêts nationaux. 



Courrier d'Allemagne 
UNE CONVENTION 

La Convention préparée, par l'Association 
des fabricants de films cinématographiques en 
Allemagne est sur le point d'aboutir. 

Quelques questions de détail restent encore 
à régler. Vingt-six maisons parmi les premières 
de la branche, ont apporté leur adhésion; on 
attend encore de nouvelles signatures, de sorte 
que le mouvement comprendra avant peu, la 
presque totalité des fabriques allemandes ainsi 
que des maisons étrangères travaillant en Alle- 
magne. 

L'Association s'est donné pour tâche de ré- 
glementer les prix de vente de s'opposer à l'ex- 
portation des films pratiquée par les loueurs 
et de combattre par tous les moyens les ma- 
nœuvres de la concurrence tendant à avilir les 
prix. 



Aux termes de la nouvelle Convention qui 
doit entrer en vigueur au I 1 octobre prochain, 
le prix minimum de vente est fixé à 1 fr. 25 
par mètre, plus fr. 10 le mètre pour virage 
et teintage. 

Les prix seront décomptés absolument nets, 
sans escompte, rabais ou bonification d'aucune 
sorte. 

Les fabricants s'engagent, sous peine de 
délits importants, à ne fournir de films que 
ceux des loueurs qui auront accepté et qui res- 
pecteront le tarif de location élaboré par l'As- 
sociation, à savoir : 



30 0/0 du prix d'achat 
20 0/0 — 



17 


0/0 


14 


0/0 


12 


0/0 


10 


0/0 


9 


0/0 


8 


0/0 


7 


0/0 


6 


0/0 


5 


1/2 % 


5 


0/0 


4 


0/0 


3 


1/2 % 


3 


0/0 



I " semaine 

2" — 

y — 

4' — 

5" — 

6" — 

7" — 

8' — 

9- — 

10' — 

IL — 

12' — 

13' — 

14' — 

15' et autres 

Le doublage est frappé d'un droit de 
33 1/3 0/0 pour la première semaine et de 
25 0/0 pour la seconde. Les suppléments, à 
partir de la 1 3" semaine coûtent 44 centimes 
par semaine. Le prix minimum d'un programme 
la quinzième semaine écoulée, est de 12 fr. 50. 
Une des causes les plus graves de la crisi 
que traverse actuellement l'industrie cinémato- 
graphique allemande réside, sans contredit, 
dans la longueur démesurée des crédits accor- 
dés aux clients. Il y a donc lieu de savoir gré 
à l'Association d'avoir essayé de remédier à 
cet état de choses en imposant le paiement au 
comptant ou par chèque, à six jours, et en 
contraignant les fabricants à refuser toute four- 
niture, — si ce n'est contre règlement au comp- 
tant ou contre remboursement, — aux maisons 
connues du bureau, comme ayant dépassé les 
délais prescrits. 

Il est bien entendu qu'une firme mise à l'in- 
dex ne trouvera à s'approvisionner chez aucun 
des signataires de la Convention. 

Un contrôle sévère sera exercé par le bu- 
reau pour assurer la stricte observation des 
divers paragraphes de la Convention. Des amen- 
des pouvant aller jusqu'à 6.250 francs, en cas 
de récidive seront infligées aux contrevenants. 
Telles sont les grandes lignes de cet accord. 
Parmi les maisons françaises qui l'ont signé. 



La Maison A. KANJONKOFF & C ie l 

MOSCOU (Russie) 

Lancera au Mois d'OGTOBRE prochain 

Deux Grands Succès 






Le Torrent du Printemps 



3 

m 



m 



Grand Drame en deux Parties 

AMOUR se VENGE 



» 

m 

mt nifivun vu i laiivn-i 

il ou il 



z\\ 



Dans les Filets de la Danseuse 



Drame poignant 
Joué par des Scarabées ~ s 






Le rôle d'Isadora Duncan sera interprété par 
une Libellule 



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M. GUTMAN, 5, Rue Nouvelle= Stanislas 

PARIS 



» 






83 



je citerai les Etablissements Léon Gaumont, la 
Société des Films et Cinématographes Eclair, 
la Société des Phonographes et Cinématogra- 
phes Lux et le Film d'Art. 

** 

Si la plupart des fabriques importantes et 
des grosses maisons de location se sont jointes 
au mouvement, il en est quelques-unes, non 
sans notoriété, qui n'ont pas cru pouvoir y 
adhérer. De ce nombre est la maison Pathc 
frères. 

D'autre part certains loueurs ont refusé d'ac- 
cepter les conditions proposées. 

Deux groupes distincts vont donc, désormais, 
se partager le marché, d'un côté les fabricants 
et les loueurs liés par la Convention, de l'autre 
les indépendants. La situation pour être plus 
claire n'en est pas moins épineuse. 

Il faut craindre que les deux groupements 
adverses ne se livrent bientôt, à coup de con- 
currence, une lutte sans merci et sans précé- 
dent. 

La lettre que vient d'adresser à sa clientèle 
la maison Pathé et que nous publions plus loin, 
ne montre rien moins que des sentiments paci- 
fiques. 

Il semble que de ce côté de la barricade or 
s'attende à une chaude escarmouche et qu'on 
s'y prépare avec soin. 

En tous les cas, l'Association des fabricants 
se trouve, dès maintenant, en face d'un dilem- 
me : ou elle respectera la Convention qu'elle a 
signée et elle court le risque d'être battue en 
brèche par la concurrence libre, ou elle décré- 
tera la réduction des tarifs élaborés et, infidè- 
le à son but, elle n'aura plus de raison d'être 

Les exploitants jubilent, espérant tirer quel- 
que profit de cet état de choses. 

Certes les loueurs, devant l'abaissement pro- 
bable des prix d'achat, se verront contraints de 
réduire encore leurs tarifs de location. Ce sont 
eux qui porteront les plus graves blessures. Les 
exploitants, néanmoins, auraient tort de triom- 
pher, car le jour où l'industrie des intermédiai- 
res, tuée par une effrénée concurrence, ne nour- 
rira plus son homme, les propriétaires de ci- 
néma auront alors quelques raisons, obligés de 
traiter directement avec les fabricants, de re- 
gretter ces loueurs-tampons, si je puis m'ex- 
pnmer ainsi, régulateurs des cours. 

* 
** 

La Maison Pathé frères adresse à ses clients 

la lettre-circulaire suivante : 

Friedrichstrasse 191. 
Nous avons l'avantage d'informer notre ho- 
norable clientèle que dans l'intérêt des exploi- 



tants de théâtres cinématographiques, la Mai- 
son Pathé frères n'adhérera pas à l'Association 
libre des fabricants de films et qu'il lui est im- 
possible d'accepter complètement les conditions 
de l'Union des loueurs allemands. 

Etant donné que ce sont les exploitants qui, 
bien qu'indirectement, forment la «clientèle des 
fabriques, nous avons préféré la lutte immi- 
nente, comptant sur l'appui de tous les exploit 
tants d'Allemagne. 

La Maison Pathé est toujours en mesure de 
fournir, chaque semaine, des programmes com- 
plets à succès, sans compter les films humoris- 
tiques et les paysages. Enfin, plusieurs loueurs 
s'étant déjà déclarés prêts à ne traiter, doréna- 
vant, qu'avec la Maison Pathé et ceux des fa- 
bricants qui n'appartiennent pas à l'Association 
tout théâtre sera désormais à même de passer 
des programmes bon marché et sans concur- 
rence. 

Espérant que notre attitude sera appréciée 
de tous les exploitants allemands, nous vous 
prions d'agréer... etc.. 

* 

Un des acteurs les plus célèbres de l'Alle- 
magne, le favori du kaiser, Ferdinand Bonn, 
passe au cinéma. 

Il vient de signer un engagement des plus 
avantageux avec la Nordisk Film Compagnie, 
que nous félicitons de son acquisition. 



A la suite de l'initiative du Comité d'agita- 
tion de la presse cinématographique, une dépu- 
tation de fabricants s'est rencontrée, la semaine 
dernière à la Préfecture de Police de Berlin, 
avec les fonctionnaires chargés d'exercer la 
censure des films cinématographiques. 

Des vues (au figuré!) intéressantes ont été 
échangées de part et d'autre. 



Berlin possède une entreprise nouvelle de 
fabrication et d'exploitation de films : la mai 
son Hermann Rosenblum G. m. b. H., Frit 
drichstrasse, 10. 

Le capital est de 39,000 francs, la direction 
de l'affaire est entre les mains de Mlle Wla- 
dyslawa Cusielka, pour Berlin, de M. Moritz 
Lewin, pour Charlottembourg et de M. Jean 
Sébastian, pour Hambourg. 

Hans Bach. 



— 84 — 



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Nelly la dompteuse, Série d'or 3 ail'. . . 622 

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La Cùtn dé la Sicile 126 

PROGRAMME DU 27 SEPTEMBRE 

L'honneur de la famille, gr. aff 490 

Robinet faii le Tour de France, gr. aff.. 133 

Les Yeux bandes, comédie 18!) 

Le Pescara, plein air 107 

PROGRAMME DU 4 OCTOBRE 

Ruse de Mère *ttJ!> 

Le Savetier à gagné à la Loterie 122 

La détective 393 

La Vie à Tripoli 118 

LUCA COMÉRIO 

Peloton nageur Cavalerie (27 sept.) 126 

A bord d'un sous-marin (4 oct.) 204 

CLARENDON 

Le Lient Rose 200 

B1SON-F1LM-101 

Représentant HODEL. 3, rue Bergère 

PROGRAMME du 27 SEPTEMRE 

L'Exilée, drame, [affiche.- ... 0151 

Tous les Films Bison-101 sont exclusivement 
imprimés sur pellicules vierges Eastman Kodak 

Société C1NÈS 

Louis AUBERT, Représentant 
19, rue Richer, Paris 
PROGRAMME N° 61 

Le vieil Usurier, comédie, aff. en coul.. 303 

La chaîne d'Or, drame, aff. en coul. . . . 466 
La lionne Semence donne du bon Fruit, 

comédie, aff. en couleurs 237 

L'Elixir de longue vie, coin., aff en coul. 183 

La cascpiettede Bidoni, coin. aff. en coul. 7!» 

PROGRAMME No 62 

En pâture aux Lions, drame aff. en coul. 588 

Les droit du Passé, path. aiï. en coul. . . 185 

Tontolini invulnérable, com. ail*, en coul. 215 

L'Engin, comique, aff. en couleurs .... 148 

Les plumes de Paon, corné, afï. en coul. 225 

Sur les bords du Lac Sabadino, pi. air. 64 

NORDISK FILMS C° 

Filiale de Paris 

Représentant : Louis AUBERT 

Nina. (La traite des blanches 3 me partie) 660 

SELIG 

Représentant : Louis AUBERT 
Le vieux Meunier, path. aff. en coul. . . . 'V12 
Maoriland, plein air ( .'S 

HEPWORTH 

Le Couvre-Feu, drame aff. en coul 300 

EDISON 

64, Rue de Cormeille, Levallois-Perret. 

(Seine) 

PROGRAMME DU 20 SEPTEMBRE 

Le Père, drame 300 

Maître et Elèves, comédie 300 



Soc. Gînér. des Cinématographes "ECLIPSE* 
23, rue de la Michodière, Paris 

Films ECLIPSE-RADIOS-URBAN 

PROGRAMME du 27 SEPTEMBRE 

Les exploite de Nat-Pinkerton, détective, 

Une Réhabilitation, aff. en coul 104 

L'Homme sans Tête, comique 82 

La défense des Dardanelles, pi. air. . . . 124 

Société française des Films ECLAIR 

8, Rue St-Augustin, Paris, 
PROGRAMME DU 20 SEPTEMBRE 

Le Mirage, drame, 2 affiches 642 

La nièce d'Amérique, c. sér. A.C. A.D.. -<>i 
Willv malade. . . de rire, coin, affiche. . 1 8*2 

ÉCLAIR-COLORIS 

L'Elevage de l'Eléphant dans l'Inde, doc. 105 

PROGRAMME du 27 SEPTEMBRE 

La .Morsure, drame, affiche. 200 

La Polonaise, Comédie A. C. A. 1) 202 

Gavroche épouse une bossue, com. aff. 102 
ECLAIR-COLORIS 

Philtre d'Amour, comédie 196 

SCIENTIA 
Le 1)\ tique. Scientifique 1U7 

Géo JANIN, Représentant 

17, Rue Grange-Batelière, PARIS 

27 Septembre 

PHAROS 

Le Chantage Mondain 1000 

ESSANAY 

Un genre malin 320 

GALLIA 
Chevauchée de la mort 825 

IMP - REX - WILD WEST 

Représentant: M. BROCKLISS 
23, Rue de la Michodière, PARIS 

IMP Films Co Of America 

PROGRAMME DU 20 SEPTEMBRE 

Betty le Barreur, coin, sport, aff. en coul. 298 

ITALA-FILM 

Paul HODEL, Représentant 

3, Rue Bergère, Paris 

PROGRAMME du 20 SEPTEMBRE 

La fosse du vivant, drame, affiche. ... ('20 

11 voulut voir et s'en repentit, com. ail'.. 170 

Gribouille veut se suicider, comique. ... 1 \ i 

PROGRAMME DU 27 SEPTEMBRE 
La dernière aventure, comique affiche.. 138 
La mode veut le bord large, com. ail*. . . 112 

Société des Etablissements GAUMONT 

Société Anonyme, au capital de 3.000,000 de francs 

57-59, rue Saint-Roch, Paris 

Pour les dates de livraisons, se renseigner ans 
diverses agences. 

PROGRAMME No 41 

Amour d'Automne, drame affiche HO 

La Bienfaitrice, comédie 280 

Lettre Recommandée, comique 160 

Onésime aux enfers, comique agrand.. 161 

La Roumanie Pittoresque, panorama.. 81 

LES GRANDS FILMS ARTISTIQUES "GAUMONT 
.Main de Fer contre la bande des gants 
blancs, drame affiche 70o 






— 85 — 



Société des Phonographes 

et Cinématographes " LUX " 

32, rue Louis-le-Grand, Paris 

PROGRAMME du 27 SEPTEMBRE 

Le chien de Bob, draine, afliche. . 301 

Le pipe de Barnabe, comique, affiche. . 104 

Un lin limier, comique HM 

L'école des marins à Bresl 163 

FILMS « NESTOR »» 
Le revolver perdu, drame, affiche ... . 277 

FILMS "FLYING A" 

Bill el son frère, drame -17 

Une mauvaise affaire, drame 30.7 

WESTERN IMPORT 
Le l'eu sur la poudre, drame, affiche . . . 305 

AQUILA 
Pour son roi, drame, affiche (30o 

MESSTER 

Représentant, Paul LADEWIG 

0. rue du Conservatoire, 6, Paris 

PROCHAINEMENT NOUVEAUTÉS 

> ^—" — ^^^— — — 

MIL ANO- FILMS 

Agence Générale de Ginématographie 

16. rue Grange-Batelière, Paris 

LE 27 SEPTEMBRE 

Bonil'ace maçon, gros succès de fou rire 108 

L'Industrie des pâtes alimentaires 122 



EXCLUSIF-FILM 

105. rue Saint Lazare 

PASQUA LI 

LIVRABLE LE 27 SEPTEMBRE 

Les Souris de Katy, drame, afliche .... 591 



Office Cinématographique 
E. DURCKEL 

PARIS = 9, Place de la Bourse, 9 = PARIS 

PROGRAMME DU 20 SEPTEMBRE 

Comtesse Charlotte, drame réaliste.... 100 

PROGRAMME DU 27 SEPTEMBRE 

Un bienfait n'est jamais perdu 155 

PROGRAMME DU 4 OCTOBRE 
Je meurs ou je m'attache 

Cinématographes PATHÉ FRÈRES 

14, rue Favart, Paris 
PROGRAMME N° 31 

Marie esl trop obéissante, comique. ... IW) 

Le Mal de Mer, comique l5o 

Boireau domestique, comique KJ5 

Bigadin au " Matrimonial Club " coin. 205 
Une merveille de l'Electricité, la (ialva- 
noplastie, série instructive 145 

AMERICAN H IN 

Le Collier disparu 255 

La vie des Cow-Bovs aux Etals-Unis, 

plein air '. 155 

FILM RUSSE 
L'escadre de la Mer Noire àSébaslopol, 

scènes militaires [25 

IBERICO 
Une excursion à l'Ile Majorque, la plus 
grande des Baléares (Espagne), pi. air 100 
MODERK PICTURES 

L'escapade de Lulu, comédie sentiment. 155 

NSZZA 

Filendouee esl insaisissable, se, à trucs 85 

S. C. A. G. L. 

Banni les pierres (scènes dramatiques) 2b7> 

S. A. P. F. 

.Manon Lescaut, (scènes dramatiques),. iS90 

THE JAPANESE FILM 

Lfts Heurs; au Japon, (Iris cl Glycines), 
plein air <J0 



FILM DU POLICHINELLE 

Jsine: 30, avenue Belle-Vue, Bois-Colombes 

Zigouillard amoureux d'une Étoile 17.") 

M. P. SALES AGENCY 

37, Rue de Trévise, PARIS 

Nouveautés pour le 18 Octobre 

B. et G. Son ours Teddv, c. drainai. . . 241 
Nouveautés pour le 25 Octobre 

A. et B. La main noire, drame 309 

— Pour un habit, comique 163 

l'our marier Bobert, comique. 151 

Kalem. Le Soupçon, drame 293 

— La filledu vieux musicien, patb. 207 

— Le dévouement d'un frère, dr. 315 
Lubin. Le doigt coupé, drame 333 

— Comment Fannie trouva un ma- 

ri, comique 321 

— Les deux ménages, comédie... 170 

— Au pays des rêves, coin, enfant. 160 



SAVOIA-FILM-TURIN 

Représentant: M. DE RUYTER 
53, Rue de l'Échiquier, PARIS 

PROGRAMME DU 11 OCTOBRE 

Plaidoirie chaleureuse, affiche 248 

Une aventure du Comte Biri 100 

La fugitive, série Savoia-Savoia 745 

U. N. M. C. 
UNION DES NOUVELLES MARQUES 

CINEMATOGRAPHIQUES 

Représentant : M. HARRY 

22, Rue Baudin, PARIS 

FILMS CRICKS & MARTIN 

PROGRAMME DU 27 SEPTEMBRE 

New- York, voyage 134 

Pochard puni, comique. 93 

Salambo, drame, affiche 335 

PROGRAMME DU 4 OCTOBRE 

De Kbarbine à Yokohama, voyage 129 

La mâchoire décrochée 11!) 

Union intéressée, drame 218 

VITAGRAPH 

15, Rue Sainte-Cécile, Paris 

PROGRAMME DU 20 SEPTEMBRE 

Un conseil d'ami, comique, affiche 173 

La Table à rallonges, comédie, alf 308 

L'Exilée, sentimental, afliche 240 

Le Sultan malgré lui, comique, ail' 294 

La Fille du Mexicain, dramatique, ail'. . 237 

PROGRAMME.DU 27 SFPTEMBRE 
L'Espionne Française, drame militaire, 

afliche 140 X*200 887 

L'envoyée du Ciel, sentimental, afliche. 254 

L'Œil du mort, dramatique, afliche. . . . 310 

Les cinq tilles du consul, coin. ad'.». . . . 287 

Fatal rendez-vous, dramatique, aftiehe. 290 



86 — 



Cinéma 66 ECLAIR*' 

féléph. 130-92 8, Rue St-Aucjustin, PARIS Adr. tél. CINEPAR-PARIS 



L'élégant vicomte de la Mure reçoit de ta 
baronne et du baron d'Esmont une invitation a 
Leur soirée où le ténor Barusco prêtera son 
concours; C'est un drôle de personnage que ce 
vicomte : doit-on le considérer comme sympa- 
thique ou comme antipathique, il nous parait 
à la fuis l'un et l'autre! Peu importe. Noua 

avons le temps de faire plus ample connaissai 

avec lui au cours de la soirée ultra mondaine 
à laquelle il ne manquera certainement pas d'&s- 
sistef. En effet, lorsque le ténor vient d'achever 
son dernier morceau, nous retrouvons notre no- 
ble invité au premier rang des admirateurs de 
i artiste. Le chanteur a conquis tout l'auditoire, 
mais surtout la baronne d'Esmont. (Jette char- 
mante jeune femme au type italien s'est pro- 
bablement sentie doublement impressionner pur 
le chanteur et par le compatriote. Toujours est- 
il qu'elle se fait accompagner par le ténor pour 
aller faire une promenade dans le pare. .Mais 
pourquoi le couple est-il suivi discrètement du 
vicomte que celle aventure semble vivement 
intéresser, sinon réjouir. Nous voilà en plein 
mystère : bercée par des poétiques rêves, la 
baronne s'est endormie sur un liane derrière 
lequel surgit une forme humaine dont la tête 
est coiffée d'une cagoule. Quel est ce person- 
nage énigmatique qui s'élance sur la malheu- 
reuse femme, l'étrangle, non sans peine, car elle 
se débat et le mord, puis lui vole ses bijoux 
avant de disparaître? Pendant que cette scène 
tragique se passait dans le parc où le clair de 
lune projetait des ombres sinistres, quelques 
messieurs, parmi lesquels se trouvait le baron 
d'Esmont, jouaient gaiement aux caries dans le 
petit salon. On apporte un télégramme à l'am- 
phitryon qui apprend que le ténor italien cache 
la personnalité d'un dangereux bandit. Conster- 

A. C. A. D. 

Comédie de 

Orpheline, la jeune Polonaise Yéra de Sobo- 
lowa a décidé de quitter son château et de se 
rendre à Paris, au grand désespoir de ses pa- 
rents nourriciers, pour se consacrer à l'art. Afin 
de mieux protéger sa liberté, Yéra part de son 
pays revêtue d'habits masculins et sous le 
nom de son frère de lait 'Boris, dis des fermiers 
qui l'ont élevée. A Paris. Yéra a pour collègue 
d'atelier le peintre Verdier, un fort aimable gar- 
çon. Et comme, sous son costume masculin, elle 
n'eu a pas moins conservé son cœur de femme, 
elle est jaloues de Nine, le joli modèle. Or. la 
jalousie de Véra, lui révèle son amour : Elle 
simule un retour au pays pour oublier Verdier. 
Mais ce pseudo-retour au pays n'a pas rendu 
\r calme à Yéra : elle veut revoir Verdier! Pour 
cria elle a re cours au stratagème suivant : elle 
écrit à Verdier celle lettre : « Ma cousine Véra, 



nation générale : le bruit se propage parmi les 
invités, hommes el dames, qui le commentent 
avec Inquiétude-, bans )<• jardin, un groupe de 
joli» s femmes se promenaient en caquetant) 
lorsqu'en passant derrière un massif cFarbustes, 
elles aperçoivent la baronne endormie sur un 
liane. Elles s'approclièrenl doucement pour l'é- 
veiller... et reculèrent soudain épouvantées : la 
baronne d'Esmont était glacée... morte, sans 
doutel A cette nouvelle, l'affolement but son 
plein. Les uns accourent auprès de ta victime, 
les autres se lancent à la recherche de l'assas- 
sin. On essaie en vain de ranimer la baronne. Le 
ténor à qui l'on montre le télégramme accusa- 
teur est accusé malgré ses protestations d'inno- 
cence. Les gendarmes qu'on était allé prévenir 
entraîne de force le prénommé coupable. On 
transporte la victime au salon... elle remue fa- 
cilement les yeux <d doucement reprend ses 
sens. On rappelle les gendarmes qui reviennent 
avec le ténor. La femme regarde autour d'elle, 
rassemble ses pensées... Le ténor la supplie. 
Elle lui prend les mains, se rappelant avoir 
cruellement mordu son agresseur, elle les serre 
brusquement : « Ce n'esl pas lui l'assassin! » 
déclare-l-elle avec assurance. Alors, elle voit 
le vicomte, l'air mal à l'aise, tenant obstinément 
une de ses mains gantées derrière le dos. La 
baronne s'avance vers lui et le regarde bien en 

fi 11 baisse la tête : « Donnez-moi les 

mains! >> En hésitant, le vicomte tend sa main 
gauche, mais continue à cacher la droite que 
la baronne saisit violemment, si fort, que L'hom- 
me pousse un cri de douleur. Vile on le dé- 
gante et l'on voit à son doigt la marque d'une 
morsure profonde... « C'est lui l'assassin! » 
Métrage : 266 mètres. — Mot télégr. : 'Morsure. 
Affiches : 120-160 



I+/L POLONAISE 



M. Ly Quy 

ma Qancée, part pour Paris. Elle veut faire exé- 
cuter son portrait, je vous l'adresse à vous, mon 
meilleur ami et si grand artiste. Signé : Boris. » 
Cependant Verdier venait d'obtenir la médaille 
d'honneur au Salon. Dans une des salles d'expo- 
sition, il rencontre une cliente inattendue dans 
le visage de qui l'heureux Verdier est stupéfait 
de retrouver les traits de Boris. 11 exécute donc 
le portrait de Véra, mais voilà-t-il pas qu'il 
s'éprend de sa cliente! Et pourtant Verdier ne 
voudrait pas trahir son ami Buris... un jour. 
enfin, le peintre reste confondu d'entendre Véra 
lui répétéer une à une chaque phrase de la 
lettre de Boris... Tout s'explique : l'image de 
Boris ne persistera pas entre eux... ils vont pou- 
voir s'aimer en toute liberté! 
Métrage : 20-2 mètres. — Mot télég. : Polonaise. 



Dans le cabinet de M'' Laraffle, notaire d'Isi- 
gny-sur-Orge, tous les héritiers éventuels de 
l'eu Tarlenipion sont réunis solennellement pour 
i,i lecture du testament. Parmi eux nous retrou- 
vons une ligure de connaissance, c'est notre ex- 
cellent ami Gavroche. Que va-t-il faire encore 
pour nous amuser? Le tabellion se lève et lit 
religieusement : « Je lègue toute ma fortune à 
mon ami Gavroche, mais... mouvement d'émo- 
tion dans l'assistance)... mais à la condition qu'il 
épouse sa cousine Marie Doron... » Conster- 
nation générale, car si les collatéraux de Ga- 



vroche sont navrés d'être évincés du testament, 
notre camarade ne se sent pas le courage d'é- 
pouser sa cousine... affligée d'une gibbosité aussi 
grosse que la dot! Cependant, en présence de la 
condition sine qua mm formulée par M e Laraf- 
fle : « Pas de femme... pas d'argent! » Gavro- 
che surmonte ses hésitations : il épouse! Le len- 
demain, quand le sacrifice est accompli, il n'a 
plus que ce refrain à tous les couplets d'amour 
que sa moitié voudrait entonner en duo : "Ah! 
si tu n'avais pas ta bosse! » 

Ça devient une hantise... Il n'a qu'une idée. 



87 



la faire disparaître par tous les moyens. Il va 
d'abord essayer de l'user par le frottement en 
traînant sa femme sur le dos derrière une auto 
faisant du 100 kilom. à l'heure. Ayanl échoué, 
il a5or.de des lavandières au bord d'un étang, el 
leur emprunte leur battoir pour lâcher d'aplalir 
le gênanl relief de son épouse. C'est encore une 
peine inutile, Un peu plus loin, il avise un 
câble horizontal traversant une espèce de car- 
rière profonde, et servant de rail transbordeur 
terminé par un crochet : « Oh ! si l'on pouvait 
l'arracher! » Et aussitôt Gavroche a l'idée — 
qu'il exécute toul de suite — de suspendre l'ex- 
croissance de sa moitié au dil crochet, puis il se 
cramponne aux jambes de sa victime, pour en 



augmenter le poids. Et notre couple acrobatique 
file à iO mètres de hauteur... Et toul cela pour 
rien! Décidément Gavroche aurait été bien em- 
barrassé et aurait peut-être renoncé à son pro- 
jet de « dégonflage » s'il n'avait rencontré,, 
chemin faisant, un cylindre à vapeur qui écra- 
sait les cailloux de la route, Un instant de 
réflexion lui suggère cette exclamation : « Tant 
pis... écrasons-la! » Et il fait passer le rouleau 
sur la légitime bosselée qui sort de là... sans 
plaie ni bosse. Chic, chic... ohé! ohé!... el voilà 
désormais un heureux ménage qui ne pensera 
plus qu'à « se payer des bosses de rire! » 
Métrage : 102 mètres. — Mot télégr. : Bossue. 
Affiche : 120-100 



ÉCLAIR-COLORIS 



PHILTRE D'AMOUR 



Pendant que les deux amoureux Adèle el 
Félix devisaient tendrement dans une atmo- 
sphère de printemps, vint à passer la sorcière 
du village. Les jeunes gens se moquaient dou- 
cement un pouvoir magique de la fâcheuse pas- 
sante : " Prenez garde, leur dit-elle, en les me- 
naçant du doigt... prenez garde à n'avoir jamais 
recours à mon art! » Et les tourtereaux lui 
liaient au nez encore plus fort, Mais Félix avait 
un rival, oh 1 pas très dangereux! C'était un 
beau "gars nommé François qu'Adèle se chargeait 
d'ailïe,ârs, de gifler gentiment... Quand Félix 
n'apportait pas au congé l'appoint de son pied 
au bas des reins de l'usurpateur. Mais ce Fran- 
çois avait toutes les audaces. N'osa-t-il pas, en 
effet, demander au père Martin, la main — si 
leste — de sa fille Adèle! Il se heurta, bien 
entendu à un refus catégorique du bonhomme. 
Il est vrai qu'une demande analogue tentée pa- 
rallèlement par le brave Félix, n'eut pas plus 
de succès, puisque le vieux paysan répondit à 
l'amoureux éconduit : « En attendant la main 
île ma fille... Prends mon pied! » 

Cependant comme François ne se découra- 
geait pas facilement et qu'il ne reculait devant 
aucun moyen pour atteindre son but, il se ren- 
dit chez la sorcière à laquelle il fit un cadeau 
pour- être heureux en amour : >• Tenez, mère 
Bouclai, prenez ce beau lièvre, mais faites-moi 
épouser la fille à Martin. » Comment l'ensorcela 
la vieille, nul ne le sait, mais toujours esl-il 
que le jour même il se présenta au vieux fer- 
mier. El alors, avec une éloquence qu'il ne se 
connaissait pas, François amadoua le père 
d'Adèle, tandis que de leur côté les deux pau- 
vres amoureux passaient tout leur temps à 
pleurer... en attendant mieux. Mais si dans la 
vie c'est ordinairement l'astucieuse déloyauté 
qui triomphe de la naïve bonté, au Cinémato- 

SCÏENTIA 

En nous promenant l'été au bord d'un clair 
ruisseau, il nous est arrivé maintes fois de sus- 
pendre le l'ours de nos pensées pour regarder 
curieusement les mouvements rapides de cer- 
tains gros insectes plongeurs dont la bizarrerie 
nous intriguait. En observant ses mœurs nous 
avons étudié l'animal : il s'agit du « dytique ». 
c'est une espèce de coléoptère, carnassier et 
aquatique. Sa larve, allongée en fuseau a une 
l'orle tête plate avec de grandes mandibules en 
faucilles. L'appareil respiratoire n'est pas banal. 
ear il est situé' à la partie postérieure de la 
queue et lient en suspension une bulle d'air 
déghrhe par de minuscules branchies. Toujours 
à l'affût, elle fond sur sa victime, et la dévore 
en la maintenant avec ses solides mandibules. 
Le dytique dont l'étymologie est un mot grec 
qui signifie ., plongeur », est un des insectes 
les plus favorisés par la nature : il nage, il 
vole, il marche, vivant aussi bien dans l'eau, 



graphe qui doit être une école de morale en 
action, les choses ne se passent pas toujours 
ainsi. A peine ce tricheur de François s'étàit-il 
lancé dans le jeu de l'amour, en quittant la sor- 
cière, pour tâcher de gagner son mariage, que 
la mère Bouclai prenant son lièvre pour cuisi- 
ner, s'aperçoit que ce n'était qu'un vieux lapin. 
Elle fondit alors en imprécations contre l'odieux 
mystificateur et jura de le punir de sa méchante 
action. A ce moment précis, Félix et Adèle se 
dirigeaient tout en larmes vers l'antre de la 
sorcière pour se confier à ses consolations en- 
chanteresses en s'excusant d'avoir jadis raillé 
son art dans un moment de mauvaise humeur 
pardonnable à des amoureux troublés dans leur 
isolement. La visite s'adaptait bien à l'étal 
d'âme de la magicienne qui manifesta son plaisir 
à prendre une bonne revanche, par l'empresse- 
ment qu'elle miL à venir en aide aux infortunés 
ainanls. Elle remit à Adèle un amour de petil 
flacon qui ne contenait pas du tout un philtre 
(t'amour, niais une drogue infernale dont le 
résultat devait être merveilleusement favorable 
aux futurs fiancés qui s'éloignaient le cœur 
gonflé de joyeuse espérance. Profilant d'un mo- 
ment où François était attablé avec le père 
Martin, en grande conversation, Adèle mélangea 
subrepticement le « remède » au breuvage de 
l'antipathique prétendant qui ne tarda pas, au 
cours d'une partie de cartes, à ressentir l'effet 
île la potion : il fut pris d'un violent accès de 
colère, comme s'il était en état d'ébriété... Cher- 
chant chicane à son futur beau-père qu'il vou- 
lait battre, si l'on n'était venu les séparer... r ■ 

toujours, car Martin, vexé d'avoir pu choisir 
un tel gendre, s'empressa de le remplacer par 
Félix, à la grande joie d'Adèle... qui riail sons 
cape de l'aventure. 
Métrage : 190 mètres. — Moi télégr, : Filtre. 



qu'en l'air et sur terre. Le mâle se distingue de 
la femelle par l'aspect de ses élytres qui sont 
lisses au lieu d'être striées — il est juste, en 
effet, que la « dame » ait des plis à sa robe. 
La tète du dytique est encore plus terriblement 
armée que celle de sa larve, tant la puissance 
des mandibules en augmente la robustesse. La 
première paire de pattes, munies de cupules 
adhésives, lui sert à maintenir sa proie. Quant 
aux pattes postérieures elles comportent un 
empennage précieux pour la natation. Les ély- 
tres abritent des ailes membraneuses aussi par- 
faites que celles de l'insecte au vol le plus ra- 
pide. Dans le film que l'on verra se dérouler, il 
faut l'oreille de l'imagination pour entendre les 
lamentations douloureuses de l'infortuné triton 
pris dans les mandibules du dytique, dont rien 
ne peut troubler l'horrible festin. En résumé ce 
n'est pas une bête sympathique. 
Métrage : 197 mètres. — Mot télégr. : Dytique. 



88 — 



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ON DEMANDE 

une Morale 

qui soit la même pour tous 

La censure qui sévit depuis quelques 
mois contre le cinématographe nous 
plonge tour à tour dans des abîmes de 
stupeur, d'irritation et de fantaisie dro- 
latique. Elle s'exerce, en effet, sous les 
formes les plus variées et change de ci- 
seaux selon les villes, les départements, 
les nations (provinces et Etats) et les 
continents. On dirait qu'un dieu malin 
s'est glissé sous les robes un peu trop 
plates d'Anastasie pour lui faire perdre 
la tête et lui inspirer des décisions in- 
cohérentes. La censure cinématographi- 
que règne au pays de Babel. 

En France, les maires qui veulent se 
signaler à l'attention bienveillante des 
grandes feuilles quotidiennes ont pris, 
pendant quelques semaines, des arrêtés 
de prohibition spéciale. Les uns réprou- 
vent les scènes dites « d'agissements 
criminels » ; les autres frappent ce qu'ils 
appellent on ne sait pourquoi des films 
licencieux, alors qu'il n'en est pas sur le 
marché régulier. Au nom de quelle mo- 
rale parlent tous ces maires? Bien ma- 
lin qui le saurait dire. Je crois découvrir 
à travers leurs desseins zélateurs une mo- 
rale qu'on pourrait, selon l'expression à 
la mode, qualifier d'arrondissementière: 
elle est parfois de Lyon avec M. Her- 



riot — devenu depuis peu le collègue 
de M. Bérenger la pudeur. Elle est 
aussi bien de Tarascon, de Hyères, de 
Lille. Mais son esprit particulier est jus- 
tement de ne point dépasser les bornes de 
la commune. S'il arrive qu'elle les fran- 
chisse, c'est pour se modifier, tant et si- 
bien qu'en notre beau pays de France, 
où fleurit la liberté, tous les citoyens jie 
sont pas soumis à la même morale et 
qu'il y a presque une morale par maire. 

Tant d'individualisme m'étonne et 
me ravirait peut-être s'il n'y avait dans 
cette dispersion ridicule des morales dé- 
partementales une gêne profonde pour 
l'industrie du cinéma. Editeurs et loueurs, 
auteurs et exploitants, ne savent plus 
exactement ce qui est permis et ce qui ne 
l'est pas. Un film paraît, qui se croit 
très innocent. Il remporte sur maints 
écrans un succès de bon aloi. Une clien- 
tèle bourgeoise ne le trouve pas dange- 
reux ou risqué. Le voici maintenant dans 
une autre ville. M. le maire juge qu'il est 
subversif: on lui barre la route aux por- 
tes de l'octroi. Quelle est cette confu- 
sion? En quel pays de décentralisation 
morale vivons-nous? Sommes-nous sous 
le régime du bon vouloir municipal ou 
sous la haute protection des lois d'Etat? 

Je ne le sais plus pour ma part. 

En Allemagne, même incohérence. 
Les pouvoirs publics — en l'espèce les 
représentants de la police — sont d'une 



— 4 — 



exquise <( jésuiterie ». Ils ne défendent 
rien, mais ils vous prient gentiment de 
couper 200 mètres dans une œuvre de 
400 mètres ou de faire disparaître une 
image sur trois... A part ça, vous pou- 
vez représenter tous les films qu'il vous 
plaira. 

Voyez en quel embarras se trouve 
ainsi plongée notre industrie! Nos édi- 
teurs de films ne savent plus quoi faire: 
selon le caprice d'un policier qui a plus 
ou moins bien déjeuné, telle scène que 
vous estimez anodine apparaît comme 
criminelle. Il y a des suicides qui pas- 
sent comme lettre à la poste et d'autres 
qui choquent le sens du censeur. Tels 
tableaux d'une sensualité un peu forte 
sont tenus pour obscènes à Berlin et pour 
très artistiques à Dresde. M. le com- 



missaire a la conscience aussi inquiète 
que l'estomac: il a la digestion capri- 
cieuse. 

Je ne suis pas de ceux qui demandent 
la restauration de la censure. Mais il est 
bien évident que nous aimerions mieux 
la voir ressusciter plutôt que d'être sou- 
mis à l'arbitraire de quelques magistrats 
municipaux ou policiers. Car si l'austère 
Anastasie réapparaissait avec ses vieilles 
lunettes et ses ciseaux, nous saurions au 
moins ce qu'elle veut voir ou ne pas voir, 
couper ou ne pas couper, le propre du 
droit étant de définir ce qui est défendu. 

Mais, pour Dieu, qu'on nous le dise 
une bonne fois. Il y a trop de morales 
légales aujourd'hui: une seule nous suf- 
firait — même si elle n'était pas la per- 
fection. G. DUREAU. 



Chambre Syndicale de la Cinématographie 

£IÈGE SOCIAL : 54, Rue Etienne-Marcel, PARIS 



Pour répendre au désir de tcus les Cinématcgraphistes français qui 
se hâtent, en rangs serrés, de prendre place dans la Chambre Syndicale 
de notre corporation, nous nous faisons un devoir de publier dès 
aujourd'hui la liste des Membres du Bureau. 

MM. LUMIÈRE Frères, Cl?. PATHÉ et L. GAUMCNT ont 
accepté — ainsi que nous l'avons dit la présidence d'honneur et 
M. Jules DEM ARIA la Présidence effective. 

Voici quelle est la Composition du Bureau. 

( PrJïiJ:nt : AI. Jules DEMAR1A, chevalier de la Légion d'Honneur, Construc- 

teur d'Appareils. 

Vice-Présidents : MM. JOURJON, Editeur de Films; 

L. AUBERT, Représentant et Loueur de Films. 

Secrcta'.rc : M. KAHN, Directeur de Cinéma-Théâtre. 

Jréjcrier : M. LALLEMENT, Représentant et Loueur de Films. 

JVOTA. — Un troisième Vice-Président sera désigné parmi les Directeurs 
de Cinéma-Théâtres. 

AVIS. — Une Réupiop du Bureau aura lieu Samedi prochain 
21 Septembre, à 2 h. 1J2 précises au Siège Social, 54, Rue Etienne- 
Marcel, PARIS. — LVèeijce. 



Chambre Syndicale Française de la ÇinéiTiatographie 

=- et des Industries qui s'y rattachent = 



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Présidents d'Honneur 


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LE ROI DE L'ACIE 




Reproduction de l'Affiche 

2 m. x 2 m. 80, pour 



LE ROI DE L 




1ER 



PIÈCE SENSATIONNELLE en Trois Actes 

de\a " VI7AGRAPH " 



— 10 — 



ÉCHOS 



Itala for Ever ! 

La nouvelle était vraie! 

Nous sommes heureux de pouvoir l'annon- 
cer à tous nos lecteurs. 

C'est aujourd'hui chose faite! 

Zacconi, le célèbre Zacconi, vient d'être 
engagé par la Société Itala-Film de Turin ! 

On nous dit que l'Italia a fait des sacri- 
fices énormes pour décider l'éminent artiste à 
consacrer son merveilleux talent au Cinéma 
et nous prépare un film de début absolument 
sensationnel! 

Poussons l'indiscrétion jusqu'à annoncer 
que ce film (le premier d'une série hors pair) 
paraîtra dans les premiers jours de décembre ! 

Amateurs de beau, de grandiose, réjouis- 
sez-vous ! 

A bientôt de plus amples détails. 
s* 

Le Cinéma au Havre 

On nous annonce l'ouverture pour octobre 
d'une salle de cinéma dans l'ancien conect 
National, 22, rue de Paris, au Havre. Cette 
salle, considérablement agrandie, dont on ter- 
mine la décoration, pourra contenir environ 
1 .000 personnes. Une très belle scène a été 
aménagée pour intermèdes. Le Kursaal-Ciné- 
ma, tel est son tire, sera dirigé par M. Gustave 
Dubois. 

Le Cinéma Scolaire 

Une Ligue Populaire du Cinéma Scolaire 
(L. P. C. S.) vient de se fonder à Paris, au 
33 de la rue Bénafd (XIV") , œuvre philan- 
thropique de vulgarisation scientifique pour la 
jeunesse. 

Le Secrétaire en est M. André de Reusse. 
Nos meilleurs souhaits de bienvenue et à hui- 
taine plus amples détails. 

Nos représentants 
au Caire 

Nous apprenons avec plaisir que M. Albert 
Carlesi Olmi, Directeur au Caire du Cinéma 
des Chef s-d' Œuvre, est devenu concessionnai- 
re exclusif pour l'Egypte des marques Vita- 
graph, Ambrosio et Cinès. Tous nos compli- 
ments. 



Les Grandes Manoeuvres 

La Société des Etablissements Gaumont 
met en vente cette semaine une très intéressante 
actualité sur les Grandes Manœuvres, d'une 
longueur approximative de 1 25 mètres, livrable 
à partir du jeudi 19 septembre. 



* 

4* 



Cinéma Comptoir 
de Marseille 

M. E. Tisson, directeur du Cinéma-Con;p- 
loir, de Marseille, 30, rue de l'Académie, 
vient de rentrer en France après un excellent 
voyage d'affaires en Allemagne qui lui a per- 
mis de s'assurer la propriété de nouveaux films 
exclusifs. 



Ce qu'il faut lire... 

1" De la musique d'accompagnement en 
matière cinématographique (procédé de M. 
Janssens) . 

2° La Ciné-Encyclopédie (enseignement par 
le cinématographe) . 

On ouvre ! 

On nous écrit de province : 

CARPENTRAS. — C'est le 26 septembre 
la date fixée par les propriétaires du Modem' 
Cinéma de Carpentras, MM. Font et Auzière. 
Après deux mois de réparations, cette salle 
va faire sa réouverture, complètement trans- 
formée et agrandie. D'après les plans de MM. 
Font et Auzière, Carpentras va posséder un 
établissement, modèle du genre pour la pro- 
vince. La longueur du nouveau Modem' est de 
35 m. sur 12 50 avec promenoir de 35 m. 
sur 5. Elle est entièrement construite en fer 
et ciment armé et possède tout le confort dé- 
sirable : Chauffage central, ventilation, pas- 
sages spacieux, nombreuses portes de dégage- 
ment, salle de pas perdus, promenoirs et buf- 
fets. La décoration est due au pinceau du maî- 
tre Wolf, de Marseille; elle sera certainement 
très remarquée. Une scène y étant aménagée 
les troupes de passage pourront y séjourner un 
ou plusieurs jours, sauf le samedi et diman- 
che qui seront entièrement consacré au ciné- 
ma dont les vues seront puisées dans toutes 
les maisons du monde. Cette salle contiendra 
plus de 1.000 places réparties en loges, fau- 
teuils de parquet, premières et secondes avec 
fauteuils à toutes les places. 



11 — 



Le Roi de l'Acier 



On parle beaucoup en ce moment, dans le 
mystère des salles de projection, où s'élabo- 
rent les succès de demain, d'une oeuvre puis^ 
santé, d'un style extrêmement original et qui 
serait appelée à faire sensation sur le marché 
cinématographique. Nous pouvons, — sans 
être indiscrets, — dire qu'il s'agit d'un grand 
film de la Vitagraph C\ qui s'appellera Le 
Roi DE L'ACIER. Episode dramatique de vie 
moderne aux Etats-Unis, cette bande met en 
scène un trusteur, roi de l'acier, un jeune di- 
plomate, un pilote d'hydroplane, une déli- 
cieuse jeune fille autour desquels évolue tout 
un monde équivoque acharné à perdre la pa- 
trie pour relever le cours des aciers. 

Le crime de ces bandits est prévenu à la mi- 
nute suprême, au moment où la guerre est im- 
minente entre l'Amérique et l'Europe, grâce 
à l'intervention d'une jeune fille aidée d'un 
aviateur... et la paix du monde est sauvée! 

Œuvre profonde, romanesque, dramatique, 
sociale, Le Roi de l'Acier se présente comme 
un chef d'oeuvre cinématographique. 



ADJUDICATION 



en l'étude de M' DUPONT, 
notaire à Montmorency, le 
Samedi 28 Septembre 1912, à i heures, d'une 

Exploitation Cinématographique avec Brasserie 

à ENGHIEN-les-BAINS, 38, Grande-Rue, 
connue sous le nom d' " ENGHIEN-CINE- 

MA-PAL/VCE ". — Salle pouvant con- 
tenir 800 personnes. — Situation excel- 
lente ; Matériel en très bon état ; Bail expirant 
le i" avril 1930; Loyer : 5.oco pendant 6 ans 
et 5.5oo ensuite. 

Mise à prix : 20.000 francs 
S'adresser pour visiter : Au Fonds. 



LA FUGITIVE 

Parmi les films édités par la Savoia, La 
Fugitive, qui paraîtra le 1 1 octobre pro- 
chain, se classera au rang des meilleurs pour 
l'excellence de l'interprétation et la qualité 
dramatique des scènes. C'est l'histoire navrante 
d'une jolie ouvrière entraînée par un viveur 
loin de son foyer. Séduite, trompée et folle- 
ment éprise, la malheureuse fille retourne un 
jour, après la trahison de celui qu'elle aime, 
auprès de son vieux père. Elle le trouve ago- 
nisant et se perce le cœur après avoir été mau- 
dite. 



Union Mutuelle des Opérateurs 

CINÉMATOGRAPHISTES 

( Prise de Vues et Projection Réunie;- ) 

Siège Social : 50, Bd de Strasbourg, Paris 



Assemblée Générale du 8 Septembre 1912 



Les opérateurs cinématographistes ont tenu 
leur assemblée générale mensuelle dimanche 
dernier 8 septembre. 

Après avoir constaté la bonne marche de 
l'Union, plusieurs nouvelles adhésions sont ac- 
ceptées. 

M. E. Lecarpentier, opérateur projection- 
niste, est nommé secrétaire de l'Union, ce 
poste se trouvant actuellement vacant. 

Lecture est faite ensuite d'une circulaire 
qui sera incessamment envoyée à MM. les 
exploitants; par cette circulaire, ces Messieurs 
sont informés que l'Union se met à leur dis- 
position pour leur procurer des opérateurs ca- 
pables et éprouvés, l'Union n'acceptant dans 
son sein que des hommes justifiant leur qualité 
d'opérateurs professionnels en présentant au 
Conseil d'administration de l'Union des réfé- 
rences de travail très sérieuses et en subissant 
un examen approfondi de leurs capacités. 

Dans ce but, nous arriverons à éliminer de 
la corporation une multitude de jeunes gens 
qui se disent opérateurs, parce qu'ils savent 
plus ou moins bien placer un film dans l'ap- 
pareil et tourner une manivelle. Cette horde 
envahissante d'opérateurs d'occasion, formés 
du jour au lendemain, porte un préjudice 
énorme à une des premières branches du ci 
nématographe et diminue la valeur des opéra 
teurs professionnels. Pour arriver à combatt : 
ce fléau, le seul remède c'est le brevet de ca- 
pacité, et le Conseil d'administration de 
l'Union donne tous ses efforts afin d'arriver à 
l'obtenir. Nous demandons aux sommités ci- 
nématographiques, à tous ceux qui s'intéres- 
sent au cinématographe et à tous ceux qui en 
font leur métier, de nous aider dans notre tâ- 
che, afin d'arriver à la solution d'une question 
qui doit intéresser tous les vrais, cinématogra 
phistes. Le brevet de capacité à l'opérateur, 
c'est une nouvelle force pour l'industrie ciné- 
matographique; pour l'opérateur, c'est la sau- 
vegarde de son avenir, de ses intérêts, ainsi 
que le respect de son métier. 

George Mariani, 
Président de l'Union Mutuelle 
des opérateurs cinématographistes 
de France. 




La Société Cinématographiqu 

30, Rue Louis- le Or< 

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Siège Social provisoire : 33, Rue Bénard, Paris 



PROJET DE STATUTS 



Article premier. — Entre tous les adhérents, 
annuels et futurs, aux présents statuts, il est 
formé une association amicale et philanthropi- 
que, ayant pour but l'organisation continue, au 
moyen de conférences et de projections scient i- 
liques (fixes et animées; de « leçons de choses » 
dans les établissements scolaires, et, en parti- 
culier, dans les écoles primaires des communes 
privées de cet enseignement, d'un résultat si 
puissant, à cause de sa forme attrayante, que 
peut et doit être le Cinématographe. 

Art. 2. — L'association prend pour titre : 
Ligue Populaire du Cinéma Scolaire 
Œuvre philanthropique de vulgarisation scien- 
tifique pour la jeunesse 

Art. 3. — La Ligue donnera, selon ses res- 
sources et le nombre de ses sections, dans tous 
les établissements à elle ouverts, des séances 
périodiques, gratuites pour les élèves, et ex- 
clusivement instructives, éducatrices et morales 
(conférences-causeries avec projections fixes et 
animées). Toutefois, mais simplement si l'expé- 
rience en démontre la nécessité, le programme 
de ces séances pourra comporter un court en- 
tracte récréatif (film amusant) destiné à dé- 
tendre, un instant, l'attention portée par les en- 
fants, aux sujets sérieux traités devant eux. 

Art. 6. — Pour réaliser son but, la Ligue 
créera des sections comprenant chacun : 

1° Un groupement d'environ 250 établisse- 
ments (ou localités, lorsqu'une salle ad hoc 
permettra d'accueillir, à une même leçon, les 
élèves des différentes écoles d'une ville com- 
prise dans la section). Ces établissements (ou 
localités) bénéficieront, chacun, d'une séance 
mensuelle pendant huit mois, soit huit séances 
par 'établissement (ou localité) au cours de 
l'année scolaire. En tout, environ 2.000 séances 
annuelles par section. 

2° Huit « tournées » d'enseignement, se com- 
posant chacune d'un professeur-conférencier et 
d'un opérateur. 

a) Tous les frais de ces « tournées » sont à 
la charge de la Ligue, qui ordonnera seule, 
l'itinéraire de chacune d'elles et la date de pas- 
sage. 

b) Chaque établissement (ou localité) devra 
mettre gratuitement à la disposition des « tour- 
nées » la salle nécessaire à la séance. 

Art. 7. — La Ligue étendra ses opérations au 
fur et à mesure de l'accroissement de ses res- 
sources et de ses moyens d'action. Elle créera, 
en ce sens, de nouvelles sections chaque fois 
et aussitôt que cela lui deviendra possible. 

Art. 8. — Les ressources de l'œuvre sont 
constituées par : 

1° les droits d'admission, cotisations et dons 
de ses membres; 

2° les souscriptions recueillies par eux: 

3° les dons, legs et autres acquêts lui parve- 
nant d'autres parts; 

4° le produit des fêtes, représentations et con- 
férences extraordinaires, bénéfices quelconques, 
tombolas, quêtes, etc., à son profit; 

.5° la vente des publications (brochures, pro- 
grammes, bulletins, etcO, qu'elle pourra éditer 
ou patronner; 



6" le revenu de ses réserves, biens et valeurs 
de toute nature. 

Art; 10. — La Ligue se compose : 

I " de membres d'honneur fondateurs. Ce 
muiI les personnes versant à la Ligue une coti- 
sation de 500 francs, somme représentant les 
Irais exacts pour un établissement (ou localité. 
d'une annuité scolaire de huit séances. (Cette 
somme, sur désir exprimé du donateur, pourra 
sauf cas d'impossibilité matérielle comme itiné- 
raire ou époque, être affectée à l'établissement 
"ii localité, désigné par ledit). 

2° de membres honoraires. Ce sont ceux 
qui versent à la Ligue une cotisation annuelle 
de 23 francs, somme représentant le 1/20 des 
Irais, pour un établissement (ou localité, d'une 
annuité scolaire de huit séances. 

•'!" de membres actifs. Ce sont ceux qui ont 
pour mission d'aider de tous leurs efforts au 
développement de l'œuvre en recueillant, en son 
nom. les adhésions, souscriptions et dons divers 
dont ils sont les instigateurs. Ils ont à acquitter 
un droit fixe d'admission de un franc et une 
cotisation annuelle de trois francs. Ils sont, de 
droit, exonérés du paiement ue cette cotisation 
par une production personnelle et annuelle de 
souscriptions atteignant le double de ce chiffre, 
iVst-à-dire six francs. 

Art. J. — Les élèves, professeurs, instituteurs 
qui adhéreront à la Ligue en demandant à cette 
dernière des listes à faire remplir, deviendront 
membres actifs de la L. P. C. S. sans être tenus 
au versement de 2 fr. 50 (minimum de sous- 
criptions recueillies par leurs soins. 

Art. 12. — Toute personne, sans distinction 
d'âge, de sexe, de profession, d'opinion ou de 
nationalité, peut, sur simple demande, et en se 
conformant aux obligations de la catégorie 
choisie, être membre de la L. P. C. S. 

Art. 14. — Tous les membres des 3 catégories 
de la Ligue prennent part aux assemblées gé- 
nérales. Mais, seuls, ceux âgés d'au-moins 21 
ans et de nationalité française y ont voix déli- 
bérative el droit d'éligibilité au Conseil. 

Art. — La Ligue est administrée par un 
Conseil, dénommé Comité d'initiative, élu en 
assemblée générrale pour une durée de 3 ans. 

Art. 19. — Les membres d'un Comité arri- 
vant à expiration de pouvoir sont constamment 
rééligibles. Leurs fonctions sont gratuites, sauf 
exceptions prévues à l'art. 21, 

Art. 32. — .L'assemblée générale, ouverte à 
tous les membres, a lieu : 

1° régulièrement, en fin d'exercice scolaire. 
c'est-à-dire en août; 

2° extraordinairement, sur convocation du 
président. 

Les votes par correspondance sont admis. 

La première assemblée générale, qui aura à 
voter les statuts sous leur forme définitive et 
à nommer le premier comité d'initiative aura 
lieu le jeudi 19 septembre 1912, au siège pro- 
visoire de la Ligue : 33, rue Bénard. 

Pour le Comité provisoire, 
Le secrétaire général : 
André de Reusse. 




Abonnez- Vous 

au " Giné» Journal " 

C'EST VOTRE INTÉRÊT à 



— îô- 



zn. Gregorio BREZEANO 

(VOIR page 31). 

Nous sommes heureux d'offrir à nos lec- 
teurs la photographie d'un des plus vaillants 
pionniers du cinématographe en Roumanie, M. 
Gregorio Brezeano, dont le nom est aussi po- 
pulaire à Bucarest que le cinéma lui-même. 

Jeune, ardent et audacieux, patriote comme 
on sait l'être là-bas, M. Brezeano a conçu le 
beau projet de doter son pays d'une « litté- 
rature cinématographique originale» s'il est per- 
mis d'associer notre art aux belles-lettres. C'est 
dans l'histoire même de la Rounanie qu'il a 
puisé les éléments de son œuvre et c'est avec 
ses compatriotes qu'il l'a mise sur pieds. Son 
premier succès, tout le monde le connaît. C'est 
le grand film de la Gueire Russo-Roumaine 
qu'il offre, en bel hommage d'un Roumain 
devenu libre, à la foi nationale de sa pairie. 

Ses collaborateurs furent ses bons artisans. 
Citons MM. Demetriade, Toneano, Vidrasco 
et M. Popesco, l'heureux propriétaire du film. 

M. Brezeano — ■ à qui le roi de Roumanie 
vient de conférer très justement le ruban du 
Bene Merenti — se propose de créer à nou- 
veau des œuvres cinématographiques capables 
d'affirmer la valeur artistique de son pays. 
Il sera le bon ouvrier de la gloire roumaine. 

Le monde cinématographique est fier de lui 
et toutes les sympathies de ceux qui cherchent 
des « hommes d'avant-garde » lui sont ac- 
quises. G. D. 



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Cherche Correspondants asso- 
ciés, pour les régions de l'Est 
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sera ultérieurement indiquée 
aux postulants pouvant justi- 
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d'un passé technique sérieux 
et de certaines ressources fi- 
nancières. 

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31, Rue de Saint-Quentin, PAniS 



NECROLOGIE 

Nous apprenons avec regret que M. Bré- 
/.illon, le sympathique président du Syndi- 
cat français des Directeurs de Cinémas-thé- 
âtres vient d'être frappé d'un deuil cruel. 
M. Brézillon à perdu son père. 

Qu'il veuille bien agréer ici l'expression 
de nos vives condoléances. 



SYNDICAT FRANÇAIS 



Directeurs de Cinémas-Théâtres 



Tous les exploitants syndiqués sont priés 
d'assister à la réunion, qui aura lieu mer- 
credi prochain, 25 septembre, au siège social 
du Syndicat, rue S' Martin, n° 198. 

Cette réunion aura lieu à 2 h. 1/2 de 
l'après-midi. 



L'ECRAN RADIUM 

Entre tous les écrans qui se disputent la 
suprématie du marché, l'Écran Radium 
tient incontestablement la première place. 
11 est re que le Radium est pour les autres 
métaux, le plus précieux. Faut-il donc s'é- 
tonner que les Etablissement Gaumont s'en 
soient assuré le monopole pour la Belgique 
et la Suisse et quelle consécration vaut 
celle-là ? 



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prière de mettre un timbre pour la réponse. 





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17 



LE CHAPITRE 

DU CINÉMATOGRAPHE 

ÉDUCATEUR 



Pour Ba Jeunesse. 

A Montréal (Canada) , il s'est créé une 
société philanthropique sous le titre de : « The 
Child Welfare Moving Picture Committee », 
ce qui signifie : Comité pour assurer la pros- 
périté de l'enfant, et qui poursuit le but loua- 
ble d'enseigner, au moyen du cinématographe, 
aux citoyens et aux citoyennes de la ville, l'art 
et la manière d'élever leurs rejetons, pour leur 
assurer santé, vigueur, ainsi que les moyens de 
vivre heureux. 

Ces projections ont heu gratuitement dans 
un parc concédé par la municipalité, trois fois 
par semaine. Dès la première semaine, plus de 
40.000 personnes ont assisté aux séances et 
dans le public on remarquait un nombre égal 
d'hommes, de femmes et d'enfants. 

Quelle propagande plus intelligente et plus 
efficace pourrait-on rêver ?... 

Rouir la propagation de L'ensei- 
gnement biblique. 

Une autre société, intitulée « In His Name 
Society », c'est-à-dire la Société Au Nom 
du Père, récemment fondée à Trenton (Etat 
de New Jersey) , a décidé de propager les 
Ecritures et l'enseignement de la Bible, au 
moyen de projections cinématographiques, dans 
toutes les contrées non civilisées. 

Une idée très américaine. 

L'administration des Travaux Publics de 
Pittsburg a décidé d'organiser dans tous les 
parcs de la ville, les dimanches soirs, de gran- 



des séances de cinématographie, populaires et 
gratuites, dont les programmes ne comporte- 
ront que des sujets instructifs et scientifiques. 

Pour atténuer dans une certaine mesure le 
caractère profane de ces représentations domi- 
nicales, des ministres de tous les cultes — pas- 
teurs, curés et rabbins — inaugureror.t les 
séances par un petit sermon bien senti, qui ser- 
vira de préambule sanctifiant... 

C'est-il américain, ou çà ne l'est-il pas ?... 

Pour " l'eugénisme ". 

L'une des plus ardentes propagatrices des 
théories eugéniques, Mme La Moyne L. Li- 
vingstone, cousine du célèbre explorateur, est 
en train d'entreprendre, à travers les Etats- 
Unis, une tournée de conférences, pour expo- 
ser ces théories et faire du prosélytisme. Elle 
a eu soin d'appeler à son aide le film cinéma- 
tographique en faveur de cette question si con- 
troversée. 

On demande du Film... 

Notre confrère le Bioscope, de Londres, se 
fait l'interprète d'un M. R. Denley James, de 
Durban (Natal), qui désire vivement acheter 
de deuxième main, des films instructifs et édu- 
cateurs, tant noirs que coloriés. 

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21 



" Le Lalliam Loop Paient" 



Une Victoire des 

Indépendants aux 

Etats=Unis. 

La deuxième Cour d'appel des Etats-Unis 
(United Stades Circuit Court Appeals for the 
Second Circuii) vient de se prononcer, en der- 
nier ressort, dans un procès engagé par la 
« Motion Picture Patents Company » contre 
la (( Indépendant Movinig Picture Company of 
America », en violation du brevet n° 707.934 
délivré le 26 août 1902 à Woodville Latham, 
concernant des appareils de projection. 

Les arrêts de cette Cour d'appel sont tou- 
jours définitifs en matière de brevet;, car elle 
juge en tout dernier ressort et aucun recours 
en cassation n'est possible. C'est pour cela 
qu'on attendait avec une curiosité compréhen- 
sible l'arrêt, qui donna pleinement gain de 
cause aux « indépendants » en leur reconnais- 
sant le droit de se servir de l'appareil de pro- 
jection en question. 

Dans tous les milieux intéressés, on considé- 
rait ce procès comme une question de principe, 
en quelque sorte comme une pierre de touche. 

Le propriétaire du brevet prétendait que ce 
brevet englobait tous les appareils de projec- 
tion, ainsi que tous les appareils de prises de 
vues dans le commerce. 

Cette prétention se trouve réduite à néant pai 
1 arrêt de la Cour. 

Il y a environ six mois de cela, le tribunal 
de première instance s'était prononcé dans le 
cas. Alors, déjà le jugement avait déclaré que 
les défendeurs n'avaient commis aucune infrac- 
tion au brevet Latham. 

Dans ce procès de principe, les demandeurs 
avaient poursuivi un détenteur d'appareil de 
prises de vues, plutôt que le détenteur d'un ap- 
pareil de projection; parce qu'il était essentiel 
d'établir que le brevet Latham couvrait aussi 
bien les appareils de prise de vues que les ap- 
pareils de projection. 

La raison essentielle de l'établissement de ce 
principe résidait dans le fait que ce furent 
Armât et Jenkins (et non pas Latham) qui 
introduisirent avec succès le mécanisme d'ali- 
mentation dans un appareil. 

Le juge de première instance Hand, dans 
un arrêt longuement motivé, avait conclu qup 



le brevet ne couvrait nullement les appareils 
de prises de vues et qu'il n'y avait donc aucune 
violation du brevet. Mais, dans ses conclu- 
sions, il établit également ce fait que le brevet 
ne se rapportant qu'à un appareil de projec- 
tion, se trouvait annulé du fait des droits 
préemptoires d'Armat et de Jenkins. 

Sur appel des demandeurs, la « Ch-cuit 
Court of Appeals », à la majorité des voix 
confirma purement et simplement la décision 
du juge Hand, à tous les points de vue adop- 
tés par ce dernier. 

Voilà donc un cas très intéressant, nettement 
tranché. Il résulte de ce jugement qu aucun 
appareil de prises de vues ne peut constituer 
une infraction au brevet Latham. Mais, en 
dehors de cela, l'arrêt a une portée bien plus 
grande, car il implique a priori, la caducité 
anticipée de toute poursuite qui pourrait être 
intentée à un détenteur d'appareils de projec- 
tion, en vertu du brevet Latham, car du fait 
de l'arrêt en question, ledit brevet se trouve, 
en raison de la préemption de Armât et Jen- 
kins, ainsi que du brevet français de Joly, ipso 
facto, nul et non avenu. 

On peut donc considérer le brevet Latham 
en quelque sorte comme inexistant. 




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Lettre d'Amérique 

APRÈS le CONGRÈS de CHICAGO 

Les Exploitants sont puissamment organisés 

(Netv-York, 13 septembre.) 
Le Congrès de Chicago condamne plusieurs 
choses qui avaient été une source d'ennuis et 
d'embarras pendant plusieurs années. Le futur 
s'annonce sous des aspects brillants. 

Maintenant que le deuxième Congrès an- 
nuel des exploitants américains a vécu et que 
les délégués envoyés à Chicago ont tous re- 
joint leur home respectif, il serait peut-être in- 
téressant de parler des quelques points im- 
portants qui ont été approuvés durant les ses- 
sions de la Ligue: 

I. New-York City nouveau lieu de réunion. 

Le choix de New-York City comme place 
de rendezvous pour le torisième Congrès an- 
nuel est un de ces points intéressants. Déjà la 
Ligue des Exploitants de Greater New- York, 
après en avoir référé à toutes les autres ligues 



locales, s'est occupée d'engager le Grand Cen- 
tral Palace pour le Congrès qui commencera 
le 7 juillet 1913. 

2. Projet d'extension. 

Afin d'arriver à ce que chaque exploitant 
devienne un membre de la « Motion Picture 
Exhibitor's League of America », le Congrès 
a décidé de créer un bureau-National-orga- 
nisateur, chargé d'étudier les moyens propres 
pour arriver au but fixé. Ce bureau aura pou- 
voir de nommer dans chaque Etat ou localité 
un ou plusieurs délégués-organisateurs. 

Le bureau en question sera sous la direction 
du Président de la Ligue, et les délégués- 
organisateurs devront obéir au bureau-Natio- 
nal-organisateur. Ce dernier ne recevra aucune 
compensation, si ce n'est 60 0/0 de l'admis- 
sion que chaque nouveau membre sera tenu 
de payer; si un membre est obtenu par suite 
des efforts d'un délégué-organisateur, celui-ci 
aura droit aux deux tiers des 60 0/0, et le 
surplus reviendra au National-organisateur. 

3. A propos de la censure. 

Une autre action importante prise par le 
Congrès consiste en la clause suivante: 

« Que chaque organisation soit requise, 
aussi rapidement que possible, de prendre telle 
ou telle action pour faire passer par la légis- 
lature une loi prescrivant un bureau de cen- 
sure officielle, lequel sera composé de cinq 
personnes: trois exploitants, un pasteur et un 
journaliste. » 

Le seul fait que les exploitants ont constitué 
une Association nationale prouve que les con- 
ditions avec lesquelles ils ont à compter sont 
également d'un caractère national. Ceci est 
surtout vrai en ce qui concerne la moralité des 
films, ceux-ci devant être distribués dans tou- 
tes les parties du pays. Et il ne peut y avoir 
une censure satisfaisante, à moins qu'elle n'ait 
aussi un caractère national. 

Cela ne veut pas dire qu'un bureau de cen- 
sure municipal ou d'Etat soit inutile dans cer- 
taines parties du pays. Mais comme celui-ci 
devient de plus en plus nombreux, il est indis- 
pensable que sa façon devoir soit uniforme, 
afin que le fabricant soit certain que sa pro- 
duction sera acceptée partout, s'il se conforme 
aux indications du Bureau National. 

4. Deux demandes. 
Les exploitants ont demandé — et paraît- 
il obtenu: — 1" l'abolition des deux dollars 
que chacun d'eux est tenu de verser chaque 
semaine à la Patents Co pour se servir des 
films licenciés; 2" l'autorisation d'exploiter les 



27 



« grands films » mis en vente par les fabri- 
cants ne faisant pas partie de la Patents Co. 

5. Conclusion. 

Voici nos braves exploitants parfaitement 
organisés et décidés à conserver la puissance 
qu'une telle organisation leur donne et à s'en 
servir. Que va-t-il se passer? Est-ce là le pre- 
mier pas vers un marché ouvert? On ne sau- 
rait trop dire. Dans tous les cas on peut af- 
firmer que l'ère des conditions arbitraires a 
vécu: il ne suffira plus d'appartenir à telle ou 
telle combinaison, à tel ou tel trust, pour 
vendre un film, mais il sera indispensable que 
ce film soit parfait: Magister dixit... et celui- 
ci c'est l'exploitant. 

* 
** 

1 . Harry R. Raver, secrétaire et manager 
de la Film Supply Company d'Amérique, an- 
nonce qu'il est maintenant le représentant pour 
l'Amérique des films Itala. Une Société itala- 
américaine va être constituée à New- York et 
il en sera le secrétaire et le directeur. Signor 
Carlo Sciamengo, récemment dans nos murs, 
a pris lui-même les dispositions nécessaires. 

2. Les films Ambrosio sont vendus par 
l'Universal Film Manufacturing Co. Mr. Ste- 
vani, de la Cinès, est le représentant direct de 
la marque en question et il a signé un contrat 
avec l'Universal, lequel a été approuvé par 
M. Gandolfi, de la Cie Ambrosio, actuelle- 
ment à New-York. 

3. Herbert Blaché, de la Cie Gaumont 
d'Amérique, et George Magil, de la Solax 
Film Co, dénient les bruits qui s'étaient ré- 
pandus au sujet de joindre l'Universal Film 
Manufacturing Co. M. Blaché, qui est le Pré- 
sident de la Film Supply Company d'Améri- 



que, a affirmé qu'il n'avait nullement l'inten- 
tion de changer son fusil d'épaule. Du reste, 
M. Gaumont est en ce moment à New- York, 
et l'on saura d'ici peu de quel côté le navire 
Gaumont se dirigera. 

4. L'Eclair Film Co reste alliée à l'Uni- 
versal Film Manufacturing Co. Elle est très 
satisfaite des conditions actuelles du marché. 
Les films sont en grande demande et elle se 
prépare à lancer un quatrième réel, qui sera 
composé de films en couleur et scientifiques. 
Une telle combinaison de sujets assure dès 
maintenant le succès du nouveau-né. 

5. Les films Bison reviennent sur le tapis, 
en ce sens que l'Universal Film Manufactu- 
ring Co a reçu copie d'une Injonction accor- 
dée par le juge Buckles, de Los Angeles, Col., 
défendant à Fred. J. Balshofer et la New- 
York Motion Picture Co de servir du sturio 
d'Ynez Canon, Col., et des accessoires qu'il 
renferme. Pendant ce temps, Wm. H. Swan- 
son s'occupe de la production d'une série de 
films (i Bison » pour le compte de l'Univer- 
sal Co. 

6. Une nouvelle fabrique de film sajous 
à la liste déjà nombreuse. La marque sera 
connue sous le nom de « Kleervue 0. Le ca- 
pital de la Compagnie est de 75.000 dollars 
et son siège sera à Elyria, Ohio. Les direc- 
teurs, R. G. Morris, C. G. Thomson et au- 
tres, espèrent vendre, dès le début, de 20.000 
à 30.000 pieds de films par semaine, et il 
paraît que leur fabrique peut produire envi- 
ron 200.000 pieds chaque semaine. 

7. Le gouvernement s'attaque à nouveau au 
trust cinématographique. Il dit qu'une combi- 
naison entre plusieurs Compagnies et plusieurs 
individus n'est autre qu'un monopole absolu- 



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fini et la qualité de son travail. 

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ment illégal. Attendons-nous à certaines ré- 
vélations curieuses; mais n'espérons un ré- 
sultat bien grand. De même que les autres 
trusts qui ont dû se dissoudre, le trust ciné- 
matographique, s'il est obligé d'en arriver là, 
obéira à la loi... puis se reconstituera sous une 
autre forme, et vogue la galère. 



L'Art de préparer un Congrès 



Le Congrès des Exploitants de Cinémas 
d'Amérique vient à peine de se terminer à 
Chicago, après avoir décidé que le prochain 
Congrès, l'année prochaine, aurait lieu, à 
New- York, que les exploitants de cette der- 
nière ville se mettent déjà énergiquement à la 
besogne pour préparer ce prochain Congrès. 

Chez nous — et ailleurs — on dirait: 
(( Rien ne presse, nous avons grandement le 
temps ! » 

Allez donc dire cela à « ceux de New- 
York » ! Vous seriez bien reçus. 

On s'est dès maintenant préoccupé de trou- 
ver un local assez vaste et bien approprié, et 
l'on n'a pas seulement envisagé les commodités 
et le confort des congressistes, mais aussi les 
moyens d'attirer et de captiver l'intérêt du 
public. 

Les exploitants de New-York estiment fort 
judicieusement qu'il est du plus grand intérim 
de la cinématographie d'opérer en communion 
d'idées avec le public, et tous les moyens vont 
être employés pour préparer longtemps à l'a- 
vance ce public, pour éveiller sa curiosité et le 
forcer à l'intéresser à l'événement. 

On va initier le public à tous les mystères 
de la cinématographie, pendant le Congrès, et 
on n'aura cesse de le lui faire savoir pendant 
les longs mois qui nous séparent encore de la 
h Convention ». 

Le public est badaud et curieux de son na- 
turel; il est avide d'apprendre quelle merveil- 
leuse occasion de l'aguicher, d'exciter ses ins- 
tincts de curiosité en le préparant tout douce- 
ment pour le grand jour? 

Le public saura à l'avance qu'on lui mon- 
trera, pendant le Congrès, dans ses moindres 
détails, ci l'art et la manière de fabriquer un 
■film cinématographique. 

Tout un plan d'action est déjà élaboré à 
cet effet. Le public pourra assister à tout:s 
les phases de la venue au monde d'un film. J 
assistera à la rédaction d'un scénario, à la ré- 
paitition des rôles, à la mise en scène, aux ré- 
pétitions, aux prises de vue, au développe- 



ment du film impressionné, au virage, au sé- 
chage, au tirage des positifs; bref, à toutes les 
manipulations. 

Et on a bien soin de ne pas en faire un 
mystère. On ne veut pas lui réserver des sur- 
prises, comme c'est chez nous l'habitude. On 
va faire au contraire l'impossible pour qu'il 
sache qui l'attend, afin de lui donner la frin- 
gale d'aller voir si ce qu on lui promet se 
trouve effectivement réalisé. 

Eh bien, n'y a-t-il pas dans cette façon de 
procéder américaine une enseignement dont 
nous pourrions tirer profit? 



PETITES NOUVELLES d'AMÉRIQUE 



A Los Angeles (Californie) , on a créé une 
nouvelle société, sous la raison sociale de : 
« The Ellaye Motion Picture Company » au 
capital de 50.000 dollars. 



A Indianopolis, MM. Bolyard, Bakh, 
Randall et Sutton, ont créé : « The Muni- 
cipal and Commercial Film Manufacturing 
Company ». 

* 
** 

A Saint-Louis (Missouri) , la « Missouri 
Film Company » a vu le jour. Et dans cette 
même ville sont venus élire domicile, des suc- 
cursales du « Universal Film Exchange » de 
New- York City et de la « Hoblitt Compa- 
ny » également de New- York City. 

* 
*# 

L'usine actuelle de la u Selig Polyscope » 
à Chicago est en train d'être presque doublée. 
Les agrandissements seront terminés vers la fin 
du mois d'octobre. 



La succursale de la « General Film Com- 
pany » à ALbany a été détruite dernièrement 
par un incendie. Les pertes se sont élevées à 
plus de 125.000 dollars. 



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Un Geste bien Français 

Le sympatique Aviateur GARROS part aux 
manœuvres de l'Ouest livrer au Capitaine 
'le ROSE le monoplan avec lequel il vient de 
battre le record de la hauteur et qu'il offre à 
l'Armée. 

Le dernier chapeau à la Mode 
Jalouse des lauriers du maître DETAILLE, 
une modiste parisienne Mme MONNA CANDA 
crée un casque pour nos jolies mondaines. 

ISO kilomètres sur route 

Le grand prix cycliste municipal de l'Union 
Vélo.ip pique de la Préfecture de la Seine 
est gag îe par Arsène ALLANCOCRT. 

Aux Morts pour la Patrie 

Obsèques du lieutenant RENAUD qui l'ut avec 
l'ingénieur BRINGAU l'une des premières vic- 
times des massacres de FEZ. 
Tout Paris se découvre au passage de la dé- 
pouillé mortelle de Mme Jacqueline FEUIL- 
LET, Infirmière générale des " Femmes de 
France " qui vient de mourir au Maroc en 
soignant les blessés. 

RAMBOUILLET (S.-et-O.) 

L'Amiral de JONQUIERES, inaugure à COI- 
GNT .KES le mausolée élevé à l'endroit même 
de la chute au lieutenant aviateur BYASSON. 

IVRY-sur-SEINE 

Le feu détruit une usine de libres de bois. 

CHEPTAINVILLE (S.-et-O.) 

Une plaque commémorative est apposée sur 
la maison où le chansonnier populaire Pierre 
DUPONT a composé ses plus belles (envies. 

MARSEILLE 

L'Ex-Sultan MOULAI 11AF1D regagne le Ma- 
roc à bord du paquebot " Mongolia ". 

MAIDENHEAD (Angleterre) 

Explosion d'une usine électrique. Des débris 
sont retrouvés à .'Î!I0 m. de l'endroit, 

VIENNE (Autriche) 

Le 211' congrès eucharistique.— Réceptif 11 du 
Cardinal Hollandais VAN ROSSUM légat du 
Pape. 



NEW-YORK (U. S. A.) 

Kssais d'un bateau insubmersible sur la ri- 
vière Hudson, 
BRUXELLES 

I.e concours dbvdi oaèroplanes de Tamiser 
sur-1'Escaut. 

BRESLAU (Allemagne) 

Déraillement d'un train de voyageurs. 

SAN FRANCISCO (U. S. A.) 

Sur piste nue autruche couit le mille en 2 
minutes. 
BORCDINO (Russie). — Le Centenaire 
de la Campagne de Russie 

Le 100' anniversaire de la Moskowa es' cé- 
lébré en présence du Tsar Nicolas II. de la 
Tsarine et de toute la lamille Impériale. Le 
monument élevé sur le champ de bataille de 
Borodino. 

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LONDRES 

Présentation du bateau " MIRROR " aux 
Boy-Scouts Marins. 

BERLIN 

GUILLAUME II revient de la Revue d'Au- 
tomne à la tè'e de la Compagnie qui garde 
le drapeau . 

CALDETAS (Espagne) 

Après avoir procédé à la pose de la première 
pierre du monument qu'on doit élever au 
poète Juan MARAGALL. l'Evèque de YICH 
nénit des bouées de sauvetage offertes par le 
Roi ALPHONSE XIII. 

VIENNE 

Traversée de VIENNE à la nage. 

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Le Grand Prix Cycliste d'Allemagne est gagné 
par le Français HOURLIER de Paris. 
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CRUELLE FATALITÉ 



Mitzi, jeune soubrette au service du rentier Wallner, est 
fiancée au garde-forestier Fitz Baum, dont elle a déjà bien 
souvent excité la colère et la jalousie par sa coquetterie. 
Elle flirte tantôt avec le jardinier, tantôt avec son maître 
qui, ne pouvant résister aux charmes de la captivante 
soubrette, l'embrasse. Le rentier est surpris par sa femme 
qui, à partir de ce mo- 
ment, est en proie à 
de vives inquiétudes. 

Un soir, Madame 
Wallner, ne voyant 
pas son mari rentrer, 
se dirige à pas de 
loup vers la chambre 
de Mitzi. Il n'y a 
personne dans la 
chambre, mais aper- 
cevant une échelle à 
la fenêtre donnant 
sur le jardin, elle 
est persuadée que 
son mari a fixé ren- 
dez-vous à Mitzi. 

Mitzi, cependant, 
n'est pas avec le ren- 
tier Wallner , mais 
avec le jardinier. 

Le garde-forestier 
s'aperçoit encore de 
cette nouvelle infi- 




délité de sa fiancée et, au paroxysme de la colère, il 
l'étrangle au moment où elle rentre dans sa chambre. 

Mme Wallner, que l'a cuisinière avait vue pénétrer dans 
la chambre, est accusée du crime et arrêtée. 

Dans la prison où se trouve Mme Wallner, un incendie 
éclate et c'est par miracle qu'elle réussit à se sauver. Elle 

arrive chez elle épui- 
sée de fatigue. 



La police vient 
pour l'arrêter une- 
seconde fois, mais au 
moment où l'on va 
l'emmener, on ap- 
prend que le garde- 
forestier, blessé mor- 
tellement dans la fo- 
rêt par un braconnier 
a, avant de mourir. 
fait par écrit l'aveu 
de— son — c rime . Ma- 
dame Wallner est 
immédiatement relâ 
chée et, pleurant de 
joie, tombe dans les 
bras de son mari. 

Ce drame, admira- 
blement interprété, 
fait pénétrer dans 
l'âme du spectateur la 
plus grande émotion. 





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LA GUERRE DÉCLARÉE 



Le Gouvernement 
Américain contre 
= = le " Trust " = = 



Nous avons signalé, en la résumant briève- 
ment, l'action intentée par le Gouvernement des 
Etats-Unis contre le « Trust » du Cinémato- 
graphe, représenté par la « Moving Pictures 
Patent Company ». 

Maintenant que nous avons pu prendre con- 
naissance du texte intégral de l'exposé des 
motifs, nous croyons utile de fournir à nos 
lecteurs quelques renseignements complémentai- 
res de nature à les intéresser. 

On sait que le Gouvernement américain veut 
faire prononcer la dissolution légale de cette 
compagnie, qui est considérée, par les pouvoirs 
publics, comme se trouvant en infraction à la 
loi Sherman, pour avoir organisé le « Trust » 
du commerce et de l'industrie cinématographi- 
ques. 

Voici d'ailleurs les Sociétés et les personnes 
directement visées par l'action gouvernemen- 
tale : 

Motion Picture Patents Company, de New» 
York City; General Film Company, de New- 
York; the Biograph Company, de New- York; 
Thomas A. Edison In'corporated, de New- 
Jersey ; Essanay Film Manufacturing Com- 
pany, de Chicago; Kalem Company, de 
New- York; George Kleine, de Chicago; Lu- 
bin Manufacturing Company, de Philadelphie; 
Melies Manufacturing Company, de New- 
York; Pathé Frères, de New- York; Selig 



Polyscope Company, de Chicago; Vitagraph 
Company of America, New- York ; Armât 
Moving Picture Company, de Washington, 
D. C. ;Frank L. Dyer, président de la Patents 
Company; Henry N.Marvin, vice-président de 
la Biograph Company; J. J. Kennedy, tréso- 
rier de la Patents Company ; William Pelzer, 
secrétaire de la Patents Company; Samuel 
Long, trésorier de la General Film Company; 
J. A. Berst, de la Maison Pathé Frères; Sieg- 
mund Lubon, directeur de la General Film 
Company; Gaston Melies, directeur de la Ge- 
neral Film Company; Albert E. Smith, 
directeur de la Général Film Company; Geor- 
ge K. Spoor, directeur de la General Film 
Company; W. N. Selig, directeur de la Ge- 
neral Film Company. 

Le général Wickersham, commissaire géné- 
ral du Gouvernement, reproche aux personnes 
poursuivies, non seulement des infractions à la 
loi Sherman, en entravant la liberté du com- 
merce, mais aussi de « complot ». 

Les grifes du gouvernement portent sur huit 
points différents : 

1" Entraves à la liberté du commerce et 
création frauduleuse d'un monopole. 

2" Dissolution de la « Motion Pictures Pa- 
tents Company » et de la « General Film 
Company » pour avoir combiné des plans dans 
le but d'entraver le commerce intérieur et exté- 
rieur de tout ce qui se rattache à l'industrie 
cinématographique en monopolisant le marché! 

3° Etablissement de façon légale, au moyen 
d'un arrêt de Cour, que les deux sociétés en 
question se sont constituées uniquement dans le 
but d'agir illégalement et frauduleusement pour 
accaparer le commerce du film et pour imposer 
des contrats léonins au marché. 

4" Que la Cour déclare inexistants et an- 



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nulle légalement tous ces contrats léonins im- 
posés à leur clientèle par les deux sociétés en 
question. 

5° Que la Cour, par voie d' « Injunction » 
arrête le trafic des dix Compagnies licencécs 
et de la « General Film Company » sur le 
marché intérieur jusqu'à ce que le jugement 
à intervenir soit rendu et que la dissolution soit 
prononcée. 

6° Que la Cour déclare que l'accaparement 
des brevets constitue une manœuvre illégale et 
frauduleuse, dans le but d'entraver la liberté 
du négoce et que la a Patents Company » soit 
empêchée d'exercer le moindre contrôle, direc- 
tion, surveillance ou influence sur le marché 
intérieur et le commerce des autres défendeurs, 
en vertu des brevets détenus par la « Patents 
Company ». 

7° Qu'il soit interdit formellement à tous 
les défendeurs d'entrer ou de rester dans une 
combinaison similaire ou d'agir de concert pour 
empêcher toute concurrence sur le marché in- 
térieur. 

8° Que la Cour prenne toutes les disposi- 
tions pour envisager toutes les éventualités et 
en empêcher la réalisation. 

Nous avons exposé dernièrement les motifs 
qui font agir le gouvernement. La requête du 
commissaire général divise le marché cinémato- 
graphique en trois catégories d'intéressés : 

1 ° Les fabricants d' appareils cinématogra- 
phiques de toute nature; et de films; 2° les 
loueurs; 3° les exploitants. 

Le gouvernement de Washington estime 
qu'actuellement plus de 100.000.000 de dol- 
lars sont engagés dans l'industrie cinématogra- 
phique. 

Nous extrayons de la « plainte » officielle 
les quelques détails caractéristiques suivants : 



« En 1 908 et antérieurement, il y avait aux 
Etats-Unis dix importateurs et fabricants de 
films. Il y avait à cette époque de 125 à 150 
agences de location de films et un peu plus de 
6.000 exploitants dans l'Union. 

<( Dans cette industrie des films positifs, les 
fabricants, à cette époque, se faisaient concur- 
rence pour fournir les loueurs, et ces deniers 
à leur tour, se faisaient concurrence pour ali- 
menter les exploitants. Il y avait aussi un cer- 
tain nombre de fabricants d'appareils de pri- 
ses de vues et de machines qui rivalisaient com- 
mercialement. 

« A cette époque, la concurrence s'affir- 
mait très activement et le commerce comme 
l'industrie cinématographiques, litres de toute 
entrave, se développaient normalement; un 
propriétaire ou un exploitant de cinéma p Devait 
acheter un appareil de projection où bon lui 
semblait, à la « Biograph Company », à 
1' « Armât Company », ou à ^'autres fabri- 
cants. Il pouvait acheter des films étrangers, 
importés par Kleine ou par la Compagnie 
Georges Meliés, ou des films américains à n'im- 
porte lequel ou à tous les producteurs de filnis. 
Le commerce intérieur comme le commerce in- 
ternational du film, des appareils, projecteurs, 
etc., était libre de toute entrav; er ne dépen- 
dait d'aucune « combinaison *, d'aucun mo- 
nopole. A cette époque, les bliïis n'étaient pas 
donnés en location, mais vendus par les fabri- 
cants aux agents de location et ces derniers, à 
leur tour, les louaient et n? les vendaient pas 
aux exploitants. . » 

C'est à cet état de choses que le Gouverne- 
ment américain veut en reven'r, c e->t cette si- 
tuation qu il veut voir rétablir par un jugement 
ayant force de loi. 

Il sera curieux de voir k quel point de vue 
se placera la Cour. Nous le -amers fin octobre. 



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ET LES USINES DE GREPPIN 



Si l'on considère que la Cinématographie a 
pris, au cours des dix dernières années, un 
développement inattendu, personne n« s*~$ 
surpris de ce qu'une firme, dont les produits 
photographiques, tels que révélateurs, produits 
chimiques et plaques sèches ont acquis depuis 
longtemps une réputation universelle, ait en- 
trepris également la fabrication de films vier- 
ges pour la prise et la multiplication de vues 
cinématographiques. 

Tout photographe sérieux,, chaque négo- 
ciant de la branche, connaît et apprécie les 
produits « Agfa » (Société par actions pou» 
la fabrication de l'Aniline) et la marque 
« Agfa » pourrait être certaine que ses films 
cinématographiques, positifs et négatifs ren- 
contreraient le même bon accueil, si ses quali- 
tés atteignaient les perfections requises et at- 
tendues. 

En raison des difficultés que présente la 



production de films de bonne qualité, la So- 
ciété « Agfa » se préoccupa très sérieusement 
des travaux et essais préléminaires à effectuer, 
et ce ne fut qu'après que plusieurs millions de 
mètres de films eurent donné pleine et entière 
satisfaction aux essais entrepris dans l'usine 
expérimentale de Berlin, que l'on décida, au 
siège social, la construction d'une nouvelle 
grande usine destinée exclusivement à la fabri- 
cation du film cinématographique. 

Une petite promenade à travers les établis- 
sements de Greppin, pourvus du mécanisme le 
p.îius moderne et le plus complet, fera l'objet 
des lignes qui suivent et que nous dédions à 
notre aimable clientèle, ainsi qu'à tous ceux 
qu'elles peuvent intéresser. 

A quelques minutes de la station de Bitte, - 
feld, sur la ligne de Berlin-Halle, se trouve la 
station des Usines de Greppin, d'où des voies 
de raccord conduisent dans la manufacture 
même des films cinématographiques « Agfa ». 

Du hall couvert de la gare, le visiteur entre 
de plein pied dans l'agglomération complexe 
de bâtiments qui constituent les Etablissements 
de Greppin, bâtiments reliés tous ensemble par 
des corridors couverts et hermétiquement clos 
de façon à empêcher, dans la mesure du pos- 



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RAQSQUE 

Drame d'une angoisse prodigieuse dans la note " Grand Guignol ". 
A F F I C H E Chef-d'œuvre d'interprétation AFFICHE 

| L'ENFANT et le BANDIT 

Drame d'une puissance d'émotion incomparable 
AFFICHE M M GROS EFFET 



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99 




- 42 



sible, l'intrusion de la poussière et de l'air du 
dehors. 

Au moyen d'un système de ventilation spé- 
ciale, plusieurs centaines de mille mètres cu- 
bes d'air pur, d'une température toujours exac- 
tement pareille sont introduits dans les ate- 
liers et locaux de l'usine, de façon continue, 
heure par heure, le jour comme la nuit. 

Si nous suivons les ouvriers et les ouvrières, 
au moment où ils quittent le quai de la garo 
pour se rendre à leur travail, nous remarque- 
rons qu'ils se séparent immédiatement, les fem- 
mes et les hommes prenant la direction des 
ateliers qui leur sont respectivement destinés. 

En tout premier lieu, dans des locaux spé- 
cialement affectés à cet usage, ils échangent 
leurs habits de ville contre des vêtement- da 
travail. Ces derniers leur sont fournis à inter- 
valles rapprochés et réguliers par le service 
spécial de blanchisserie de l'usine, établi sur 
des bases chimiques. L'échange de vêtements 
effectué, le personnel se rend dans des salles 
de toilette où chacun est tenu de se laver les 
mains avec le plus grand soin avant de se met- 
tre au travail. On passe devant l'horloge en- 
registreuse, puis les différents groupes se répar- 
tissent dans leurs salles de travail. 



L usine se divise en quatre grandes sections 
principales : 

1 " Le service de production du film cellu- 
loïdique brut. 

2° La production de la substance sensible 
à la lumière, dénommée « Emulsion ». 

3" Le service de sensibilisation du film brut 
au moyen de l'émulsion. 

4° Le découpage et la mise à l'épreuve des 
films émulsionnés, pour reconnaître les erreurs 
mécaniques. 

A côté de cela, il y a : 

5" Les laboratoires d'épreuve pour la qua- 
lité du film brut. 

6° Les laboratoires d'épreuves pour la qua- 
lité de l'émulsion. 

Sous la manufacture proprement dite se 
trouvent les laboratoires de chimie, dans les- 
quels sont exécutés tous les travaux, toutes les 
expériences destinées à assurer le perfectionne- 
ment constant du matériel et la simplification 
de la production et dans lesquels on procède 
à la constitution, à l'essai de toutes les for- 
mules nouvelles, de révélateurs, de fixateurs, 
pour les tons, les couleurs, etc., conformément 



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54, Rue Philippe-de-Girard, 54 
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— 43 — 



aux moindres désirs exprimés par la clientèle 
dont les moindres desiderata sont l'objet de la 
plus minutieuse attention. 

De plus, les établissements de Greppin ont à 
leur disposition les laboratoires scientifiques de 
la section photographique de la Société « Ag- 
fa », laboratoires dans lesquels sont employés, 
à l'heure présente, dix-huit chimistes de va- 
leur, quatre ingénieurs et un très nombreux 
personnel d'aides. 

En visitant les ateliers de fabrication du 
film brut, on passe à travers un vaste entrepôt 
recelant les dissolvants dans lequel sont remi- 
sés plus de 150.000 litres de liquides et acides 
dissolvants pour le camphre, la nitro-cellulose, 
la cellulose d'acétyle (pour les films ininflam- 
mables) ainsi que d'autres matières premières 
en grand nombre, qui sont apportées par trains 
entiers dans l'usine même, où, dans des mar- 
mites rotatives sont dissous les éléments ser- 
vant à fabriquer le film brut. 

De l'atelier de dissolution, la substance 
épaisse et gélatineuse est forcée, sous une haute 
pression hydraulique dans l'atelier où elle se 
répartit dans les diverses machines après avoir 
traversé de grandes cuves-collecteurs. 

Dans 1 5 de ces ateliers, après deux an- 



nées de fonctionnement de l'usine seulement, 
70 millions de pieds de film sont produits an- 
nuellement, ce qui démontre suffisamment l'ex- 
cellence du firm <( Agfay ». 

Après une préparation spéciale de la surface 
du film brut, préparation qui assure l'adhé- 
rence parfaite de l'émulsion sur la couche géla- 
tineuse, avant, pendant et après la manipula- 
tion du film, les bandes sont livrées soigneuse- 
ment empaquetées, au service de l'émulsion. 

Dans le laboratoire où les filins sont émul- 
sionnés, on voit, à la lumière des lampes rou- 
ges, soigneusement choisies et réglées, une ran- 
gée de grande cuves, munies de malaxateurs, 
dans lesquelles est produite l'émulsion sensible 
à la lumière, une dose déterminée de bromure 
d'argent mêlée à une solution gélatineuse. 

Un certain nombre de cuves réfrigérentes 
reçoivent le liquide tout chaud et le refroidis- 
sent graduellement en le transformant en min- 
ces tablettes gélatineuses. 

De grandes machines à découper divisent la 
gélatine en morceaux plus petits de façon à 
ce qu'après un assez long séjour dans l'eau 
les sels destructifs qu'ils contiennent se trou- 
vent éliminés. 

L'émulsion une fois parachevée est placée 



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dans les grandes chambres réfrigérantes, dans 
lesquelles il y a toujours de 5 à 6 mille litres 
d'émulsion toute prête à servir au revêtement, 
à la sensibilisation d'environ 600.000 pieds 
de film. 

Pour maintenir dans ces locaux la tempé- 
rature froide voulue, on dispose de trois ma- 
chines fonctionnant indépendamment l'une de 
l'autre et dont la plus grande a une puissance^, 
telle qu'elle correspond à la production de 
5.500 livres de glace à l'heure. 

Ces machines fonctionnent sans interruption 
jour et nuit. 

Dans l'atelier des émulsions, l'émulsion gé- 
latineuse, refondue, après avoir été soigneu- 
sement filtrée, est portée sur la bande de cel- 
luloïd après quoi on la laisse sécher. 

Une atmosphère absolument exempte de 
poussière et un séchage scrupuleusement mé- 
thodique assurent une production d'une égalité 
et d'une régularité qu'il serait bien difficile de 
perfectionner encore. 

De fait, les acheteurs du film « Agfa » re- 
connaissent volontiers que le film cinématogra- 
phique « Agfa » a atteint un degré remarqua- 
ble de perfection, en ce qui concerne l'invaria- 
bilité de ses qualités. 

Chaque jour on émulsionne ainsi, dans ce 



laboratoire, une moyenne de 1 50.000 à 
200.000 pieds de film, ce qui prouve une fois 
de plus l'accueil favorable qui a été réservé 
au film « Agfa », et c'est concluant, si on 
considère qu'il y a à peine deux ans que l'usi- 
ne fonctionne et que la production est en mar- 
che. 

Le film, en larges bandes, revêtu de l'émul- 
sion, passe- maintenant dans la chambre noire 
de découpage, où il est débité en étroites ban- 
delettes, telles qu'on les connaît couramment. 

Les machines de découpage sont d'une telle 
précision qu'elles règlent leur fonctionnement 
au demi-millimètre. Les films sont divisés 
en rouleaux de quatre cents pieds de lon- 
gueur, qui passent dans un autre labora- 
toire, où ils sont soumis aux plus sévères 
épreuves et à la plus rigoureuse des inspec- 
tions afin que les petites irrégularités, toujours 
inévitables lorsqu'il s'agit d'une fabrication en 
gros, ne puissent être mises entre les mains des 
clients. On y contrôle aussi strictement la lon- 
gueur des rouleaux, au moyen d'appareils de 
mesurage spéciaux, après quoi les marchandises 
sont emballées. 

Un pourcentage du produit est envoyé du 
laboratoire d'essais, dans le laboratoire d'é- 
preuves, pour qu'il y soit examiné au point de 




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vue de la qualité. Dans ce dernier laboratoire, 
le film est soigneusement examiné et éprouvé, 
au point de vue de sa consistance, de ses qua- 
lités matérielles, de sa résistance, de sa sou- 
plesse, on le fait passer plusieurs fois dans des 
appareils de projection etc., puis on l'examine 
au point de vue de ses qualités photographi- 
ques : sensibilité, graduation .rapidité de dé- 
veloppement, etc. 

Si le produit est trouvé parfait à tous les 
points de vue, il est enfin emmagasiné avec la 
mention « Prima » pour être expédié au fur 
et à mesure aux clients de tous les produits. 

Afin de pouvoir répondre aux demandes de 
la clientèle désirant des films perforés, un 
atelier de perforage a été installé dans l'usine et 
l'on y procède avec le plus grand soin à la 
perforation des films positifs. 

En revenant sur ses pas, de retour du corps 
de bâtiment central de l'usine, on passe une 
fois de plus par la salle de toilette des ouvriers. 
On y remarque une propreté merveilleuse, de 
belles cuvettes, des installations de bains ultra- 
modernes; puis, à côté, deux grands réfectoi- 
res très confortables, égayés d'une décoration 
florale abondante. On voit que la Société se 
préoccupe du bien-être de ses ouvriers et de 
ses ouvrières. 

En quittant les bâtiments qui forment l'en- 
semble de l'usine, on peut faire une rapide 
visite aux installations qui s'y rattachent. 

On remarque tout d'abord le siège généra- 
teur de la force motrice, d'où partent d'innom- 
brables câbles électriques formant un réseau 
compliqué d'une étendue considérable, et qui 
fournissent non seulement la force, mais aussi 
la lumière. Us alimentent tout l'ensemble de îa 
vaste usine. 

Il y a là également une dynamo à turbines 
moderne, des pompes hydrauliques aspirantes 
et refoulantes, ainsi qu'une foule d'autres ma- 
chines qui fonctionnent sans interruption nuit 
et jour. Mais, comme si cela ne suffisait pas, 
et par mesure de précaution, un gros câble relie 
toute cette machinerie à la station centrale dy- 
namique de l'usine que la Société possède à 
une lieue de là, pour la fabrication de l'Aniline, 
de sorte que si la moindre interruption venait à 
se produire dans le fonctionnement des machi- 
nes génératrices d'électricité de Greppin, l'u- 
sine mère de la Société « Agfa » assurerait 
aussitôt la fourniture de l'énergie électrique né- 
cessaire pour faire fonctionner normalement 
tous les services. 

Près du centre producteur d'énergie électri- 
que se trouve un grand filtre permutateur ainsi 
qu'un vaste bassin de filtrage à sable et gravier 



pour assurer l'alimentation en eau pure. I! y 
existe aussi un service soigneusement organi- 
sé pour la production de l'eau distillée. 

En poursuivant son chemin, on arrive, après 
la blanchisserie mécanique, aux ateliers de 
charpente et dans les bureaux techniques, puis 
on aperçoit le hall dans lequel se tient toujours 
prêt à toute éventualité un service d'incendie 
parfaitement organisé. 

On peut ainsi se promener pendant plusieurs 
heures dans l'ensemble de cette vaste usine et 
de cette promenade, on remporte la forte et 
réconfortante impression que tout, en ces lieux, 
est prévu et organisé de telle façon, que les 
exigeances et les moindres vœux de la clien- 
tèle y trouvent pleine et entière satisfaction. 

Rien n'a été négligé pour assurer le succès 
de l'entreprise et rien que le fait qu'il faut con- 
tinuellement ériger de nouvelles bâtisses et pro- 
céder à des agrandissements, démontre de la 
façon la plus frappante, la plus indéniable, 
l'accueil favorable qu'a reçu partout le 
Film cinématographique « Agfa » 

Il est certain, aujourd'hui, que les Etablis- 
sements de Greppin, pour la production du 
film, ont réussi, avec leur 

Film cinématographique « Agfa » 
à répondre pleinement et entièrement à ce que 
l'on pouvait attendre d'un nouveau produit pho- 
tographique de la marque « Agfa ». 

Tous les efforts de l'usine tendront sans 
cesse à maintenir la supériorité reconnue et la 
réputation justifiée de ses produits. 
^^ ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ 
BIBLIOGRAPHIE 

Trucs el Illusions : Applications de l'Optique et 

la Mécanique au Cinématographe, par E. 

Kress. — l'ne brochure de 32 pages. Prix : 

30 centimes. — Paris, Comptoir d'Edition de 

Cinéma-Hevue, 118, rue d'Assas. 

Avec cette brochrue, qui renferme la septiè- 
me Conférence consacrée à la Cinématographie 
par le Syndicat des Auteurs et Gens de Lettres, 
nous entrons dans le domaine de la fantaisie et 
du merveilleux. Il s'agit en effet du chapitre, 
sinon le plus important, du moins le plus re- 
marquable de la Cinématographie. par l'ingénio- 
sité des moyens aussi bien que par l'ampleur 
el par la variété des effets réalisés. 

L'auteur y décrit, aussi complètement que 
possible, les' moyens souvent très simples qui 
permettent d'exécuter les plus fantastiques con- 
ceptions et de tenir les assistants sous le charme 
des émotions les plus complexes. 

Ces moyens sont de trois ordres distincts : 
moyens optiques, moyens mécaniques et moyens 
chimiques. Les movens optiques semblent le? 
plus fertiles en trucs sensationnels; il est vrai 
qu'ils comportent toutes les ressources que 
l'on peut demander aux miroirs plans et cour- 
bes, aux glaces sans tain, droites ou inclinées, 
etc. La revue des trucs classiques de la magia 
noire et de la prestidigitation n'est pas la partie 
la moins impressionnante de la brochure; elle 
contribuera certainement à en assurer le succès. 





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Attention à la Projection ! 

Vous aVez à ce jour fait les plus grands sacrifices pour l'em= 
tellissement de Vos salles à l'effet de donner le plus de confort pos- 
ible au public, ce dont on ne peut que Vous féliciter. 

Portez maintenant Votre attention sur le point capital que 
constitue la projection pour laquelle on ne saurait assez faire d'efforts 

Rendez=Vous compte par Vous=même dans Votre salle et Vous 
constaterez le bruit ênerVant produit par Votre "Projecteur et son sein* 
illement fatiguant la Vue. Il est donc de Votre intérêt d y remédier en 
idoptant " L'iMPÉRATOR" qui est le seul Projecteur dont la 
narche est totalement silencieuse. Aucun bruit n'est perçu dans la 
mile ce qui rehausse la Valeur de la Projection. 

En outre, nous le garantissons sans scintillement, fixité abso- 
ue, grande durabilité, au moins du double aux appareils employés 
'i ce jour. 

Détérioration nulle des Films dont l'image proprement dite ne 
'ient pas en contact aVec le mécanisme. En un mot, il est l'idéal des 
ippareils. Faites=nousle plaisir de Venir Ver i fier notre déclaration et 
e le comparer aux Projecteurs de Va concurrence. Vous serez édifié' 

Voici une attestation qui fait foi. 

Référence du Cinéma=Palace et Electric=Palace : 



A Monsieur le Directeur de la Scciété H. Erneinnnn, Paris. 

Monsieur, 

Nous avens le plaisir de vous déclarer que les Appareils Imperptor que vous nous 
f ez livrés et qui fonctionnent depuis plus d'une année, sans interruption et journellement 
>ns nos cabines, n'ont jamais subi de réparations. Ils sont toujours comme au premier four, 
.1 excellent état. 

Ils nous donnent donc satisfaction à tous les points de vue. Ce que nous admirons 
«ns votre Appareil, en dehors de sa résistance et de sa fixité, c'est l'absence totale de sein- 
■ lement et sa marche silencieuse. 

Agréez, Monsieur le Directeur, nos salutations empressées. 

Signé : Société Universelle Cinéma. 

NEVHCF. 



52 - 



". effrayant des scènes de carnage, 
, assacre. 

! a mi les premiers rôles de cette troupe 
tout à fait nature, on compte M. Alex Arbre- 
.1 William Cygneblanc, M. et Mme 
Oursbrun (en voyage de noces) , M. Feu- 
Olambant, un chef sioux s. v. p. ainsi que le 
grand, le célèbre Adam Tonnerre, qui passe 
pour le plus fameux des chefs encore exis- 
tants. 

On ne pourra pas dire d'eux qu'ils font 
clu... chiqué?... 



" Grandiosité " américaine. 

La K Globe Amusement Company », de 
Los-Angeles, est décidément atteinte de ce que 
l'on pourrait appeler le délire de la magnifi- 
cence. Elle édifie palais sur palais, elle en 
possède quinze, dans Los-Angeles et tout au- 
tour et ces cinémas sont plus fastueux les uns 
que les autres. Mais voilà-t-il pas que, cela ne 
suffisant plus, elle a acquis l'un des plus su- 
perbes cinémas de Californie, installé sur une 
jetée promenade dont la construction coûta en 
chiffres ronds, un million de dollars, soit cinq 
millions de francs. 



Si cela continue, il n'y aura bientôt plus que 
des cinémas à Los-Angeles. Il est vrai que la 
cinématographie y est... aux anges! 

* 
** 

Un exe r.ijjle à suivre. 

Les autorités scolaires de Wankegan, aux 
Etats-Unis, ont décidé de distraire les élèves, 
pendant les heures de récréation, au moyen de 

C'est en quelque sorte une continuation de 
projections cinématographiques en plein air. 
l'enseignement, puisque naturellement on ne 
projettera que des films instructifs, mais la mé- 
thode ne peut avoir que du bon, car l'éduca- 
tion se fera... en jouant, c'est le cas de le dire... 

** 
Cinématographie municipale. 

Le conseil municipal d'Ilkley, en Angle- 
terre, a décidé de faire l'acquisition d'un poste 
complet de projection qui sera installé dans 
la salle de fêtes communale, le « Kings Hall » 
et de demander à l'industrie privée l'électricité 
nécessaire, en attendant que les services élec- 
triques municipaux soient en état de fonction- 
ner. 

Jusqu'en ces derniers temps les séances ci- 




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PROGRAMME P U 27 SE PTEMBRE 1912 

La Dernière Aventure 
Comique. — Affiches. — 138 mètres 

La mode Veut le bord large 
Comique. - Affiches. — 112 mètres 

PROGRAMME DU 4 O CTOBRE 1912 

Serment pieux 

Drame. — - Affiches. — 460 mètres 

Au Cinéma, regardez... mais de touchez pas 
Comique. — Affiche. — 123 mètres 

Gribouille cherche un duel 
Comique — Affiche. — 142 mètres 



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66 



FILMS "LUX" 



Programme du 27 Septembre 

L'Ecole des Marins à Brest 















Scène documentaire. - Long, approx. : 163 met. 



Programme du 11 Octobre 

La main Sanglante 

A. G. G. F. 

Drame. - Longueur : 336 mètres. 
Affiche en couleurs. 



Tous nos Films sont exclusivement imprimés sur Pellicules 
Vierges de la COMPAGNIE EASTMAHN KODAK 



■J 




\l\te. W\sio\Rt Dt un M\t Rttbut 



Le 4 Octobre 







CINÊM A=ÉCLAIR 



8 S Rue Saint=Augustin, PARIS 




W 



— 55 — 



nématographiques de « Kings Hall » étaient 
affermées à des exploitants. 

Voici leur municipalisation accomplie... 

D'autre part, la municipalité de Bradford, 
désireuse de « remonter le moral » (sic) de la 
cité, préconise la création d'un « Cinéma Po- 
pulaire Municipal », qui fonctionnerait surtout 
ie dimanche de 2 à 5 heures de l'après-midi 
et de 6 h. 30 à 9 heures du soir. 

Il ne serait projeté que des films instructifs 
et des drames. 

On verra ce que ce projet deviendra... Mais 
il était intéressant de le signaler. 



* 



Le Recrutement par le 
Cinématographe, 

On parle de nouveau en Angleterre, d'uti- 
liser le cinématographe dans tout le Royaume- 
Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, pour 
recruter les jeunes soldats dont l'armée terri- 
toriale a grand besoin. On s'arrangerait de 
façon à faire figurer dans chaque programme 
de tous les Cinémas de Londres et des villes 
de province, des films représentant les scènes 



les plus intéressantes de l'existence militaire 
(sous ses côtés les plus attrayants, naturelle- 
ment) , afin de produire sur l'esprit des jeunes 
gens une impression suffisamment forte pour les 
décider à s'enrôler en grand nombre dans les 
forces de terre. 

Cette propagande par l'image pourrait être 
d'une réelle efficacité, car tous les soirs les 
Cinémas regorgent de jouvenceaux que les 
agents de recrutement arrivent bien difficilement 
à joindre en d'autres lieux. 

La réalisation de ce projet est poussée pa- 
raît-il, avec la plus grande activité. 



* 



Les Droits d'auteurs au Canada. 

Certains Canadiens, gens pratiques, ne s'em- 
barrassent pas de grands scrupules. Ils pren- 
nent leur bien où ils le trouvent, et lorsqu'ils 
ne le trouvent pas, ils vont le chercher... chez 
le voisin. 

Les droits d'exclusivité n'existent pas pour 
eux, et c'est avec la plus grande désinvolture 
qu'on les traite par dessous la jambe. 

De véritables bandes noires se sont organi- 



RIEN NE TOURNE 





Le convertisseur se 
n et en marche au= 
tomatiquement dès 
que les charbons de 
la lampe entrent en 
centact. La surveil= 
lance de la lampe 
est la même que 
d'habitude 



Le CONVERTISSEUR 
Cooper Hewitt transfor= 
me le courant alternatif 
en courant continu. Ne 
comportant aucune piè= 
ce en mouvement, il ne 
demande ni la surveiU 
lance, ni l'entretien coû = 
teux que nécessitent les 
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Plusieurs de nos Clients nous ayant demandé d'avancer de I 

un peu trop tard, nous publions aujouri 

Liste des Achats 

POUR LE VENDREDI 20 SEPTEMBRE 1912 



LES DEUX AMOU 



MILANO. - 820 mètres. 




ÉCLIPSE. Robe et mannequin ... 365 
— Julct a le sourire 1 1 9 



VITAGRAPR La Fille du Mexicain . . .287 

_ _ ( 2 mc Exemp.) . 287 

— L'Exilée 240 

— Vn conseil d'ami 175 

— — \2 me Exemp. ). 175 

— Sultan malgré lui 294 

B10CRAPH . Vne trêve temporaire . . . 475 

— — (2 me Exemp.). 475 

— Le biplan sauveur 228 

KALEM • • Les ravages de la guerre. . 313 

IMP. . ■ • Betty le barreur 298 

KINETO • • Etudes de la vie aquatique . ... 

ECLAIR • • Le Mirage 642 

_ _ ( 2 me Exemp.) . 642 



MILANO . La pudeur de Boniface 
ÉCLIPSE. L'Ile de Beauté . . . , 



J 



ECLAIR. . Willy malade de rire . 

— Elevage de l'Eléphant . 
NORDISCK. Gar-el-fiama 

_ _ ( 2 me Exemp.), I 

AMBROSIO • Neïfy la dompteuse .... 
_ — ( 2 me Exemp.). 

_ _ (7™ Exemp.). 

— Robinet s'entraîne p r le Tour 

de France 

ITALA. • La fosse du vivant .... 

— -r- <2 me ExempJti 

— Il voulut voir et s'en repen- 

tit 



; 



inémato graphique 



rc PaHs 



mmâm 



„ILLE, 5, place de Gand. I BRUXELLES, 48, rue des Chartreux. 



urs la publication de notre Liste d'Mchats, qui leur- parvenait 
les deux Listes des 20 et 27 Septembre. 



Liste des Achats 

PCUR LE VENDREDI 27 SEPTEMBRE 1912 



iES B&UDES EXCUUSWlES : 

Le DÉMON du FOYER 

FILM D'ART. - 840 mètres. 



CLIPSE. L'homme sans tête 82 

La défense des Dardanelles . 1 2 i 



ASKALA Le détective féminin . . . .820 
MILANO Bcniface maçon 108 

Les Exploits de Nat Pinkerton : RÉHABILITATION 



ECLIPSE. = 404 mètres. 



ES ^EUiUEURES BMIDES : 

\mun L'envoyé du Ciel 251 

\ — L'œil du mort 3 1 

(2" e ExempJ. 310 

— Les cinq filles du Consul . . 287 

— <2 XW ExempJ. 287 

Le secret du vieux moulin. . 812 

Le forçat traqué 308 

— (2 mv ExempJ. 308 

C'Brien, l'invincible boxeur. 142 

(2 me Exemp.) . 142 

Une poursuite en locomotive . 3 2 '■> 

La fiancée du détective . . . 343 

Les monstres du Nil ... 30 



MD1SK. 

BCRAH. 



Il IN. 

k.em 



ÉCLAIR • • La morsure 

Cavroche épouse une bos- 
sue 

— Le dytique 

AMBROSIO • L'honneur de la famille . 

Robinet fait le Tour d'Italie 
ITALA. • • La mode veut le bord large 

(2 me Exemp.) 

— La dernière aventure . . . 

— (2 me Exemp.) 

PASQUALI . Polidor contre sa belle-mère 

(2 me Exemp.) 
LUX. • . . Ecole des apprentis marins , 



2bG 




F© 



lt f>»«yi 



58 — 



sées là-bas pour mettre sur le marché, au ra- 
bais, des films exclusifs. 

Pour ne citer que deux exemples (parce qu'il 
s'agit de films connus) on trafique sans ver- 
gogne avec La Dame aux Camélias et Mada- 
me Sans-Cêne — c'est là un « sans-gêne » 
scandaleux, hein? — au grand dam des dé- 
tenteurs des droits d'exclusivité. Mais il en va 
de même pour de nombreux autres films et il 
serait grand temps que des poursuites énergi- 
ques soient exercées contre ces pirates du film. 

* 
** 

f.e Kaiser se laisse tm filmer* ". 

Guillaume II finit par y venir, comme tout 
le monde, comme le commun des mortels. Il se 
laisse filmer, sans trop rechigner, et c'est 
beaucoup, avec le caractère qu'on lui connaît. 

Le Kaiser, c'est entendu, est un enthousias- 
te du cinématographe, vu sous un angle spé- 
cial, mais il s'était jusqu'ici montré passable- 
ment réfractaire aux prises de vues qui avaient 
pour objet son auguste personne. 

L'air pur de la Suisse a dû faire fondre 
chez lui la répugnance que lui inspirait l'ob- 
pectif cinématographique, car c'est avec la 



meilleure grâce du monde qu'il s'est laissé 
h filmer • > en compagnie du Président Forrer, 
lois de son récent voyage en Helvétie. 



La Charité cinématographique. 

Le Lord-Maire de Manchester vient d'a- 
dresser un appel à tous les exploitants de Ciné- 
mas de la ville et des faubourgs, pour qu'ils 
consentissent à consacrer loules les semaines 
les recettes d'une séance à un but charitable : 
l'entretien des malades du » Salford Hos- 
pital ». 

C'est avec empressement qu'il a été répondu 
à cet appel, par tous les Exploitants de la ré- 
gion. 

Quelle vilaine chose, tout de même, que le 
Cinématographe !... 

* * 

Le Cinéma rappelle awx vieux sol- 
dats Se temps de i&ur Jeunesse. 

Les Editeurs du Film « The Relief of 
Lucknow » (La délivrance de Lucl(noiv) ont 
eu la généreuse idée de convoquer dans leur 




SOCIÉTÉ ANONYME 



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Tous les sujets sont tirés exclusivement sur pellicule " EASTMAN KODAK " 



59 — 



salle de projection privée, tous les vétérans in- 
valides, héros de la lutte acharnée qui se dé- 
roula aux Indes, lors de la révolte des Ci- 
payes, et de leur offrir une séance gratuite. 

On sait que la mutinerie indienne, suivie 
d'une répression sanglante, eut lieu en 185 7. 

Les événements d'alors, reconstitués par le 
film et projetés sur l'écran sous les yeux des 
vénérables survivants de cette période tragique, 
a produit sur ceux-ci une profonde impression. 
Ils se sont trouvé rajeunis, reportés au temps 
de leur adolescence, où, jeunes garçons imber- 
bes, ils chargeaient furieusement les troupes 
hindoues révoltées... , 

Le Cinématographe rajeunit... il fait revivre 
le passé... 



* 



Les petits cadeaux entretiennent 
l'amitié. 

A l'occasion du dernier Congrès des Exploi- 
tants, tenu à Chicago, la plupart des grandes 
maisons d'édition de films se sont ingéniées à 
trouver des cadeaux plaisants à faire aux con- 
gressistes et à leurs amis. 

C'est ainsi que, — pour ne citer que quel- 
ques exemples — la Compagnie Essanay a eu 
l'idée originale de faire fabriquer quantité de 
boutons de manchettes, d'épingles de cravates 
et d'épingles de chapeau pour dames, repré- 
sentant la tête d'Indien qui constitue la mar- 
que de fabrique bien connue de la maison. 

La marque Selig offrit des boutons et des 
broches en forme d'un S, serties de simili- 
diamants; la American Film Manufacturing C" 
donna de jolis canifs, bref, tout le monde y 
alla de son petit cadeau, et tout le monde fut 
content de part et d'autres, car rien n'est plus 
vrai que cela : les petits cadeaux, ma cbère! 
entretiennent l'amitié!... 



Grandes Manœuvre et Prise de 
Vues, 

Qui eût crû que les grandes manœuvres 
pouvaient influer sur les prises de vues ciné- 
matographiques et réduire à l'inaction un nom- 
breux personnel d'artistes? 

C'est cependant ce qui vient de se pro- 
duire dans l'Etat de Californie, Etats-Unis, 
où le gouvernement, ayant appelé les milices 
sous les drapeaux pour une période d'exerci- 
ces et de manœuvres militaires, priva les trou- 
pes cinématographiques actuelement occupées 
en très grand nombre près de Los-Angelos, à 
à jouer des scènes belliqueuses, de leur prin- 
cipal contingent de figurants et d'acteurs. 

Pour cinématographier des combats et des 
batailles il faut des soldats, et quand il n'y 
a plus de soldats, plus moyen de filmer ces 
sortes de spectacles. 

Voilà pourquoi les grandes manœuvres in- 
fluent sur le travail cinématographique. 



Exposition Internationale? 



Une revue de Milan c< L'Illustrazione Ci- 
nematografica » annonce ,dans une corres- 
pondance de Marseille, qu'une Exposition in- 
ternationale d'Art cinématographique aurait 
lieu dans cette ville, vers la fin de l'année 
courante. 

L'organisation de cette exposition serait urc 
des personnalités les plus en vues de la cité 
phocéenne. 

La durée de l'Exposition serait d'un moi., 
et demi et de grandes fêtes diurnes et noctur- 
nes auraient lieu à cette occasion... 



BIOGRAPH 



LUBIN 




B. C. 



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11 OCT 



Exploitants ! 



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= = = interprété, qui 1 ! 



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Histoire 



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, admirablement 
ra sensation = = = 

tmander 



l'une 



Mère 



tffich. 1/2,25 

m FILMS c° 



?ue Richer, PARIS 



62 - 



Courrier d Allemagne 

Les Exploitants contre la Convention 



L'opposition des exploitants cinématogra- 
phiques aux dispositions de la convention pu- 
bliée par l'Association des fabricants de 
films ne cesse de grandir, de s'étendre, et ga- 
gnera bientôt l'Allemagne tout entière. 

Après l'Union des exploitants de Ham- 
bourg et environs, après l'Union des exploi- 
tants du Bade, c'est au tour du Scbutzver- 
band de mêler ses protestations indigènes à 
celles des deux autres groupements et de re- 
commander à ses membres de ne plus désor- 
mais couvrir leurs besoins que chez les loueurs 
qui ont refusé d'adhérer à la Convention. 

On peut objecter que, sur les quelques mil- 
liers de cinémas actuellement en exploitation 
en Allemagne, 250 à peine sont affiliés au 
Schutzverband. On peut remarquer encore que 
les tarifs de la Convention ne s'éloignent que 
fort peu des prix votés par le même Schutz- 
verband dans sa séance du 27 juin dernier. 
(Voir Ciné- Journal du 6 juillet 1912, nu- 
méro 202.) 

Les griefs des exploitants sont de deux 
sortes. 

Ils reprochent tout d'abord aux fabricants 
un manque de correction, en ce sens qu'au- 
cun d'eux ne fut convié aux délibérations qui 
ont précédé la signature de la Convention. 
Les fabricants, disent-ils, ont voulu faire la 
réforme sans nous; une preuve, et la meil- 
leure, qu'elle était dirigée contre nous. 

Ils protestent, en outre, contre les taux du 
nouveeau tarif, beaucoup trop élevé, et qui 
sera de nature à rendre l'existence impossible 
à nombre de petits établissements. 

D'autre part, fabricants et loueurs préten- 
dent que cette augmentation pourrait fort bien 
être éludée par les théâtres, si ces derniers 
consentaient de façon générale à relever le 
prix des places. 

Il y a là, certes, un moyen à étudier, mais 
qui, probablement, ne saurait être sans diffi- 
culté, mis pratiquement à exécution. 

Il ne faut pas oublier, en effet, que beau- 
coup d'exploitants, pour faire face aux im- 
pôts nouveaux, dont certaines municipalités 
serrent avec une ardeur féroce la vis meur- 
trière, se sont déjà vus contraints d'augmen- 



ter leurs entrées, et que le bon vouloir du pu- 
blic dans cet ordre d'idées ne peut être consi- 
déré comme indéfini. 

Les grands cinémas, dont les places attei- 
gnent presque aux prix des théâtres, n'auront 
pas trop de mal à rejeter sur leur clientèle 
élégante le surplus des frais de programme; 
mais les petits théâtres de quartier, dont le pu- 
blic populaire n'est pas riche, ne pourront que 
rarement augmenter les entrées sans éloigner 
d'autre part de leurs guichets quantité de 
spectateurs. 

Dans les milieux cinématographiques, une 
opinion va, s'affirmant chaque jour davan- 
tage. 

On dit: S'il ne s'était agi que de réglemen- 
ter la question du crédit ou à mettre un frein 
aux rabais, escomptes et bonifications exagé- 
rés, bienfaisante aurait été l'action des fabri- 
cants; mais vouloir, par une réglementation 
des tarifs, imposer de force à la clientèle une 
augmentation allant jusqu'à 30 0/0 des an- 
ciens taux, c'est tout au moins une prétention 
téméraire. Et l'on rapproche cette convention 
d'une tentative du même genre, dont fut l'ob- 
jet, il y a quelques années, l'industrie photo- 
graphique, concernant les prix du papier. On 
constate qu'aujourd'hui, comme autrefois, le 
bras droit du syndic se trouve être M. Dei- 
lers, ce qui suffit sans doute à expliquer l'a- 
nalogie des deux projets. On se demande si la 
Convention cinématographique n'aura pas le 
même sort que sa sœur et ne succombera pas 
devant le boycottage prononcé par les divers 
groupements d'exploitants. Car si ces groupes 
ne sont pas la majorité, il n'en est pas moins 
vrai que maint indépendant regardera à deux 
fois avant que d'adhérer à une Convention de 
fabricants, dont un tiers au moins de ces der- 
niers se tient éloigné. 

** 
Les loueurs autrichiens ont résolu, de leur 
côté, à ne payer en location plus de 40 heller 
pour la première semaine, de 30 pour la 
deuxième, de 25 pour la troisième, 20 pour 
la quatrième etc. 

** 

Où s'arrêtera l'impudence des autorités en 
matière cinématographique? 

La municipalité de Freistadt (et ça signi- 
fie: ville libre!!!), non contente d'exercer 
avec sévérité une censure arbitraire, se permet 
d'imposer aux exploitants de cinémas le choix 
de leurs programmes. 

Suivant arrêté du 7 septembre, les proprié- 



— ().'i 



taires de théâtres cinématographiques sont te- 
nus de réserver dans leur spectacle la moitié 
du programme à des projections instructives 
et éducatrices, c'est-à-dire prises dans le do- 
maine de la géographie, de l'histoire natu- 
relle, de l'ethnologie, de l'architecture, etc. 
Faute de quoi, les exploitants se verront pu- 
rement et simplement retirer leur concession. 



Un Bottin cinématographique, analogue à 
l'Annuaire destiné au monde des théâtres, est 
en préparation à Berlin. L'ouvrage contien- 
dra, en outre, des adresses des éditeurs de 
films, fabricants de pellicules, loueurs, exploi- 
ta:.::, de cinémas, etc., une liste très complète 
des artistes et auteurs dramatiques qui tra- 
\ aident pour le cinématographe. 



Sous le nom de Biorama Filmsbyra, M. O. 
1 i.c.nar.ier vient d'ouvrir à Stockholm une 
c tre x.se de vente de films. 



La Deutsche Bioscop-Gesellschaft M. B. 
H., qui possédait déjà les plus grands ate- 
liers de pr;se de vues d'Allemagne, s'est ren- 
due tout récemment acquéreur, à Neubabels- 
berg, près Postdam, d'un terrain de 44.000 
mètres carrés, où elle élèvera une seconde 
usine, la première étant devenue insuffisante. 
A l'achè/ement de ces locaux, réservés spécia- 
lement à la fabrication des films de la série 
Anna Nielsen, la production de la Bioscop 
atteindra 36.000 mètres par jour. 

* * 
Parmi les maisons françaises ayant donné 
leur adhésion au Comité de l'Exposition ci- 
nématographique qui va ouvrir ses portes à 
Vienne le mois prochain, nous relevons les 
noms de: 

Léon Gaumont et Pathé frères et Cie, dans 
la section Appareils de prise de vues et de 
projection, articles cinématographiques. 

Hans Bach. 



Inventions et Marques 
Nouvelles 



Inventions nouvelles dont les titres ont été pu- 

pliés par le gouvernement belge, le 24 

août 1912. 

246916. — Dufay (L.) , à Chantilly 
(France) . — Réseaux pelhculaires à éléments 
polychromes juxtaposés pour la photographie 
des couleurs et leurs procédés de fabrication. 

246966. — Cocanari (S.), à Rome 
(Italie), via Leone, Quarto 5. — Séries d'i- 
mages à l'usage cinématographique sous forme 
de feuilles à découper ou à utiliser entières. 

246638. — Philippe (P.), à Paris, boule- 
vard Diderot, 90. — Commande simultanée 
de cinématographe et d'un phonographe. 

246965. — De Grignart (A.), à Lacken. 
— Procédé pour produire l'illusion complète 
du relief dans les vues animées ou non. 

243842. — Uhle (J.-F.), à Petrikow 
(Russie). — Procédé pour faire des portraits, 
vues, etc., en écrivant la biographie ou l'his- 
toire correspondante au sujet à représenter. 

246734. — Munie (F.), Weeck (T.) et 
Weeck (H.) , à Bruxelles. — Procédé de 
production de films cinématographiques. 

Communiqué par l'Agence de Brevets et 
Marques de Fabrique Jacques Gevers & C", 
à Anvers, rue Saint-Jean, 70. 

O 

44491 1 . — Senfï. — Mécanisme de suret;' 
pour les théâtres cinématographiques. 

44866. — Semât. — Système de cinéma- 
tographie stéréoscopique pour projections en 
noir et blanc, en monochronome ou plusieurs 
couleurs donnant la sensation des couleurs na- 
turelles. 

444888. — Société Farbenfabriken. — 
Châssis ou hasple en lattes pour le séchage et 
pour le traitement des films au mouillé. 

Communiqué par l'Office de brevets d'in- 
vention de M. H. Boettcher, ingénieur-conseil, 
39, boulevard Saint-Martin, Paris. Télépho- 
ne : 1017-66. 



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67 — 



Psychologie du Cinéma 

Le succès du cinéma reste incompréhensi- 
ble à bien des gens cultivés: ils boudent à ce 
théâtre populaire qui les choque par les scéna- 
rios mélodramatiques et les grosses farces. La 
vérité a qu'il est surtout contre lui d'être un 
art de reproduction; et les raffinés n'aiment 
guère ces procédés, notamment que la photo- 
graphie se mêle de rivaliser avec le dessin ou 
le phonographe avec le chant. Aussi dissi- 
mule-t-on le plaisir qu'on est étonné d'éprou- 
ver parfois au cinéma, et je connais plus d'un 
littérateur distingué qui aime les spectacles de 
l'écran, mais s'y rend en cachette. 

Je voudrais essayer d'expliquer ce goût 
nouveau et chercher quelles raisons peuvent le 
justifier. 



* 



Le cinéma est bien des choses à la fois. 
D'abord un moyen d'information; et quand 
il montre des pays inconnus, une rue vivante 
du Japon, un intérieur hindou, lorsqu'il vous 
narre par des tableaux un événement récent, il 
vous donne de tout cela des impressions de 
réalité qu'aucune autre traduction ne saurait 
vous apporter aussi précisément. Dans ce sens, 
il sera un instrument historique incomparable. 

Il est instructif dans des matières qui 
échappent à l'observation du public: en rac- 
courcissant le temps il fait assister aux mou- 
vements d'une fleur, au développement d'une 
plante. Il peut montrer les infiniment petits, 
le grouillement de la vie microscopique, des 
microbes. Plus simplement il permet de re- 
garder le « comportement » des animaux, 
leurs habitudes, leurs actes, leurs gestes, la 
manière dont ils se nourrissent et luttent. Et 
déjà ces scènes sortent du cadre des notions 
élémentaires. Lorsqu'on assiste aux combats 
féroces que des espèces différentes se livrent 
sous l'eau tranquille, il est sûr que cela émeut 
le sentiment et que cela excite la réflexion du 
spectateur le moins ouvert à la philosophie de 
la nature. 

Toutes ces reproductions de scènes aux- 
quelles nous ne pouvons assister et qui sont si 
éducatives pour les curieux de tous les âges 
sont bien le domaine propre du cinéma. Je ne 
sais si c'est de l'art, ni dans quel ordre on 
peut classer ces spectacles ; mais ils sont in- 
téressants, instructifs et suggèrent — par le 
mouvement de la vie — des pensées qui dé- 
passent vraiment le champ de la simple lan- 
terne magique. 

Avec ses scénarios, le cinéma est encore 



un véritable théâtre. Et ce théâtre est spécial, 
— d'abord, par les trucs photographiques, qui 
permettent de produire des scènes irréelles. 
On peut ainsi faire apparaître et disparaître 
des personnes, leur faire accomplir des actes 
impossibles dans la vie réelle, des ascensions, 
des chutes, les mettre en apparence en pré- 
sence d'animaux sauvages ou les situer dans 
les lieux où elles n'auraient pu se trouver. Il 
y a là des combinaisons susceptibles de tra- 
duire les imaginations les plus diverses, depuis 
la féerie jusqu'à la comédie fantastique. Mais 
jusqu'ici reconnaissons qu'on n'a tiré de ces 
moyens que des scènes assez naïves. 

La projection cinématographique a sur le 
théâtre r avantage d'évoquer devant les yeux 
du public des scènes, des sites, des êtres, qu'il 
serait impossible d'amener sur le « plateau ». 
Lui seul peut donner des décors authentiques, 
une villa sur la Corniche, une rue de Lon- 
dres, une futaie de Fontainebleeau. Et ces ca- 
dres ont parfois une couleur, une lumière mer- 
veilleuses, auprès desquelles le talent des pein- 
tres décorateurs de nos théâtres paraît bien 
froid. Ici, c'est le cinéma qui est le vrai et le 
théâtre artificiel. 

On a le moyen de représenter sur l'écran 
des spectacles impossibles à réaliser au théâ- 
tre, soit à cause de leur danger, soit parce que 
la succession des images est trop rapide pour 
la machination d'un théâtre. Ainsi, on a abon- 
damment combiné des fantaisies qui amusent 
beaucoup le public populaire, une poursuite 
faite à travers mille obstacles qui sont succes- 
sivement renversés, — étalages mis à terre, 
échafaudages écroulés, plafonds éventrés. En 
vérité, tous ces éléments n'ont encore été em- 
ployés que dans des scénarios d'un art assez 
fruste. Mais ce sont des moyens nouveaux, 
yui étendent le pouvoir de ce théâtre spécial, 
dont il faut considérer moins ce qu'il a fait 
que ce qu'il est capable de faire. 

** 

La reproduction cinématographique plaît 
d'abord dans la mesure où elle est — comme 
la photographie — une reproduction, c'est-à- 
dire un aspect inaccoutumé qui éveille 1 inté- 
rêt de l'esprit. C'est par cela que la photogra- 
phie d'un être cher que l'on a près de soi de- 
meure captivante. 

Il y a autre chose. Un paysage peint sé- 
duit; et cependant on peut le voir au naturel. 
C'est ainsi qu'en le composant et par le choix 
des éléments l'artiste a exprimé sa pensée et 
ajouté à la nature. Mais le cinéma choisit 
aussi et un artiste peut s'y révéler. Comme les 
autres arts, il est donc une expression intellec- 



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tuelle; et c'est pourquoi nous pouvons nous 
attacher plus de curiosité, plus d'intérêt à un 
paysage de cinéma qu'à un paysage vrai, de 
même à un groupe d'arbres peints qu'au jar- 
din qui a servi de modèle. 

Mais la reproduction altère les traits des 
personnes? Cette difficulté a été avantageuse, 
car elle a forcé à un choix rigoureux des ac- 
teurs. Cela paraît singulier à dire, mais les 
plus beaux visages féminins se voient au ci- 
néma; car seuls les plus purs, les plus agréa- 
bles peuvent lutter contre les déformations de 
l'écran. Et la beauté féminine joue dans tous 
les films — surtout d'origine américaine — 
l'attrait essentiel. 

Il n'y a pas, la parole et le scénario est ré- 
duit à la mimique? Mais la mimique est un 
langage qui — moins intellectuel que l'autre 
— est tout aussi émouvant. N'oublions pas 
que la parole n'est qu'un signe, comme le 
geste. Elle nous sert plus que les autres pour 
les pensées, mais non pour les sentiments. Ave; 
les gestes, on ne saurait expliquer un problème 
mathématique, mais on peut traduire la plu- 
part des problèmes moraux. Et le théâtre est 
un art d'émotion, de passion. La mimique, 
qui est l'expression du sentiment, se renforce 
à être seule: elle en devient plus aiguë comme 
chez l'aveugle le toucher. Et c'est pourquoi 
les scénarios du cinéma sont souvent plus émo- 
tionnants qu'une pièce de théâtre. 

Du point de vue de l'hygiéniste, il est — 
comme moyen de récréation — à la fois plus 
dérivatif des préoccupations obsédantes et pius 
reposant pour notre attention intellectuelle, qui 
n'a pas à suivre de conversation dans un lan- 
gage dramatique, toujours un peu inaccou- 
tumé. 

* * 
Enfin le cinéma est, pour le curieux des 
choses sociales, infiniment supérieur au théâtre 
ordinaire. Pour ma part, j'avoue être un ha- 
bitué de ce spectacle, qui est pour moi un 
champ d'observation. Ces petits scénarios, 
composés dans tous les pays, renseignent assez 
exactement sur les coutumes, les préjugés, les 
pensées directrices des sentiments et l'exté- 
rieur des divers milieux, si l'on fait la part de 
ce qui est art et moyens conventionnels des 
artistes et des metteurs en scène cinématogra- 
phiques. 

On pénètre alors l'âme populaire yankee 
ou italienne, comme nos voisins peuvent pren- 
dre avec nos films français une information de 
nos moeurs. Que de renseignements, que d'en- 
seignements! L'amour italien y paraît natu- 
rel, sombre, tragique,. sans partage, se plaçant 
au delà de toutes les conventions légales; l'a- 



mour américain y est, au contraire, une chose 
plus intellectuelle, soumise d'abord au statut 
collectif et constituant un élément ordonné de 
vie sociale. 

Le plus intéressant est l'expression des émo- 
tions, qui est le langage universel par quoi tous 
les peuples communiquent. Le cinéma est l'ico- 
nographie la plus vivante du sourire à travers 
les peuples. Une comédie jouée par des Ja- 
ponais dans leur intérieur en apprend plus sur 
la physiologie de leurs sentiments que toutes 
les descriptions que nous en avons. En ce sens 
les films les plus caractéristiques sont ceux pris 
dans les milieux bien représentatifs. Je vou- 
drais qu'on nous donnât des drames rustiques 
joués par des paysans, les Pastorales de Pro- 
vence, par exemple; et, puisque le courant est 
à la décentralisation, on aurait là un moyen 
de donner de la vie à des manifestations d'arts 
locaux dont on pourrait ainsi garder quelques 
documents. 

A l'inverse, les grands centres civilisés nous 
offrent des tableaux où l'uniformité de la vie 
sociale fait le monde bien petit. Cette rue 
moderne, à des milliers de kilomètres de Pa- 
ris, nous la voyons dans notre quartier. Ces 
toilettes qui s'y exhibent, nos femmes les por- 
tent encore. Mais cette uniformisation, qui 
rapproche les peuples par le dehors avant de 
les rapprocher par le dedans, n'est pas une 
chose moins saisissante. 

Par tout cela le cinéma constitue des ar- 
chives d'histoire, de sociologie, de faits-divers, 
de théâtre, qui seront bien curieux pour nos 
descendants. Quelle curiosité n'éprouverions- 
nous pas à regarder un retour de campagne 
de Napoléon, une scène tragique mimée par 
Talma, ou, tout simplement, un bal chez 
Mme Récamier. 

Le cinéma est, en définitive, autre que le 
théâtre, qu'il ne détruira évidemment pas, mal- 
gré son bon marché et la facilité de son ins- 
tallation. Mais — outre son rôle d'informa- 
teur et d'éducateur — il tient la place d'un 
art dramatique plus réaliste par le décor et la 
traduction extérieure des moeurs, plus puis- 
sant par l'émotion et par cela plus général, car 
tous — cultivés ou non — nous nous rap- 
prochons par les sentiments et les émotions 
primaires. 

C'est sans doute le théâtre sobre et synthé- 
tique de demain, populaire dans le sens où 
l'était Sophocle, social pour traduire l'âme 
moderne. Mais aucun dramaturge n'a encore 
trouvé la forme qui s'adapte parfaitement à 
ces moyens nouveaux. 

Docteur Toulouse. 

(Le Figaro.) 



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parisien : le Bébé. 

FRANCE. — Records Mondiaux de durée 
de l'Espace. — L'Aviateur FOURNY 
couvre i.oio kilomètres en i 3 heures sans 
escale . 

FRANCE. — Excelsior ! — L'Aviateur GAR- 
ROS part livrer à l'armée l'avion avec 
lequel il vient de s'élever à 5 . ooo mètres. 

NEW-YORK. — Chaleur. — On distribue de 

la glace gratuitement aux indigents. 

PARIS. — Une usine dlvry a été la proie des 
flammes . 

PARIS. — Un Hôte Illustre. — Le Grand- 
Duc Nicolas et son Etat-Major de Géné- 
raux Russes ont etè accueillis chaleusement 
par la foule. 

RUSSIE. — Un faits divers. — Un grand 

Incendie a éclaté pendant la nuit à Ekate- 
rinbourg . 

BRESIL. — Le Chemin de fer de Santa 

Barbara. — Le Président de la province 
des Mines et les Ministres. . . inaugurent 



la nouvelle ligne . 



ITALIE. — La Miraculeuse Statue de 

Naples. — Toute d'argent et couverte de 
pierreries, elle a franchi les portes de la 
cathédrale pour sa sortie trad tionnelle . 

IT \LIE. — Les *' Apaches à Gè s " ! — 

Des funérailles imposant,:'* q uivit la 

population tout entière, o t r aites à 
leur; victimes . 

FRANCE. — Aux Grandes Mai œuvres. — 

Toutes les armes y étaie it représentées : 
Infanterie et Cavalerie, Artillerie et Génie, 
■ Aérostiers et Aviateurs. 

MARSEILLE. — ■ Le transport Bien-Hoa ramène 
en France le corps de Mme FEUILLET, 
Infirmière en Chef de la Croix-Rouge au 
Maroc. 

PARIS. — Un Camion Automobile dans 
la Seine II fallut le gr*.i s efforts 

pour l'en sortir. 

BELGIÛUE. — Concours d'Hydrcaérc- 
planes à Tamise. — Toute une se- 
maine, l'Escaut a vu les oiseaux-poissons 
se rire de sa crue. 



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minime de courant et qui certainement ne donnent pas les 
résultats de /'Écran Radium. 

Quant à /'Écran Radium, nous le garantissons de 
100 ° o supérieur à n'importe quel écran métallique connu 
jusqu'à ce jour, tels que les perlés, aluminium, etc. 

Veuillez agréer, cher Monsieur, l'assurance de nos rneiU 

leurs sentiments- 

Vélp BEY. 

Représentant Général pour la Roumanie : 

M. QRÉQOSRE BRÉZÉANO 

Rue Atelierulei, 21, 'BUKAREST 





81 



PETITES NOUVELLES ITALIENNES 

Les Cinémas souterrains 

Les Cinémas en Caveaux continuent à être 
l'objet des rigueurs administratives. On les 
ferme sans pitié et quelques rares délais ont 
seulement été accordés, tant à Gênes qu'à Mi- 
lan et Turin. 

Cinématographie... et vitriol !... 

Voici que le vitriol se met de la partie... 
C'est peut-être pour la première fois qu'il joue 
un rôle actif en cinématographie, et qu'il fait 
une victime. 

Malheureusement, pour un début, le cor- 
rosif a fait oeuvre impie et impitoyable. 

C'est une des plus charmantes et gracieuses 
figures de la cinématographie italienne qui a eu 
le triste privilège de créer un précédent lamen- 
table. Elle se nomme Prola Franca... jeune, 
souriante et radieuse, elle attirait les admira- 
teurs, invinciblement... Et l'épouse de l'un 
d'eux, une dame Angiolina Serra, mordue au 
cœur par la jalousie, accomplit le geste tragi- 
que qui défigura à jamais la belle et rayon- 
nante jeune femme, dont les yeux admirables 
sont à jamais clos à la lumière du soileil... 

Pourquoi aussi être si belle!... 

Nouvelle Marque 

On annonce la fondation, à Albano Lazia- 
le, d'une nouvelle fabrique, sous la raison so- 
ciale de H Ars » qui ne s'occupera, pour 
l'instant, que de la production de négatifs. 

On s'agrandit ! 

La (i Psiche » vient d'agrandir considéra- 
blement ses locaux de fabrication. 

La direction artistique a été confiée à M. 
Giuseppe Pinto, qui avait jusqu'ici rempli les 
fonctions de premier metteur en scène. 

La Tripoli=Film 

Lorsque se constitua cette société, on avait 
annoncé que, comme son nom l'indiquait as- 
sez clairement d'ailleurs, l'entreprise n'envisa- 
gerait que la production de films ayant trait 
à la campagne tripolitame. 

Mai5 la guerre, même si elle se prolonge, ne 
peut durer éternellement et il faut bien qu'à 
un moment donné elle arrive à son terme. 

C'est ce qui justifia la question qui se posa 
tout de suite : « Et après? » 

La réponse à cette question, après s'être 
fait atttendre longtemps, vient cependant d'être 
donnée : lorsque la paix sera conclue, et qu'il 



n'y aura plus de batailles à filmer, la « Tri- 
poli Films », au lieu de se dissoudre purement 
et simplement comme on l'avait annoncé, con- 
tinuera à produire, mais en consacrant son 
activité à d'autres sujets d'actualité. 

Une Nouvelle Firme 

Sous la raison sociale de « Società Cine- 
matografica Romana », il vient de se fonder 
à Rome une nouvelle entreprise ayant pour 
objet la location, l'achat et la vente de films 
et d'appareils cinématographiques. 

Inaugurations 

A Gênes vont s'ouvrir très prochainement 
deux nouveaux cinémas ultra-modernes, au ceiv 
tre de la ville. 

L'un d'eux occupera les anciens locaux des 
grands magasins « Città di Vienna ». 



■>- •♦•-«- 



Au Pays des Hidalgos 

Barcelone en Fièvre 



Je crois bien que depuis l'affaire Ferrer, il 
n'y a plus eu une aussi grosse émotion que 
celle qui règne actuellement dans la capitale 
de la Catalogne, à la suite de la venue de 
Max Linder, dans les murs de l'antique cité... 

Accueil enthousiaste, ovation, banquet 
monstre au grand Hôtel Tibidabo, représen 
tation de gala, où Max lui-même joue son 
propre honneur... Rien n'y manque, absolu- 
ment rien et si notre sympathique ami n'est 
pas content, c'est qu'il sera rudement dilfi- 
cile. 

Le programme?... Extraordinaire, épatant, 
mirobolant : treize numéros, — chiffre fati- 
dique. — Les artistes?... Les Napierkowska, 
Mari Marini, Esther d'Aragon, Jane Lise, 
— - du Jardin de Paris s. v. p.! — Mlle 
Celia Galley (étoile du l'Olympia, de la Sca- 
la, du Petit Casino, de Marigny, de Paris, de 
l'Alhambra de Londres, du KlaW-Theatre 
de New-York et des pricnipaux théâtres de 
Berlin, Vienne Munich, Rome, Madrid, Mi- 
lan, Monte-Carlo, Nice, etc., etc., [dit le pro- 
gramme tout au long) , Angelina Villard, une 
diva andalouse, etc. 

On jouera?... De tout, et on dansera aussi. 
« Pédicure par Amour », « Mariage au 
Téléphone », « La Danse de l'Ours », 
■« Danses Orientales »... Bref c'est fantas- 
tiques. 

Heureux Max Linder!... 



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Représentant, Charles HELFER 

16, Rue St-Marc. PARIS 
PROGRAMME DU 4 OCTOBRE 
Ruse de Mère ou Infamie arabe, 2 ail'.. . 309 
Le Savetier a gagné à la Loterie, corn. . 122 
La détective, drame policier, affiche... 393 
La Vie à Tripoli, plein air 118 

PROGRAMME DU 11 OCTOBRE 

Le Musicien, dramatique, affiches] 280 

La promesse du ministre, al'liches 2(>ï> 

Comment on travaille le plâtre 146 

Bobinet contre un Robinet, gr. affiche . . 117 

BISON-FILM 101 

Représentant HODEL, 3, rue Bergère 
PROGRAMME du 4 OCTOBRE 

L'Honneur du soldat, drame afliche 02.") 

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Louis AUBERT, Représentant 
19, rue Richer, Paris 
PROGRAMME N° 62 

En pâture aux Lions, drame ail', en coùl. 588 
Les droit d;i Passé, path. ail', en coul. . . 18,") 
Tontolini invulnérable, coin. ail', en coul. 215 
L'Engin, comique, ait. en couleurs .... 148 
Les plumes de Paon, corné, aff. en coul. 225 
Sur les bords du Lac Sabadino, pi. air. 64 
PROGRAMME N» 63 

La Cible, comédie affiche I- 6 

Le Léonal. comique affiche en coul 117 

Corneto Tarquinia plein air 106 

Œil pour (Eil, drame afliche 899 

Le Gourmand, comique 150 

NORDISK FILMS C° 
Filiale de Paris 

Représentant : Louis AUBERT 

Amour, drame 2 al'liches <i.~)H 

L'Histoire d'une mère, drame 2 al'liches. 903 

HEPWORTH 
Qui va à la chasse, comédie al'liches. . . 223 

SELIG 

L'Epreuve, drame affiches 314 

BARKER 

Le Neveu déshérité, pathétique 320 

EDISON 

64, Rue de Cormeille, Levallois-Perret. 

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PROGRAMME DU 27 SEPTEMBRE 

Cousine Jeanne, comédie 233 

La fin de la Révolution Américaine, dr. 300 

Soc. Génér. des Cinématographes "ECLIPSE" 

23, rue de la Michodière, Paris 

Films ECLIPSE-RADIOS-URBAN 

PROGRAMME du 4 OCTOBRE 

Le coup de Fusil, drame afliiche coul. . 310 

Paris à vol d'oiseau 144 

Mort aux Rats, comique Il" 



Société française des Films ECLAIR 

8. Rue St-Augustin, Paris, 
PROGRAMME DÛ 20 SEPTEMBRE 

ÉCLAIR-COLORIS 
PROGRAMME du 27 SEPTEMBRE 

La Morsure, drame», -affiche 266 

La Polonaise, Comédie A. C. A. 1) 202 

Gavroche épouse une bossue, coin. aff. 162 

ECLAIR-COLORIS 
Phfllre d'Amour, comédie 196 

SCIENTIA 
Le Dytique, Scientifique 197 

PROGRAMME du 4 OCTOBRE 

Le droit d'Aincsse, drame 2 afliches. . . . ti"i 
Contran engendre une sombre postérité 

comi'ue affiche 210 

La partie de Cache Cache, coin A. CAD. 158 

ÉCLAIR-COLORIS 
Récolte du Cacao, documentaire loi 



Géo JANINY Représentant 

17, Rue Grange-Batelière, PARIS 

27 Septembre 

PHAROS 

Le Chantage Mondain 1000 

ESSANAY 
Un genre malin . H_o 

GALLIA 

Chevauchée de la mort 825 

IMP — REX - WILD WEST 

Représentant: M. BROCKLISS 
23, Rue de-la Michodière, PARIS 

" SOLAX " Film Company 
Dans les Bas-Fonds de New-York, drame 
réiiliste, afliches en couleurs 552 

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Paul HODEL, Représentant 

3, Rue Bergère, Paris 

PROGRAMME DU 4 OCTOBRE 

Serment pieux, drame afliiche 460 

Au cinéma regardez.. ..mais ne touchez 

pas, comique affiche 123 

Gribouille cherche un duel, comique, ail'. 112 



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Le Devoir et l'Amour, drame 223 

Une vertu qui l'échappe belle, corné, agr. 210 

Onésisme et le chien bienfaisant, coin.. 155 

Les Jardins de Paris, panorama 123 

La pèche aux éponges, document 98 

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Le Pont'sur l'Abîme, (drame.de " La vie 
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32, rue Louis-le-Grand, Paris 
PROGRAMME du 27 SEPTEMBRE 

Le pont de bois, draine afliche 2(>K 

L'Orphéon des patineurs, comique HO 

Fabrication des pipes "Gambier", doc. 129 
Le médecin improvisé A.C. G. F.com. ail'. 242 

FILMS « NESTOR »» 
L'Espionne, drame 297 

FILMS "FLYING A" 

La Fille du Trappeur, drame 290 

La sœur du forçât, drame afliche 304 

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Un dael à l'Américaine, drame 306 



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PROGRAMME DU 5 OCTOBRE 

Je meurs où je m'attache 215 

Le Viveur, drame aftiches 710 

PROGRAMME DU 11 OCTOBRE 
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Monte-Carlo et ses environs, pi. air. ... 70 

La garçonnière de Rigadin, comiqne. . . 170 

Le Corsage de M" 18 Pénard, comique . . . 180 

Comment naissent les montagnes, instr. 105 

La vengence du domestique, comique. . 225 

L'oasis de Gabès (Tunisie), plein air. . . 9J 

AMERICAN H IN 

Le portrait fatal, drame 290 

IMPÉRIUM FILM 

Les Zim's, comédie acrobatique !85 

MODERN PICTURES 

Georgebus et Sganarelle, com. sent.. . . 225 

NIZZA 

Le Cocher se venge, comique 130 

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Les Ilotes de la mer : une promenade 
chez L's Crustacés, scientifique. ..... 140 

S. C. A. G. L. 

Nini l'assommeur, drame. 710 

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Nouveautés pour le 25 Octobre 
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B et C. Nos petits chiens mignons, doc. 116 

— La visiteuse de l'étudiant, com. 181 

— Un digne iils, drame 290 

Nouveautés pour le 1 er Novembre 

A. B. La Conscience du voleur, drame. 30'? 

— La mine volée, drame 313 

Lubin. Un mariage clandestin, coméd. 337 

— La lille des faux monayeurs, dr. 328 

— Le Base-Bail, jeu améric doc. 321 
Kalem. Lin drame dans le port, dr. . . . 306 

— Le repentir de l'escroc, drame. 315 

— Le concours hippique com. dr. 312 

— Haine d'Iroquois, drame 247 

— A travers la rivière Ocklawaha 

Floride voyage 95 



SAVOIA-FILM-TURIN 

Représentant : M. DE RUYTER 

53. Rue de l'Échiquier. PARIS 
PROGRAMME DU 11 OCTOBRE 

La fugitive, série Savoia-Savoia 730 

La Farce du Notaire, comique 96 

PROGRAMME DU 18 OCTOBRE 

L'Esprit du mal, dr. série Savoia-Savoia 745 
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CINEMATOGRAPHIQUES 

Représentant : M. HARRY 

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PROGRAMME DU 4 OCTOBRE 

De Kharbine à Yokohama, voyage 129 

La mâchoire décrochée 119 

Union intéressée, drame 218 

PROGRAMME DU 11 OCTOBRE 

Voyage au Japon, voyage. 132 

Les deux bossus, comédie comique. . . . 187 

La lille de Paillasse, drame affiche 217 

VITAGRAPH 

15, Rue Sainte-Cécile, Paris 

PROGRAMME DU 27 SEPTEMBRE 
L'Espionne Française, drame militaire, 

afliche 140 x 201)! 887 

L'envoyée du Ciel, sentimental, affiche. 254 

L'Œil du mort, dramatique, affiche. . . . 310 

Les cinq (illes du consul, com ail... . . 287 

Fatal rendez-vous, dramatique, affiche. 290 
PROGRAMME du 4 OCTOBRE 

Pour la liberté, historique, afliche 280 

Une vieille connaissance, comique 153 

Le gardien de la roulotte, tragique, ail'. 105 

Le lac maudit, dramatique, affiche. . . 275 

La Mission des violettes, sentim. ail'.. 310 

Le sang volé, romanesque, afliche 311 

Le vœu de la vieille tante, pathét. aff . . 279 

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La Camargo 



Interprété par : 

M. DEHELLY, Sociétaire de la Comédie Française 
MUe DIDIER, del'Odéon 
M. TALLIER, de l'Athénée 

Le scénario de La Camargo a été tiré du poème dialo- 
gué d'Alfred de Musset, Les Marrons du Feu, composé 
en 1829, et publié dans le recueil de ses « Premières Poésies ». 
L'auteur, qui n'était alors qu'un adolescent, a présenté son 
œuvre au public dans un prologue plein de verve et d'es- 
prit : 

« Mesdames et Messieurs, c'est une comédie, 
« Laquelle, en vérité, ne dure pas longtemps. 



« La pièce, à parler franc, est digue de Molière. 

« Qui le pourrait nier ? Mon groom et ma portière, 

« Qui Vont lue en entier en ont été contents. 

« Le sujet vous plaira, Seigneurs. . . 

« N'allex pas nous jeter surtout des pommes cuites, 

« Pour mettre nos rideaux et nos quinquets ît bas. 

« Nous avons pour le mieux repeint les galeries. 

« Surtout considère^, illustres Seigneuries, 

« Comme l'auteur est jeune, et c'est sou premier pas. » 

En présentant aujourd'hui La Camargo au public, le Film 
d'Art croit pouvoir lui dire à son tour : 
Le Film vous plaira . . . 

sans avoir à partager pour l'écran les craintes du poète pour 
les rideaux et les quinquets, car, si, avec Les Marrons du Feu, 
Musset faisait son «premier pas», et ressentait de ce fait l'in- 
quiétude naturelle aux débutants, il n'en saurait être de même 
pour le Film d'Art, qui, lui, poursuit une carrière depuis 
longtemps fertile en succès, et ne doute pas d'en remporter 
un nouveau avec La Camargo. 



Résumé de La Camargo 



La représentation terminée, « La Camargo », la célèbre 
danseuse, a regagné précipitamment son hôtel pour y retrou- 
ver celui qu'elle aime, le jeune et séduisant seigneur Véni- 
tien Rafaël Garuci... Mais lui, inconstant et léger, ne 
répond guère aux élans de la belle, qui amèrement s'en 
plaint : 

« Rafaël, avoue; que vous ne m'aime\ plus, . . » 

Non, Rafaël jne J'aime plus, car 'c'est sur un ton dégagé 
et 'moqueur qu'il répond aux reproches" qui * lui ^sont 
adressés. . . 




{f; Mais, au dehors, une sérénade se fait entendre. C'est le 
sémillant abbé Annibal Desiderio, grand admirateur de la 
danseuse, qui vient à cette heure tardive soupirer sous ses 
fenêtres : 

« Pour tant de peine et tant d'émoi, 

« Où vous m'ave^ jeté, Clymène, 

« Ne me soyez pas inhumaine, 

« Et, s'il se peut, secourez-moi, 

« Pour tant de peine. . . » 



L'abbé attend . . . Rien ne bouge. Les fenêtres restent 
closes. . Impatient, il passe au second couplet : 
« De tant de peine mou amour. . . » 

Mais il n'a pas le temps de poursuivre. La porte de l'hôtel 
vient de s'ouvrir, et apparaît le seigneur Rafaël, qui, ironi- 
quement, applaudit, lentement descend les marches du per- 
ron, et continue la chanson commencée en feignant de s'ac- 
compagner sur une guitare imaginaire. Furieux , l'abbé 
s'avance vers son rival, qui, sans s'émouvoir davantage, lui 
déclare que si la belle lui tient tant au cœur il lui cédera 
très volontiers la place : 

« Je vous laisse la place. 

« Sur ma parole, elle est bonne à prendre, et, de plus, 
« Toute chaude. » 

C'en est trop. . . L'abbé dégaine. Toujours riant, Rafaël en 
fait autant. Les deux hommes croisent le fer... Maisl'épéed'An- 




nibal vient de tomber à terre. Loin de profiter de l'avantage, 
Rafaël s'avance, ramasse l'arme, la rend à son adversaire, et, 
lui tendant la main, lui avoue que se battre à une pareille 



heure lui semble ridicule, et que bien mieux vaudrait aller 
souper : 

« Donc, si vous m'en cro\c\, nous souperons ensemble. . . » 

L'abbé convient que l'idée est excellente : 

« Parbleu ! marquis, je le veux, et j'y vais. . . » 

Et les deux gentilshommes, oubliant toute querelle, se 
dirigent gaiement vers l'hôtellerie voisine, où, à coups de- 
pierres dans les vitres, ils réveillent l'hôtelier et son person- 
nel endormis, et exigent qu'on leur serve sur-le-champ un 
fin souper, arrosé des vins les plus fameux. 

. . . Une heure après, les deux amis, qui se sont adonnés 
à force libations, se livrent fraternellement les secrets de 
leur cœur. Rataél avoue qu'il a assez de La Camargo, qu'il a 
d'autres amours en tête, et qu'il a décidé de ne plus la revoir. 
Mais voici l'hôtelier, Maître Palforio, qui lui présente une 
lettre. Le parfum du papier suffit à lui en révéler la prove- 
nance. C'est La Camargo qui le supplie de la venir re- 
joindre, et de ne pas la laisser passer seule la nuit : 

« Que le Ciel la confonde. 

« DU es que je n'irai, certes, pas >>. 

déclare Rafaël. Puis, après réflexion : 

« Attende^. 

« Si, c'est cela, parbleu ! je, non, si fait. reste\. 
« Dites que l'on m'attende ». 

Et, se tournant vers Annibal, à moitié endormi dans un 
coin : 

« Hé ! voulez-vous avoir 

« La Camargo, l'ami ? » 

L'abbé, à cette question, a un sursaut : 

« Tête et ventre ! ce soir ? 

« Ce soir même ». 

répond Rafaël. Et il lui montre la lettre qu'il vient de rece- 
voir de la danseuse, et l'invite à l'aller rejoindre à sa place 
en endossant son habit. Annibal ne se le tait pas dire deux 
fois. Il revêt l'habit de Rafaël, lui passe le sien, et prend 



congé pour voler chez La Camargo, non sans avoir toute- 
fois recueilli ce dernier conseil : 

« L'abbé, si vous voulez 

« Qu'on vous prenne pour moi tout à Jait, embrasse^ 
« La servante en entrant ». 

et entendu cet ordre : 

« Holà, marauds, qu'on dise 

« A quelqu'un de m' aller chercher la Cydalise ». 
. . . La Camargo est seule dans son petit salon. Impa- 
tiente et nerveuse, elle attend le retour de Rafaël... Mais 
on a ouvert la porte. Le voici. Dans la pièce, faiblement 




éclairée, il pénètre et vient à elle. Il est dans ses bras... 
Mais elle pousse un cri : 

« Main forte. 

« Au secours! ce n'est pas lui ». 

Sous les vêtements de celui qu'elle aime, elle a reconnu 
Annibal, qui lui avoue comment il a été amené à s'introduire 
chez elle sous un autre habit que le sien, tandis que celui 
qu'elle attendait soupe à côté avec la Cydalise. . . 

Cydalise ! répète la danseuse, Cydalise ! ... A ce nom, son 



visage devient blême, la jalousie l'étreint, et comme l'abbé 
l'assure de son fol amour et de son entier dévouement : 

« Lève-loi. 

« As-tu le poignet ferme ? » 




lui dit-elle, puis : 

« Abbé, je veux du sang. J'en suis plus altérée 

« Qu'une eorueille au vent d'un cadavre attirée. 

« Il esl là, dis-tu ? cours-y donc, coupe-lui 

« La gorge, et tire-le par les pieds jusqu'ici. 

« Tords-lui le cœur, abbé, de peur qu'il n'eu réibappe, 

« Coupe-le eu quatre, et unis les morceaux dans la nappe. 

« Tu me l'apporleras, et puisse mêcraser 

« La foudre, si lu n'as par blessure un baiser . . . » 

Devant le crime que la belle lui demande de commettre, 
Annibal a un recul. Non, non, il ne fera pas cela. Mais la 
danseuse sait vaincre les hésitations de celui qu'elle sait fol- 
lement amoureux d'elle : 

« Mon cher amour, j'implore 

« Votre protection. — Voyez qu'il se fait lard. — 

« Me refuserez- vous ? — Tiens, tiens, prends ce poignard. 

« Qui te verra passer ? Il fait si noir . . . » 



Et devant la promesse que La Camargo lui fait d'être à lui, 
toute à lui, quand il aura vengé son affront, Annibal promet 
de tuer l'infidèle. . . 

... Le seigneur Rafaël sort de l'hôtellerie. Il titube. 
Annibal, qui le guettait, va à lui, le bras armé du poignard 
que lui a remis La Camargo, et le frappe mortellement. 
Puis, triomphant, il court annoncer à la belle que son désir 
est accompli, n'attendant plus que la récompense promise. 
Mais, devant le fait accompli , la danseuse sent tout son 
amour renaître. Affolée, elle sort précipitamment de l'hôtel, 
se jette sur le corps de celui qui n'est plus, Pétreint éperdu- 
ment et jette à la face du bourreau tout son mépris et toute 
sa haine pour avoir su obéir à l'ordre que, seule, sa jalousie 
de femme amoureuse lui avait dicté. . . Et l'abbé de com- 
prendre et de conclure ainsi : 

« J'ai tué mou ami, j'ai mérite te feu. 

« J'ai taché mou pourpoint, et Fou me congédie. 

« C'est la moralité de cette comédie. » 



Bande entièrement teintée et virée 
Longueur approximative : 590 mètres 







Fac-Simile de l'Affiche de MICH 

120 X 160 c/m., en cinq couleurs 

===== En Vente 0.75 cent, pièce == 



Imp. F. BARROUX, 18, rue Saint-Sauveur 



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BULLETIN pBDOB(ADAlItE 

L. AÏÏBERT 

Compagnie Générale in Cinématographe 



PARIS = 19, Rue Richer, 19 PARIS 

Téléphone : 303=91 - Télég. : AUBERFILM=PARIS 

14, Rue Victor-Hugo. LYON. — 70, Rue de Taris, LILLE, Têlêp. : 25-13 
12, Rue Moustier, MARSEILLE . 17, Avenue du Roi, "BRUXELLES 

PROGRAMME N° 63 



SOCIÉTÉ CINÉS 



LA CIKLE 

Comédie 

Ada, en villégiature avec des amies et leurs frères dans sa villa, sait 
que Léopold l'attend au fond du jardin. Elle cherche une excuse pour 
s'éloigner; mais une amie la suit et, Après l'avoir épiée quelques instants, 
vient retrouver ses camarades et leur raconte ce qu'elle a vu. On veut 
faire une plaisanterie aux jeunes gens. Ada, qui entend quelqu'un s'appro- 
cher, fait cacher Léopold. Alors les invités d'Ada décident de tirer à la 
cible, et, naturellement, choisissent le lieu où est caché Léopold. Ada est 
désespérée et Léopold épouvanté. Et quand l'on met la cible devant sa 
cachette, il n'hésite pas à fuir. On le poursuit, faisant semblant de le pren- 
dre pour un voleur. Bientôt il est rattrapé et, confus, bien obligé d'avouer 
son flirt. 
Long 196 mètres. — Affiche en couleurs. — Virage 16 fr. 60 

Mot Télégraphique : BERSAGLIO 

LE LEON AL 

Comique 

Le pharmacien-chimiste, Coniglietti, a inventé un générateur de for- 
ces, qu'il a appelé « Léonal ». En famille, il parle de sa découverte, qu'il 
faut utiliser à petites doses, autrement l'effet sera désastreux. 

Sa femme et son fils veulent en essayer, ils en prennent une trop grande 



^iiiiiifiiifffiiiiiiiiiiiiiiiiifi$iiiffii$f$ifififif$ifif$^ 



- 

BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



quantité et deviennent de véritables hercules. Epouvanté et- affligé, Coni- 
giietti jette le régénérateur par la fenêtre, un chien en boit et se transforme 
en lion. Coniglietti court à la recherche de l'antidote, qui doit ramener 
bêtes et gens aux proportions normales. 

Longueur 117 met. — Virage 9 fr. 20. — Aff. en couleurs 

Mot Télégraphique : LEONAL. 

CORNETO TARGUI NI A 

PLEIN AIR TRÈS INTÉRESSANT 

Longueur : 106 mètres. — Virage 2 fr. 90 
Mot télégraphique : CORNETO. 



ŒIL POUR ŒIL 

Drame 

Le baron de Lago, hôte du banquier Aroldi, essaye, vainement, de 
conquérir Claire, la femme de ce dernier. 

Aveuglé par cet amour, le baron charge son fidèle serviteur, Joseph, 
de surveiller Claire. Il apprend bientôt qu'elle aime un jeune homme du 
nom de Paul. 

Le baron jaloux prépare alors une terrible vengeance. 

Un soir que Claire et Paul ont un rendez-vous, le banquier est tué 
par Joseph, et Paul, accouru aux cris de la victime, est arrêté comme 
assassin présumé. 

Devant le Tribunal, Paul ne sait pas se défendre utilement et ne 
pouvant fournir un alibi, il est reconnu coupable et condamné à 1 5 ans 
de travaux forcés. 

Les années ont passé, le baron est devenu l'esclave de son complice, 
dont les exigences n'ont plus de borne, tandis que Paul, sorti du bagne, 
songe à se venger. Paul déguisé, parvient à entrer au service du baron, 
et un jour, il surprend un entretien entre le baron et Joseph, qui lui four- 
nit la preuve de leur culpabilité. Le baron devient morphinomane. 

Joseph a une fille : Anne. Paul va la trouver et lui révèle le crime 
de son père, mais par pitié pour la jeune fille, après avoir obtenu de Joseph 
l'aveu écrit de son crime, Paul favorise sa fuite. 

Puis il va chez le Procureur et lui montre la preuve de son innocence, 
en demandant qu'on lui donne le moyen de démasquer le baron. Des 
agents lui sont fournis. Quand le baron les voit arriver, il est frappé de 
folie, juste châtiment de son crime affreux. 
Long. 899 met. — Virage 74 fr. 90 — Affiches en coul. 

Mot Télégraphique : SPADA. 

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BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



LE GOURMAND 

Comique 

Anstodème est employé aux colis postaux, mais il est tellement gour- 
mand, qu'il ne peut résister à la tentation de les entamer. Le chef de ser- 
vice reçoit continuellement des réclamations à ce sujet et finit par soup- 
çonner Aristodème. Pour avoir la preuve de sa faute, il cherche à le 
prendre la main dans le sac, et met une trappe dans un panier à fruits. 
Aristodème, encore une fois, ne résiste pas à la gourmandise, mais le panier 
lui est fatal. 

Long. : 150 met. — - Virage 10 fr. 70 — Affiches en couleurs 

Mot Télégraphique : GOLCSO. 

NORDISK FILM 

AMOUR 

Drame 

Le fils du capitaine Armand vient d'être nommé lieutenant, et à celte 
occasion, les meilleurs amis de la famille, le chef du bureau Agne), sa 
femme et sa fille Eve, sent venus féliciter le jeune homme et ses parents. 
Peu après arrivent ses camarades, et les jeunes gens sortent ensemble pour 
s'amuser un peu. Ils entrent au cirque de la ville, et c'est là que le jeune lieu- 
tenant Roger Armand rencontre la jeune écuyère Mlle Mirza. Pour le 
jeune lieutenant, c'est le coup de foudre, et il paraît que le bel officier 
n'est point indifférent à Mlle Mirza. Quelques jours après, il la rencontre 
aux courses avec son fiancé, le cemte de Katanga, qui est écuyer au même 
cirque que Mlle Mirza, et tous les trois se rendent dans un restaurant très 
mondain, cù la jalousie du comte est éveillée au point qu'il provoque le 
lieutenant. Le lendemain matin, le duel va avoir heu dans un bois aux 
environs de la v;lle. Mirza, qui l'a su, prévient immédiatement la mère 
de Roger, qui se rend tout de suite avec Mirza sur le terrain. Malheureu- 
sement elles arrivent trep tard. Le comte de Katanga a blessé Roger à la 
jambe, et s:i mère et ses amis n'ont qu'à le ramener à la maison, où il est 
très mal reçu par son père, qui a de la peine à lui pardonner sa légèreté. 

Quelque temps se passe. Roger est guéri, mais sa jambe est devenue 
raide à jamais, et sa carrière militaire est brisée par ce fait. Il en est dé- 
solé. Cependant il lui tarde tant de revoir Mirza qu'un beau jour il décide 
de partir à sa recherche, et il boucle sa malle et quitte le pays sans pré- 
venir sa famille. Au bout de quelque temps, il trouve la piste de Mirza, 
et un soir, il entre au cirque où Mirza et son fiancé sont engagés. Il invite 
Mirza à fuir avec lui, et elle y consent, mais un clown, qui les a guettés, 






BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



prévient le comte, qui se rue sur Roger et le blesse dangereusement. En 
même temps le feu éclate au cirque, et Mirza a la figure couverte de brû- 
lures. Au lieu de fuir ensemble, ils sont conduits l'un et l'autre à l'hôpital, 
tandis que le comte est arrêté. 

Un jour, le capitaine Armand apprend par un journal que son fils 
a été l'objet d'une agression meurtrière, et cette nouvelle l'impressionne si 
fort qu'il tombe foudroyé d'apoplexie et meurt. Alors la mère de Roger 
et Eve, qui aime depuis longtemps le jeune homme, se rendent auprès de 
lui, et la joie du fils et de la mère de se revoir est profonde. Quand il est 
assez bien portant pour pouvoir supporter le voyage, il rentre à la maison 
avec sa mère et Mirza, qu'il a supplié sa mère de prendre chez elle, parce 
qu'elle est souffrante et seule au monde, sans parents ou amis. 

Ils sont de nouveau chez eux. Cependant Mirza, qui comprend 
qu'Eve est éprise de Roger, ne veut pas empêcher son bonheur. Aussi 
décide-t-elle de mettre fin à ses jours, mais au moment d'exécuter sa funè- 
bre résolution, elle en est empêché par le comte qui, relâché de la prison, 
s'est mis à sa recherche. 

Roger a remarqué que Mirza a du chagrin, il l'interroge, et un soir 
ils s'enferment dans sa chambre, qu'ils ornent de fleurs, après quoi ils vont 
ensemble vers la mort. Peu après Eve entre dans la chambre, et les trou- 
ve étroitement enlacés, souriant à la mort, comme s'ils avaient enfin 
trouvé le bonheur qui leur avait été refusé dans la vie. 

Longueur 653 mètres. — 2 affiches l m x2 m 25 

L'HISTOIRE D'UNE MÈRE 

Drame 

Louis Buisson est devenu buveur, il a perdu la place qu'il avait à 
l'étude du notaire Chénn, et la misère règne à la maison. Presque tout son 
mobilier a été saisi, et il ne voit plus aucun moyen de gagner le nécessaire 
pour l'entretien de sa famille. Tout cela n'empêche pas qu'il passe toutes 
ses journées au cabaret, et c'est là qu'il voit un jour, dans un journal, 
une annonce dans laquelle M. le conseiller Darras et sa femme, qui ont 
perdu leur fils unique, demandent à adopter un petit garçon. Alors cet 
alcoolique, ce père dénaturé conçoit l'idée monstrueuse de vendre son 
enfant, et le lendemain il l'y amène. M. et Mme Darras trouvent le petit 
garçon si ravissant qu'ils consentent tout de suite à l'adopter, et ils paient 
une somme assez ronde à Louis Buisson, à qui ils font signer en même 
temps un contrat par lequel il renonce à tous ses droits de père. 

Cependant, Mme Buisson ne trouvant pas son bébé en rentrant, con- 
çoit un soupçon qui la remplit d'épouvante, et elle ne tarde pas à constater 
que son enfant lui a été enlevé à jamais. Ayant appris où il est, elle se 
rend auprès des Darras et les supplie de lui rendre son enfant. Avec beau- 



* l : SI 

BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 

coup de ménagements ils refusent, et quand elle voit le petit couché dans 
son dodo bien blanc, elle fait la réflexion très sensée qu'elle aurait tort de 
le ramener à son misérable intérieur, et le cœur saignant, elle renonce à 
son tour à son cher petit bébé. 

Cependant, l'émotion a été trop forte pour la pauvre femme, qui 
tombe gravement malade, de sorte qu'il faut la conduire à l'hôpital. Après 
son rétablissement, elle y trouve un emploi d'infirmière, grâce à la sympa- 
thie et à la confiance qu'elle a su inspirer au médecin en chef. On la 
charge de soigner les petits enfants, dont elle se fait beaucoup aimer. 
Un jour, le petit Gaston, son fils, tombe sérieusement malade, et les parents 
adoptifs s'adressent alors à l'hôpital pour avoir une garde, c'est ainsi qu'elle 
vient à soigner son cher enfant si amèrement regretté. 

Cependant Louis Buisson s'est enfoncé de plus en plus dans le vice; 
il ne travaille plus, et un jour, il essaie d'extorquer de l'argent à M. Dar- 
ras. Sa tentative ayant complètement manquée, il décide de voler son 
propre enfant, dans l'espoir d'arriver de cette manière à son but. Mais la 
chose est plus difficile qu'il ne le pense, car à plusieurs reprises sa femme 
l'empêche d'exécuter son coupable projet. A la fin il y réussit pourtant, et 
amène le bébé au fond d'une grande forêt, où il vit parmi une bande de 
vagabonds. 

Quand Mme Buisson apprend ce qui s'est passé, elle se promet de 
remuer ciel et terre pour retrouver son enfant, et après maints efforts, elle 
parvient en effet à le ramener chez ses parents adoptifs. 

Les années s'écoulent. La mère de Gaston commence à vieillir, et 
doit céder sa place à l'hôpital à une personne plus jeune. Pour vivre, elle 
s'établit marchande de gâteaux et s'installe tout près de la villa du conseil- 
ler Darras. Tous les jours elle peut voir son cher Gaston, qui ne se doute 
pas que la vieille marchande est sa mère. Il grandit, fait sa première com- 
munion, et ses parents a£optifs l'envoient faire son éducation à l'étranger. 
Les années d'absence de son cher fils sont bien dures pour la pauvre 
Mme Buisson; mais un jour elle voit dans un journal qu'il se marie le 
jour même avec une jeune personne très riche. Alors elle n'y tient plus : 
elle veut revoir son garçon adoré, et bien qu'elle se sente très souffrante 
et faible, elle se rend à l'église pour assister à son mariage et jouir du plai- 
sir de le voir heureux. Vers la fin de la cérémonie, elle s'affaisse, et il 
est évident pour ceux qui l'entourent qu'il ne lui reste que peu de moments 
à vivre. A son ht d'agonie, elle n'a qu'un seul désir : revoir son fils, On 
envoie prévenir les nouveaux mariés qui en apprenant ce qu'il en est, 
se hâtent à son chevet. Ils arrivent juste à temps pour lui fermer les yeux. 

Ce fut la première et la dernière fois qu'il fut donné à Gaston de 
témoigner son amour filial à sa mère. 

Film remarquablement joué par les Meilleurs Artistes Danois 

Long. : 903 mètres. — 2 Affic. en coul. I m x2 m 25 



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BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBEBT 



HEPWORTH 



QUI VA A LA CHASSE... 

Comédie 

Trois jeunes gens, compagnons d'atelier, courtisent trois jeunes blan- 
chisseuses employées chez la même patronne. Ils doivent aller ensemble 
au prochain bal de la corporation, prennent les billets et apportent leurs 
chemises blanches à repasser, puis s'en retournent à leur travail. Chemin 
faisant, ils rencontrent trois jeunes modistes, dont les regards provocants 




jettent le trouble dans leur cœurs. Ils les suivent et ne tardent pas à ou- 
blier les blanchisseuses, à tel point qu'ils offrent les billets de bal aux 
modistes. Une des petites blanchisseuses les surprend, s'éloigne sans rien 
dire et, d'accord avec ses compagnes, fait disparaître>leS chemises de leurs 
trop volages amis. Quand le moment de s'habiller arrive, chacun des jeunes 



7Z 






BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



gens cherche son unique chemise blanche et se rappelle qu'elle est à la 
blanchisserie; ils s'y rendent ensemble et ne sont pas peu étonnés de voir 
leurs amies délaissées se consoler de leur abandon avec trois superbes 
pohcemen, avec lesquels elles se rendent au bal. Quant aux chemises, 
impossible de les obtenir, impossible d'accompagner les modistes... Qui va 
à la chasse... 

Longueur 223 mètres — Affiches en Couleurs. 



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SELIG=FILMS" 



L'EPREUVE 

Drame 

Au Far- West, deux compagnons de travail aiment une jeune fille de 
la Ville, l'un d'eux confie à l'autre qu'il a décidé de mettre un terme à 
son attente et va demander la main de la jeune fille, il lui confie le télé- 
gramme annonçant son arrivée. 

Le rival l'emporte sur l'ami, et au lieu de s'acquitter de la commis- 
sion, il envoie à la jeune fille une dépêche lui donnant rendez-vous, au 
nom de son compagnon, dans un endroit éloigné. 

La jeune fille s'y rend sans méfiance, laissant un mot à ses parents, 
pour les avertir qu'elle va rejoindre celui qu'elle aime. 

Quand son fiancé arrive chez elle, il ne rencontre que ses parents, 
fort en colère, qui le mettent à la porte. 

De son côté, la jeune fille est toute apeurée de se trouver seule avec 
le compagnon de son fiancé qu'elle n'aime pas, qu'elle redoute même. Et 
cela finirait par la pire des tragédies, si un domestique chinois, par son 
dévoûment ne permettait à l'amour sincère de triompher. 

Long. 314 met. Virage 31 fr. 40. — Affiches en couleurs 



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BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



BARKER 



LE NEVEU DESHERITE 

Pathétique 

L'usurier se trouve chez Bert Allerton, lui réclamant le paiement de 
ses billets, quand le jeune homme apprend par les journaux « la nais- 
sance de Harry Allerton fils, de Mr. et Mrs. John Allerton! » Quel coup 
de massue pour le jeune viveur, qui, depuis longtemps, escomptait l'héri- 
tage de son oncle John, dont il était jusqu'alors l'unique héritier. 

Malgré tout, il s'en va le féliciter et reçoit de lui quelques subsides, 
les derniers, lui laisse-t-on entendre. 

Cinq années passent sans assagir le jeune homme qui, dépourvu de 
crédit, est sans ressources. L'usurier le talonne et, mauvais génie, se plaît 
à lui faire remarquer que son cousin, le jeune Harry, est le seul obstacle 
à son bonheur, mais si frêle!... Un enlèvement... L'idée germe. Bert 
Allerton s'empare d'Harry pendant une de ses promenades, et la nurse 
n'a plus qu'à avouer à ses maîtres ce qui s'est passé. On prévient la police. 
Mais Tom, le jeune valet de chambre des Allerton, tout dévoué à son 
jeune maître, est intrigué par les allures du chien qui cherche à l'entraîner 
au dehors. Il enfourche sa bicyclette et suit l'intelligent animal qui s'élance 
sur la route. A toute vitesse, ils gagnent le repaire où les bandits cachent 
l'enfant. Quand Tom s'est assuré de sa présence, sans être vu, il rédige 
un billet, l'attache au collier du chien et le renvoie à la maison. Il y arrive 
au moment où ses maîtres partaient eux-mêmes à la recherche de leur 
enfant. Il leur sert de guide et quelques heures après, les parents du petit 
Harry pressent leur enfant sur leur coeur, tandis que les bandits sont con- 
duits en prison. 

Longueur : 320 mètres. — Virage : 100 mètres 

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8, Rue Saint -Augustin, 8 



PROGRAMME N° 40 

Livrable le 4 Octobre 1912 



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N° 181 1 



LE DROIT D'AINESSE 



DRAME 



Métrage : 674 métrés Prix : 886 fr. 50 

Mot Télégraphique : Aînesse 

2 Affiches 120 x 160, 160 x 240 



N° 1812 

Qontran engendre une sombre postérité 

COMIQUE 

Métrage : 210 mètres Prix : 262 fr. 50 

Mot Télégraphique : Postérité 

Affiches 120 x 160 



N° i8n 



A. G.A.D. 



La partie de Cache-Cache 



COMEDIE DE M. A. HUGON 

Métrage : 158 métrés Prix : 207 fr. 50 

Mot Télégraphique : Cache 



ECLAIR-COLORIS 



N° 1814 



RECOLTE DU CACAO 



DOCUMENTAIRE 

Métrage : 101 métrés Prix : 159 fr. 85 

Mot Télégraphique : Cacao 



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NOTES DAVANT-PREMIERE 



Le Droit d'Aînesse 



La Société Eclair nous donne en Le Droit d'Aînesse la matière d'une excellente 
pièce cinématographique. C'est un beau drame de famille, épouvantable dans sa simplicité 
et à cause de sa simplicité même. La thèse est fondée sur l'influence atavique du droit 
d'aînesse sur l'esprit d'un jeune comte, chef d'une famille vivant en plein xx e siècle, et 
opposera à certains moments, surtout au dénouement, le gros bon sens et la simple noblesse 
de cœur des gens du peuple aux mœurs complexes, aux idées conservatrices, à l'intelligence 
perturbée d'un châtelain de noblesse authentique. On sait bien que ce droit d'aînesse 
tendait à empêcher la division delà propriété en même temps qu'il conservait l'unité et la 
richesse dans les grandes familles, mais que d'abus ne commit-on pas en son nom ! ce 
principe qui avait force de loi paraît remonter à la plus haute antiquité, puisque l'histoire 
d'Essau et de Jacob avec leur plat de lentilles atteste le premier conflit familial de ce genre 
chez les Hébreux. Cette odieuse coutume dont on trouve quelques traces en Egypte et en 
Grèce, que l'historien Tacite a constaté chez les Germains, mais qu'on ne retrouve pas dans 
la législation romaine, grandit en France avec la Féodalité et ne disparut qu'avec la Révo- 
lution Le « sang bleu » qui fait encore battre le cœur de certains descendants de la vieille 
Noblesse est presque toujours le même que celui qui circulait dans les veines de leurs 
Seigneurs ancêtres du moyen âge. Le vent souffle en bourrasque dans leur poiirine et à 
toutes les époques les mêmes tempêtes causèrent les mêmes désastres. Oui peut le mieux 
peut le pire : nous le voyons ici par ce qui se passe dans ce monde essentiellement hono- 
rable, exposé à des crises de cruauté atavique, tout en étant aussi capable de donner 
l'exemple de plus belles vertus d'héruïsme et de désintéressement. Sans doute l'argent est 
un de ces mobiles auxquels la pauvre humanité obéit aveuglément et qui fait commettre 
des crimes au plus grand seigneur comme au plus infime roturier. D'ailleurs dans la Société 
ainsi que partout, les extrêmes se touchent : quand une passion violente, de quelque nature 
qu'elle soit, s'est emparée d'un cerveau humain au point d'en faire une cervelle de brute, 
que le criminel soit le plus pur aristocrate ou le pire voyou, le crime sera mèmement 
spontané ou prémédité et perpétré. Dans le roman que nous voyons se dérouler sur l'écran, 
la jeune et sympathique victime est la jolie Solange de Coudreux que son frère Guy va 
supprimer du monde par une inique séquestration, parce qu'il a peur qu'elle se marie avec 
l'ingénieur Marc Lambert. Et la comtesse de Coudreux, leur mère, subissant les préjugés 
de sa caste et l'autorité tyrannique de son fils, n'accuse pas un seul mouvement de com- 
passion maternelle à l'égard de la pauvre jeune fille. Aussi avec quel plaisir verra-t on 
lyncher ces gens-là par les braves paysans qui. à l'instigation d'une vieille servante du 
château, viendront secourir la malheureuse recluse! Combien de larmes d'attendrissement 
vont couler au spectacle édifiant qui nous montre la victime implorant la clémence du 
magistrat en faveur de ses parents qui furent ses bouireaux ! 

Ce drame d'une haute portée philosophique est talentueusement interprété par les 
Artistes de la maison Eclair et vaudra un succès de plus à cette sympathique « marque ». 



LE MONITEUR. 



1 



* 



*f. 



Le Droit d'Aînesse 



Depuis la mort de son père, le jeune comte Guy de Coudreux est le chef d'une famille 
où l'on a le culte exagéré du droit d'aînesse: la famille se compose de Mme de Coudreux, 
mère de Guy, du comte Guy et de sa sœur Solange. Si cette dernière eût voulu entrer 
dans les ordres, ses parents auraient été débarrassés d'une grave inquiétude, car sa fortune 
ne serait pas sortie delà famille, mais telles n'étaient point les idées de la jeune fille et on 
lui en tenait injustement rigueur. Mlle de Coudreux rencontrait en effet souvent l'ingénieur 
Marc Lambert qui dirigeait des travaux dans la région. C'était un bien sympathique garçon. 
Ces jeunes gens se plaisaient mais n'osaient s'engager aussi vite qu'ils l'eussent désiré dans 





une aventure matrimoniale.,, parcrainted'un refus de la part des aristocrates intransigeants 
qu'étaient les de Coudreux. 

Ne voilà-t-il pas qu'un jour le notaire vient annoncer aux de Coudreux que Solange 
fait un gros héritage d'une parente éloignée. Cette nouvelle ne contribua pas peu à aug- 
menter les angoisses de la famille : Si Solange se mariait jamais. . . la fortune serait 
divisée. Cependant il arrivait souvent qu'après son travail, Marc rejoignait Solange et 
les deux amoureux faisaient dans les bois une poétique promenade en harmonie avec leurs 
sentiments de respectueuse amitié. Il arriva qu'une fois ils rencontrèrent une troupe 
gouailleuse d'ouvriers et de paysannes que l'ingénieur tança convenablement. Mais ces 
individus, irrités du blâme que l'ingénieur avait infligé à leur insolence, écrivirent une 
lettre anonyme au frère de Solange : « Monsieur le comte, nous avons l'honneur de vous 
avertir que votre sœur ébauche, avec un petit ingénieur de la région, une idylle peu hono- 



-*- 



■V 



rable pour votre famille si aristocratique... »A cette lecture la fureur souleva l'âme fïèredu 
châtelain, qui fit partager à sa mère sa violente colère. Tous les pires instincts des seigneurs 
de la féodalité se réveillèrent dans le cœur du comte, qui gronda sévèrement sa jeune sœur. 




Mais Solange et Marc étaient trop amoureux pour être prudents. Ils recommencèrent 
leurs innocentes entrevues. . . et se laissèrent surprendre par le comte Guy. De retour au 




château, Solange affronta une scène terrible et ses parents la contraignirent violemment à 
écrire à l'infortuné Marc une lettre de rupture ainsi conçue : « Mon cher Monsieur Lam- 
bert, je suis obligée de partir pour un long voyage avec ma famille ; mon frère ne consen- 
tira jamais à notre mariage. Je vous supplie d'oublier celle qui vous dit : adieu. Solange. » 






Le comte Guy, dans sa colère, avait conçu un projet odieux qu'il ne devait pas tarder à 
mettre à exécution : prétextant un long voyage, la famille de Coudreux congédia tous ses 
domestiques, puis quitta ostensiblement le château . . . , mais revint subrepticement à la 
tombée de la nuit par une porte dérobée du parc. Le martyre de la pauvre Solange va 
commencer : elle sera séquestrée en dépit de ses supplications et de ses larmes. « Pour le 
monde, Solange de Coudreux n'existera plus ! » 

Quelque temps après, les châtelains jugeant qu'ils pouvaient donner le signal du 
retour, engagèrent deux nouveaux domestiques : un valet de chambre et une vieille cuisi- 
nière. Puis ils réunirent leurs amis et, au cours d'une de ces réunions intimes, le comte lut 
un jour une fausse lettre de sa sœur : « Votre petite Solange se trouve très bien sous ce 




beau climat si propice à sa santé et espère que vous l'y laisserez encore une année. » En 
citant ce passage tendancieux d'une lettre fictive, le comte expliquait presque définitive- 
ment l'absence de sa sœur. L'impression favorable du public fut bien celle que Guv 
escomptait : il était débarrassé d'une «formalité» gênante. Mais l'ingénieur Marc Lam- 
bert, qui ne pouvait oublier Solange, finit par se décider à tenter une démarche auprès de 
la famille de Coudreux. Il fut éconduit sans le moindre égard pour le code des conve- 
nances. Le fier comte et sa coupable mère triomphaient. Et pendant ce temps, la malheu- 
reuse Solange se désespérait et perdait la santé dans son étroite et sombre prison . In 
jour, la vieille servante crut entendre de faibles lamentations émanant de la pièce contiguë 
à la bibliothèque. Elle alla courageusement faire part de sa découverte au procureur, mais 
celui-ci, ami des châtelains, eut bien de la peine à prendre au sérieux cette déposition. 

Cependant, conscient de son devoir professionnel, le magistrat se rendit au château où 
il opéra, en compagnie de la comtesse et du jeune comte de Coudreux, une vaine perqui- 
sition... qui n'aboutit qu'au renvoi de la domestique trop malheureusement perspicace. 
La servante chassée passant devant l'auberge du village voisin, entra pour s'informer 
d'une place, et là. elle fit connaissance avec Marc Lambert, avec qui elle arrêta tout un 
plan de délivrance au profit de la pauvre séquestrée. 

N'écoutant que son courage et son cœur, Marc fit dresser une échelle sous la fenêtre 



+t 



de la recluse et brisant le cadenas des volets et les vitres de la fenêtre, arriva auprès de 
la chère prisonnière trop affaiblie pour le suivre. Au moment où il l'enlevait dans ses 
bras, le comte Guy surgit devant le sauveteur. Alors Marc cracha au visage du comte toute 
l'ignominie de sa conduite. Exaspéré Guy brandit un revolver dans la direction de 
l'ingénieur, mais Solange eut la force d'immobiliser son bras assez longtemps pour laisser à 
son précieux défenseur la possibilité de disparaître par la fenêtre Soudain, se dégageant de 
l'étreinte de sa sœur affaiblie, le comte bondit à la fenêtre et tire sur l'infortuné sauveteur, 
qui tombe de l'échelle dans les bras de la vieille servante qui l'aide à se traîner jusqu'à 
l'auberge. C'était l'heure du déjeuner et l'auberge était envahie par une foule de travailleurs 




en joyeux appétit. Quand ces braves gens lurent au courant de ce qui se passait ils se 
rassemblèrent sous l'égide de la vieille servante et se ruèrent vers la demeure des châtelains 
maudits. Là, tandis qu'un groupe maintenait le comte et qu'un autre encerclait la 
comtesse, un troisième explora les appartements et finit par découvrir la prison de la 
malheureuse Solange. On transporta au salon la pauvre enfant évanouie et tandis qu'on la 
ranimait, les autres justiciers lynchaient d'importance le cruel maître de céan. Sur ces 
entrefaites arriva le Procureur qui, d'un coup d'oeil, jugea la situation et mit le comte en 
état d'arrestat'on. A ce moment, Suzanne reprenait ses sens. Alors on vit la victime 
implorer la clémence du Magistrat en faveur de ses parents qui furent ses bourreaux !. . . 
A quelque temps de là, le comte Guy de Coudreux usait de son droit d'aînesse à l'égard 
de sa sœur, d'une tout autre façon : en mariant Solange et Marc ! 



Métrage : 674 mètres. 



Affiches 120 x 160 



Mot te lé g r 
160 x 240 



Aînesse. 



1 



<2/ô 



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Gontran engendre une sombre postérité 



Voilà déjà trois ans que Gontran est marié et le ménage n'a pas encore d'enfant. Cette 
stérilité est insupportable à l'oncle Jupin — qui est pourtant un célibataire endurci. Le 
vénérable parent perd patience et s'exprime catégoriquement en ces termes : « Mes cbers 
neveux, si dans un an à compter de cette minute même vous n'avez pas au moins un 
enfant, il vous sera inutile d'espérer mon héritage. » Puis il sourit, salue et sort suivi des 
regards navrés de Gontran et de sa femme. Plongés dans le désespoir les époux font venir 




r 



immédiatement un médecin. « Marche, hydrothérapie, suralimentation ». Ces trois mots 
synthétisent absolument la formule de l'ordonnance du savant docteur qui examina 
attentivement ses clients. Gontran et sa moitié observèrent scrupuleusement le régime. Us 
le firent même avec un exceptionnel entrain : longues promenades à pied à une allure très 
renforcée, gymnastique suédoise, repas pantagruéliques et gargantuesques à étouffer, tout 
rut observé et exécuté à la lettre. Et cependant, un an après... le résultat était le même. 
Rien de nouveau ! malgré 12 mois d'efforts surhumains à la suite de véritables travaux 
d'Hercule, toujours rien ! Pour compliquer la situation, à l'heure militairement exacte 
arriva un télégramme ainsi libellé : « Arrive dans 10 minutes, constaterai postérité — 
Oncle Jupin ». La foudre tombant sur la tête des deux époux n'eut pas davantage anéanti 
leur cerveau. Après quelques instants de prostration, ils se ressaisirent et la réaction les 
affola : « A tout prix il nous faut un enfant ! hurle Gontran. Et le domestique Polycarpe 
est chargé de l'emplette : « Allez, mon garçon, et rapportez-nous d'urgence un nourrisson ». 



^ 



-*• 



-î- 



Et au lieu de s'invectiver M. et Mme Gontran réfléchirent : « Du courage... l'heure est 
grave ! » Or, Polycarpe eut beau courir après les jeunes mamans et les bonnes d'enfants, 
il ne parvint qu'à les effrayer et à les mettre en fuite. Cependant, l'oncle est arrivé. On lui 
dit que l'enfant est au parc avec sa nounou. Impatience et méfiance de l'oncle. Enfin, après 
moult péripéties Polycarpe achète le rejeton d'une pauvre négresse et, costumé en nourrice, 
fait irruption dans la pièce. Voilà Bébé ! quelle surprise ! un négrillon ! ! Colère homérique 
de toute la famille. Comme tout le monde s'en va en s'expliquant bruyamment, le petit 
négrillon, resté seul sur un pouf, profite de sa solitude pour déguerpir comiquement. 

Métrage : 210 mètres. Mot télcg. : Postérité. 

Affiches 120 x 160 



^0 



*- 



•V 



ASSOCIATION 

CINÉMATOGRAPHIQUE 
AUTEURS 

DRAMATIQUES 



La partie de Cache-Cache 

Comédie d.e Js/L. _A_. HTJG-03ST 



Deux bons petits diables, Toto, mignon garçonnet de sept ans et Lili, gentille fillette 
de cinq printemps, frère et sœur, en vacances chez leurs grand-parents, jouent à cache- 
cache dans le parc de la villa dont grand-père et grand'mère sont les gardiens. On a invité 
ce bon vieux drille de grand-papa à participer au jeu... ça lui rappelle les plaisirs d'antan. 
Quand ils eurent utilisé comme cachette tous les coins et recoins, arbres et arbustes du 




jardin, les enrants se rapprochèrent du logis, tout en continuant à se cacher et à se pour- 
suivre à tour de rôle. Mais ne voilà-t-il pas que Toto a l'idée de se cacher dans la cage de 
l'ascenseur. Puisqu'elle était ouverte, il s'y enferme. A ce moment l'appareil descendit 
lentement. Ce n'est qu'en voyant la plate- forme de l'ascenseur à un mètre au-dessus de 
sa tête que le malheureux gamin comprit l'horreur de sa mort inévitable... écrasé. Il se 
mit à crier désespérément. Tandis que sa petite sœur essayait en vain d'ouvrir extérieure- 
ment la porte de la terrible prison, accoururent les vieux parents. Et la grand'mère n'eut 
qu'à peine le temps d'appuyer sur le « bouton de montée » pour éviter l'horrible écrase- 
ment du petit imprudent... dont la partie de cache-cache, interrompue par tant d'émotion, 
aurait pu finir tragiquement. 



Métrage : 158 mètres. 



Mot télég. : Cache. 



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-*• - «e 



ECLAIR-COLORIS 



Récolte du Cacao 



La graine du « cacaoyer » se nomme cacao, mot par lequel le désignaient les Caraïbes. 
Le cacaoyer est un arbre délicat qui exige beaucoup de chaleur, de l'humidité, de l'ombre, 
un sol profond, léger et riche. Il redoute le vent. Ces arbres dont la hauteur varie de 
4 à 10 mètres, fleurissent au bout de deux ou trois ans et fructifient à partir de quatre ou 
cinq ans. Le fruit est une baie volumineuse de la forme d'un concombre et de couleur 
jaune, teintée de rouge. Il contient de 25 à 40 graines nichées dans une pulpe molle. Ces 
graines, extraites du fruit, sont mises à fermenter au soleil, pour détruire les restes de 
matière gommeuse. Après avoir grillé les graines pour atténuer leur goût amer, on les 
pulvérise pour obtenir le cacao commercial. C'est en broyant ce cacao avec du sucre et de 
l'eau, qu'on obtient une pâte solidifiée dans des moules, le chocolat. La récolte que nous 
avons pu cinématographier a lieu aux environs de Ceylan, mais le « cacaoyer » est origi- 
naire du Mexique, d'où sa culture s'est étendue à toute l'Amérique équatoriale. Les Espa- 
gnols et les Portugais furent les premiers initiés à ses propriétés alimentaires, dont ils 
gardèrent longtemps le secret. L'usage du cacao est maintenant répandu dans toute 
l'Europe. 

Métrage : 101 mètres Mot télés. : Cacao. 



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La Partie de Cache-Cache 

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Godefpo9 de Qouillon 



Godefroy de Bouillon vienl de prendre Tortose. 11 prie devanl sa 
tente, lorsque <!•'* voix célestes lui ordonnent de se mettre en route pour 
aller délivrer Jérusalem. 

Devanl le palais d'Aladin, roi de Jérusalem. Un sorcier lui donne 
le conseil de pénétrer dans le temple catholique, de s'emparer lui-même 
de l'image de la Vierge el d'aller la placer dans la Mosquée. S'il accom- 
plit cela, il sera maître des destinées du monde. Il obéil donc. 



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Le Grand Prophète, qui ne sait pas l'acte commis par Aladin et 
qui trouve dans la mosquée musulmane une image catholique, crie à la 
profanation, s'empare à son tour de celle image impie el la déchire. 

Aladin, apprenanl la destruction de l'image sainte, qu'il avail lui- 
même placée dans la Mosquée, croil à la culpabilité des Chrétiens. Une 
vierge sainte, Sophronie, pour éviter le martyr des chrétiens, s'accuse 
elle-même, ainsi qu'un noble chevalier. Aladin ordonne leur emprison- 
nemenl immédiat. Mais il apprend d'une jeune guerrière que Godefroy 
de Bouillon esl lonl pnissanl el que, s'il peul s'allier avec lui, il 
I riomphera. 

Il se rend donc au camp de Godefroy, mais celui-ci repousse les 
ouvertures du roi Aladin. voulanl agir seul. 

Il prépare son armée el se mel en roule pour la conquête île 
Jérusalem. 



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On assiste aux combats sous les murs de la ville sainte et à l'assaut 
donné sur ses murs. 

Godefroy de Bouillon, vainqueur, parcourl le champ de bataille 
et se signe pieusement devanl les morts. 




Longueur approximative : 331 mètres. 

Prix : 411 fr. 75 

Supplément pour virage : 30 fr. 



Comique 

II s'agil d'un malheureux à qui il arrive un las de désagréments 
provenanl d'un malencontreux parapluie dont le manche à crochel est 
cause de nombreuses péripéties. 




A la fin, cependant, ce crochel sert à arrêter un apache el la 'mal- 
heureuse victime que visait cet apache. veut récompenser le porteur du 
parapluie en lui accordant sa main. Le parapluie, cause de tant de 
bonheur, rsl installé dans l'appartement, en souvenir de celte mémora- 
ble journée. 

Longueur approximative: 117 mètres 

Prix : 146 fr. 25 

Supplément pour virage: 11 fr. 



SÉJOUR A KYOTO fVoyageJ 



l. Le transbordeur d'écluse. 
'•\. Le marché. 



*2. Kyoto par un temps de pluie 
4. .Marchand d'huîtres. 



ô. Temple de Taï Kyoku à Kyoto. 6. Temple Mishi Howanji 
7. Temple de Kiyomizudera. S. Prière dans le temple. 



Longueur approximative: 101 mètres 

prix : 126 fr. 25 

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IMPIUMEHIE .1. I.AMC, OU, Ul'E [ E D; NKEtlOLE, PARIS 



5 Année. — N° 214 



28 Septembre 1912 



Cinè=Journal 

Organe Hebdomadaire de l'Industrie Cinématographique 
Directeur : G. DUREAC 



flBOnnEMEriTS : 

fRANCE 

Un an 10 fr. 

1 ÉTRANGER 
Un an 12 fr. 



Le Numéro : 25 cent. 

Paraît le Samedi 



Rédaction & Administration 
30, Rue Bergère 

PARIS 

lÉLtPHONE -ie-l-5* > 



Plaisanteries démodées 



RlP, qui règne sans conteste sur les 
scènes où l'on joue des revues et qui sait 
l'art d'amuser les lecteurs d' Excelsior en 
leur offrant chaque semaine une page 
drôle, à coups de plume très littéraire et 
de croquis très enlevés, consacre une 
bonne colonne de son Mercredi au pau- 
vre Cinématographe... l'art triomphateur 
de ce commencement de siècle, l'art que 
l'on aime et que les jaloux dénigrent au- 
tant qu'ils le redoutent. 

Mais RlP débine le cinéma avec une 
verve si franche, si jeune, — et parfois 
si juste, — que je ne résiste pas au plai- 
sir de citer ses critiques, d'ailleurs inno- 
centes. Elles prouvent au surplus que le 
cinéma n'est pas des choses que l'on dé- 
daigne et je trouve que parler de lui c'est 
encore le servir. 

Voici le ton de l'humour cher à RlP : 

Monsieur, me dit Athanase, je ne connais 
rien de la vie: j'étais jusqu'à ce jour pension- 
naire dans un lycée de province, d'où je ne 
suis jamais sorti. Or, voici qu'on m'envoie à 
Paris pour étudier: je voudrais bien savoir... 

— Comment on s'y amuse? 

ATHANASE. — Vous l'avez dit. Mais il 
parait que Paris n'est plus ce qu'il était au- 
trefois. 

ATHANASE. — ... Et qu'on s'y ennuie à 



crever. Est-ce vrai? C'est du moins ce que 
m'affirma mon oncle Cardefeu, un vieux Pi. 
risien qui a fait la noce dans le temps avec. 
mon grand-père. 

— Laissez dire les vieilles gens. Nos grands- 
pères n'ont jamais su s'amuser. Le Paris d'au 
jourd'hui est autrement attrayant que le leur. 
Nos distractions y sont d'un ordre plus élevé: 
elles dénotent, cez le Parisien moderne, un goût 
artistique et une éducation littéraire du meil- 
leur aloi. 

« D'abord, monsieur, du temps de nos 
dieux, le cinéma n'existait pas. Voire oncle 
Cardefeu ne connut pas, en son printemps, 
cette nourriture de l'esprit, diuéranl en cela 
de nos citadins, exclusivement nourris de Pa- 
llié (car, pour employer la forte expression du 
fabuliste: « Cinéma... c'est Pâté frères! » 
Que sont, je vous le demande, les misérable* 
productions dramatiques auxquelles se cor. 
jouirent nos ascendants, en comparaison des 
chefs-d'œuvre scéniques du cinématographe.' 
Quel dramaturge valut jamais le merveilleux, 
l'inépuisable Max Linder? Quel vaudevilliste 
eut jamais plus fertile imagination, idées plus 
originales et plus variées? Allez au cinéma, 
mon jeune ami. Vous y verrez la superbe 
aventure du monsieur qui tombe dans l escaliei 
et qui, poursuivi par tous les locataires, ren- 
verse sur son passage une nourrice, un ag<'til. 
un peintre avec son échelle, et pique finalement 
une tête dans un panier d'œufs obligeamment 
placé au milieu du trottoir par un crémier con 
descendant... Vous y verrez encore l'histoire 
infiniment drôle de la dame qui a peur de r<t- 



— 4 



ter le train : dans sa précipitation, elle fournit 
dans la rue une course folle et, poursuivie par 
tous les passants, elle renverse une nourrice, un 
agent, un peintre avec son échelle, et pique fi- 
nalement une tête dans un panier d'œufs obli- 
gea.nment placé au milieu du trottoir par un 
cré nier aussi condescendant que le premier... 
Per-t-être même aurez-vous la chance d'assis- 
té, aux exploits du cambrioleur qui, surpris au 
moment où il force un coffre-fort, saute par la 
fenêtre, et, poursuivi par la foule, renverse en 
s'enfuyant une nourrice, un agent, un peintre 
avec son échelle... 

ATHANASE. — Ne me dites pas la suite! 
Je veux avoir la surprise. 

— Au surplus, le cinéma sait joindre l'utile 
à l'agréable. Il vous épargnera la peine de voya- 
ger, car il vous mènera partout. Et combien 
plus pittoresques les paysages cinématographiés! 
La perspective détruite est une réjouissance 
pour l'œil; les gens et les objets se déforment 
à plaisir. Et que dire de ce frétillement uni- 
versel, de celte joyeuse trépidation! — La 
danse de Saint-Guy dans un tremblement de 
terre. — Est-il rien de comparable comme im- 
pression d'art? 

ATHANASE. — Merci mille fois! Excusez- 
moi; mais je me sauve... Je cours d'abord au 
cinématographe... Où y en a-t-il un? 

— Partout... M. Lumière, l'inventeur de 
cet engin, est le maître de la ville... Il lui a 
même donné son nom!... 

Ainsi parle notre délicat humoriste, 
roi du Prince sans rire (si j'ose m'expn- 
mer dans des termes aussi fantaisistes) . 
Je ne veux pas faire à Rip une peine, 
même légère, mais je suis obligé de cons- 
tater qu'il retarde et qu'il cherche au ci- 
néma une querelle de midi à quatorze 
heures, comme on dit sur les indicateurs 
de chemins de fer. Il y a belle lurette que 
les (( poursuites », jadis très en faveur 
près du public, sont tombées en désué- 
tude. Les éditeurs qui se respectent n'o- 
sent plus en présenter sur l'écran et 
j'avoue que les grands artistes qui tour- 
nent aujourd'hui pour eux y feraient pi- 
teux effet. La tenue des œuvres cinéma- 
tograhiques s'est élevée. Si quelque pitre- 
rie s'attarde encore dans nos scènes, elle 
y paraît déplacée et cause une sorte de 



gêne aux spectateurs qui ne savent plus 
rire en voyant la belle-mère tomber dans 
un panier d'œufs. Les fanatiques de la 
projection animée connaissent trop les 
films pour accepter encore ce genre de 
plaisanterie : ils protesteraient si on leur 
en servait encore. 

Quant à la trépidation que Rip a cru 
remarquer en voyant passer des films 
de voyages, elle tenait sans doute à quel- 
que défaut de perforation ou à la mau- 
vaise qualité de l'appareil projecteur. On 
en peut plus, aujourd'hui, reprocher aux 
films le manque de fixité comme une tare 
fondamentale de la cinématographie. La 
faute existe parfois. Mais elle n'est qu'ac- 
cidentelle et n'a pas de valeur générale. 
Les croquis de Rip sont quelquefois mal 
tirés dans Excelsior : c'est pur accident 
et l'on ne saurait en faire grief pas plus 
à Excelsior qu'à lui-même. 

Accuser le cinéma de limiter son co- 
mique aux « poursuites » et d'avoir la 
danse de Saint-Guy, c'est faire d : e l'his- 
toire ancienne, et Rip a trop le sens de 
l'actualité pour ne pas le savoir. Mais les 
humoristes s'amusent longtemps des mê- 
mes choses et remettent vingt fois sur 
leur métier le même ouvrage. Le ventre 
de M. Fallières, les pellicules de Camille 
Pelletan servent encore de motifs aux 
chansonniers de Montmartre. La drôle- 
rie en est surannée... et ces pellicules de 
notre ancien amiral civil ne sont plus 
vierges. 

Rajeunissons donc notre humour. Le 
cinéma n'a pas le don d'échapper à la 
critique des fantaisistes. Encore faudrait- 
il qu'on le blaguât pour ses travers, ô 
Rip dont nous aimerions tant voir fleu- 
rir l'esprit comique dans un scénario écrit 
pour le cinéma lui-même. 

G. DUREAU. 



— 5 



Le Cinéma ne peut 

se passer de Musique 

mais il en veut une pour lui 

Nos lecteurs savent déjà, par les numéros 
du Ciné- Journal des 20 janvier, 27 janvier et 
24 février 1912, ce que sont les brevets de 
M. L. Janssens, directeur-fondateur de l'Of- 
fice du Développèrent Belge à l'Etranger, sur 
la synchronisation musico-cinématographique. 

Nous sommes heureux d'apprendre que les 
efforts de notre distingué collègue sont au- 
jourd'hui couronnés de succès et que son in- 
vention ouvre aux cinématographistes un champ 
nouveau et fertile. 

A ce propos, le Ciné-Journal commença 
aujourdhui la publication d'un article sur « la 
musique appliquée aux films » qui éclairera 
tout à fait la question. Nous publions d'autre 
part une étude technique de notre confrèra 
Max Ridel sur la musique « motrice » dont 
tous les spécialistes apprécieront la valeur et 
l'opportunité. 

Les idées de M. Janssens sont en marche. 

G. D. 



Tous les gens de goût — il en est encore 
qui vont au cinématographe — souffrent en 
silence ou à haute voix de la pitoyable musique 
dont certains de nos imprésarios font accom- 
pagner la projection des films. Il leur semble 
douloureux d'entendre le piano, l'orchestre ou 
quelque vague orchestrion lancer dans l'obs* 
curité des salles, si joliment recueillie, des 
phrases musicales parfois justes, quelquefois 
exquises en elles-mêmes, mais trop souvent dé- 
placées et qui jurent sur les scènes du film 
comme un coquelicot sur un drap mortuaire 
ou l'Ave Maria sur le passage d'un bataillon 
de chasseurs à pied. 

La musique est nécesaire dans nos cinémas- 
théâtres. Elle rehausse merveilleusement le 
prestige des films. Par son charme personne!, 
les faiblesses d'une scène se trouvent excusées: 
on les remarque à peine tant l'oreille se trouve 
flattée d'entendre la mélodie qui passe. Mais 
que le film soit pathétique, troublant, poignant: 
la musique en soulignera tous les effets. Elle 
1 élèvera à sa hauteur pour donner au public 
une émotion complète dans laquelle se fondent 
instinctivement l'attrait du spectacle et l'har- 
monie des sons. 



Nous sentons tous son pouvoir et nous vou- 
drions tous doter les films qui sont projetés sur 
l'écran d'une musique écrite pour eux. Hélas! 
mille difficultés surgissent devant nous. L.c 
pianiste n'est pas toujours capable d'impro- 
viser des phrases en parfaite concordance avec 
les scènes rapides et très diverses qui défilent 
sous ses yeux. Quant à l'orchestre, malgré 
tout le talent de son chef, il ne peut que donner 




M, Louis JANSSENS 

Directeur de l'Office du Développement Belge 
à l'étranger 

des morceaux adaptés par à peu près, en con- 
cordance très relative avec le film, qu'il a su 
prélever dans le domaine de la production cou- 
rante. Si bien choisis que soient ces airs du 
répertoire, ils ne sont pas l'expression mélo- 
dique exacte des sentiments qui agitent les 
artistes dans l'œuvre cinématographique repré- 
sentée. J'ajouterai même que, pour ceux qui 
ont quelque mémoire musicale et quelque pra- 
tique du théâtre, ils évoquent des situations 
ou des scènes très particulières et qui ne sont 
pas celles du film. Ils engendrent de la sorte 
une confusion pénible et nuisent à l'impression 
cinématographique. 

Je passe sous silence les orchestres qui jouent 
n'importe quoi à propos de n'importe quoi et 
qui vous envoient tranquillement -dans Ui 
oreilles toute la partition des Huguenots pour 



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L'ÉCRAN RADIUM " 

n'est pas en aluminium, aucune pein= 
ture n'entre dans sa composition. 



Pour toutes les Commandes pour la FRANCE, les COLONIES, 
la SUISSE et la BELGIQUE : 

S'adresser au COMPTOlHIHÉ-LOCflTIOBfliONT 

8, Rue des Alouettes, PARIS - SEUL CONCESSIONNAIRE 

Téléphones : 437-13 - 440-97 - 215-23 




7 — 



accompagner Notre-Dame de Paris. Ceux-là 
échaippent à la critique par l'innocence même 
de leurs prétentions. On m'assure que le pu- 
blic du cinéma peut encaisser de pareilles 
« mesures ». Si cela est vrai, je le regrette 
pour lui, mais je ne crois pas qu'il son si 
bête. En tout cas, les bons esprits penseront 
que nos directeurs de cinéma-théâtres doivent 
s'élever au-dessus de la médiocrité des spec- 
tateurs et que le cinéma ne peut que souffrir 
de ceux qui le condamnent aux médiocres. 

(A suivre.) 

— _^.^- 

LE M A ETRE DE FORGES 

SIMILITUDE DE TITRES 

La Société Le Film d'Art (Delac et C") et 
la Société Eclair portent à la connaissance de 
la clientèle que, par le fait du hasard, elles 
comptent toutes deux éditer un film intitulé 
Le Maître de Forges. 

Le Maître de Forges de Georges Ob'iet, 
édité par le Film d'Art, avec Mme Jane Ha- 
ding et Gérard, et le Maître de Forges de 
MM. Dumersan, Gabriel et Brazier, édité par 
la Société Eclair, avec le concours de MM. 
Duquesne, Gautier et Dubosc, sont deux su- 
jets ne comportant aucune analogie. 



SAVOIA = FILMS 

L'Esprit du Mal 

Jeunes époux, le marquis René d'Ormeville 
et sa femme goûtent le vrai bonheur. La fata- 
lité veut qu'apparaisse la belle cousine du 
marquis, Adrienne de Crévecœur. Sa beauté 
enjôleuse a tôt fait de tout détruire. La lutte 
est courte, il succombe vaincu. 

Le hasard seul trahit les coupables et dans 
une scène tragique, la malheureuse épouse 
veut chasser la voleuse d'amour. Mais l'ascen- 
dant d'Adrienne sur René est tel que c'est elle, 
l'innocente, qui doit s'en aller. Coup trop dm 
pour sa faiblesse, elle tombe gravement ma- 
lade. 

Impitoyable, Adrienne veut que l'obstacle 
qui gêne son bonheur disparaisse à tout ja- 
mais et elle réussit à convaincre René. Le 
drame s'accomplit, mais le malheureux a laissé 
sur les lieux du crime la preuve de son forfait. 
Il n'a plus qu'à mourir pour éviter le châti- 
ment et Adrienne, qui se sent également per- 
due, le suit en affirmant d'une façon particu- 
lièrement dramatique son amour jusque dans la 
mort. 

Très gros sucfcès de la Savoia-Film. 



AU SYNDICAT FRANÇAIS 



Directeurs de Cipatograpfies 



Paris, 26 septembre 1912. 

Le Syndicat Français des Directeurs de 
Cinématographes, répondant à la convocation 
de son Président, s'est réuni mercredi dernier, 
25 septembre, à 2 h. 30 précises de l' après 
midi, à son siège social, Palais des Fêtes, 199, 
rue Saint-Martin, à Paris. 

Etaient présents: 

MM. Brézillon, Marin, Ferret, Marquer, 
Brion, Maillot, Regairaz, Marchai, Boissel, 
Garidon, Timmermans, Justrabo, Roux, Re 
gerat, Cathelin, Liautey, Dornoy. 

Excusés: MM. Prieur et Jallon. 

MM. Meillat et Lichtenberg avaient été 
délégués auprès des collègues de l'Association 
des Exploitants cinématographiques de Karls- 
ruhe pour les piloter à Paris- 

On examina d'abord la question de la 
Chambre Syndicale Française de la Cinéma- 
tographie, en formation à Paris. M. Brézil 
Ion, président du Syndicat Français des Di 
recteurs, fit part à l'Assemblée d'une visite 
de MM. Demaria, Kastor et Kahn, ayant 
pour but d'offrir à notre Président la vice- 
présidence de la Chambre Syndicale Française. 

M. Brézillon lut une lettre de M. Dema- 
ria, que nous publions ci-dessous in-extenso, 
et donna quelques explications sur l'organisa- 
tion de la future Chambre Syndicale Fran- 
çaise. 

LETTRE DE M. DEMARIA 

Paris, le 10 septembre 1912. 

Monsieur Brézillon, président du Syn 
dicat des Exploitants du Citn 
lographes, rue Saint-Martin, Pans. 

Monsieur, 

Au cours de la réunion que nous avons eue 
samedi dernier, nous avons décidé de réserver 
dans le Bureau de notre Chambre, une place 
de vice-président à un Exploitant, et, à l'una- 
nn ilé, notre choix s'est porté sur vous. 

j'en suis particulièrement heureux, eu; 
connais la grande expérience que vous avez ci- 
toutes les questions qui intéressent notre cor- 
poration, et pour lesquelles votre concours 
nous sera des plus précieux- 

Je vous remets donc ci-inclus un extrait de 
nos statuts tels qu'ils ont été déposés à la Pré- 



■ s? . 

Aoence Générale 

& 16 rue de ta Grange Se 



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MARSEILLE, 7, rue Suffren. LYON, 83, rue de la République 

LISTE DES ACHATS POUR 




E-* ^k <p; À 4¥lL Al 1% «S Oj 

Interprété par M. DEHELLY, Sociétaire de îa Comédie Française. 

Long. 390 met. 




Sentimental et touchant -- 310 m. 

MORT AUX RATS, Comique. = Long. 117 met. 
PARIS à VOL D'OISEAU, Documentaire. = Long. 146 met. 

Panorama de Paris pris à bord dit dirigeable Conté. 



),—. ^ - j .—^r-—?,- — a -. îc -^- »■>■■»•» ■ ■» ■■ « ■ •» ■ ■»!'<■ ■ >■ ■• » ■ ■» • v - -. - 



<-- * — * — A — > ~-»— -» • 



AMBROSIO. . RVSE DE MÈRE 

— Deuxième exemplaire . 

— LE SAVETIER a GAGNÉ à lu LOTERIE. 



VITAGRAPH. 



LE GARDIEN DE LA RCVLCTTE 

Deuxième exemplaire . 

LA MISSION DES VIOLETTES 

UNE VIEILLE CONNAISSANCE 



309 mol 
300 — 
122 — 

n;:i — 

i<;:> — 

310 — 
1 53 — 



Inématoaraphique 



m. no. 8o 



ILLE, 5, place de Gand. j BRUXELLES, 48, rue des Chartreux. 



k/ENDREDI 4 OCTOBRE 1912 




ÉCLAIR 




"'■"-■ "■■■■■— ii— miajm.Ni. ■- -»n— 



E lE^p^OUTT '.' ^JkllN 






Drame émouvant et passionnant. = Long. 674 met. 



LA PARTIE DE CACHE=CACHE, Pathétique. 

Long. 158 met. 

GONTRAN ENGENDRE UNE SOMBRE FOSTÉRITÉ, fou rire. 

Long. 210 met. 

RÉCOLTE DU CACAO (Éclair-Coloris). - Long. 101 met. 
ÉCLAIR-JOURNAL 





S€>>INE II B» JPk Q ES 



; M R S; TT ^k PU!» 



Poursuite très comique. » Long. 136 met. 



^* -- *—*—?, - j . •■^>» — *-~j>-^>*^- •< 



* - - 1 - -■ J t -~ ?- — ?r '- -tT - 



ITALA . . . SERMENT PIEUX 

AU CINÉMA, REGARDEZ MAIS N'Y TOUCHEZ PAS 

— — Deuxième exemplaire . 

— — Troisième exemplaire. 

PASQUALI. LE GRAMCPHCNE DE PCLIDCR 

SOLAX . . . DANS LES BAS FONDS DE NEW-YCRK 



— ?- -~j<~- -t -- > 

460 mot. 

123 — 

123 — 

m — 

197 — 

5S2 — 







10 



fcclurc de la Seine, ainsi que la liste de noire 
Bureau aetuel. 

Vous verrez que nous avons avec nous les 
personnalités les plus marquantes de l'indus- 
trie cinématographiques, et que nous avons 
cherché à en représenter les différentes bran 
ches dans notre Bureau. 

Je me permets d'espérer une bonne réponse 
par un prochain courrier; d'avance je vous en 
remercie, et vous prie de vouloir bien agréer, 
Monsieur, l'assurance de mes sentiments les 
plus dévoués. 

Le Président de la Chambre Syndicale, 
J. Demaria. 

M. Brézillon expliqua à l'Assemblée les 
considérations qui avaient provoqué le choix 
de M. Demaria comme président de la nou- 
velle organisation. Il dit que nul autre, mieux 
que l'éminent constructeur, n'était susceptible 
de grouper avec plus d'indépendance les dif- 
férentes spécialités de la cinématographie. Il 
déclara que la présidence ne saurait échoir en 
mains plus expertes et plus impartiales. Lea 
directeurs présents se rallièrent absolument à 
l'opinion de leur Président. 

On discuta longuement et il fut enfin con- 
venu de nommer trois délégués pour collabo- 
rer a la rédaction des statuts de la Chambre 
Syndicale- 

On procéda au vote: 

MM, Brézillon, président du Syndicat 
Français; Meillat, trésorier; Justrabo, conseil- 
ler, furent élus délégués, et Ferret, secrétaire 
adjoint au Syndicat, suppléant. 

Le Syndicat Français des Directeurs prit la 
décision de conserver entièrement son autono- 
mie, au point de vue professionnel, tout en 
collaborant avec la Chambre Syndicale, à 
l'étude de toutes les questions d'intérêt général. 

Le Syndicat Français des Directeurs de 
Cinématographes voit dans la Chambre Syn- 
dicale Française une sorte de bureau consul- 
tatif, un organe centralisateur dans le sein du- 
quel un certain nombre de délégués de la cor- 
poration pourraient délibérer avec indépen- 
dance et prendre des décisions utiles. 

La question de la Chambre Syndicale étant 
vidée, on parla du consortium, et de l'intérêt 
qu'il y aurait à assurer dans cet établissement 
une discipline plus ferme, afin de donner à 
tous les éditeurs un maximum de garantie. I! 
fut convenu de donner à un membre du Syn- 
dicat la direction de la surveillance des ser- 
vices de projection, des nouveautés au Con- 
sortium, le lundi et le mardi. 

MM. Meillat, Maillot, Brion, Justrabo, 



j\.egerat acceptèrent volontiers de se partager 
cette responsabilité, ce dont le Syndicat leur ex- 
prima toute sa reconnaissance. 

Il fut en outre entendu que dans le but de 
grossir le patrimoine du Syndicat, il serait 
perçu à l'entrée du Consortium une somme de 
25 centimes par personnes pour les membres 
du Syndicat, leur famille ou employés. Le 
droit d'entrée resta fixé à 1 franc pour tous 
les autres cinématographistes. 

La séance fut enfin levée, et les membres 
du Syndicat Français se séparèrent. 

Le Secrétaire-adjoint, 

Ferret. 

■ • ■ 

Un Conseil d'Ami 



J'ai eu le plaisir de voir Le Roi de l'acier, 
et bien que je m'abstienne toujours de con- 
seiller mes amis, je ne puis résister au désir 
de leur recommander cette œuvre, magistrale 
à tous points de vue. Il faut le dire, c'est un 
des plus beaux drames sociaux qui aient été 
présentés au public, non seulement au cinéma- 
tographe, mais au théâtre- 
Bien que la Compagnie Vitagraph soit amé- 
ricaine, elle ne « bluffe » pas en prédisant 
que cette œuvre sera son plus gros succès, ce 
qui n'est pas peu dire. 

Le Roi de l'acier a déjà sa place parmi les 
rares chefs-d'œuvre de la cinématographie. 

VlDI. 



^-•♦•-^- 



Un Maire... peu ordinaire! 



C'est celui d'Epernay! Certains de ses col- 
lègues interdisent certains films... pour certaines 
raisons dans lesquelles la raison intervient pour 
peu. Mais lui ne s'arrête pas à d'aussi vagues 
considérations. Le cinéma le gêne: il interdit 
purement et simplement le cinéma dans la 
bon.ne ville d'Epernay, sous prétexte — il com- 
mence à être temps — que la Salle des Fêtes, 
visée par son interdiction, est dangereuse au 
point de vue incendie. Or, il y a douze ans 
qu'une commission municipale a prescrit les 
transformation nécessaires à la sécurité de la 
salle. 

En tout cas, pourquoi généraliser une inter- 
diction et priver Epernay de spectacle cinéma- 
tographique? 

Le théâtre municipal souffrirait-il de la 
concurrence des films? 











CHAMBRE SYNDICALE FRANÇAISE 

DE LA 

CINÉMATOGRAPHIE 

ET DES INDUSTRIES QUI S'Y RATTACHENT 


SIÈGE SOCIAL : 

54, RUE ÉTIENNE-MARCEL — PARIS 





PRÉSIDENTS D'HONNEUR : 

AUGUSTE LUMIÈRE o * 
LOUIS LUMIÈRE * 

Charles PATHÉ 

LÉON GAUMONT* 



COMITE DE DIRECTION DE LA CHAMBRE SYNDICALE 

Président : 
Jules DEMARIA * 

Vice- Présidents : 
Charles JOURJON 
LOUIS AUBERT 
LÉON BRÉZILLON 

Secrétaire Général : 
ERNEST KAHN 

Secrétaire- Adjoint : 

Archange JALLON 

Trésorier : 

LALLEMENT 

Membres du Comité : 

CONTINSOUZA, PRIEUR, BONAZ 



l re Section : CONSTRUCTEURS 



Président. . . Jules DEMARIA 
Vite-Président . CONTINSOUZA 
Secrétaire. . . N 



SECTIONS DE LA CHAMBRE 



2°> e Section : EDITEURS 



3 me Section : LOUEURS 



Président. . . JOURJON 
Vite-Président . PRIEUR 
Setrétaire. . . N 



Président. . . AUBERT 
Vite-Président . LALLEMENT 
Setrétaire . . BONAZ 



4 me Section : DIRECTEURS DE CINÉMAS 



Président. . . BRÉZILLON 
Vice-Président . KAHN 
Setrétaire . . JALLON 



Extrait des Statuts 

DE LA 

CHAMBRE SYNDICALE FRANÇAISE DE LA CINÉM ATOGRAPHIE 
ET DES INDUSTRIES QUI S'Y RATTACHENT 



Ces Statuts seront complétés et arrêtés définitivement lors de la première Assemblée Générale. 



Article Premier 
Fondation — Titre — Siège 

Il est formé, conformément à la loi du 21 mars 1884, une Chambre Syndicale 
entre les Constructeurs et Négociants en Appareils ou Accessoires Cinématographiques, 
les Editeurs de films, les Loueurs de films et les Directeurs de Salles de Cinéma- 
tographes, sous la dénomination de : 

CHAMBRE SYNDICALE FRANÇAISE DE LA CINÉM ATOGRAPHIE 
ET DES INDUSTRIES QUI S'Y RATTACHENT. 

Son siège est à Paris, rue Etienne-Marcel, 54. 

Il pourra être transféré en tout autre endroit, par décision du Comité de Direction. 

Article II 
Objet 

La Chambre Syndicale aura pour objet: 

i° De resserrer les liens qui doivent unir tous les membres de l'industrie 
cinématographique ; 

2" De servir d'intermédiaire entre les membres de la corporation, les parti- 
culiers et les corps constitués; 

3 De régler à l'amiable les contestations qui lui seront soumises ; de faire des 
rapports sur les affaires qui lui seront déférées ; 

4° Enfin, de résoudre d'une façon générale les questions concernant les intérêts 
généraux ou particuliers de la corporation. 

Article III 
Sections 

La Chambre Syndicale sera divisée en quatre Sections, représentant les diverses 
branches de l'Industrie Cinématographique : i° Constructeurs et Négociants en 
Appareils, Accessoires et Produits Cinématographiques; 2 Editeurs de films; 
3 Loueurs de films; 4 Directeurs de Salles de Cinématographes. 

Chaque membre de la Chambre Syndicale aura le droit de faire partie de 
plusieurs Sections. 

Ces Sections éliront un Bureau composé d'un Président, d'un Vice-Président 
et d'un Secrétaire. 

Il pourra être créé d'autres Sections, si cela est nécessaire. 

Article IV 

Sauf en cas de décès ou de démission, il n'y aura pas de nouvelles élections 
avant janvier 1915. A partir de cette époque, le renouvellement des bureaux se fera 



par tiers chaque année. Pendant les trois premières années, les membres sortants 
seront désignés par le sort: les nouveaux membres seront nommés chacun pour 
trois années. 

Article V 
Comité de Direction 

La Chambre Syndicale sera administrée par un Comité de Direction formé 
exclusivement par les Membres des Bureaux des Sections; il se composera donc de 
douze Membres. 

Ce Comité élira parmi ses membres, pour constituer son Bureau : 

Un Président, 

Trois Vice-Présidents, 

Un Secrétaire général, 

Un Secrétaire, 

Un Trésorier. 

Article VI 

Le Président de la Chambre Syndicale sera nommé par le Comité dans la séance 
qui suivra les élections des bureaux des Sections. Il sera choisi parmi les quatre 
Présidents des Sections; les trois autres seront de droit Vice-Présidents. 

Les autres membres du bureau du Comité seront désignés dans la même séance. 

Article VII 

En cas de remplacement d'un des membres du bureau d'une Section avant 
l'expiration de son mandat, son successeur deviendra membre du Comité pendant le 
temps qu'avait encore à faire son prédécesseur. Si celui-ci remplissait certaines 
fonctions dans le Comité, il lui sera désigné un successeur dans ces fonctions à la 
séance du Comité qui suivra 'l'élection de la Section. 

Article VIII 
Composition de la Chambre Syndicale 

La Chambre Syndicale se composera de Membres actifs et de Membres adhérents. 

Les Membres actifs seront ceux qui, par leur profession, pourront faire partie 
d'une ou de plusieurs Sections. 

Les Membres adhérents seront ceux dont les professions ne rentreront pas dans 
celles prévues actuellement pour la formation des Sections ou qui, par leurs 
occupations, se rattachent à l'Industrie Cinématographique. Ils n'auront pas voix 
délibérative. 

La Chambre Syndicale pourra décerner le titre de Présidents d'honneur ou de 
Membres d'honneur à ceux qui se seront distingués par leurs travaux scientifiques, 
artistiques ou autres, ou par leur haute situation dans l'Industrie Cinématographique. 

Article IX 
Conditions d'admission 

Le nombre des Membres de la Chambre Syndicale est illimité. 

Nul ne pourra faire partie de la Chambre Syndicale : 

i u S'il n'est Français ou naturalisé Français, jouissant de ses droits civils et 
civiques; 

2° S'il n'est majeur ou émancipé; 

3° S'il n'est le chef, l'un des chefs ou le représentant accrédité d'une Maison 
patentée de l'Industrie ou du Commerce Cinématographique; 



4° S'il est failli, non réhabilité; 

5° S'il a été condamné à une peine afflictive ou infamante. 

Les étrangers établis en France occupant des ouvriers et employés français 
pour les trois quarts au moins de leur personnel, pourront être admis à faire partie 
de la Chambre Syndicale. 

Les demandes d'admission devront être adressées à M. le Président de la 
Chambre Syndicale. 

Le vote sur les admissions aura lieu dans la Section dont le Candidat demandera 
à faire partie, au scrutin secret et à la majorité absolue des votants, au cours de la 
séance suivante. 

Elles seront soumises à la ratification du Comité de Direction. 

Article X 

Chaque Membre actif ou adhérent paiera une cotisation annuelle de 20 francs 
par Section à laquelle il appartiendra. 

Article XI 

La première Assemblée Générale déterminera le montant du droit d'entrée. 
Seront dispensés de ce droit d'entrée ceux qui auront envoyé leur adhésion à la 
Chambre Syndicale avant cette première Assemblée Générale (Janvier 1913). 

Article XII 
Règlements intérieurs 

Les détails d'organisation de la Chambre Syndicale et de ses Sections feront 
l'objet de règlements intérieurs. 

Celui de la Chambre Syndicale sera arrêté et voté en Assemblée Générale; 
ceux des Sections seront rédigés par celles-ci et soumis à la ratification du Comité 
de Direction. 

Les modifications qui seront jugées nécessaires seront faites dans les mêmes 
conditions. 

Article XIII 

Réunions 

La Chambre Syndicale se réunira en Assemblées Générales à époques fixes 
ou chaque fois que les circonstances l'exigeront, sur la convocation de son Président. 

Il en sera de même pour les réunions des Sections, qui auront lieu sur 
convocation de leur Président. 

Article XIV 

L'Assemblée Générale annuelle, à laquelle seront convoqués tous les membres 
actifs, se tiendra dans le courant du mois de Janvier. 

En cas d'urgence, le Président, d'accord avec le Bureau, pourra convoquer 
une Assemblée générale spéciale. 

Les votes, dans les Assemblées Générales comme dans les Sections, auront 
lieu à la majorité des voix. 

Fait à Paris, le 1 o juillet igi 2. 



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BULLETIN PBDOPDAIP 

L. AÏÏBERT 

Compagnie Générale Su Cinématographe 



PARIS 19, Rue Richer, 19 = PARIS 

Téléphone : 303=91 - Télég. : AUBERFILM=PARIS 

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BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



SOCIÉTÉ CINÉS 



LES DEUX PARIS 

Comédie 

JtfJfT 

Gabrielle a parié, avec ses amies d'amener Sébastien à ses pieds. 
Sébastien avec ses camarades, a parié de donner un baiser à Gabrielle. 

Chacun d'eux, ignorant le pari de l'autre, fait toutes sortes d'avances 
pour arriver à son but. Mais en voltigeant autour de flamme, le papillon se 
brûle les ailes et quand les amis de chacun des « combattants » se précipi- 
tent dans le bosquet où Sébastien, aux genoux de Gabrielle, lui donne un 
tendre baiser, il n'est plus question de pan à gagner, mais bel et bien de 
fiançailles. 

Long 229 mètres. — Affiche en couleurs. — Virage 19 fr. 

Mot Télégraphique : DUESCO 



UNE FAUSSE ALERTE 

Comique 

Cinq gardes demandent une journée de liberté qui leur est accordée. 
Us s'éloignent en courant et rencontrent deux autres gardes, libres aussi, qui 
s'unissent à eux. Ils déambulent rapidement le long des rues, quelques 
citoyens qui les observent s'imaginent qu'il s'agit de quelque chose de 
grave et suivent les gardes. En peu de temps, une multitude curieuse et 
anxieuse se forme à la suite des gardes qui entrent dans une hôtellerie. Le 
commandant qui a été averti, accourt, et lorsqu'en se faisant place dans la 
foule, il réussit à entrer dans l'hôtellerie, il trouve ses hommes sur le point 
de dévorer un plat de macaroni. Ils avaient simplement profité du permis 
pour dîner ensemble... 

Longueur 108 met. — Virage 7 fr. 80. 



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BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



CIVITA CASTELLANA 

Plein Air 

MM 

Longueur : 69 mètres. — Virage 5 fr. 30 

Mot Télégraphique : CASTELLANA. 

LES PANTALONS DE BIDONOT 

Comique 



Dans le régiment d'Isidore Bidonot, il existe un autre Bidonot. Le 
colonel remarque que les pantalons de celui-ci sont trop longs et ordonne au 
capitaine de les faire raccourcir. Le capitaine passe l'ordre au lieutenant; 
celui-ci, au sergent. 

Le lieutenant rentre au quartier et se souvenant de l'ordre reçu, dit à 
Isidore Bidonot de raccourcir ses pantalons. Isidore est surpris mais il obéit. 
Peu après le sergent l'appelle et lui renouvelle le même ordre. Il proteste 
inutilement et doit couper ses pantalons à nouveau. Plus tard 1 , le capitaine 
lui ordonne brusquement de raccourcir ses pantalons et sous menace d'être 
consigné, il doit encore obéir. A la revue, le pauvre Isidore se présente avec 
des pantalons qui lui arrivent au-dessus du genou. L'équivoque de l'homo- 
nymie est éclaircie, mais les deux Bidonot reçoivent trois jours de salle de 
police. 

Long. 198 met. — Affiches en couleurs. 
Met Télégraphique : PANTALONI. 




BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



NORDISK FILM 



Le NOUVEAU DÉCROTTEUR de L'HOTEL 

Comique 
MM 

François, qui est sans travail, parcourt avec attention les annonces du 
journal dans l'espoir de trouver une place qui pourrait lui convenir. Subite- 
ment sa figure rayonne : il croit avoir trouvé son affaire. L'hôtel Victoria 
demande un décrotteur, c'est quelque chose pour lui. Vite, il court à l'hôtel, 
on l'engage, et peu après il est en pleine activité. 

Nous nous garderons bien de révéler comment il s'y prend pour exé- 
cuter sa besogne ; nous nous contenterons de dire qu'au bout d'une heure 
il a causé tant d'ennuis au propriétaire que celui-ci le met à la porte. Que 
cette punition soit bien méritée, tout le monde en conviendra sans doute. 

Longueur 133 Mètres 



LE PLUS FORT 

Comédie 

MM 

Le comte Frédéric de Jamouins qui est propriétaire de plusieurs che- 
vaux, ramène un jour, après les courses, son ami Charles Varnier, chez lui, 
où trois autres amis, MM. Léon Bernbourg, François de Fronville, et Phi- 
lippe Lévy, l'attendent avec impatience. Tous les trois lui montrent, la mine 
triomphante, une invitation à dîner qui leur a été adressée par la belle com- 
tesse Rita de Berry, jeune veuve renommée autant par sa grande richesse 
que par ses caprices excentriques, et tous font l'éloge de la belle dame. 
Quand on parle du soleil, on en voit les rayons : tout à coup, la comtesse 
entre dans le salon, et Charles Varnier doit convenir que l'éloge de ces 
messieurs n'est point exagéré. La comtesse produit une impression très vive 



■X 



BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



sur lui, et il croit remarquer qu'il ne déplaît point à la belle dame. Avant 
de partir, elle l'invite à son dîner. 

Depuis ce jour, les visites de la comtesse chez le comte de Jamouins 
deviennent de plus en plus fréquentes, mais il est facile de voir qu'elle ne 
vient pas pour lui. Elle aime Charles Varnier, et elle use de tous les moyens 
dont dispose une belle femme pour se faire aimer de lui. Quoique très 
épris d'elle, Charles Varnier ne se laisse pas aveugler. Dès le début il a 
compris qu'il ne faut pas qu'elle prenne le dessus, car alors elle ne sera 
jamais pour lui ce qu'il espère et désire. Aussi, au grand étonnement du 
comte, il se montre peu galant avec elle, mais Varnier n'est pas sot, il sait 
que la réserve qu'il a adoptée vis-à-vis de la comtesse est bien loin de refroi- 
dir 'les sentiments qu'il lui a inspirés. 

Pendant une promenade à cheval, la comtesse veut mettre ses adora- 
teurs à l'épreuve, et voici ce qu'elle a imaginé : elle jette une de ses bagues 
dans le petit lac au bord duquel ils se sont arrêtés, et offre à celui qui la lui 
rapportera, un baiser. Or tandis que ces messieurs s'efforcent à l'envi de 
gagner le prix, Varnier lui tourne froidement le dos en déclarant que ces 
enfantillages sont au-dessous de sa dignité. Vivement piquée, elle relance 
son cheval, et peu après on arrive au port où Varnier a l'occasion de 
prouver qu'il ne manque pas de courage, car, voyant un gamin tombé à 
l'eau, lutter contre le courant, il s'y jette résolument et le ramène sain et 
sauf sur le quai. Cette fois-ci, les adorateurs de la comtesse étaient beau- 
coup moins empressés que tout à l'heure. 

Quelque temps après, la comtesse donne un grand garden-party où tou» 
ses adorateurs l'entourent et se disputent une petite place sur son carnet, 
mais- ils n'y réussissent pas, la comtesse ne pense qu'à Charles Varnier, et 
quand elle l'invite à danser avec elle, il la refuse. Dépitée, elle s'élance 
avec le comte de Jamouins, mais elle fait un faux pas, et se démet le pied. 
Tout le monde perd la tête, on réclame un médecin, la voiture de l'ambu- 
lance, etc. Alors Vernier se précipite et d'une main résolue remet le pied 
de la belle hôtesse qui lui exprime sa vive reconnaissance, mais il l'écoute 
à peine et reste toujours également froid et impassible. Alors elle décide 
tenter un dernier effort, et un beau jour elle convie tous ses adorateurs à un 
grand dîner. Après le dîner, elle leur dit qu'elle leur a préparé une grande 
surprise et les invite à descendre avec elle au jardin. Là, un spectacle 
bizarre s'offre à leurs yeux. Au milieu de la grande pelouse est dressée une 
grade carcasse de fer, et à quelque distance un énorme pont de bois. Au 
haut de la carcasse se trouve un petit automobile très élégant. « Messieurs, 
dit la comtesse, avec un petit sourire narquois et en montrant l'auto, celui 
qui veut m'épouser doit faire la petite course de là-haut jusqu'ici ! » Tout 
consternés, ces' messieurs se regardent ayant l'air de se demander si la 
comtesse a conservé sa raison. Faire cette course-là, la tête en bas et même 
se trouver suspendu un moment dans l'espace ! Celui qui tenterait cette aven- 



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BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



ture-là serait fou. Mais il y a un fou dans l'assistance, et c'est Charles 
Varnier. Parfaitement calme il quitte son habit et se met à monter a 
l'échelle. Arrivé au haut de la carcasse il s'asseoit dans l'auto. Profond 
silence. Les regards angoissés de la comtesse se portent sur l'homme qu'elle 
aime et dont elle a follement exposé la vie. Qu'ai-je donc fait, se dit-elle, 
épouvantée de sa lubie impardonnable. Au même instant ? 'nrnier fait un 
geste de la main et démarre. Un bruissement se fait entendre, et la petite 
voiture lancée à toute vitesse franchit l'espace et s'abat sur le pont pour 
arriver, l'instant d'après, sur la pelouse, avec son audacieux automéàon. 

Enthousiasmée, la comtesse accourt vers lui, mais il s'incline en ta 
priant d'excuser qu'il se retire, n'étant pas en humeur d'écouver des flatte- 
ries, et riant sous cape, il s'éloigne vers le fond du parc. Peu de moments 
après, la comtesse l'y rejoint, et se déclare vaincue, ajoutant que mainte- 
nant, grâce à lui, elle connaît le véritable amour. 

Varnier a remporté la victoire, et, souriant de bonheur, il l'attire sur 
son cœur. 

Long : 657 mètres. — 2 Affic. en coul. 1 m 2 m 25 et 2 m x2 m 25 




BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



HEPWORTH 

MAUVAISE CHANCE 

Comique 

MM 

John envoie un ultimatum au forain William d'avoir à lui rembourser 
ce qu'il lui doit, dans les quarante-huit heures, sous peine de saisie. William 
n'a pas le premier sou, mais ne manque pas d'idée. 

E.n somme, son créancier ne lui indique pas de quelle façon il devra 
le payer, il s'en rapporte sans doute à lui, ce sera donc en nature. Il lui 
annonce l'arrivée d'une malle remplie d'effets. Sans défiance, John Smith 




la fait ouvrir en sa présence, il en surgit un ours énorme devant lequel cha- 
cun fuit et est assez adroit, en fouillant la maison, pour y trouver la traite 
souscrite par son maître, auquel il la rapporte. Et la police appelée, n'en 
peut, mais. 

Longueur : 140 mètres. — Affiches en Couleurs. 



%- 



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BULLETIN HEBDOMADAIRE ALBERT 



BARKER 



L'ANNIVERSAIRE 

Drame 

MM 

Frank Havergal, en rentrant au manoir, trouve son père qui élabore 
pour lui des projets matrimoniaux en complète contradiction avec ses idées. 
Il lui déclare respectueusement, mais très catégoriquement, qu'il ne peut 
l'écouter, ayant donné sa parole à Alice Meadovvs. 

Son père le chasse alors de la maison paternelle et le jeune homme, 
fidèle à sa parole se marie avec Alice. Les années passent, un jour qui est 
celui de l'anniversaire de son père, Frank Havergal tente une démarche de 
conciliation, s'introduit, à la tombée de la nuit dans le vieux manoir, et 
dépose sur la table de la salle à manger un cadeau accompagné de souhaits. 
Au bruit qu'il fait, son père est sorti de sa chambre et, croyant, dans la 
pénombre, être en présence d'un cambrioleur, tire et le blesse. On se pré- 
cipite, le vieux domestique reconnaît son jeune maître qu'Havergal fait 
transporter à l'hôpital, il n'a pas fléchi... Les heures s'écoulent angoissantes, 
n'apportant au père aucune nouvelle de son fils. Cependant son intendant 
arrive, lui présente un enfant. C'est son petit-fils et sous les caresses de cet 
adolescent, le vieillard rigide s'adoucit. Il l'emporte dans ses bras jusqu'à 
l'hôpital, où il va porter à son fils le pardon tant désiré. 

Longueur 280 Mètres 



JîGfe* 



» 



11 



ÉCHOS 



HEUREUX CHOIX 



M. Nicolas Zviloff, l'opérateur bien connu, 
a quitté Paris cette semaine pour aller faire, à 
Nice, la saison d'hiver à VIdéal Cinéma. Nous 
félicitons M. Grimaldi, l'habile directeur de 
l'Idéal, d'avoir engagé M. Zviloff, dont la 
réputation n'est plus à faire. 



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cpulionn. à remb. 15.000 fr. Cons. 5,000 francs. — 
S'adr. M. LEVIEUX, adm.de Soc, 267, rue Sain t- 
llonoré, e( au notaire. 



André Deed Voyage 

Nos grands comiques, à l'instar des ^grands 
comédiens du théâtre, se déplacent en ce mo- 
ment avec un zèle digne des pensionnaires de 
scènes exotiques ou provinciales. Max Linder, 
la Comédie-Française, éternels balladeurs des 
Napiukowska, Acta Nielsen... sont à Barce- 
lone ou à la veille d'y partir... et André Deed 
part pour Modnd avec une troupe de dix per- 
sonnes. L'excellent comique compte présenter 
aux Espagnols son spectacle « Ciné-Théâtre », 
qui ne manquera pas de les divertir, car An- 
dré Deed sait faire rire... même ailleurs que 
sur l'écran. 

** 

On ouvre 

M. A. Nunez, qui dirige déjà plusieurs 
entreprises cinématographiques à Tunis et à 
Constantine, vient d'édifier une nouvelle salle 
à Tunis, au 3 de la rue Saint 1 Charles, sous 
le nom de Cinéma-N unez. Ce cinéma-théâtre, 
spécialement construit en vue de la projection 
cinématographique, doit être inauguré le 1 5 

novembre prochain. 

* 
** 

ROUBAIX 

On Va ouvrir 

Plusieurs commerçants et industriels de la 
place ayant à leur tête M. Richardson, manu- 
facturier, de la maison Lemaire et Riclhardson, 
viennent de constituer une Société en vue de la 
création d'un music-hall-cinéma qui sera établi 
dans la vaste salle du Skating-Rink, Grande- 
Rue, dont le succès fut éphémère. Le nouvel 



établissement qu'on est en train de transfor- 
mer, ouvrira ses portes au début de l'hiver pro- 
chain. 

D'autre part, M. Démettre, propriétaire 
d'un théâtre, rue Cugnot, fait aménager en 
music-hall-cinéma également, les anciens maga- 
sins de laines de la maison Albert Gaufet, rue 

de l'Epeule. 

* . 
** 

AMIENS 
La Hausse sur les Velours 

On sait que dans un velours d'Utrecht, le 
mohair rentre en grosse quantité. Or, surtout 
depuis le commencement du mois de septembre 
les mohairs montent sérieusement. Attendons- 
nous à voir de la hausse sur les prix du ve- 
lours à l'entrée de l'hiver dès que les provisions 
de fils commenceront à s'épuiser chez les fabri- 
cants et gare au prix des fauteuils pour nos 
cinémas! Il convient, si l'on est acheteur, de 
passer ses ordres sans retard. 

* 
** 

CONSTANTINOPLE 

'Bonne activité dans les affaires 

Les complications politiques intérieures et 
extérieures qui étaient à redouter ne se sont par ; 
réalisées. Aussi, malgré les bruits alarmistes 
mis en circulation, le marché continue dans l'ère 
de prospérité commerciale évidente ouverte de- 
puis la suppression du régime hamidien. 

L'activité est grande dans le commerce de 
détail à l'occasion des fêtes de Ramazan, ce 
qui prouve que les esprits, troublés un instant, 
sont calmés maintenant. Quant au commerce de 
gros, il n'est pas moins prospère; les acheteurs 
des provinces sont nombreux sur la place et on 
y manque des assortiments, ce qui facilite l'é- 
coulement des vieux stocks dans des bonnes 
conditions pour le vendeur. En un mot, les cho- 
ses se présentent sous un jour favorable et nul 
doute que si la paix se faisait le commerce 
prendrait un nouvel essor. 



NECROLOGIE 

Nous apprenons avec regret la mort dou- 
loureusement prématurée de M. Claudius Car- 
ré, mort à Paris, à l'âge de 20 ans. 

M. Claudius Carré était le fils de M. Joan- 
nis Carré, le cinématographiste bien connu de 
notre corporation. Puissent le malheureux père 
et sa famille trouver ici l'expression de nos plus 
vives condoléances. 



Pour la Semaine d 




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Histoire tragique d'une Jeune Fille, Gardienne d'un Phare, 

attaquée pendant la nuit par des pilleurs d'épaves. Elle déjoue 

leur complot. Dramatique et pittoresque. 



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de notre production ordinaire : 

E L'ACIER 




15 — 



Le " SYNDICAT DES EXPLOITANTS DU SUD=EST " 

contre la Censure 



Le Procès d'Hyères 

L'abondance des matières nous oblige à 
renvoyer au prochain numéro la publication 
— qui paraîtra iu-e.rleuso — de l'audience 
du 20 septembre du tribunal de simple po- 
lice d'Hyères (Interdiction des films à agis- 
sements criminels laite à M. Giraudon par 
le maire d'Hyères). Disons tout de suite 
qu'après une très brillante plaidoirie de 
M c Miane, avocat du Syndicat, l'affaire mise 
en délibéré, est renvoyée à un mois. 



SELIG POLYSCOPE C° 

La représentation des films de la Société 
Selig appartient pour la France à M. Charles 
HELFER, rue Saint-Marc, 16, Paris. 



-^—•♦•~-<- 



Les Exploitants Belges 

prennent leurs précautions 

L'A. B. C, justement émue d'un bruit 
d'après lequel le conseil provincial du Bra- 
bant se préparait à voter une taxe de 5 cen- 
times par entrée dans les Cinémas, s'est réu- 
nie cette semaine pour prendre les mesures 
nécessaires. 

L'A. B. C. a reconnu que le conseil pro- 
visoire n'avait encore rien voté dans ce 
sens, mais qu'il avait envisagé la possibilité 
d'ajouter une taxe provinciale aux taxes com- 
munales dont les exploitants sont déjàgrevés. 

Le bureau à invité les exploitants à lui 
faire parvenir au pins tôt tous les documents 
qu'ils croiraient pouvoir être utiles à la pro- 
testation, qui sera présentée à la « députa- 
tion permanente », par une délégation dont 
les membres ont été désignés par l'assemblée. 

Us feront ressortir les taxes déjà payées, 
et s'ils ne réussissent pas à échapper tout à 
fait à une nouvelle taxe, ils demanderont à 
ce qu'elle soit établie au pourcentage""des 
recettes, car il ne serait pas logique, en effet, 
que les petits exploitants travaillant à 20, 15 
et même 10 centimes soient tenus de, payer 
la même taxe par spectateur que les Etablis- 
sements faisant payer jusqu'à 2 francs. 

Ils ne manqueront pas de déclarer que 
leurs moyens ne leur permettant pas de su- 
bir cette augmentation, ils se verront forcés 
de la faire payer à part, par le spectateur, et 
comme il s'agit d'une distraction, à la portée 
des petites bourses, ce sera encore l'ouvrier 
qui en sera victime; et comme chaque mai- 
son du peuple de Belgique possède un ciné- 
ma, de même que tous les patronages catho- 
liques, ils pensent avoir pour eux au moins 
deux partis sur trois. 

La chose en est là. 



PETITES ANNONCES 

Pour ions Renseignement* joindre un limbve 
pour la Réponse. 

Hpérateur, prise de vues plus particulièrement 
Il pour le voyage el l'actualité demande plac-e 
dans maison française ou étrangère. Connaît 
le français, l'allemand, L'italien, L'espagnol, le 
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— 17 — 



DE LA MUSIQUE 
A U CINÉMA TOGRA PHE 



J'ai eu la joie d'écrire le mois dernier, dans 
un quotidien, un article - « Le Cinématographe 
et la Critique », article qui me valut des édi- 
teurs de films français, de bien chaudes félicita- 
tions. Je n'en demandais pas autant! — Au- 
jourd'hui, le Ciné-Journal m'ouvre ses colon- 
nes, je l'en remercie, car il me procure le 
bonheur de développer, devant des lecteurs in- 
téressés, une théorie sur « la Musique au Ci- 
nématographe » ou plutôt des « Adaptations 
d'une musique de scène à la cinématographie », 
théorie, il faut bien l'avouer, que les éditeurs 
de films ont jusqu'à ce jour complètement in- 
comprise ou négligée. 

Nul n'ignore que chaque établissement ci- 
nématographique se croit obligé de posséder 
un orchestre qui accompagne d'une orchestra- 
tion quelconque les différentes scènes qui s: 
déroulent sur l'écran. On y entend, par exem- 
ple (je prends le spectacle de cette semaine) , 
Schiller-M arsh de Meyerbeer — marche ô 



Étude et Construction 



combien austère — • faire défiler les troupes 
autrichiennes ; une valse lente souligner les allu- 
res précipitées d'un comique, et mieux encore 
— je dis vrai — le départ de Manon et des 
Grieux pour Paris accompagné par la roman- 
ce : « Adieu! notre petite table », etc., etc. 

Vous vouiez donc faire pleurer au moment 
où le public doit rire ou bien ne croyez-vous 
tenir « du théâtre » que par le côté scénique? 
Dans ce cas, exonérez-nous de toute musique 
et nous nous inclinerons devant l'Art du XX" 
siècle, sinon, appropriez à toute grande scène 
cinématographique, une adaptation musicale 
digne du scénario et vous aurez droit à l'admi- 
ration de tous et de vos ennemis en particulier. 
Car enfin, toute musique, si l'on veut bien y 
réfléchir, tire sa force expressive d'une puis- 
sance motrice. 

Prenons les oeuvres les plus carrées et le^ 
plus simplement rythmiques de toutes, c'est-à- 
dire celles dont les durées sonores ont les plus 
grands communs diviseurs possible; la musique 
d'Offenbach, par exemple. La grande massj 
du public vous dira qu'en l'écoutant « on ne 
peut pas se tenir sur sa chaise », expression 
merveilleusement caractéristique de son pouvoii 
moteur. Je me souviens combien je fus frappé, 




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— 20 - 



certain jour où je vis, pour la première fois, 
l'un des compositeurs modernes les mieux 
doués, le plus lyrique de tous à coup sûr. Il 
faisait répéter à une jeune fille un air d'opéra 
quelconque, un air de Mireille, si j'ai bonne 
mémoire. Je n'oublierai jamais de quels mou- 
vements expressifs il appuyait ses explications, 
combien il mimait les phrases de la mélodie pu- 
rement sentimentales cependant, serrant le bout 
des doigts, comme pour tenir une fleur et l'éle- 
ver lentement vers le Ciel. C'était exquis de 
simplicité un peu emphatique. Toutes les nuan- 
ces de la musique se trouvaient traduites dans 
ce geste, et je devinai que ce compositeur lui- 
même, quand il écrit sa musique sensible cl 
passionnée, doit se la représenter d'abord sous 
forme motrice d'une touchante et naïve sin- 
cérité. 

J'insiste là-dessus, parce que si je parviens 
à bien expliquer ce que j'entends par la trans- 
mutation de la musique en geste et du geste en 
musique, je suis sûr de me faire comprendre 
sans peine, dans les raisonnements qui vont sui- 
vre. Ouvrez donc encore les partitions de Gliick 
et voyez comme tous les gestes sont exprimés 
chez lui, au moyen de transpositions extraordi- 
nairement justes. Quand, par exemple, Armide 
cherche à se traîner sur les pas de Renaud, 
qui vient de s'enfuir, quand Clytemnestre in- 
vite le soleil à reculer devant le forfait d'Aga- 
memnon, quand la terre se refuse aux pas chan- 
celants d'Alceste mourante, la voix et l'orches- 
tre trouvent, chaque fois, des inflexions, des 
rythmes, des accords que la vision de ces mou- 
vements impose à nous avec une intensité qui 
tient réellement du prodige. 

Il est à peine besoin d'insister pour montrer 
cette faculté que possède l'art des sons d'évo- 
quer, dans notre imagination, des visions de 
couleurs. Pour tout le monde la musique de 
Carmen est colorée, la Shéhérazade de Rims- 
ky-Korsakoff est une symphonie chatoyante. 
Nul ne conteste que la finale du Crépuscule 
des Dieux ne soit un morceau fulgurant. Dire 
d'une œuvre qu'elle est pâle ou grise, c'est lui 
décerner un brevet de médiocrité. Quand L 
Rêve, de Bruneau parut, Gounod dit au jeun; 
compositeur : ci Mon fils, tu as écrit là une 
partition parfumée ». Si nous déclarons que les 
symphonies de Borodine ont quelque chose de 
fauve, c'est surtout à leur relent que nous fai- 
sons allusion; la scène de la taverne dans La 
Da nnation de Faust évoque une atmosphère 
étouffante, chargée d'odeur de boissons et d^ 
victuailles; telle composition de l'école russe 
fait songer à la confiture de rose. Et si vous 
m'objectez que les oeuvres orchestrales de déca- 



dence possèdent seules ce caractère extra-mu- 
sical, reprenez la Symphonie Pastorale, jouez- 
en l'orage, au piano tout simplement, et vous 
serez contrain d'avouer que les harmonies et les 
thèmes si musicaux du chef-d'œuvre de Bee- 
thoven peignent l'obscurcissement de l'espace, 
la chute de la pluie avec ses grosses gouttes 
lourdes, la formidable rafale accompagnant le 
météore, l'éblouissement des éclairs et donne 
jusqu'à l'impression d'une atmosphère chargée 
d'électricité. 

Tant de personnes aiment la musique uni- 
quement à raison de ses qualités émotives. Ce 
qu'elles demandent à la mélodie et à l'harmo- 
nie, c'est avant tout des rêves d'amour, de ven- 
geance, de haine, de tendresse, de gloire ou de 
pitié. Une âme musicale, quand elle aime un 
beau corps, le voit sous forme de musique. Les 
yeux qui le charment ne sont pas bleus, ni gris, 
ni bruns; ils sont musique; elle éprouve, à les 
voir, l'impression d'une caresse de notes, d'un 
accord délicieux. Le génie musical se mesure 
justement à la puissance de la vie et à celle de 
l'exprimer au moyen de l'instrument imparfait, 
d'arracher à la misérable épinette le cri pro- 
fond de la vie. 

Voilà pourquoi j'estime que, dans cet at- 
mosphère d'émotivité, dans lequel nous plon- 
gent beaucoup de drames cinématographiques, 
il me paraît nécessaire que l'adaptation musica- 
le ne soit à aucun prix négligée, elle marche di 
pair avec la mise en scène, indispensable elle- 
même au meilleur des livrets et, puisque hier, 
cette nouvelle et merveilleuse industrie nous ré- 
vélait « l'Auteur » cinématographique, pour- 
quoi demain ne saluerait-il pas « le Composi- 
teur » du même nom? 

Ce jour-là, notre Art sera complet. 

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— 23 — 



Du nouveau! Toujours du nouveau! 



Une Curieuse Expérience 

La semaine dernière, les habitués du 
« kensington Picture Palace » de Londres, 
ont pu assister à quelques séances cinématogra- 
phiques, tout à fait originales et dépourvues, 
certes, de banalité. 

Un auteur, M. Erié William avait fait exé- 
cuter un scénario écrit par lui, d'après une 
ballade de Fred Weatherley, et intitulée 
L'Enfant du Médecin. L'auteur lui-même figu- 
rait sur ce film. 

Or, tandis qu'on le projetait sur l'écran. 
\Villiam, placé à 1 écart, dans un 
retiré de la salle, récitait à haute et intelligibl" 
voix, les paroles réalisant la plus parfaite syn- 
chronisation. 

On se trouvait, en quelque sorte, en pré- 
sence d'une image parlante. 

C'est là un essai remarquable, qui ouvre une 
voie nouvelle à toutes sortes de possibilités. 

Ce dédoublement d'un homme, apparaissant 
sur l'écran en photographie et se complétant 
vocalement, en chair et en os, constitue un: 
innovation tout à fait géniale. 

Il paraît que M. Erié William réussit à sui- 
vre de sa voix, sans la moindre défaillance et 
avec une minutieuse précision, ses faits et ses 
gestes sur l'écran. 

On pourra très probablement s'attendre, sous 
peu, à d'autres essais du même genre. En tous 
cas l'idée est intéressante à suivre. 



PETITES NOUVELLES d'AMERIQUE 



Nouvelle Compagnie 

Une nouvelle société d'éditions cinématogra- 
phiques, la" Keystone Film Company, a sorti 
sa première bande le 23 courant, par l'inter- 
médiaire de la » Mutual Life Corporation u 

* 
** 

Un nouveau Procédé 
de Cinématographie en couleurs? 

Un habitant de New- York, M. Arturo 
Hernandez-Méjia, prétend avoir breveté un 



nouveau procédé permettant de photographier 
les objets et les personnes sous leurs couleurs 
naturelles et de les projeter cinématographique- 
ment au moyen d'un appareil de projection or- 
dinaire, sans l'aide d'aucune disposition spé- 
ciale. 

Ce nouveau procédé s'appellerait le Cinéco- 
lorgraph et une Société, pour son exploitation, 
se serait formée sous la raison sociale de 
u Colorgraph Company of America ». 

Après de patientes et longues attentes aux 
aguets, les huissiers de la justice américaine; 
ont réussi à remettre à M. K. Spoor, président 
de la i' Compagnie Essanay » et à M. W. N. 
Sehg, président de la « Selig Polyscope Com- 
pany d les citations à comparaître devant le 
e Philadelphie, à l'occasion au pro- 
r le gouvernement américain au 
« Trusts 

Ces s ont été pris à l'improviste, 

::, en quelque sorte, au passage, au mo- 
ment où ils s'apprêtaient à se rendre à New- 
York. 



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2 



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Une Viilc Cinématographique 
LOS ANGELES... 



On dansait autrefois sur le Vont 
d'Avignon, mais à Los Angeles, 
on tourne, on tourne... on tourne. 

Il y a belle lurette que les Américains ont 
perdu le don de nous étonner et tout ce qie 
nous apprenons sur leur compte nous paraît 
naturel. 

Il est cependant des faits qui se distinguent 
des autres, par leur particularité et qui, 
même pour une chose américaine, sortent de 
l'ordinaire. Parmi ces faits il convient de rele- 
ver la transformation rapide et complète de 
la ville californienne de Los Angeles, qui es: 
devenue la cité cinématographique par excel- 
lence. 

Dans nos « Echos de Partout », nous avon^ 
déjà signalé le nombre phénoménal de « ci- 
némas )> qui ont surgi en ces derniers temps 
à Los Angeles. Mais tout cela n'est rien, com- 



paré à l'activité extraordinaire qu'a pris la 
production cinématographique proprement dit? 
sur ce point de la côte du Pacifique. 

La presse, à Paris, a son centre de gravit? 
et de gravitation, dans les parages de la Bourse 
et ce centre de gravité se traduit par « Le 
Croissant ». A Londres, c'est Fleet Street » 
qui résume le labeur fiévreux des journaux. 

On peut dire que, dans un autre ordre 
d'idées, le centre, le point culminant de l'ac- 
tivité cinématographique américaine s'est trans- 
porté en Californie et qu'on peut le traduire par 
le terme « Los Angeles ». 

Qu'il nous soit permis de donner, en quel- 
ques notes brèves, un aperçu de ce qui se 
passe là-bas. 

Rien que la « Selig Polycope Company » 
y possède trois troupes au grand complet qui 
tournent activement et indépendantes l'une de 
1 autre. Elles se livrent principalement à la 
reconstitution de faits historiques, tels que la 
découverte de l'île de Santa Catahna par Ro- 
driguez Cabnllo, en 1542, ou à l'exécution d? 
petites scènes séparées destinées à être inter- 
calées dans des « bandes » exécutées dans les 
autres usines de la Compagnie. 

Il y a là-bas. également en pleine activité. 




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Drame. — Affiches. — 460 mètres 

Au Cinéma, regardez... mais de touchez pas 
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Comique — Affiche. — 142 mètres 



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d'une puissance insoupçonnée, totalement 

différent de toutes les fadaises et mièvreries 
dont le public est rassasié. .... c'est. .... 








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que la VITAGRAPH Go 
sortira le 25 OCTOBRE 




J.I 



la « Kalem Glendale Company o qui se livre 
de même à la production de films historiques, 
tels que la reprise de Santa Fé par de Vaigas 
en 1 690, sur les Indiens qui en avaient chassé 
les Espagnols en 1 680. 

Il y aussi là-bas, la « Brands Advanced 
Motion Picture Company », une nouvelle en- 
treprise au capital de 500.000 dollars, qui a 
fait l'acquisition de vastes terrains sur la ligne 
du « Pacific Electric Railway ». On est en 
train de construire quatre théâtres de verre 
mesurant chacun 40 mètres sur 1 00. Les pre- 
mières prises de vues ont commencé à la mi- 
septembre et sont, à l'heure qu'il est, en pleine 
production. 

Pour débuter, on filme le « Siège de Ro- 
me » avec une figuration de 4.000 personnes; 
puis on passera, dans l'ordre aux scènes his- 
toriques suivantes: « Les derniers jours de 
Pompeï », « La chute de Sébastopol », « La 
fin de Babylone », « La Prise de la Bastille », 
« Le Règne des Pharaons » et « Le Livre de 
Job ». 

C'est là un programme de grande enver- 
gure, n'est-ce pas? 

Il y a encore là-bas, se remuant beaucoup, 
M. James Young Deer, directeur de la 
Troupe Occidentale Pathé, qui travaille ferme 
à la réalisation d'autres films, toujours histo- 
riques, de la domination espagnole et de la 
révolte des Peaux-Rouges. 

Mais il y a aussi là-bas la « Universal Com- 
pany » qui prépare quelque chose de vraiment 
peu ordinaire. Elle fait construire le plus grand 
théâtre de prises de vues cinématographiques 
du monde entier, et l'œuvre sera un fait accom- 
pli l'année prochaine. Dans la vallée de San 
Fernando, 1 2.000 acres de terrain ont été 
achetés à cet effet, près de la ligne du chemin 
de fer et de la station de Lankershim, à huit 
ou dix kilomètres de Los Angeles. 

En dehors de cela, la « Universal Corn 
pany a loué, avec promesse de vente, 8.000 
acres de terrains attenants à sa nouvelle pro- 
priété, afin que son personnel puisse s'y dé- 

Si l'on calcule que cela représente un do- 
maine de douze kilomètres environ de long, sur 
environ six kilomètres de large, on peut se faire 
une idée de ce que seront les futurs étaDTsJie- 
ments de la o Universal ». 

Il y aura six scènes monstres, capables de 
tenir les figurations les plus considérables. 

Deux de ces scènes seront en ciment armé, 
afin de pouvoir supporter des charges de ca-. 
valerie, le roulement de lourds chariots et même 



le poids d'un train. On y allumera des feux 
de camps, comme en pleine forêt, ou dans 
le désert. 

On détournera la rivière sur un certain 
point, afin de former un vaste lac, sur lequel il 
y aura des batailles navales ou des scènes de 
piraterie, de naufrages, de pêche, etc., etc. 

On estime que les dépenses s'élèveront à 
environ 5 millions de francs. 

Maintenant, il ne faut pas oublier qu'il 
s'agit là d'une si : rple succursale, d'une an- 
nexe en quelque sorte des établissements de 
1' (( Universal », où viennent d'arrr/er 300 
PeauxRouiges avec une centaine de chevaux 
achetés au Nouveau-Mexique, et pour les- 
quels des campements ont été construits. 

Ces Indiens, engagés sur contrat pour figu- 
rer dans les scènes historiques, coùleicnt en- 
viron 250 mille dollars de salaires par an, soit 
un million 250 mille francs. 

Nous pourrions allonger la liste indéfini- 
ment et citer pas mal d'autres compagnies qui 
ont pris racine à Los Angeles, s'y développent 
et y prospèrent toutes. 

J a preuve, c'est qu'on annonce la très pro- 
chaine création de trois nouvelles entreprises 
et que d'autres déjà existantes, se trouvant à 
l'étrcit dans leurs établissements cependant très 
vastes, agrandissent leurs domaines et dou, 
blent leurs usines. 

Le représentant de Pathé se trouve dans ce 
cas, puisqu'il a fait l'acquisition de 35 acres 
oe terrain à « Donegans Hill » pour y cons- 
truire un nouveau théâtre de prises de vues, 
d'après les conceptions les plus modernes. 

Si l'on considère que les cinémas foisonnent 
à Los Angeles et que le nombreux personnel 
qu'ils occupent, joint à celui des innombrables 
entreprises cinématographique^;, constitue un 
notable contingent de la population, on peut 
bien dire, sans exagération aucune, que Lo; 
Angeles est la « Cité Cinématographique ». 



L'Union Amicale du Cinématographe 

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La Société n'édite rien pour son compte. 

La Société se recommande non par le bluff de réclames tapageuses mais par U 

fini et la qualité de son travail. 

^1 ~ — ^ 



P 



33 



Échos de Partout 



Le Cinématographe fait surgir 
des Villes 

Partout, en Amérique, où a pris naissance 
une usine cinématographique, il s'est formé 
tout à l'entour des agglomérations populeuses. 
Des quantités de maisonnettes ont été cons- 
truites pour abriter ceux qui de près ou de 
loin sont en rapports avec les usines. Ce sont 
de véritables petites villes que le cinématogra- 
phe a fait jaillir de terre. 

Il en est une de ces petites cités-] ardins qui 
peut passer pour le modèle du genre. Elle se 
trouve à Niles, en Californie, et forme un 
groupement nombreux et harmonieux, de char- 
mants bungalous, où gîtent, confortablement et 
joyeusement, tous les artistes, les employés et 
les ouvriers de l'usine Essanay, ainsi que les 
petits commerçants que leur présence a attiré 
en cet endroit pittoresque, mais jusqu'alors pas- 
sablement désert. 

Voilà un nouveau rôle à l'actif du cinéma- 
tographe!... 



La Boxe ne rend plus !... 

Tom Me. Karey, organisateur bien connu 
de championnats de boxe, en Amérique et en 
Europe, vient d'éprouver une amère décon- 
venue. Il avait fait cinématographier à grands 
frais une réunion sensationnelle qui eut lieu à 
Wolgast Rivers le 4 juillet dernier, et il s'était 
attribué l'exclusivité du film. Il voulut même 
l'exploiter lui-même, et voilà de quelle façon il 
s'y prit: il chargea un « manager », au salaire 
de 75 dollars (375 francs) par semaine et un 
opérateur, payé 50 dollars (250 francs) d'al- 
ler présenter le film aux populations de la côte. 

Au bout de deux semaines, le « manager » 
accusait un déficit de 1 3 dollars sur les frais 
généraux et de 38 dollars sur les salaires. 

Voilà ce que c'est que de vouloir se mêler 
d'une chose à laquelle on ne s'entend pas!... 

Grandes Manœuvres et Cinéma- 
tographse 

Le « War Office » britannique a accueilli 
avec empressement l'offre qui lui avait été 
faite par la « Warwick Trading Company » 
de cinématographier toutes les phases des 
grandes manœuvres qui ont commencé le 9 
septembre et auxquelles assista le roi George. 

Les autorités civiles et militaires avaient re- 



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34 — 



eu des instructions très précises pour faciliter 
dans la mesure du possible la tâche assez ardue 
des opérateurs, qui trouvèrent en effet une 
assistance et un appui qu'il est assez rare de 
rencontrer ailleurs auprès d'autorités quelles 
qu'elles soient. 

Le fait méritait d'être relevé. 

On aime... à se revoir 

Un film qui obtient en ce moment un très 
grand succès auprès des... exploitants améri- 
cains, c'est celui qui les représente au nombre 
de 6 ou 700 environ dans les différentes phases 
de leurs fonctions de « congressistes » lors 
de la dernière « Convention nationale » ds 
Chicago. 

Ça leur rappelle un peu de... bon temps.! 

Le Cinéma Scolaire à Vienne 

La première Société de Cinématographe 
scolaire vient de se constituer à Vienne, sous 
le haut patronage du gouvernement et des au- 
torités locales, qui la subventionnent largement. 

Le but de cette Société est de procurer aux 
enfants des écoles des distractions cinématogra- 
phiques gratuites, instructives et moralisatrices. 

On sait que la fréquentation des cinémas, a 
été sinon tout à fait interdite, tout au moin? 



très minutieusement réglée pour les écoliers de 
Vienne, de sorte que la nouvelle Société, qui 
vient tout à fait à son heure, répond à un réel 
besoin. 

On n'osait plus mener les enfants au cinéma 
ordinaire de crainte de contrevenir aux ordon- 
nances draconiennes édictées en ces derniers 
temps, en ce qui concerne la fréquentation éco- 
lière. 

Le Bon Moyen 

Le curé de la paroisse de Saint-Augustin, à 
Bradford (Angleterre) , a trouvé le bon moyen 
d'amortir les dettes dont se trouvait grevé son 
budget paroissial, du fait de la construction 
d'une nouvelle église. 

Il a installé dans la salle d'écolo de la pa- 
roisse, un cinéma, qui fonctionne tous les jours 
en présence d'une nombreuse assistance et dont 
les recettes sont destinées à payer les créan- 
ciers. En huit jours de temps, le révérend a 
réalisé plus que ne lui ont produit six mois de 
quêtes. Il paraît que, si cela se maientient de 
ce train, dans deux ou trois mois tous les comp- 
tes se trouveront réglés. 

Parions qu'alors M. le curé de Saint-Au- 
gustin ne renoncera pas à la fructueuse opéra- 



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— 37 — 



lion et qu'il continuera, histoire de constituer 
des... réserves. 

Allons, voilà un clergyman qui doit trouver 
que le cinéma a tout de même quelque chose de 
bon. 

Salade Russe 

Le Daily Graphie, de Londres, annonce 
que les « National Enterprises, Limited », sz 
proposent d'organiser, dans les grandes ville; 
d'Angleterre, des cinémas avec adjonction de 
tirs à la cible et de salles de gymnastique, où 
les spectateurs pourront, pendant les entractes, 
se divertir et s'exercer en même temps tout en 
se reposant les yeux et trouvant une légère 
diversion à l'obscurité de la salle pendant les 
projections. 

De temps à autre des concours de tir et de 
gymnastique seront organisés, auxquels de jolis 
prix sont affectés. 

Lorsque ces cinémas d'un nouveau genre ne 
fonctionneront pas pour le public, ils seront mis 
à la disposition des enfants des écoles, pour la 
projection de films instructifs. 

Où ne s'arrêtera-t-on pas? 



Le Camping Cinêmatogi rr-'-lque 

A Starved Rock (Etats-Unis) , on a installé 
dernièrement, un vaste campement cinématogra- 
phique, composé de soixante grandes tentes des- 
tinées à abriter les 90 personnes formant la 
troupe artistique de la « American Film Ma- 
nufacturing Company ». 

La direction de ce campement a été confiée 
à un ancien officier de marine, M. Emerson, 
qui a fait revêtir tous ses subordonnés d'un 
uniforme spécial, et les a soumis à une régle- 
mentation strictement militaire, quelque chose 
comme la Loi martiale, à laquelle tous sont 
tenus de se conformer strictement. 

C'est pousser un peu loin l'amour de la dis- 
cipline!... 

Leçons de Choses 

La » Impérial Animated Picture Company 
de Bradford •> en Angleterre, vient d'inaugurer 
de très heureuse façon, un système nouveau de 
cinématographie instructive. 

Il s'agit de films accompagnés de conféren- 
ces, relatives à tout ce qui nous entoure dans 
le milieu domestique. 



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38 - 



C'est ainsi qu'un film-conférence, intitulé: 
« Ce qu'il y a sur notre table à thé, et d'où 
nous le tenons », obtient actuellement un grand 
succès. 

Les projections donnent une idée de l'élevage 
du bétail en Danemark, l'organisation fermière, 
traite du lait, production du beurre et de ses 
succédanés, fabrication du fromage, plantation 
et récolte du thé à Ceylan, cultures de la canne 
à sucre et des betteraves, fabrication du sucre, 
etc., etc.. 

Bref, ce sont autant de grandes et belles le- 
çons de choses que le cinématographe offre là 
à un public intéressé au plus haut degré. 

Pas trop n'en faut !... 

Les habitants de Waterloo, près de Lïvér- 
pool, viennent d'opérer une levée générale de 
boucliers contre l'envahissement croissant des 
établissements cinématographiques. 

Ils viennent de décider, en un meeting 
monstre, de s'opposer énergiquement à l'ouver- 
ture de tout nouveau cinéma, estimant qu'il y 
en avait plus que suffisamment, à l'heure ac- 
tuelle, pour répondre aux besoins de la popu- 
lation. 

Un Duc Cinéphile 

C'est le duc de Connaught qui entreprend 
en ce moment, un grand voyage d'inspection à 
travers les différentes provinces du Canada. 

Le duc s'efforce de procurer toutes les faci- 
lités aux opérateurs cinématographiques qui le 
suivent dans son voyage et il se prête volon- 
tiers lui-même aux prises de vues lorsqu'on le 
lui demande. 

Le roi et la reine d'Angleterre ont eu la 
primeur des films dans lesquels figurait leur 



parent et les souverains ont suivi avec le plus 
vif intérêt les projections. 

Le duc et la duchesse de Connaught ont été 
fibres sous les aspects les plus variés, en traî- 
neau, à cheval, en voiture et même, à Ottawa, 
en train de patiner dans un skating rink.- 

Le Cinéma pour les Soldats 

Le « War Office anglais » a décidé l'uti- 
lisation régulière du cinématographe pour dis- 
traire les hommes cantonnés dans les camps 
retranchés. 

C'est ainsi que le camp de « Salisbury 
Plain », assez éloigné de toute agglomération 
populeuse, a été doté d'un théâtre cinémato- 
graphique, que les soldats ont accueilli avec 
enthousiasme. 

Les séances ont eu lieu, tout cet été, cha- 
que soir, après les exercices de la journée et 
officiers comme simples pioupious goûtèrent fort 
le spectacle récréatif que leur procurait la sol- 
licitude gouvernementale. 

L'action mobilisatrice du Cinéma 

Dans son rapport annuel aux autorités pé- 
nitentiaires britanniques, ,1e gouverneur de la 
prison de Newcastle constate que depuis l'ins- 
tallation de nombreux cinémas dans la ville et 
dans ses faubourgs, la criminalité a fortement 
décru dans la région. 

Le gouverneur attribue à l'action moralisa- 
trice du cinéma et au fait qu'il procure de la 
distraction à beaucoup d'individus, qui ne sa- 
vaient autrement comment passer leur temps 
qu'ils employaient à commettre de mauvaises 
actions, la diminution notable survenue dans le 
chiffre moyen habituel de ses pensionnaires. 



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La peur de l'éléphant 

L'un des artistes les plus intrépides de la 
ri Vitagraph », M. Harry J. Morey, est 
comme beaucoup de « braves » qui ne redou- 
tent qu'une chose — la peur — et qui n'ont 
peur que d'une chose, souvent puérile. 

Mais quoi? Napoléon I C1 n'avait-il pas une 
o frousse » terrible d'une simple araignée? 

Harry T. Morey, lui, ne craint pas « la 
petite bête » . C'est la c grosse » qui lui ins- 
pire une profonde horreur, et, en l'occurence, 
il s'agit des éléphants. 

Tout dernièrement, ayant à figurer dans une 
scène où son rôle l'obligeait à se coucher à 
plat ventre sur le sol et à laisser passer par- 
dessus lui un de ces sympathiques et doux 
pachydermes, il refusa net de se prêter à l'ex- 
périence. Toutes les objurgations, toutes les 
paroles les plus persuasives furent vaines. Il 
resta inébranlable dans sa résolution de ne pas 
s'exposer au risque de se trouver en contact 
désagréable avec les pattes de son puissant 
partenaire. 

Et comme le directeur insistait trop, le brave 
Harry préféra lever son chapeau, saluer poli- 
ment tout le monde et partir au pas accéléré, 
en tirant sa révérence à Monsieur l'Eléphant... 

Ah I ne fraudez jamais ! 

Le directeur de la « Star Feature Compa- 
ny i), de Philadelphie, M. Grall, vient d'ap- 
prendre à ses dépens, et de fort désagréable 
manière, ce qu'il en coûte de frauder le fisc 
américain. 

Il avait été dénoncé comme se livrant à la 
contrebande de films européens, avec la com- 
plicité du « Steward », du paquebot trans- 
atlantique Cecelia, du nom de de Lexington. 

Les douaniers au service d' « Uncle 
Sam >> n'y vont pas de main morte quand ils 



s'y mettent et, à leur6 yeux, le plus sangui- 
naire assassin est moins coupable que celui qui 
introduit en fraude des marchandises sur le 
territoire de l'Union. 

Donc, M. Graff fut brutalement appré 
hendé, arrêté et « coffré » en pleine rue, à 
New- York, tandis que toute une brigade de 
douaniers fédéraux et agents du fisc améri- 
cain envahissaient les bureaux à Philadelphie 
et les mettaient consciencieusement à sac. 

Tout y fut enlevé, meubles, livres, papiers, 
films, documents, sans oublier le coffre-fort et 
les petites caisses, laissant les locaux, après 
leur départ, pleins d'un vide lamentable... 

Ah! il faut y regarder à deux fois avant 
de se risquer à frauder le fisc américain. Là- 
bas, plus que partout ailleurs: 

// en coûte trop cher pour... frauder dans 
le monde! 



» très împor- 
15 et 16 oc- 



Au Texas 

Une « Convention d'Etat 
tante aura lieu à Dallas, les 
tobre. 

Les congressistes qui ont envoyé leur adhé- 
sion sont très nombreux, parmi lesquels l'élé- 
ment féminin est largement représenté, seront 
reçus officiellement par la municipalité, ayant 
à sa tête le maire, par le président et le bu- 
reau de la Chambre de Commerce de Dallas. 
M. Neff, président général de la « Ligue Na- 
tionale », y assistera également. 

Ce Congrès est considéré comme l'un des 
plus importants qui ait été tenu jusqu'ici dans 
un Etat de l'Union, et l'on escompte qu'il en 
résultera beaucoup de bien pour la corpora- 
tion. 

Le Congrès a lieu, en effet, en corrélation 
avec la grande Foire Nationale du Texas, qui 
se tient habituellement les 15 et 16 octobre 
de chaque année. 




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Attention à la Projection 1 

Vous aVez à ce jour fait les plus grands sacrifices pour l'em* 
bellissement de Vos salles à l'effet de donner le plus de confort pos= 
sible au public, ce dont on ne peut que Vous féliciter. 

Portez maintenant Votre attention sur le point capital que 
constitue la projection pour laquelle on ne saurait assez faire d'efforts. 

Rendez=Vous compte par Vous=même dans Votre salle et Vous 
constaterez le bruit ênerVant produit par Votre Projecteur et son scin= 
tillement fatiguant la m Vue. Il est donc de Votre intérêt d y remédier en 
adoptant " L'iNIPÉRATOR" qui est le seul Projecteur dont la 
marche est totalement silencieuse. Aucun bruit n'est perçu dans la 
salle ce qui réhausse la Valeur de la Projection. 

En outre, nous le garantissons sans scintillement, fixité abso* 
lue, grande durabilité, au moins du double aux appareils employés 
à ce jour. 

Détérioration nulle des Films dont l'image proprement dite ne 
Vient pas en contact aVec le mécanisme. En un mot, il est l'idéal des 
Appareils. Faites=nousle plaisir de Venir Vér i fier notre déclaration et 
de le comparer aux Projecteurs de la concurrence. Vous serez édifié- 

Voici une attestation qui fait foi. 

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A Monsieur le Directeur Je la Société H. Ernemann, Paris. 
Monsieur, 
Nous avons te plaisir de vous déclarer que les Appareils Btnperator que vous nous 
avez livrés et qui fonctionnent depuis plus d'une année, sans interruption et journellement 
dans nos cabines, n'ont jamais subi de réparations. Ils sont toujours comme au premier four, 
en excellent état. 

Ils nous donnent donc satisfaction à tous les points de vue. Ce que nous admirons 
dans votre Appareil, en dehors de sa résistance et de sa fixité, c'est l'absence totale de scin- 
tillement et sa marche silencieuse. 

Agréez, Monsieur le Directeur, nos salutations empressées. 

Signé : Société Universelle Cinéma. 

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Le (Colonel HANOTEAU inaugure le pont 
stratégique que le .'>■ Génie vieul de lancer 
sur la .Marin- . 

S31PJT-LOU33 (Sénégal) 

Revue passée par M. l'ONTY. Gouverneur 
Général de l'Afrique Occidentale, 

M.1NS13 (S.-ei-M.) 

Le Colonel HIRSCHAUÉER, Inspecteur per- 
manent île l'Aéronautique Militaire inaugure 
i \ un illî le monument du Capit .une \\ 1 itsui 
CAMINE, tué en service commande. 

SAINT-CLOUD (Seine) 

21 Râlions prennent le départ au Grand prix 
de 1' " Aéro-Club ". 

PARIS 

Manifestation annuelle de la Ligue des Pa- 
triotes à la Statue du Lion de Belfort. 

LE VÉSINET (S.-ei-O.) 

M GUISTHAU, Ministre de l'Instruction pu- 
blique inaugure un buste de la République. 

GRANDS RAPIDES (Michigan) 

Construction d'un pont volant au cours des 
manœuvres Américaines. 

HELIGOLAND 

Manoeuvres Navales Allemandes. 

MOSCOU 

Visite de .l'Empereur et de la famille impé- 
riale à l'Église du Saint-Sauveur. 

EL-PASO (Texas) 

Pour éviter aux rebelles mexicains de violer 
leur territoire, les autorités américaines pren- 
nent des mesures de surveillance S la fron- 
tière. 



ALBANY (U. S. A.) 

Bob Burman bat le records de vitesse sur 
Autodrome. 

DONCASTER (Angleterre) 

Le prix Saint Léger est gagné par un cheval 
américain. 

MANCHESTER 

Le pi entier match de loo'.-ball de la saison 
est disputé devant une foule énorme. 

NEW-YORK 

Réception des vainqueurs des Jeux Olym- 
piques. 

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Course de Motocyclettes. 

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Ouverture du Parlement Hongrois. 

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Inauguration d'un ossuaire à la mémoire des 
morts de 1815. 

NANCY 

Le Grand-Duc NICOLAS de Bl'SSIK passe en 
revue la division de Fer. 

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120" Anniversaire de la bataille dont le Géné- 
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Ciné-Encyclopédie 

L'Enseignement par le Cinématographe 

Au moment où, dans tous les pays d'Eu- 
rope et d'Amérique, les meilleurs esprits se 
préoccupent d'appliquer la cinématographie à 
l'enseignement et à l'éducation des enfants, 
nous croyons servir la « cause pédagogique » 
en offrant aux lecteurs du Ciné- journal, l'ar- 
ticle suivant. Signé d'un nom populaire en Bel- 
gique, cet intéressant document reflète avec pré- 
cision l'esprit des personnalités les plus culti- 
vées du monde enseignant belge — de ceux 
qui luttent avec énergie pour donner à la jeu- 
nesse le maximum d'instruction libératrice. I! 
résume avec clarté la méthode et la pensée de 
quelques pédagogues et prouve, par son carac- 
tère positif et pratique, qu il rut élaboré avec 
le concours de purs cinématographistes, très do- 
cumentés dans notre spécialité et d'une âme 
assez haute pour s'élever au-dessus du << gain 
quotidien » et du dur labeur exclusivement in- 
téressé. 

Nous ne sommes pas de ceux qui séparent la 
cause du progrès belge de celle qui nous pas 
sionne en France, et c'est pourquoi nous re- 
commandons à nos amis de lire avec attention 
les lignes qui suivent. Elles se recommandent 
d'une idée vraiment internationale et seront 
comprises de tous ceux qui, de près ou de loin, 
ont quelque connaissance de la pédagogie. 

Nous avons la certitude qu'elles laisseront 
des fruits bienfaisants dans tous les cerveaux 
et qu'elles éveilleront la curiosité bienveillants 



des pouvoirs publics et des gens de bien qui 
entourent nos écoles françaises de toute leur 
tendre protection. 

Au surplus, elles n'apparaîtront pas comme 
dangereuses à nos amis les professionnels de la 
Cinématographie puisque les signataires sont, 
eux-mêmes, des collègues de longue date et sont 
paitisans de faire « du cinéma scolaire » dans 
les salles de cinéma, déjà existantes, 

La diffusion du cinématographe, son appli- 
cation à la pédagogie ne portera nulle atteinte 
aux intérêts de notre corporation. La puissance 
ds notre industrie et ses ressources artistiques 
ou scientifiques dépassent tous les jours le cadre 
dans lequel nous sommes accoutumés à les voir: 
une force d'expansion considérable emporte la 
cinématographie au delà de ses limites actuelles. 
Aveugle qui ne veut pas le voir! 

Félicitons M. Ch. Hendnck et ses amis, de 
leurs efforts, de leurs espérances et de leurs 
réalisations; elles font le plus grand honneur à 
leur pays et à leur initiative. 

G. D. 



Le Livre doit 

commenter l'image 



La nécessité de l'emploi de la méthode in- 
tuitive dans l'enseignement, l'efficacité de son 
utilisation dans la vulgarisation de la science 
r.e sauraient plus être contestées. 

Mais l'intuition directe, c'est-à-dire la pré- 



sentation aux élevés, au public, ae I objet, au 
monument, du paysage, de l'expérience, de 
l'œuvre d'art, n'est pas toujouis possible, Com- 
ment montrer les Pyramides ou les chutes du 



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— 50 — 



Il faudra donc recourir à l'intuition indirecte 
par l'image. 

Celle-ci, à moins d'être assez grande pour 
être vue de loin et par tous, a de graves dé- 
fauts. De plus, elle peut ne pas être absolu- 
ment exacte. 

Ceci explique la vogue des projections lumi-< 
rieuses dont l'emploi s'est rapidement répandu 
et a été avec grand succès appliqué à l'ensei- 
gnement. Ici, la plaque étant la plupart du 
temps une photographie, est ma'hématiquement 
exacte; projetée sur l'écran, elle est visible de 
loin et par tous; elle peut rester devant les 
yeux aussi longtemps qu'on en a besoin; les 
sujets les plus variés peuvent être reproduits. 
On ne se trouve plus devant un dessin arrangé, 
interprêté, plus ou moins exact, approchant plus 
ou moins de la réalité. On a devant soi ta 
vérité photographiée, la réalité même, ne faus- 
sant pas l'imagination de ceux à qui on la pré- 
sente, des enfants surtout. 

Mais un progrès nouveau a été accompli: le 
cinématographe est né, outil admirable, exci- 
tant au plus haut point la curiosité ardente du 
public, pouvant satisfaire le désir d'apprendre 
des enfants. 

Ce n'est plus la vue figée, immobile, presque 
morte, bien que déjà si intéressante de la pro- 
jection fixe. 

C'est la photographie du mouvement lui- 
même, c'est la vie prise sur le vif et projetée 
telle quelle. 

C'est la vie elle-même, la vie de la rue, la 
vie de la nature, la vie de l'industrie; c'est 
plus que cela: c'est la vie du passé reconsti- 
tuée. Il ne manque que la parole à Ulysse 
aux Romains, aux Grecs, aux seigneurs de la 
cour de Henri VIII, de François I", à Na- 
poléon lui-même. Et encore!... 

Ce qu'aucune description ne pourrait faire 
comprendre à l'enfant, le cinéma le fera. 



Cependant, ce dernier a des tares éven- 
tuelles. 

Non expliqué, il n'est qu'un plaisir des 
Veux. Que peut-il rester dans l'intelligence de 
l'enfant d'une vue qu'il ne comprend pas? 

D'autre part, tous les films ne conviendront 
pas à l'enseignement: ils n'ont point été rassem- 
blés dans un unique but d'éducation. Le ci- 
néma s'adresse encore trop à la foule. 

Tous ceux qui dans ces derniers temps ont 
imaginé d'appliquer le cinéma à l'instructior 
des enfants le savent: ils se sont heurtés à de 
nombreuses difficultés. 

Il faudrait d'une part choisir avec grand 
soin les films qui sont de nature à être utilisés 
par les maîtres; il faudrait d'autre part fournir 
à ceux-ci le moyen d'être renseignés AVANT 
sur ce que développe le film pour qu'ils puis- 
sent éventuellement préparer leurs élèves. 

Confondre par conséquent dans une 
UNION ÉTROITE LE LIVRE, description écrite 
ET LE CINÉMA, description vivante, afin que 
l'enfant puisse sans grand effort, saisir, com- 
prendre, retenir, tel semble le but à poursui- 
vre. 

C'est ce que nous nous sommes efforcés de 
faire en créant la ClNÉ ENCYCLOPÉDIE. 

La Ciné-Encvclopédie comprend deux cho- 
ses: 

a) Une série complète de vues puisées dans 
les collections de tous les éditeurs de films du 
monde entier, constituant dans leur ensemble 
un vaste programme d'enseignement intuitif par 
l'image animée; 

b) Une suite de brochures abondamment 
illustrées correspondant chacune à un ou plu- 
sieurs des films choisis, véritable étude scien- 
tifique de la vue, permettant aux professeurs, 
aux instituteurs, aux pères de famille de four- 
nir avant à leurs enfants toutes les explications 




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— 53 - 



désirables pour comprendre la vue et aux élè- 
ves de relire après, avec gravures à l'appui, 
tout ce qui concerne ce qu'ils ont admiré. 



Le choix des films a été fait d'après le.- 
conseils de maîtres expérimentés. 

La rédaction des brochures a été confiée à 
des personnalités éminentes de la science, de 
l'art, de l'enseignement, dont nous nous som- 
mes spécialement attaché la collaboration. 



Dès maintenant, nous pouvons annoncer la 
publication des brochures suivantes: 

Les locomotions: Locomotion terrestre, his- 
toire des différents genres de locomotion ter- 
restre. — Locomotion par eau, histoire du ba- 
teau depuis la pirogue primitive jusqu'au 
Dreadnought géant. — Locomotion aérienne, 
ballons, dirigeables, aéroplanes. 

Les animaux: Animaux sauvages (jardi: 
zoologique) , etc. — Animaux domestiques, 
cheval, chien, etc. — Les oiseaux. — Les 
insectes. — Les microbes. — Les ports. — 
Les mers. — Les lacs. — Les tremblements 
de terre. — Les volcans. — Les grandes pê- 
ches. — Les grandes choses. — Les diffé- 
rents pays du monde. — Le pain. — Le vin. 
— La bière. — Le papier. — La poterie. — 
Le fer. — La houille. — Les pierres précieu- 
ses. — ■ Les perles. — Le sucre. — L'air li- 
quide, etc., etc. 

** 
Dans notre pensée, le professeur prendrait 
connaissance de la brochure, en émettrait en- 
suite un exemplaire à chaque élève, en expli- 
querait le contenu, la commenterait devant la 
classe, donnerait en un mot la leçon prépara- 
toire nécessaire. Puis l'élève assisterait au défilé 



du film pendant lequel QUELQUF5 M : s de 
rappel seraient éventuellement iai«v mo- 

ment opportun. // ne faut pas en effet songer 
à donner la leçon proprement dite devant le 
film : celui-ci défile trop rapidement, les ex- 
plications seraient insuffisantes ou peu liées, 
l'attention DE L'ENFANT SERAIT TROP D^ 
PERSÉE. 

Rentrés chez eux, professeurs et élèves au- 
raient la brochure à leur disposition pour la 
relire et constitueraient petit à petit une véri- 
table encyclopédie... de souvenirs cinémato- 
graphiques appuyés sur des documents écrits. 

Les séances cinématographiques pourraient 
ainssi être composées longtemps à l'avance 
d'après un programme déterminé pour les 
élèves de tout âge et ce pour un trimestre, 
pour une année scolaire, en tenant compte des 
exigences des programmes. Les brochures per- 
mettraient de préparer convenablement les 
élèves. 

Le programme de chaque séance compren- 
drait un nombre déterminé de films consti- 
tuant un ensemble indispensable soit pour 
comprendre une industrie, soit pour étudier un 
pays, soit pour caractériser une région, etc., 
etc. 

Ce ne serait plus une éducation livrée au 
hasard des programmes des établissements pu- 
blics. Ce serait un véritable enseignement in- 
tuitif raisonné qui produirait à coup sûr.- de 
remarquables résultats. 

** 

Faut-il encore résumer les avantages d'un 
pareil travail? 

Syllabus tout préparés évitant aux profes- 
seurs des recherches souvent longues et diffi- 
ciles ; 

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ble sur toutes les questions importantes aux- 
quelles le cinéma peut s'appliquer; 

Préparation immédiate des leçons à donner 
aux élèves ; 

Mode d'enseignement plein d'attrait pour 
les enfants, méthodiquement raisonné par La 
compréhension par eux de toutes les vues pro^ 
jetées; 

Organisation d'une grande simplicité, les 
séances pouvant se donner dans les écoles 
pourvues d'un poste de projection ou DANS 
LES ÉTABLISSEMENTS DE CINÉMA existant 
dans presque chaque localité; 

Organisation de séances suivant un plan 
déterminé par les nécessités de l'enseignement 
réalisant de véritables synthèses géographiques, 
scientifiques, techniques, etc. 



Tout ce que nous avons dit des écoles s'ap- 
plique aux familles; tout ce que nous avons 
dit des maîtres s'applique aux parents. 

Ceux-ci pourront de même que les premiers 
trouver dans nos brochures de quoi préparer 
leurs fils et leurs filles à recevoir du cinéma des 
leçons utiles et agréables. 

Ch. Hendrick et J. U. 



La Cinéinatogr api Scolaire 



SES PROGRÈS A MARSEILLE 



Au moment où l'application de l'art ciné- 
matographique à l'instruction des enfants 
prend toute son extension, nous sommes heu- 
reux de constater les progrès énormes que lui 
font faire, à Marseille, l'initiative et le dé- 
vouement de M. Léon Roussel, président du 
groupe « Les Amis de l'Ecole » et la géné- 
rosité de M. Léon Richebé, président du Syn- 
dicat des Exploitants cinématographiques du 
Sud-Est. Ces deux ardents propagateurs de ce 
mode d' enseignement, aidés avec enthousiasme, 
par M. l'Inspecteur d'Académie des Bouches- 
du-Rhône et le personnel enseignant du troi- 
sième canton, sont arrivés à de tels résultats 
que nous ne saurions mieux faire que de les 
soumettre tout simplement au jugement de nos 
lecteurs. 

La population scolaire de notre canton, 
ainsi que veut bien nous le dire M. Roussel, 
compte environ 3.000 élèves, tant garçons que 



filles, répartis en deux écoles de filles et trois 
écoles de garçons. 

Chaque école compte en moyenne 600 élè- 
ves; or, la salle du Provence-Cinéma peut con- 
tenir 800 enfants bien placés, donc à chaque 
séance assistent tous les élèves d'une école et 
la salle est complétée par 50 élèves pris dans 
chacune des autres parmi ceux ayant produit 
les meilleures compositions sur les spectacles 
précédents. Ce procédé permet de récompenser 
les plus studieux et les plus travailleurs, en leur 
procurant l'attrait d'une séance et d'une leçon 
supplémentaires. 

Aussi il faut voir avec quelle ardeur travail- 
lent ces enfants, afin d'être classés parmi les 
premiers. Leur émulation est telle qu'il nous 
arrive, sur la demande des professeurs, de dé- 
passer le chiffre de 50 afin que tous les élèves 
méritants, soient parmi les élus. 

L'efficacité du système est prouvée par es 
lait que nous arrivons à punir les élèves en les 
privant d'une leçon, ce qui est un comble, le 
contraire étant la règle habituelle. 

D'autre part, afin que nos écoliers profitent 
bien des leçons, les programmes en sont com- 
muniqués 8 jours avant aux professeurs. Ces 
derniers préparent alors ces jeunes cerveaux îi 
accueillir les images qu'on doit leur montrer, 
et de cette façon les enfants arrivent à la 
séance avec un aperçu et quelques notions de 
ce qui va leur être enseigné. De plus, pendant 
le développement des films, des explications leur 
sont données. 

Rentrés en classe, les professeurs font faire 
des compositions sur les sujets étudiés. 

Nous avons eu en mains beaucoup de ces 
compositions. Que ce soit de la littérature, du 
dessin ou de la géographie, elles étaient mer- 
veilleuses, tant par la diversité que par l'abon- 
dance des observations. Des enfants de 1 h 
1 2 ans avaient fourni 5 à 6 feuillets de copie 
émaillés de réflexions souvent très vraies et té- 
moignant toujours d'un réel effort. Nous avions 
là, sous les yeux, la preuve indéniable des mul- 
tiples avantages que l'on peut tirer de cette 
nouvelle méthode d'instruction. 

Ainsi, et pour mieux encore me faire com- 
prendre, je dirai que nous avons fait passer 
devant l'œil attentif de nos élèves, des films 
représentant l'industrie du verre, du papier, etc., 
des scènes de pêche, des vues de la Suisse, d: 
l'Asie, les chutes du Niagara, que sais-je en- 
core!... 

Les résultats obtenus ont été surprenants : 
Alors que certains enfants nous fournirent la 
façon exacte de fabriquer le verre et d'autres 
le papier, il s'en est trouvé qui nous décrivirent 



5.") — 



les chutes du Niagara, en y joignant des des- 
sins! Il serait, je crois, superflu d'insister de- 
vant de tels faits, il ne nous reste qu'à remer- 
cier chaleureusement ceux oui nous ont aidé et 
à constater que c'est à Marseille et par nos 
soins qu'ont été inaugurées les premières séan- 
ces scolaires instructives du Cinéma. 

De telles déclarations se passent de co ;;- 
mentaires et font le plus grand honneur au 
personnel enseignant de Marseille et au dé- 
vouement de MM . Roussel et Richebé. 

Puissent de tels exemples encourager les dé- 
vouements et faire pénétrer jusqu'au fond du 
pflps, l'idée bienfaisante de la cvnémalo graphie 
scolaire. 
_ .*. 

La Première Tournée en France 

tu Cinéma-Éducateur 



Nous publierons prochainement l'itinéraire 
de la première tournée du Cinéma-Educateur 
qui va se mettre en route pour une durée de 
près de six mois. 



La France ne restera pas en arrière avec ses 
voisins, pour provoquer un mouvement d'opi- 
nion auprès des autorités, en faveur du Ciné- 
ma-Educateur. 

M. Gabriel Le Vallier, qui fut l'un des pre- 
miers à vulgariser le théâtre de plein air en pro- 
vince, avec les artistes de la Comédie-Française 
et de l'Opéra, va faire partir dès en octobre 
une tournée du Cinéma-Educateur pour les in- 
tellectuels, les écoles : lycées et collèges, les 
municipalités, les académies, les sociétés sa- 
vantes locales, et les associations d'étudiants et 
d'anciens élèves sont acquises à ce projet dé- 
sintéressé, qui donnera des séances, soit gratui- 
tement, soit en ne prélevant que les frais stric- 
tement nécessaires. 

Le programme comporte des films de voya- 
ges; d'histoire naturelle; d'océanographie; de 
botanique; de géologie et de science appliquées. 
Un conférencier commentera et expliquera ces 
vues. La tournée fera une ville par jour, soit 
dans les locaux des municipalités, soit, de pré- 
férence, dans les salles des exploitants qui com- 
prennent le bénéfice moral de ces séances où 
vont assister les autorités et un public d'élite. 

Grâce à sa grande habitude des tournées 
théâtrales, M. Le Vallier constitue un itinéraire 
très intéressant. 

Devant l'intérêt que présente pour tous les 
cinématographistes le développement du Ciné- 
ma-Educateur, M. Le Vallier a sollicité nos 
premières maisons d'édition ; la Chambre syn- 
dicale, et les divers syndicats du Cinématogra- 
phe pour que cette tournée soit mise sous leurs 
patronages. 



Cinématographie Scolaire 

Des Vœux intéressants. 

Le 6' Congrès de /'Art à l'Ecole a émis 
les vœux suivants: 

Considérant que l'industrie cinématographi- 
que s'efforce surtout de plaire à la foule 
payante par la diversité des sujets et qu'elle 
est obligée de constituer des spectacles dispa- 
rates ; 

Considérant que l'éducation de la petite en- 
fance doit être complété en ce genre par des 
spectacles dont l'unité et la vérité doivent être 
les uniques soucis: 
Emet les vœux: 

a 1" Que l'introduction du cinématographe 
dans les écoles soit subordonnée au choix des 
films par un Conseil supérieur de l'Art à 
l'Ecole; 

« 2" L'usage de tout film non porté à la 
liste spéciale sera rigoureusement interdit; 

« 3" Le musée de l'enseignement public 
sera chargé de constituer des séries qui seront 
mises gratuitement à la disposition des institu- 
teurs de l'enseignement public. » 
>—•♦•--« 

En Espagne 

" Il " n'irra pas !... 

Il s'agit de « Bébé », de « Bébé Gau- 
mont », comme on l'appelle à Barcelone, 
Bébé, dont on avait, à la grande joie des Ca- 
talans, annoncé la prochaine venue dans la 
métropole cinématographique espagnole. 

Les Barcelonais sont dans la désolation, 
parce qu'ils viennent d'apprendre que Bébé ne 
viendra pas les réjouir de sa présence. 

Heureusement qu'ils ont Max Linder et la 
NapierRouska pour les consoler... 

... Mais " Elle " viendra !... 

(« Elle », c'est Asta Nielsen, la célèbre 
protagoniste de la » Nordisk ». 

Il se confirme que dès que les engagements 
qui la lient encore à Copenhague seront rem- 
plis, elle viendra en Espagne, accompagnée 
d'une vingtaine d'artistes triés sur le volet pour 
y effectuer une « tournée » artistique très 
complète. 




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SOMWIRE 1DU N° 13 



PARIS. — La Semaine parisienne. — 

LA MODE. 

PARIS. — La coupe do France. — Les 

courses à la rame retrouveront la faveur 
passée. 
PARIS. — En voulez-vous des ballons ?. 

A " Magic-City " les tout petits regar- 
dent s'envoler leur espoir de gagner le 
Prix de Distance offert par le Matin. 

PARIS' — Le Grand Prix de l'Aére-Club 
de France. — Du parc de Saint-Cloud 
se sont enlevés 20 ballons ayant à bord 
les aéronautes les plus réputes. 

PARIS. — Un bateau qui navigue par- 
tout. - L'aviateur GARROS vient de 
faire les essais d'un " Glisseur " à hélice 
nautique et automatiquement aérienne sui- 
vant la profondeur- 

MARSEILLE. — Il est parti ! — Moulaï- 

Hafid, en bonne compagnie, quitte sa 
chère France. — Le voici sur le pont du 
JKongolia . . . Tandis qu'à bord du Cbàouia 
on hisse ses vaches. 

GENES. — Championnat International 
de Natation. — De célèbres nageurs 
se rencontrèrent au " Lino d'Albaro ". 



VALENCE. — Fête de la " RUA ". — Ce 

bizarre monument, ambulant et historique, 
que se disputeront longtemps Vicence et 
Rodouo, fut conquis par les Viscontins et 
leur resta comme trophée de victoire. 

AMERIQUE. — On promène à travers New- 
York les champions des Jeux Olympiques. 

ESPAGNE. — Valence. — Le régiment de 
Guadalajara, retour de Mellila. 

BELGIQUE. — Waterloo: Le monument de 

Victcr-HuttO.- -Après la cérémonie de la 

pose de la 1" pierre, futinaugure l'Ossuaire. 

RUSSIE. — Kief. — La future exposition 

régionale. — Avec grand cérémonial 
fut posée la première pierre. 

BCRCDINC. — Centenaire de la Moshc- 

\Va. — Le tzar et toute la famille impé- 
riale foulèrent le champ de bataille sur 
lequel se décida le sort de Moscou. Tous 
se rendirent au monument commémorati f, 
puis leur furent offert le pain et le sel . . . 
tandis qu'un vieux de 1 3o ans se remé- 
morait la guerre des géants. 

CABOURG. — Accident de chemin de 
fer. — Deux trains chargés de 1 .200 tou- 
ristes se sont tamponnés ; morts et blesses. 

NANCY. — Le Grand-Duc Nicolas passe en 
revue nos trou pes de l'Est. 



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Paris, le 9 Septembre 1912. 

Monsieur BREZEANO, Théâtre National, 
BU RARES T. 

Cher Monsieur, 

Nous aVons été informé que certaines Maisons ont Vendu 
des Ecrans à leurs Clients en leur faisant croire que c'était 
des ÉCRANS RADIUM. 

Vous pouvez informer les Exploitants de Roumanie 
qu'aucun Ecran Radium n'a été Vendu dans ce "Pays, et que 
nous Vous nommons par la présente, notre Agent Général pour 
la Roumanie, la "Bulgarie et la Serbie. 

Outre /'Ecran Radium, nous fabriquons d'autres toiles 
métalliques bon marché mais qui ne donnent qu'une économie 

minime de courant et qui certainement ne donnent pas les 
résultats de /'Ecran Radium. 

Quant à /'Ecran Radium, nous le garantissons de 
100 ° o supérieur à n'importe quel écran métallique connu 
jusqu'à ce jour, tels que les perlés, aluminium, etc. 

Veuillez agréer, cher Monsieur, l'assurance de nos meiU 

leurs sentiments 

Vêly BEY. 



a*— * - ». — * ~ 



Représentant Général pour la Roumanie : 
M. GRÉGOIRE BRÉZÉANO 

Rue Atelierulei, 21, BUKAREST 








— 61 — 



4 4 4é 44 44 4é 44 44 44 44^44 44 AA 4A A4^4A' i I 

Courrier d'Allemagne 

La façon ridicule dont la censure cinéma- 
tographique est exercée en Allemagne finit par 
créer sur le marché une atmosphère de malaise, 
que toutes les conventions, tous les accords, 
même les plus parfaits, les plus unanimes et 
les plus désintéressés ne réussiront pas à dis- 
siper. 

On sait qu'en Prusse, à partir du 1 " octo- 
bre prochain, ce sont les décisions de la pré- 
fecture de police de Berlin qui feront loi en 
matière de censure des films. Mais, comme en 
outre de la Prusse, l'empire allemand est 
constitué d'une infinité d'Etats plus ou moins 
importants, toujours prêts dans les questions 
d'ordre secondaire à faire preuve d'indépen- 
dance, on conçoit aisément à quelle incohé- 
rence, à quelles contradictions on en arrive. 

Nulle règle, nulle donnée, nulle indication 
d'après lesquelles il est permis à l'éditeur de 
se conduire à travers le chaos inextricable de 
l'arbitraire policier. 



Si encore les censeurs d'un même Etat ju- 
gaient tous les films qu'on présente à leur visa 
suivant des principes fermes, et s'il' était pos- 
sible d'en détruire le degré de « moralité'" 
exigé par tel et tel duché, dans tel et tel 
royaume; mais, d'un jour à l'autre, les cen- 
seurs se contre] ugent, défendant des scènes 
parfaitement identiques à celles autorisées la 
veille. 

Dans le but de remédier, en quelque sorte, 
à cet état de choses et d'obtenir, en Prusse 
du moins, une certaine uniformité dans le ma- 
niment des ciseaux d'Anastasie, le Comité d'a- 
gitation de la presse cinématographique s'ef- 
força de provoquer une entrevue entre fabri- 
cants et fonctionnaires de la police berlinoise 
du ressort de la censure. 

L'entrevue a eu heu. On ne peut dur 
qu'elle ait été empreinte d'une grande cordia- 
lité. Les fabricants se retirèrent sans avoir 
rien obtenu. 

La police prétend persister dans sa manière' 
de voir, qui est multiple. Elle oppose aux de- 
siderata des éditeurs le non possumus des gens 
qui ne veulent rien savoir. 

Les fabricants avaient émis le vœu qu'à 




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VOYAGE au JAPON (Voyage) 132 met. 

LES DEUX BOSSUS (Comédie comique) . 187 — 

La FILLE de PAILLASSE 

Drame - Affiche - Longueur : 217 mètres 

Interprété par 
M. Gaston DESCHAMPS, des Nouveautés 
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Le Roman d'une Princesse, Drame, Affiche. . 597 

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l'avenir, avant de prononcer l'interdiction dé- 
finitive d'un film, le censeur en donnât avis à 
la maison intéressée, afin que celle-ci fût en 
mesure de fournir aussitôt toutes les explica- 
tions nécessaires. On espérait, du côté des édi- 
teurs, créer ainsi un moyen de dissiper les ma- 
lentendus et d'arracher mainte œuvre parfois 
imparfaitement comprise aux griffes de la cen- 
sure. 

Mais les censeurs de Berlin sont des ger.s 
qui ne doutent pas d'eux-mêmes et qui ne 
demandent point qu'on éclaire leur foi. 

En outre, les fabricants exprimaient le dé- 
sir qu'on leur rendît les parties de films sup- 
primées. Ils objectaient qu'en dehors de la 
valeur importante de ces parties, ils en avaient 
besoin pour effectuer sur le négatif les cou- 
pures prescrites. 

Ils demandaient encore qu'on les dispensât 
de l'obligation de déposer avec le film à viser 
le scénario de ce dernier, cette mesure ne pou- 
vant que compliquer, surtout pour les mai- 
sons étrangères, la censure de leurs films. 

La fin de non-recevoir systématique oppo- 
sée par la préfecture de police à tous les de- 
siderata des fabricants devait mettre un terme 
rapide à cette conférence. 

Il ne restait plus qu'à saisir le gouverne- 
ment de la question. C'est ce que fit le Co- 
mité d'agitation. 

Hélas! il est permis de considérer cette nou- 
velle démarche avec quelque scepticisme. 



La saison qui commence s'ouvre sous les 
auspices de la plus vive agitation. 

Des colères qu'on croyait éteintes depuis 
l'enterrement de la Fiag viennent de se rallu- 
mer. La fameuse Convention a mis le feu aux 
poudres. 



Aux attaques du Schutzverband et de quel- 
ques unions locales d'exploitants, les signatai- 
res de la Convention des fabricants répondent. 

Par l'organe de la Commission executive, 
l'Association libre se défend avec énergie d'a- 
voir voulu constituer un trust. Elle n'a point 
entendu entraver la libre concurrence, chaque 
fabricant restant maître chez lui, où il garde 
jalousement son indépendance économique. 

Le but de la Convention est avant tout de 
mettre un terme aux agissements déloyaux qui, 
en pratiquant l'avilissement des prix, menaiert 
l'industrie cinématographique à la ruine. Grâce 
à l'entente obtenue, plus de traitement privi- 
légié, plus de tour de faveur. Grâce au relè- 
vement des tarifs, les signataires de la Con- 
vention seront en mesure de soigner davantage 
leur mise en scène et l'interprétation de leurs 
films, tout en n'employant que du matériel de 
tout premier ordre. 

Je n'ai pas à rechercher à cette place si, 
comme l'affirme la Commission executive, les 
pellicules Eastmann-Kodak en usage chez la 
plupart des fabricants sont effectivement supé- 
rieures aux bandes de sa propre fabrication 
qu'emploie la maison Pathc, ni si cette der- 
nière ne pourra offrir ses produits au-dessous 
des tarifs qu'au détriment de la qualité. Js 
me contente de constater que le nombre des 
maisons qui ont accepté la Convention est à 
présent de 33 et que la Compagnie Edison, 
dont on escomptait en premier lieu la résis- 
tance, a, elle aussi, envoyé son adhésion. 



Il semble qu'on finisse par reconnaître en 
haut lieu les qualités éminemment instructives 
du cinéma. 

Le Ministre des Cultes de Prusse vient, en 



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•irïet, de décréter que, dorénavant, le ciné- 
matographe aurait sa place dans les program- 
mes des établissements d'instruction supérieure. 
La question est à l'étude. Mais, signe des 
temps, notre confrère le docteur Wolter, dont 
le dévouement à la cause cinématographique 
est bien connu, a été appelé à titre de con- 
seiller près de la Commission d'étude au Mi- 
nistère. 

Un riche industriel rhénan a mis gracieuse- 
ment à la disposition des autorités scolaires de 
Berlin deux appareils complets de projection, 
destinés à être prêtés aux établissements qui 
en feront la demande. 



La dernière Assemblée générale de la Pro- 
jektions Akt. Geo. « Union », à h rancfort, 
a résolu d'augmenter de 250.000 à 1.000.000 
de marks le capital social de la Société. L.e 
rapport de la direction en ce qui concerne 
l'exercice en cours est des plus satisfaisants. 
Vingt-deux théâtres, propriété de la Société, 
seront prochainement en exploitation La fa- 
brique d'appareils de projection créée il y a 
quelque temps à Berlin, ainsi que l'institut de 
vente et de location de films, se développent 
normalement. 



On espère pour 1912 un dividende de 
18 0/0, comme en 191 I. 

:( $ 

L Union des exploitants cinématographi- 
ques de Bade organise pour ses membres, du 
23 au 27 courant, un voyage d'études à 
Paris. 

On a fondé à Hardesleben un cinéma- 
théâtre spécial, à l'usage de la jeunesse. Cet 
établissement, dirigé par l'Association des ins- 
tituteurs, passera exdusivement des films ins- 
tructifs. 

* * 

Le métier de loueur est dur en Allemagne. 

Nombreux sont les théâtres qui font de la 
deuxième semaine, passent chaque semaine 
deux programmes avec doublage, exigent dans 
chaque programme au moins un gros succès 
de première semaine et refusent de payer pour 
le tout plus de... 250 marks. 

* * 

La Condor- Filmgesellchaft m. b. H., à 
Berlin, porte son capital social à 125.000 fr., 
entièrement versés. 

Hans Bach. 



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EN ITALIE 

(Pe noire correspondant particulier.) 

Nouvelle Agence 

M. Stefano Pittaluga, ancien directeur du 
« Cinéma Parisien » à Gênes, vient de fon- 
der dans cette ville, une agence de location de 
films dans la Via XX Settembre, n 34. Il a 
assumé pour le Piémont, la Ligurie et la Tos- 
cane l'exclusivité de plusieurs marques ita- 
liennes et étrangères. 

La Tofino " 

Cette nouvelle société d'éditions cinémato- 
graphiques vient'de se constituer définitivement. 
Les actes ont été signés la semaine dernière. 
Les usines sont situées, via Balangero, 336, 
dans le faubourg de Ceronda, à Turin. Les 
travaux préparatoires sont déjà commencés et 
sous peu l'entreprise se trouvera en pleine ac- 
tivité. 



Ambrosio à New=YorK 

La grande marque de Turin vient de cons- 
tituer une filiale aux Etats-Unis, sous la raison 
sociale de n Ambrosio American Company », 
au capital de 125.000 francs. 

" La Psyché " 

Depuis le I " septembre cette Société, dont 
le siège est à Albano, près de Rome, a subi 
une transformation radicale, en devenant la 
propriété du docteur Sannio Giorgi::i, qui est 
en train de réorganiser l'affaire de fond en 
comble. 

" L'itala " 

De même, Yllala s'est depuis qielque 
temps soliderr.tnt établie, sous sa propre rai- 
son sociale, à New-York, pour exploiter plus 
facilement le marché américain. 




ERMETE ZACCONI 

Le Célèbre Tragédien Italien 



Le NOUVEL INTERPRETE de 



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- 71 



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La Situation Commerciale 
en Egypte 



Dans ion rapport annuel sur la situation 
commerciale de l'Egypte, le consul d'Allema- 
gne à Alexandrie écrit ce qui suit: 

<( Depuis le commencement de l'année cou- 
rante, la situation générale par rapport à 
l'exercice précédent s'est quelque peu amélio- 
rée, surtout quand il parut hors de doute que 
la récolte du coton serait sensiblement supé- 
rieure à ce qu'on attendait. La production est 
évaluée sept millions et quart de kantars 
( i kantar égale kg. 44.928) . Les prix sont 
également à la hausse; on peut compter sur 
un minimum de 85 fr. 45 par kantar. 

Le nombre des faillites a diminué; parmi 
Ls maisons importantes, une seule s'est vue 
dans l'obligation, au mois de mai, d'interrom- 
pre ses paiements. De façon générale, les 
clients remplissent mieux leurs engagements. 
Toutefois les banques n'accordent que des 
crédits limités, et les maisons étrangères, ainsi 
que les gros négociants indigènes, ne cessent 



de faire montre dans leurs transactions d'une 
très grande prudence. 

La guerre italo-turque continue de peser 
lourdement sur le commerce, notamment en 
ce qui concerne le transit du côté de la Tur- 
quie. 

Il n'y a pas lieu d'attendre avant l'au- 
tomne une reprise des affaires, et encore cette 
reprise sera-t-elle subordonnée aux prévisions 
de la prochaine récolte cotonnière. 

Le marché monétaire, assez favorable pen- 
dant la première moitié de l'exercice, a em- 
piré durant la seconde, sans que pour cela le 
taux de l'argent ait énormément monté. 

En fin de compte, la plus grande circons- 
pection s'impose aux industriels et aux com- 
merçants désireux d'entrer en relations d'af- 
faires avec l'Egypte. 



BIBLIOGRAPHIE 



Vienl de paraître un intéressant ouvrage du 
à M. P. Dronne, créateur d'expériences de chi- 
mie amusante, rue îles Ponts-Ghartrains 33, ù 
Mois Loir-et-Cher . 

.\niis croyons faire plaisir à nus lecteurs en 
leur résumanl quelques-unes des expériences 
décrites dans l'ouvrage ; 

Procédés pour faire changer de couleur plus 
de 150 espèces el variétés de fleurs naturelles. 

Procédés | r faire changer de couleur un 

grand nombre de Qeurs artificielles. 

Procédés pour faire devenir incolores des 
fleurs nalurelles el des Qeurs artificielles, ainsi 
qu'un grand nombre de jus de pétales de fleurs 
i'l leur faire reprendre ensuite leurs couleurs 
primitives. 

Procédé pour faire prendre à 5 liqueurs inco- 
lores les ( leurs suivantes, savoir ; J" une 

railleur jaune ii lu I"': '2" une cpuleur rouge à 
la "2"; 3" une couleur bleue à la '■'": i" une cou, 
leur verte à la i' : 5" el une couleur nuire à la 
.Y. le liiui au moyen d'une seule liqueur com- 
plèlemenl incolore. 

Renaissances chimiques el magiques. L'oracle 
i liimi [uc el magique. 

Procédé pour faire prendre à îles fleurs ou à 
des aihns dessinés sur un nùorceau de papier 
îles dimensions beaucoup plus grandes, sous 
l'action d'un réactif coloré ou incolore, etc. 

Il esl impossible de faire connaître dans ce 
résumé restreinl taules les expériences et réac- 
tions décrites dans l'ouvrage, les titres qui ser- 
vènl à les désigner occupanl ensemble 16 pages 
entières dans la table des matières. 

Aucun appareil ni connaissances spéciales ne 
sonl nécessaires puni' exécuter les expériences. 

Moins d'un 10 e de centime en moyenne à dé- 
pens t pour chaque expérience. 

Prix du volume : 3 fr. 50. 

S'adresser à M. Bourdain, rue du Mail 16, à 
Blois (Loir-ét-Chef ) . 



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PATHÉ FRERES 



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2 Septembre /''/a 



VISITE DE S. M. LE SULTAN DO MAROC 
AUX ETABLISSEMENTS PATHE FRERES 
Le 2 Septembre 1912 



Ma visite aux Etablissemonts PaTHE FRERES à Vlncennes 
m'a véritablement enchanté. 

Je m'explique maintenant comment le Cinématographe 
peut produire ces merveilles qui m'avaient à différentes reprisée 
si vivement Impressionné, 



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Vincennes.le 2 Septembre 19 12 



Compagnie Générale des Etablissements PAT HÉ Frères 

PHONOGRAPHE ET CINÉMATOGRAPHE 




3^_ous avons le plaisir de reproduire 
I article que le Journal Le Cinéma 
a consacré à la visite que Moulay- 
Hafid a faite à Vincennes au mois 
de septembre 1912. 



M 



OULAY-HaFID, l'ancien sou- 
verain du Maroc, emportera 
certainement un souvenir ineffa- 
çable de son voyage en France. 
Tout lui aura été montré : Ver- 
sailles et ses monuments, Pans et 
ses beautés, la France et ses 
richesses. 

Il était déjà quelque peu averti 
de toutes ces splendeurs par les 
projections cinématographiques qui, 
à Fez, l'avaient préparé à la vision 
des pays du Nord. Aussi a-t-il 
tenu, avant son départ de la 
Métropole, à se faire initier à la 
Magie cinématographique. 



COMPAGNIE GÉNÉRALE DOS ÉTABLISSEMENTS PATHÉ FRERES 
PHONOGRAPHE ET CINÉMATOGRAPHE 




Il ne pouvait mieux faire, en 
pareille circonstance , que de 
s'adresser à la plus grande Manu- 
facture de cinématographes du 
Monde, et c'est sous la conduite 
de M. Oudaille, commissaire 
spécial, qu'il vint, mardi dernier, 
visiter les formidables dépendances 
de l'usine modèle de Vmcennes. 

Moulay-Hafid fut accueilli à 
sa descente de voiture par le 
créateur de l'industrie cinémato- 
graphique, M. Charles Pathé, 
entouré de tout son haut personnel. 
Quelques secondes après, il péné- 
trait dans le bureau directorial, 
blanc et or. Quelques rapides 
présentations y eurent lieu et 
bientôt, sous le feu des objectifs 
braqués, il se dirigea, guidé par 
M. Charles Pathé, vers les salles 
de projection. 

Là, il eut la joie de pouvoir lui- 



COMPAGNIE GÉNÉRALE DES ETABLISSEMENTS PATHÉ FRÈRES 
PHONOGRAPHE ET CINÉMATOGRAPH E 




même tourner la manivelle et de 
projeter ces vues animées dont il 
n'avait pu arriver à percer le 
mystère. Quelques vues scienti- 
fiques lui furent ensuite montrées. 

Toute la durée de la projection, 
il ne tant pas d éloges sur cette 
merveilleuse invention qui, pareille 
à l'épervier, fonce sur le document 
vivant, en fait sa proie scientifique 
et la ranime à la vie immortelle 
de l'écran cinématographique. 

Sa promenade à travers les 
curieux et très perfectionnés labo- 
ratoires scientifiques, la ménagerie, 
la serre, fut un émerveillement à 
chaque pas renaissant. 11 allait, de 
prodige en prodige, comme dans 
la fantasmagorie d'un conte des 
Mille et une nuits. 

Mais, où son enthousiasme 
s'exclama, ce fut quand il assista 
aux expériences de cinématographie 



COMPAGNIE GÉNÉRALE D EjS ÉTABLISSEMENTS PATH! 
PHONOGRAPHE ET CINÉMATOGRAPHE 



F k E K ES 




ultra-microscopique - cette per- 
fection dans la perfection - dont 
le monde savant de l'univers se 
dispute les extraordinaires docu- 
ments qui vont bientôt révolutionner 
les méthodes actuelles d enseigne- 
ment. 

Ce fut, ensuite, la visite rapide 
des services de notre confrère 
Patbé-Journal, le premier Journal 
vivant de l'Univers, organisé 
comme les grands journaux pan- 
siens, des ateliers de tirage, de 
développement, de fabrication, 
d éclairage et de force motrice. 

Après un coup d'ceil général 
sur cette usine modèle de ciné- 
matographes, la seule qui puisse 
se suffire à elle - même et se 
dispenser de tout élément étranger 
à sa propre fabrication, sur cette 
ville industrielle jaillie de terre, en 
deux ans, par la volonté créatrice 



COMP AGNIK GENERALE DES ÉTABLISSEMENTS PAT 111'. 
PHONOGRAPHE ET CI N É M ATOGRAPH K 

d un seul homme — celui-là même qui lui en désignait 
les détails d'une main descriptive — Moulay-Hafid 
se dirigea vers les Théâtres de prises de vues. 

Là, une surprise lui était réservée. On " tournait » 
justement une scène dramatique interprétée par les 
artistes de la Maison Pathé, pensionnaires de la 
Comédie- Française, M me Gabrielle Robinne et 
M. Alexandre. 

Je ne sais quelles furent les impressions du sultan 
aux péripéties de la scène qui se déroulait devant ses 
yeux, mais il semblait que Ben-Ghabrit lui eût dit, 
comme au troisième acte de Jffichel Strogoff : 
« Regarde, de tous tes yeux, regarde ! » car il ne 
pouvait détacher ses yeux de ce jeune et harmonieux 
couple. 

Aussi tint-il, à la fin de la scène, à féliciter les 
artistes lui-même. 



F K K K K S 



Et ce fut un spectacle rare 

que celui de M me Robinne laissant sa longue main 

glisser — écharpe souple dans la main rude du 
souverain musulman. 

Cependant l'appareil enregistrait cette scène impré- 
vue, qui ne sera pas de celles que Moulay-Hafid fera 
le moins tourner lorsqu'il voudra se rappeler les belles 
heures de France. 

Après avoir, par voie d'interprète, félicité M. Charles 
Pathé et ses collaborateurs de toutes ces merveilles 
accumulées en son honneur, Moulay-Hafid voulut 
leur donner, par un précieux autographe, une marque 
durable de sa satisfaction, puis il se retira, gardant au 
cœur le sentiment de notre puissance industrielle et 
aux yeux, la vision de M me Gabrielle Robinne 
cet éblouissement. 

Le Cinéma, n" 28, 6 septembre 1912. 



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LES DEUX PARIS 

Comédie 



Gabnelle a pané, avec ses amies d'amener Sébastien à ses pieds. 
Sébastien avec ses camarades, a pané de donner un baiser à Gabrielle. 

Chacun d'eux, ignorant le pan de l'autre, fait toutes sortes d'avances 
pour arriver à son but. Mais en voltigeant autour de flamme, le papillon se 
brûle les ailes et quand les amis de chacun des « combattants » se précipi- 
tent dans le bosquet où Sébastien, aux genoux de Gabrielle, lui donne un 
tendre baiser, il n'est plus question de pan à gagner, mais bel et bien de 
fiançailles. 

Long 229 mètres. — Affiche en couleurs. — Virage 19 fr. 

Mot Télégraphique : DUESCO 



UNE FAUSSE ALERTE 

Comique 
M M 

Cinq gardes demandent une journée de liberté qui leur est accordée. 
Ils s'éloignent en courant et rencontrent deux autres gardes, libres aussi, qui 
s'unissent à eux. Ils déambulent rapidement le long des rues, quelques 
citoyens qui les observent s'imaginent qu'il s'agit de quelque chose de 
grave et suivent les gardes. En peu de temps, une multitude curieuse et 
anxieuse se forme à la suite des gardes qui entrent dans une hôtellerie. Le 
commandant qui a été averti, accourt, et lorsqu'en se faisant place dans la 
foule, il réussit à entrer dans l'hôtellerie, il trouve ses hommes sur le point 
de dévorer un plat de macaroni. Ils avaient simplement profité du permis 
pour dîner ensemble... 

Longueur 108 met. — Virage 7 fr. 80. 



48 



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BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



CIVITA CASTELLANA 

Plein Air 
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Longueur : 69 mètres. — Virage 5 fr. 30 

Mot Télégraphique : CASTELLANA. 



LES PANTALONS DE BIDONOT 

Comique 
MM 

Dans le régiment d'Isidore Bidonot, il existe un autre Bidonot. Le 
colonel remarque que les pantalons de celui-ci sont trop longs et ordonne au 
capitaine de les faire raccourcir. Le capitaine passe l'ordre au lieutenant; 
celui-ci, au sergent. 

Le lieutenant rentre au quartier et se souvenant de l'ordre reçu, dit à 
Isidore Bidonot de raccourcir ses pantalons. Isidore est surpris mais il obéit. 
Peu après le sergent l'appelle et lui renouvelle le même ordre. Il proteste 
inutilement et doit couper ses pantalons à nouveau. Plus tard 1 , le capitaine 
lui ordonne brusquement de raccourcir ses pantalons et sous menace d'être 
consigné, il doit encore obéir. A la revue, le pauvre Isidore se présente avec 
des pantalons qui lui arrivent au-dessus du genou. L'équivoque de l'homo- 
nymie est éclaircie, mais les deux Bidonot reçoivent trois jours de salle de 
police. 

Long. 198 met. — Affiches en couleurs. 

Mot Télégraphique : PANTALONI. 




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BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



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NORDISK FILM 



Le NOUVEAU DECROTTEUR de L'HOTEL 

Comique 
J&JS 

François, qui est sans travail, parcourt avec attention les annonces du 
journal dans l'espoir de trouver une place qui pourrait lui convenir. Subite- 
ment sa figure rayonne : il croit avoir trouvé son affaire. L'hôtel Victoria 
demande un décrotteur, c'est quelque chose pour lui. Vite, il court à l'hôtel, 
on l'engage, et peu après il est en pleine activité. 

Nous nous garderons bien de révéler comment il s'y prend pour exé- 
cuter sa besogne; nous nous contenterons de dire qu'au bout d'une heure 
il a causé tant d'ennuis au propriétaire que celui-ci le met à la porte. Que 
cette punition soit bien méritée, tout le monde en conviendra sans doute. 

Longueur 183 Mètres 



LE PLUS FORT 

Comédie 
JSJff 



Le comte Frédéric de Jamouins qui est propriétaire de plusieurs che- 
vaux, ramène un jour, après les courses, son ami Charles Varnier, chez lui, 
où trois autres amis, MM. Léon Bernbourg, François de Fronville, et Phi- 
lippe Lévy, l'attendent avec impatience. Tous les trois lui montrent, la mine 
triomphante, une invitation à dîner qui leur a été adressée par la belle com- 
tesse Rita de Berry, jeune veuve renommée autant par sa grande richesse 
que par ses caprices excentriques, et tous font l'éloge de la belle dame. 
Quand on parle du soleil, on* en voit les rayons : tout à coup, la comtesse 
entre dans le salon, et Charles Varnier doit convenir que l'éloge de ces 
messieurs n'est point exagéré. La comtesse produit une impression très vive 



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BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



sur lui, et il croit remarquer qu'il ne déplaît point à la belle dame. Avant 
de partir, elle l'invite à son dîner. 

Depuis ce jour, les visites de la comtesse chez le comte de Jamouins 
deviennent de plus en plus fréquentes, mais il est facile de voir qu'elle ne 
vient pas pour lui. Elle aime Charles Varnier, et elle use de tous les moyens 
dont dispose une belle femme pour se faire aimer de lui. Quoique très 
épris d'elle, Charles Varnier ne se laisse pas aveugler. Dès le début il a 
compris qu'il ne faut pas qu'elle prenne le dessus, car alors elle ne sera 
jamais pour lui ce qu'il espère et désire. Aussi, au grand étonnement du 
comte, il se montre peu galant avec elle, mais Vanner n'est pas sot, il sait 
que la réserve qu'il a adoptée vis-à-vis de la comtesse est bien loin de refroi- 
dir les sentiments qu'il lui a inspirés. 

Pendant une promenade à cheval, la comtesse veut mettre ses adora- 
teurs à l'épreuve, et voici ce qu'elle a imaginé : elle jette une de ses bagues 
dans le petit lac au bord duquel ils se sont arrêtés, et offre à celui qui la lui 
rapportera, un baiser. Or tandis que ces messieurs s'efforcent à l'envi de 
gagner le prix, Varnier lui tourne froidement le dos en déclarant que ces 
enfantillages sont au-dessous de sa dignité. Vivement piquée, elle relance 
son cheval, et peu après on arrive au port où Varnier a l'occasion de 
prouver qu'il ne manque pas de courage, car, voyant un gamin tombé à 
l'eau, lutter contre le courant, il s'y jette résolument et le ramène sain et 
sauf sur le quai. Cette fois-ci, les adorateurs de la comtesse étaient beau- 
coup moins empressés que tout à l'heure. 

Quelque temps après, la comtesse donne un grand garden-party où tout 
ses adorateurs l'entourent et se disputent une petite place sur son carnet, 
mais ils n'y réussissent pas, la comtesse ne pense qu'à Charles Varnier, et 
quand elle l'invite à danser avec elle, il la refuse. Dépitée, elle s'élance 
avec le comte de Jamouins, mais elle fait un faux pas, et se démet le pied. 
Tout le monde perd la tête, on réclame un médecin, la voiture de l'ambu- 
lance, etc. Alors Vernier se précipite et d'une main résolue remet le pied 
de la belle hôtesse qui lui exprime sa vive reconnaissance, mais il l'écoute 
à peine et reste toujours également froid et impassible. Alors elle décide 
tenter un dernier effort, et un beau jour elle convie tous ses adorateurs à un 
grand dîner. Après le dîner, elle leur dit qu'elle leur a préparé une grande 
surprise et les invite à descendre avec elle au jardin. Là, un spectacle 
bizarre s'offre à leurs yeux. Au milieu de la grande pelouse est dressés une 
grade carcasse de fer, et à quelque distance un énorme pont de bois. Au 
haut de la carcasse se trouve un petit automobile très élégant. « Messieurs, 
dit la comtesse, avec un petit sourire narquois et en montrant l'auto, celui 
qui veut m'épouser doit faire la petite course de là-haut jusqu'ici ! » Tout 
consternés, ces' messieurs se regardent ayant l'air de se demander si la 
comtesse a conservé sa raison. Faire cette course-là, la tête en bas et même 
se trouver suspendu un moment dans l'espace! Celui qui tenterait cette aven- 



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BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



ture-là serait fou. Mais il y a un fou dans l'assistance, et c'est Charles 
Varnier. Parfaitement calme il quitte son habit et se met à monter a 
l'échelle. Arrivé au haut de la carcasse il s'asseoit dans l'auto. Profond 
silence. Les regards angoissés de la comtesse se portent sur l'homme qu'elle 
aime et dont elle a follement exposé la vie. Qu'ai-je donc fait, se dit-elle, 
épouvantée de sa lubie impardonnable. Au même instant 7 'armer fait un 
geste de la main et démarre. Un bruissement se fait entendre, et la petite 
voiture lancée à toute vitesse franchit l'espace et s'abat sur le pont pour 
arriver, l'instant d'après, sur la pelouse, avec son audacieux automédon. 

Enthousiasmée, la comtesse accourt vers lui, mais il s'incline en \<* 
priant d'excuser qu'il se retire, n'étant pas en humeur d'écou..er des flatte- 
ries, et riant sous cape, il s'éloigne vers le fond du parc. Peu de moments 
après, la comtesse l'y rejoint, et se déclare vaincue, ajoutant que mainte- 
nant, grâce à lui, elle connaît le véritable amour. 

Varnier a remporté la victoire, et, souriant de bonheur, il l'attire sur 
son cœur. 

Long. : 657 mètres — 2 Affic. en coul. 1"V 2 m 25 et 2 m - 2 m 25 




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BULLETIN HEBDOMADAIRE AUBERT 



HEPWORTH 

MAUVAISE CHANCE 

Comique 

MM 

John envoie un ultimatum au forain William d'avoir à lui rembourser 
ce qu'il lui doit, dans les quarante-huit heures, sous peine de saisie. William 
n'a pas le premier sou, mais ne manque pas d'idée. 

En somme, son créancier ne lui indique pas de quelle façon il devra 
le payer, il s'en rapporte sans doute à lui, ce sera donc en nature. Il lui 
annonce l'arrivée d'une malle remplie d'effets. Sans défiance, John Smith 




la fait ouvrir en sa présence, il en surgit un ours énorme devant lequel cha- 
cun fuit et est assez adroit, en fouillant la maison, pour y trouver la traite 
souscrite par son maître, auquel il la rapporte. Et la police appelée, n'en 
peut, mais. 

Longueur : 140 mètres. — Affiches en Couleurs. 



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BULLETIN HEBDOMADAIRE ALBERT 



BARRER 



L'ANNIVERSAIRE 

Drame 
MM 

Frank Havergal, en rentrant au manoir, trouve son père qui élabore 
pour lui des projets matrimoniaux en complète contradiction avec ses idées. 
Il lui déclare respectueusement, mais très catégoriquement, qu'il ne peut 
l'écouter, ayant donné sa parole à Alice Meadows. 

Son père le chasse alors de la maison paternelle et le jeune homme, 
fidèle à sa parole se marie avec Alice. Les années passent, un jour qui est 
celui de l'anniversaire de son père, Frank Havergal tente une démarche de 
conciliation, s'introduit, à la tombée de la nuit dans le vieux manoir, et 
dépose sur la table de la salle à manger un cadeau accompagné de souhaits. 
Au bruit qu'il fait, son père est sorti de sa chambre et, croyant, dans la 
pénombre, être en présence d'un cambrioleur, tire et le blesse. On se pré- 
cipite, le vieux domestique reconnaît son jeune maître qu'Havergal fait 
transporter à l'hôpital, il n'a pas fléchi... Les heures s'écoulent angoissantes, 
n'apportant au père aucune nouvelle de son fils. Cependant son intendant 
arrive, lui présente un enfant. C'est son petit-fils et sous les caresses de cet 
adolescent, le vieillard rigide s'adoucit. Il l'emporte dans ses bras jusqu'à 
l'hôpital, où il va porter à son fils le pardon tant désiré. 

Longueur 280 Mètres 





Godefroy de Bouillon 

DRAME HISTORIQUE 




Interprété par 

pi. E. GRISOLLET, des Foiies-Dramaiiques. Godefroy de Bouillon 
pi. CHRPIflU, de l'Odéon fliadin 



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22, Rue Baudin, 22, PARIS 

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Adr. Tél.: HARRYBIO-PARIS 




Godefpop de Qouillon 



Godefroy de Bouillon vienl de prendre Tortose. Il prie devant sa 
lente, lorsque des voix célestes lui ordonnent de se mettre en route pour 
aller délivrer Jérusalem. 

Devant le palais d'Aladin, roi de Jérusalem. Un sorcier lui donne 
le conseil de pénétrer dans le temple catholique, de s'emparer lui-même 
de l'image de la Vierge el d'aller la placer dans la Mosquée. S'il accom- 
plit cela, il sera maître des destinées du monde. 11 obéit donc. 




Le Grand Prophète, qui ne sait pas l'acte commis par Aladin et 
qui trouve dans la mosquée musulmane une image catholique, crie à la 
profanation, s'empare à son tour de cette image impie et la déchire. 

Aladin, apprenant la destruction de l'image sainte, qu'il avait lui- 
même placée dans la Mosquée, croit à la culpabilité des Chrétiens. Une 
vierge sainte, Sophronie, pour éviter le martyr des chrétiens, s'accuse 
elle-même, ainsi qu'un noble chevalier. Aladin ordonne leur emprison- 
nement immédiat. Mais il apprend d'une jeune guerrière que Godefroy 
de Bouillon est tout puissant el que, s'il peut s'allier avec lui, il 
triomphera. 

Il se rend donc au camp de Godefroy. mais celui-ci repousse les 
ouvertures du roi Aladin. voulant agir seul. 

Il prépare son armée et se met en route pour la conquête de 
Jérusalem. 



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On assiste aux combats sous les murs de la ville sainte et à l'assaut 
donné sur ses murs. 

Godefroy de Bouillon, vainqueur, parcourt le champ de bataille 
et se signe pieusement devant les morts. 




Longueur approximative : 331 mètres. 

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Comique 

Il s'agil d'un malheureux à qui il arrive un Las de désagréments 
provenant d'un malencontreux parapluie, dont le manche à crochel esl 
cause de nombreuses péripéties. 













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A la fin. cependant, ce crochel serl à arrêter un apache el la mal- 
heureuse victime que visait cet apache. veut récompenser le porteur du 
parapluie en lui accordant sa main. Le parapluie, cause de tant de 
bonheur, est installé dans l'appartement, en souvenir de cette mémora- 
ble journée. 

Longueur approximative: 117 mètres 

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a. Le marché. 4. Marchand d'huîtres. 

T>. Temple de Taï Kyoku à Kyoto. 6. Temple Mishi Howanji. 

7. Temple de Kiyomizudera. S. Prière dans le temple. 

Longueur approximative : 101 mètres 

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ploitation de cinémas. Siège social provisoire : 
Jordan and Sons, Limited, 116, 7, Chancery 
Lane, Londres W. G. 

Palace (Edimburgh) , Limited, enregistrée le G 
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Siège social : 2 Hill Street, Edimbourg. 

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tembre, au capital de 4.000 liv. st. Exploitation. 
Siège social : 98-100 High Road, llford. 

International Shows, Limited, enregistrée le 5 
septembre, au capital de 5.000 liv. st. Exploita- 
tion de cinémas. Siège social : 178. Charing 
Cross Road, Londres W. G. 

Pyke's Circuit, Limited, enregistré le 5 sep- 
tembre, au capital de 100 liv. st. Cinéma. Siège 
social, Vernon House, Bloomsbury Square, Lon- 
dres W. C. 

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enregistrée le 29 août à Dublin, au capital de 
500 liv. st. Exploitation de cinéma. Siège social: 
57, Grafton Street, Dublin. 

People's Palace (Edmonton), Limited, enregis- 
trée le 27 août, au capital de 2.000 liv. st. Ex- 
ploitation de cinéma. Siège social : Théâtre 
Hoyal, Angel Road. Edmonton. 

Scenic Picture House, Limited, enregistré à 
Edimbourg le 26 août, au capital de 2.500 liv. st. 
Exploitation. Siège social : 170, Hope Street, 
Clasgow. 

Picture House {Sutton Coldfield), Limited, en- 
registrée le 29 août, au capital de 2.000 liv. st. 
Industrie cinématographique. Siège chez Water- 
low Brothers et Layton, Limited, Birchin Lane, 
Londres, E. C. 

Suburban Picture Palaces, Limited, enregis- 
trée le 29 août, au capital de 10.000 liv. st. 
Exploitation de cinémas. Siège social : Lozells 
Road Aston Manor, Birmingham. 



Courrier Britannique 

(Correspondance particulière du « Ciné- 
Journal »). 



Londres, 25 septembre 1912. 

C'est un peu le calme plat, en ce moment, 
de ce côté-ci du détroit. Il n'y a rien de sen- 
sationnel à annoncer et nous attendons la ren- 
trée pour voir de quel côté souffle le vent... 

Tout ce que nous avons à signaler en fait 



de nouvelles intéressant la branche, c'est la 
dernière réunion du Comité Exécutif de l'As- 
sociation des Exploitants britanniques (Cine- 
matograph Exhibitors Association) . 

On a approuvé un traité conclu avec la 
Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs 
de musique de Paris, dont le représentant à 
Londres est M. P. Sarpy. 

Une intéressante correspondance dont il a 
été donné lecture, a été échangée entre l'As- 
sociation des Exploitants, la Société des Fa- 
bricants-Editeurs de films et l'Association des 
loueurs, au sujet de la question brûlante de 
la fermeture dominicale des cinémas. Il a été 
décidé que les Comités exécutifs des trois As- 
sociations se réuniraient pour discuter la ques- 
tion avant de convoquer un meeting général de 
tous les membres des corporations intéressées. 

La question de la censure fut également 
mise sur le tapis. On décida d'inviter à nou- 
veau l'Association des Editeurs de bien vou- 
loir recevoir les délégués des Exploitants au 
sujet de cette controverse, car ces derniers sont 
fermement convaincus que si l'industrie ne veut 
pas se résoudre à s'imposer une auto-censure, 
une censure exercée par le public s'imposera 
inévitablement. 

Finalement, on décida d'inviter les Edi- 
teurs à ne ii montrer » leurs films qu'à des 
jours déterminés et fixés de préférence les lun- 
dis et les mardis. 

C'est tout ce que le Royaume-Uni de 
Grande-Bretagne et d'Irlande peut offrir au- 
jourd'hui d'intéressant aux lecteurs du Ciné- 
Journal. 

Mais sous peu il y aura du nouveau... 
beaucoup de nouveau, paraît-il. 

Ralph ScREEN. 



EN RUSSIE 

NIJNII = NOVGOROD 

"Brillants Résultats de la Fo/r. 



De fortes ventes dans les textiles de colon 
et de laine ainsi que dans les tricotages sont à 
signaler. Les grands fabricants russes seront 
obligés d'augmenter leurs productions par de 
nouvelles installations. La situation des petits 
et moyen fabricants reste toujours très criti- 
que à cause de l'incertitude de leur solvabilité. 
Ils ont été très éprouvés à la suite des nombreu- 
ses faillites survenues ces dernières années dans 
le commerce de la nouveauté. 




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1912=ÉCLAIR 



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1913 = ? ? 



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77 



La Bonne Manière 



Les gens de Pittsburg, en Pensylvanie, sont 
passés maîtres en l'art de faire de la réclame 
pour leur belle cité. Aussi ont-il compris que 
le cinématographe ne pouvait que leur être 
d'un précieux et puissant appui dans l'œuvre 
de propagande nationale qu'ils sont en train de 
réaliser. 

La Chambre de Commerce de Pittsburg, 
qui a assumé la lourde tâche de mener à bonne 
fin la grande œuvre, a imaginé quelque chose 
de tout à fait nouveau dans les annales de la 
propagande. 

Elle a offert aux populations étonnées d'A- 
mérique — et il faut quelque chose pour les 
étonner, les Yankees! — ce que l'on a appelé 
là-bas le « Made-in-Pittsburg-Train » , c'est- 
à dire le train fait à Pittsburg. 

Ce train a quitté pour la première fois 
Pittsburg le 1 septembre dernier, pour en- 
treprendre un petit voyage de 5.000 milles, 
soit près de 8.000 kilomètres, à travers dix- 
huit Etats de l'Union, afin de faire de la ré- 
clame, de la propagande pour Pittsburg et 
la Pensylvanie. 

Le train en question constitue, en effet, une 
véritable exposition roulante, de nature à don- 
ner à tous ceux qui seront appelés à le visiter 
une idée exacte de la puissance de production 
de Pittsburg et de sa région. Toutes les in- 
dustries nombreuses et prospères du pays ont 
accumulé dans ce train des témoignages sai- 
sissants de leur féconde activité. 

La locomotive, les wagons, l'aménagement 
intérieur, tout, tout est de fabrication locale, 
et il n'y a pas jusqu'à l'acier et les autres mé- 
taux employés qui ne soient de Pittsburg ou 
arrachés aux entrailles du sol pensylvanien. 

Tandis que ce train unique en son genre se 
construisait, la Chambre de Commerce épar- 
pillait dans toute la région de nombreux opé- 
rateurs de prises de vues, afin de filmer tous 
les points intéressants, les plus pittoresques, les 
exploitations rurales et forestières, les grandes 
installations industrielles et les organisations 
économiques et sociales. 

Toutes les cultures, toutes les industries ont 
été fidèlement enregistrées sur le film. Les pa- 
noramas les plus séduisants ont été fixés d'ha- 
bile façon, pour la plus grande joie des yeux; 
l'activité la plus intense des rues également a 
été prise sur le vif. 

Et cette débauche de films va servir à la 
bonne cause. A chaque arrêt, des banquets 
auront lieu, on y conviera le plus de monde 



possible, et après le régal du palais on leur 
offrira le régal, tout aussi appréciable, de 
belles projections, agrémentées d'une petite 
causerie instructive, pour faire connaître toutes 
les beautés et toutes les vertus de la Pensyl- 
vanie et de sa capitale: Pittsburg. 

On a lancé des invitations à tous les ex- 
ploitants de cinémas des régions traversées, 
afin qu'ils accourent en masse pour voir ce 
spectacle, assurément nouveau. 

Allons, pourra-t-on jamais dire que l'ima- 
gination humaine est épuisée? 

A. M. 



Le Brevet des Opérateurs 

Ce que font les Américains 

On vient de prendre, à Los Angeles, l'ini- 
tiative d'une réglementation très stricte de l'ad- 
mission aux fonctions d'opérateurs pour pro- 
jections dans les cinémas de Californie, et il y 
a tout lieu de croire que le régime nouveau 
adopté par les autorités de cet Etat servira de 
prototype à une réglementation générale pour 
tous les Etats de l'Union. 

Jusqu'à présent, le certificat d'admission aux 
fonctions d'opérateur cinématographique était 
délivré aux postulants sur l'avis de l'ingénieur 
électricien de la ville, qui le soumettait à un 
examen purement verbal. 

On a estimé que cela n'était pas suffisant, 
et la municipalité a fait l'acquisition d'un 
poste de projection complet, afin que les can- 
didats pussent fournir, de façon pratique et 
démonstrative, les preuves de leurs capacités. 

De plus, la limite d'âge pour l'admission 
a été fixée à 21 ans, et désormais aucun can- 
didat n'ayant atteint cet âge ne pourra exer- 
cer la profession d'opérateur dans un cinéma. 

CEUX DE NEW-YORK 

Le 15 décembre aura lieu, à Albany, Etat 
de New- York, une importante réunion du Co- 
mité exécutif de la « Ligue des Exploitants 
de New- York ». 

Il résulte des rapports lus à cette occasion 
que les efforts des propagandistes ont été cou- 
ronnés de succès et qu'actuellement 600 ex- 
ploitants, dont les affaires sont très florissan- 
tes, ont adhéré à la Ligue. 

Tous les efforts du Comité exécutif vont 
tendre, maintenant à créer dans toutes les 
principales villes de l'Etat de New- York des 
Associations locales, en quelque sorte des suc- 
cursales de la « Ligue d'Etat )\ 




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Le Savetier a gagné à la Loterie, coin. . 122 
La détective, drame policier, affiche. . . '.'>9:', 
La Vie à Tripoli, plein air 118 

PROGRAMME DU 11 OCTOBRE 

Le Musicien, dramatique, affiches 280 

La promesse du ministre, affiches 269 

Comment on travaille le plâtre 146 

Robinet contre un Robinet, gr. affiche . . 117 



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Représentant HODEL, 3, rue Bergère 
PROGRAMME du 11 OCTOBRE 

L'Honneur du soldat, drame affiche 625 

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Société C1NÈS 

Louis AUBERT, Représentant 
19, rue Richer, Paris 

PROGRAMME N° 63 

La Cible, comédie affiche 1-6 

Le Léonal. comique affiche en coul 117 

Corne to Tarquinia plein air 10*) 

Œil pour Œil, drame affiche 899 

Le Gourmand, comique 150 

PROGRAMME No 64 

Les deux paris, comédie, affiche 229 

Une fausse alerte, comique 108 

Civita Castellana, plein air 69 

Les pantalons de Bidonot, comique, a lf. 198 

NORDISK FILMS C° 

Filiale de Paris 

Représentant : Louis AUBERT 

Le nouveau décrotteur de l'hôtel, coin. . L<3 

Le plus fort, comédie, 2Jaffiches 657 

HEPWORTH 

Mauvaise chance, comique, affiche.... 140 
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L'Anniversaire, drame . . 280 

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PROGRAMME DU 4 OCTOMBRE 
Au secours du Lucknow, Révolte in- 
dienne de 1857 288 

Prendre sa revanche est agréable, coméd. 193 

Soc. Génér. des Cinématographes "ECLIPSE" 

23, rue de ta Michodière, Paris 

Films ECLIPSE-RADIOS-URBAN 

PROGRAMME du 11 OCTOBRE 

Deux clichés sensationnels, comédie, aff. 220 
A travers le comté de Pembroke, Pays 

de Galles, plein air lui 

Fhuéraon veut rajeunir, comique 117 



Société française des Films ECLAIR 

8, Rue St-Augustin, Paris, 
PROGRAMME du 4 OCTOBRE 
Le droit d'Aînesse, drame 2 affiches. . . . i>7i 
Gontran engendre une sombre postérité 

comi ne affiche 210 

La partie de Cache Cache, com A. CAD. 158 

ÉCLAIR-COLORIS 
Hécolle du Cacao, documentaire 101 

PROGRAMME DU 11 OCTOBRE 

Gerval,le maître de forges, drame, A. ( '.. 

A. I). , 2 affiches .' 565 

Rival de son maître, coméd. 24." 

Gavroche peintre célèbre, comique, aff. 186 
SCIENTIA 

Le scorpion, scientifique I i7 

La chasse au Zèbre, documentaire 82 



Géo JANIN, Représentant 

17, Rue Grange-Batelière, PARIS 

27 Septembre 

PHAROS 

Le Chantage Mondain 1000 

ESSANAY 

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GALLIA 

Chevauchée do la mort 825 

IMP — REX - WILD WEST 

Représentant: M. BROCKLISS 
23, Rue de la Michodière, PARIS 

" SOLAX " Film Company 

Dans les Bas-Fonds de New-York, drame 
réaliste, affiches en couleurs 552 

ITALA-FILM 

Paul HODEL, Représentant 
3, Rue Bergère, Paris 

PROGRAMME DU 11 OCTOBRE 
Le pédicure a hérité, comique, affiche.. 182 

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diverses agences. 

PROGRAMME No 43 

La question d'argent, comédie. 



Calino chef dépare, comique, agrand 
In cas de conscience, drame, agrand 

La Tour Eiffel, panorama. 

La vertu de Lucette. comédie . . 

La piéride du Çhpu, scientifique 22-> 

LES GRANDS FILMS ARTISTIQUES "GAUMONT 



144 

225 
121 
325 



L'Espalier de la Marquise, coméd., atV. 



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Société des Phonographes 

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PROGRAMME du 11 OCTOBRE 

La main sanglante, A.C.G.F.. dr. ail'.. 33? 

Ça colle, comique, affiche. 136 

Les boxeurs entêtés, comique < s 8 

Dans lesmontagnesdesAbbruzy.es.pl. air U2 
FILMS « NESTOR »» 

Le frère indigne, drame 301 

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Les sœurs rivales, drame, affiche 304 

Les ennemis, drame, affiche 303 

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LE 4 OCTOBRE 

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PROGRAMME DU 5 OCTOBRE 

Je meurs où je m'attache -15 

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Scène policière 
Résurrection de XLk-Winter. affiches 

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Comédies 
Le testament de l'oncle Anselme. , Mod. 

Pictures ' . .- 195 

Le mariage au Niagara, , Thanhouser) . . 269 

Comiques i 
Billy n'est pas priseur., American Kinema ' 170 

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Pénard paie son terme 200 

Casimir garçon laitier. Comica ' 145 

La fête de Boireau. affiche 120x160 19.ï 

Madame aime les émotions, Thaliej.. . . 1 40 
Acrobatie 

The three Neat's 140 

Plein Air 

Excursion à la Grande Chartreuse 115 

Chasse aux rennes en Norvège, {Germa- 
nie Films' 75 

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Phénomènes naturels : la neige, la glace. 150 

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A. B. Lue légende Indienne, drame en 

± parties 613 

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Kalem. Le bateau prison, dr. historiq. 335 

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PROGRAMME DU 4 OCTOBRE 

De Kharbine à Yokohama, voyage 120 

La mâchoire décrochée 149 

Union intéressée, drame 218 

PROGRAMME DU 11 OCTOBRE 

Voyage au Japon, voyage 132 

Les deux bossus, comédie comique. . . . 187 

La fille de Paillasse, drame affiche 217 

VITAGRAPH 

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PROGRAMME du 4 OCTOBRE 

Pour la liberté, historique, affiche 280 



153 
165 
275 
310 
311 
•27! • 



2(J4 



Une vieille connaissance, comique 
Le gardien de la roulotte, tragique, aff 
Le lac maudit, dramatique, affiche. .. 
La Mission des violettes, sentim. aff. 
Le sang volé, romanesque, affiche. . . . 
Le vœu de la vieille tante, pathét. aff. 

PROGRAMME DU 11 OCTOBRE 

Un gros scondale, comédie com. aff.. . . 

Un pari tragique, tragique, affiche 303 

Deux gros amoureux, comique, affiche. 120 

L'Ivrogne, comédie dramat. affiche. ... 307 

La malédiction du pêcheur, rom. aff. . . 309 

L'Enfant et le bandit, pathétique, aff.. . 303 

PROGRAMME DU 25 OCTOBRE 

lin supplément au Programme ordinai re : 
LE ROI DE L'ACIER 



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^engeance de {Jdlouan 



Comédie Dramatique 



Interdit de séjour, le marquis <lr Rusquer esl rentré en France il 
a été vu H les soldats de la République le cherche. Une prime de 
50 pistoles est offerte à celui qui indiquera s;i retraite. 



Bîjr "^S 




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Le marquis est venu demander hospitalité à son ex-fiancée, mariée 
maintenant, le mari le reçoit et le cache, déclarant aux soldats ne pas 
l'avoir aperçu. 

Pendant l'absence du mari, le marquis attire la femme dans un 
rendez-vous et lui déclare son amour; le mari revenu à l'improviste, 
les surprend; il veut se venger et fait prévenir la garde que le marquis 
est chez lui. 



Les soldats arrivent; pris d'un remords, le mari jaloux endosse 
les habits du marquis et se l'ail passer pour tel; on remmène, aux yeux 
de son épouse infidèle, épouvantée (l'un tel dénouement. 




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Comique 



Deux jeunes soldais. Paul el Alfred, se sonl ('pris de la même 
jeune fille, Suzanne, cuisinière dans une grande maison. Suzanne aime 
bien les soldats, mais elle préfère ceux <|ui sonl galonnés el Paul ne 
l'oublie |>;is le jour <>ù il rencontre Suzanne au bras d'Alfred. Aussi va- 
l-il se déguiser en sergent; le stratagème réussit à merveille; mais 
Alfred ne se lient pas [tour battu, à son tour il échange ses vêtements 
contre le cosluine d'adjudant — et la lutte continue. Nous assistons 
ainsi à \\m' scène comique, où Ions les grades sonl passés en revue. 

Mais nos jeunes soldats n'avaient pas compté sur Jean, jeune 
pâtissier, ami intime de Suzanne qui, au plus l'oit de la lutte, s'éclipse 
sans être aperçue, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, ils repren- 
nent chacun leur tenue réglementaire et se lient d'une nouvelle amitié, 
plus durable que la première. 

Longueur approximative: 116 mètres 

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2° La plage et les attractions de Coney Island 

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Le Numéro : 25 cent. 
Paraît le Samedi 


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Le Cinéma garde le privilège 
de charmer les humbles, mais il est aussi le régal 

des beaux esprits. 



Je ne vais pas au cinéma, me dit un 
Parisien du meilleur style, parce que le 
cinéma sera toujours le plaisir des imbé- 
ciles. Les drames qu'on y représente sont 
bêtes à pleurer, les comédies puériles ou 
stupides et puis tous ces bonshommes si- 
lencieux m'agacent parce qu'ils vont trop 
vite et font trop de gestes. Mes enfants et 
ma femme y vont avec belle-maman (on 
n'est pas plus gentil) parce que ça coûte 
moins cher que le théâtre et que c'est ou- 
vert tout l'après-midi. Le soir, tout mon 
petit monde est fatigué. J'ai la paix chez 
moi... Alors je puis, en toute tranquillité 
d'âme, aller au spectacle. 

— Qu'y voyez-vous de précieux, 
cher ami? 

— Je passe une demi-heure au 2 acte 
de la pièce à succès que je connais par 
les « grands journaux », Bataille ou 
Caillavet, c'est toujours très bien. J'y 
rencontre quelques amis. Nous causons, 
Après quoi nous allons au music-hall... 
c'est toujours très bien... ou dans quel- 
ques petits théâtres particulièrement mon- 
dains où se réfugie le dernier esprit de 
Paris. 



— La dernière gravelure, voulez- 
vous dire- ou bien la fille à la mode, maî- 
tresse de roi, de prince ou de grand-duc, 
dans <( son rôle », un de ces rôles qui 
semblent avoir été écrits par 'le premier 
venu des grands couturiers. 

— Que voulez-vous? Il faut y aller 
puisque tout le monde y va, de ceux qui 
sont tout Paris. Il n'y a pas de combats 
de boxe tous les soirs, où pourrais-je pas- 
ser les heures qui s'écoulent entre le dîner 
et minuit? 

Ayant ainsi conclu, mon très parisien 
interlocuteur s'en fut dans quelque féerie 
city goûter des joies substantielles et plus 
intelligentes que le cinéma. Mais j'ai de- 
puis acquis la certitude — un soir dans 
un de nos plus brillants palaces du film 
— qu'il se cachait pour aller au cinéma : 
sa présence dans une loge me fut signa- 
lée par un confrère. J'appris ensuite qu'à 
la faveur de l'obscurité, il se glissait fré- 
quemment dans nos salles et qu'il im- 
molait son snobisme au plaisir « vulgai- 
re » du cinéma pour la bonne raison qu'il 
s'embêtait partout ailleurs. 

Beaucoup de braves gens ont encore 



— 4 — 



ce travers vieillot de dénigrer le cinéma 
et de dire ce que certains sceptiques di- 
sent de la religion : « C'est bon pour le 
peuple! » Mais ceux que la mode n'a- 
veugle pas et qui se laissent conduire 
dans la vie par le vrai plaisir, la fantaisie 
sincère, et la franchise d'impressions, 
confessent bien volontiers leur goût pour 
le cinématographe. 

Témoin, notre grand Anatole France 
qui fait partie, avec beaucoup de nos 
meilleurs écrivains, de la phalange des 
<( imbéciles » amateurs de cinéma. Ex- 
celsior conte, à ce propos, qu'un de ces 
derniers soirs, l'auteur du Lys rouge se 
rencontra, dans un cinéma des abords du 
Panthéon, avec un de nos amis, auteur 
en collaboration d'un petit livre qu'Ana- 
tole France tient en grande estime. 
* — Commenti dit notre ami à l'écri- 
vain, vous aussi, vous venez au cinéma? 

— J'y viens même très souvent, ré- 
pondit Anatole France. 

Et le maître exposa toute une théorie 
sur cette application de la photographie. 
Il lui devrait — à l'en croire — une do- 
cumentation d'anecdotes très précieuse. 

Le spectateur le plus attentif fut, ce 
soir-là, l'immortel qui ne va pas à l'Aca- 
démie, mais qui consent à traverser la ca- 
pitale de bout en bout pour aller voir les 
derniers films. 

Et voilà qui nous console des propos 
des snobs! Pour ma part, j'aimerais 
mieux n'avoir qu'un client dans ma salle 
mais qu'il fut Anatole France, au lieu 
de mille concierges, à place entière... 

Car je ne suis pas encore exploitant... 

G. DUREAU. 

DANS LES BALKANS 



IL FAUT DEMANDER.. 



La société Savoia vient d'envoyer un opé- 
rateur dans les Balkans. 

S'adresser à M. de Ruyter, 31, boulevard 
Bonne-Nouvelle, représentant de la Savoia, 
pour tous les renseignements relatifs aux films 
qui enregistreront les faits de cette grave ac- 
tualité. 



Il faut demander à la Vilagraph C" ses 
merveilleux agrandissements photographiques 
pour la France du grand succès : 

Le Roi de l'Acier 

le très beau film pour lequel une admirable 
publicité a été faite. 



->-•♦•—«- 



LA MOBILISATION 

DANS LES BALKANS 



La Société des Etablissements Gaumont 
vient d'éditer un film documentaire livrable im- 
médiatement sur les événements d'Orient. 

Ce film représente les souverains des Etats 
balkaniques et les armées mobilisées. Cette 
bande est d'une longueur de 50 à 60 mètres. 
— «^. — 

TRANSFORMATION 

DE LA 

MAISON A. KHANJONKOFF et Gie 



Le 2 1 septembre (nouveau style de cette an- 
née) , un fait très important pour le marché ciné- 
matographique a eu lieu en Russie. 

Nous voulons parler de la transformation 
de la maison de commerce « A. Khanjonkoff 
et Cie » (existante et connue depuis sept ans) 
en société par actions au capital de 1 mil- 
lion 300.000 francs (capital que nous devons 
bientôt voir s'augmenter sensiblement) et dont 
le siège social est à Moscou. 

La fondation de cette société démontre clai- 
rement le progrès du cinématographe en Rus- 
sie si nous remarquons que les actionnaires de 
cette société sont professeurs, directeurs de 
banques, conseillers d'Etat, etc., c'est-à-dire 
des personnes qui n'ont aucun rapport commun 
avec le cinématographe et qui ont mis leurs 
capitaux dans une affaire qu'ils considéraient, 
sans doute, il y a quelques années, comme 
n'ayant aucune importance et ne présentant in- 
térêt que pour les enfants et le peuple. 

Nos meilleurs vœux de succès à la nou- 
velle Société et nos félicitations à M. A. 
Khanjonkoff. 






SOCIETE GENERALE DE CINEMATOGRAPHE 

(Ancienne Société DELAC & C IE ) 



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Blancljette 

de M. Eugène BRIEUX, de l'Académie Française 



Interprété par : 
M. BERNARD, de la Comédie Française 

et 
Mlle ROSNI-DERYS, du Vaudeville 



n* 



Bkmchette , une des premières œuvres de M. Eugène 
BRIEUX, fut représentée à Paris il y a une vingtaine d'an- 
nées, au Théâtre Antoine, où elle remporta un très grand 
et très légitime succès, puis environ dix ans après à la 
Comédie Française au répertoire de laquelle elle est défi- 
nitivement entrée. Cette pièce, comme celles qui suivi- 
rent, Les Remplaçantes, Les Avariés, La Robe Rouge, etc., 
est une véritable étude sociale. Sous une action intéres- 
sante, mouvementée et pathétique, l'auteur y développe 
une thèse d'où découle cet enseignement, que chacun doit 
rester dans sa sphère, dans le milieu où il est né, où il a 
été élevé, que là seul il peut trouver la tranquillité et le 
bonheur, et qu'en vouloir sortir c'est s'exposer aux pires 
aventures, aux plus cruelles déceptions. 

En faisant une adaptation cinématographique de Blan- 
chette, le Film d'Akt a non seulement conscience d'avoir 
réalisé un beau film, mais encore une œuvre saine qui lui 
vaudra une fois de plus l'approbation du public en géné- 
ral, et en particulier celle de certains censeurs à l'esprit 
chagrin, qui se plaignent que le cinématographe cultive 
trop souvent les mauvaises passions en traitant des sujets 
inspirés des faits divers et des scandales du jour... 

Si nous ajoutons enfin que Blanchetle a été exécutée sur 
un scénario dont M. Eugène Brieux est lui-même l'auteur, 
que le film a été tourné sous les yeux de l'éminent acadé- 
micien, sur ses indications et sous sa haute direction, 
n'est-ce pas dire qu'il est deux fois l'œuvre d'un Maître ?... 



Rcsuipé de Bkipcl?ctte 



Dans la salle de la mairie l'émotion est grande. D'un 
instant à l'autre on doit annoncer en effet le résultat du 
concours pour le brevet d'institutrice. Les candidates cau- 
sent entre elles, inquiètes, nerveuses, les yeux fixés sur 
la porte de la pièce voisine où l'on décide de leur sort. . . 
Un grand silence subitement se l'ait. La porte vient de 
s'ouvrir et un garçon apparaît porteur de la liste des 
élues. Blanchette Rousset et Lucie Galoux sont du nom- 
bre. Les deux jeunes fillss, radieuses, s'embrassent ten- 
drement, tandis que les parents se félicitent mutuellement 
et gagnent la sortie. Là on se sépare. Lucie, son père et son 
frère, montent dans une élégante calèche, Blanchette, son 
père et sa mère dans une carriole de paysan attelée d'un 
cheval poussif et claudicant... Riches, les Galoux habitent 
la ville et si Lucie a passé son brevet ce n'est certes pas 
pour en tirer parti, mais par pure satisfaction personnelle 
et comme couronnement de ses études. Humbles et pau- 
vres sont au contraire les Rousset. Ils habitent le village 
voisin, où Rousset, le père Rousset, comme on l'appelle, 
exploite un modeste cabaret qui porte l'orgueilleuse en- 
seigne de " Café Rousset ", rendez-vous des cultivateurs et 
des ouvriers de l'endroit. Aussi quelle n'est pas sa fierté, 
lorsqu'en revenant de la mairie il peut annoncer à tous 
que Blanchette, sa fille, a son brevet d'institutrice, et 
qu'elle ira bientôt enseigner à la ville... 

Des jours, des semaines ont passé... Blanchette s'en- 
nuie. Elle rêve mélancoliquement au jour où elle aura 
enfin la situation qu'elle attend, et à laquelle son brevet 
lui donne droit, au jour où elle pourra enfin quitter ce 
cabaret, ce milieu de paysans, d'ouvriers, dans lequel elle 
se sent mal à l'aise... Mais voici la voiture des Galoux qui 
s'arrête à la porte. Lucie et son frère Georges en descen- 
dent. Les deux amies s'embrassent, Georges demande à 
Blanchette la permission d'en faire autant, après quoi il 
va pour sortir. Mais survient Madame Rousset qui le 
ramène par la manche et, presque de force, lui fait boire 
un verre de cognac dans lequelle elle a préalablement mis 
un morceau de sucre avec ses doigts. Très contrariée, et 
gênée des manières vulgaires de sa mère, Blanchette 
a essayé à diverses reprises, mais en vain, de l'arrêter. 
Enfin Georges sort, et les deux jeunes filles restent seules, 
heureuses de se trouver ensemble. Toutes deux s'asseyent 
devant le comptoir et bavardent. Elles échangent leurs 
projets d'avenir, se font part de leurs désirs, de leurs 
espoirs, se plaisent à s'imaginer mariées, recevant chez 
elles, faisant les honneurs de leur salon à des messieurs 
en habits et des à femmes décolletées. Mais ce joli rêve 
s'évanouit tout à coup, et la pauvre Blancbette est bien vite 
rappelée à la réalité des choses par l'arrivée du cantonnier 
Bonenfant qui demande un verre d'eau-de-vie. Ennuyée, 
Blanchette refuse de le servir, -et prétexte qu'elle ne sait 
pas où sont les bouteilles et les verres, sur quoi, fort mé- 



content, Bonenfant se retire en maugréant. Lucie prend 
ensuite congé de son amie, qui, les yeux pleins de tristesse, 
la regarde s'éloigner en voiture... 

Le père Rousset est en train de faire sa partie de domi- 
nos avec son vieil ami, le père Morillon, tandis qu'Au- 
guste, le fds de ce dernier, les regarde jouer. La partie 




terminée, le jeune homme fait un signe à son père, qui, 
gravement, entreprenant Rousset, lui avoue que son fds 
est très épris de Blanchette, et l'a chargé du soin de de- 
mander sa main. Il n'a pas plus tôt terminé que Rousset 
se lève, décroche le brevet d'institutrice suspendu au mur, 
et le montrant orgueilleusement aux deux hommes leur fait 
comprendre que sa fille n'est pas faite pour un paysan. 
Auguste, consterné, se retire, suivi de son père, qui, fort 
en courroux, mais sans mot dire, fait claquer la porte en 
sortant... 

C'est la fête du père Rousset. Pour la lui souhaiter, Blan- 
chette a été cueillir des fleurs dans les champs et en a fait 
un superbe bouquet. Elle arrive au cabaret et trouve son 
père fort occupé à déchiffrer une lettre que le facteur vient 
de lui remettre. C'est M. (jaloux qui l'avise qu'il a fait 
une démarche auprès du préfet pour la place d'institutrice 
que Blanchette attend depuis un an, et qu'il y a encore 
542 candidates à placer avant elle. Furieux, Bousset allume 
sa pipe en maugréant cependant qu'un voiturier remet 
une caisse à Blanchette, qui explique à sa mère que c'est 
une lampe à colonne qu'elle a fait venir pour l'offrir à 
son père. Celui-ci, plongé dans ses réflexions, ne bouge 
pas, et ne lève la tète que lorsque sa fille se trouve devant 
lui, son bouquet d'une main, et sa lampe de l'autre. Il 
se laisse embrasser, mais fait la grimace devant le bouquet, 
qu'il pose dédaigneusement sur la table, et examine la 



lampe. Il la tourne, la retourne, et en fin de compte dé- 
clare qu'il la trouve trop haute, puis, poursuivant une 
idée, il s'éloigne, laissant Blanchette toute déconfite de 
l'accueil fait à son cadeau. Il revient quelques instants 
après, et, d'un air triomphant, montre à sa femme et à sa 
fille la lampe privée de sa colonne, rapetissée, très laide. 
Dépitée, Blanchette fond alors en sanglots, et, ne pouvant 
maîtriser sa colère, s'empare de la lampe et la hrise sur 
le plancher, ce à quoi Rousset répond par une maîtresse 
giffle, et sort, laissant la jeune fille se consoler avec Lucie 
Giroux qu'il aperçoit venir de loin. La pauvre Blanchette 
confie son chagrin à son amie, qui, pour la distraire, l'in- 
vite à faire une promenade en voiture avec elle et son 
frère. Consolée, vite elle s'habille et se dispose à partir 
avec Lucie, quand elle se heurte à son père, accompagné 
de Bonenfant qui vient de lui confier le refus de Blanchette 
de lui servir à boire. Rousset furieux appelle sa fille, 
l'oblige à retirer son manteau et son chapeau et à servir 
incontinent le cantonier. Lucie Galoux et son frère veulent 
intervenir, mais le vieux ne veut rien entendre, et force 
est à Blanchette d'obéir, ce qu'elle fait en sanglotant. 
Ensuite, la prenant par le bras, brutalement il l'entraîne 




dans la cour, lui met un balai en mains et la force à 
nettoyer l'étable. Toujours pleurant elle obéit sous la me- 
nace des coups, mais vient un moment où elle se sent à 
bout, où toute sa fierté se révolte, et elle refuse d'en 
faire davantage. Son père veut la frapper. Alors, affolée 
elle s'enfuit, traverse la cour, puis le cabaret, monte dans 
sa chambre, fait en hâte un paquet de ses effets, et re- 
descendant quatre à quatre l'escalier s'enfuit de la maison 
paternelle... 

Sur la grande route, à la nuit tombante, Blancbetle, 
seule, marche vers la ville, le cœur gonflé de sanglots, 



mais avec le secret espoir qu'une vie nouvelle de travail, 
d'indépendance et de tranquillité va commencer pour 
elle, et la dédommagera de celle, obscure et misérable, 
qu'elle a menée jusqu'ici... 

Arrivée à la ville, Blanchelte est allée tout droit chez 
Lucie Galoux, à qui elle a fait part de la scène de la jour- 
née. Emue de la situation de son amie, Lucie a obtenu de 
son père qu'on la prenne comme institutrice de sa petite 
sœur Geneviève. Toute heureuse, Blanchetle a accepé. 
Mais, hélas, sa joie est de courte durée. Quelques jours 
après, Georges, qui a eu tout de suite des prévenances 
inquiétantes pour elle, lui avoue son amour et tente de 
vaincre ses résistances. Révoltée, elle appelle M. Galoux, 
puis, sans attendre davantage, court dans sa chambre 
prendre ses effets et gagne la rue, bien décidée à ne jamais 
remettre les pieds dans cette maison, où sa vertu est 
tellement en pcril... 




Blanchelte a gagné Paris en quête d'une situation. Par 
un bureau de placement elle en a trouvé une chez une 
vieille dame, mais celle-ci hargneuse et avare lui rend 
l'existence intolérable, au point que la pauvre entant est 
amenée à chercher autre chose. Grâce aux petites affiches 
de la Porlc-St-Denis elle trouve des travaux de couture à 
faire chez elle pour le compte d'un grand magasin. Dans 
une misérable cbambre au septième étage d'un vieil 
immeuble, elle travaille tout le jour, tirant courageuse- 
ment l'aiguille pour gagner sa vie. Elle vient de terminer 
l'ouvrage qui lui a été confié et, à pieds, sous la pluie, le 
porte à son patron. Dans le magasin, c'est un défilé d'ou- 
vrières qui livrent leur travail de la semaine. Elles vont, 
viennent, causant avec les commis qui plaisantent avec 
elles. Toute timide, Blanchette se présente à son tour, et 
va a un des commis pour lui remettre son ouvrage, mais 



celui-ci la regarde, la trouve gentille et le lui dit en lui 
caressant familièrement le menton. Elle rougit et baisse 
les yeux. 11 veut la prendre par la taille. Indignée elle s'é- 
loigne. Alors, haussant les épaules, le commis lui fait com- 
prendre que lorsqu'on est si prude on va chercher du tra- 
vail ailleurs, et il la renvoie les mains vides... 

Blanchette depuis deux jours n'a pas mangé. Sous le 
brouillard, sur le pavé humide de la grande ville, elle erre 
et tend la main, découragée, à bout de forces. . Un passant 
à qui elle vient de dire sa détresse lui donne une pièce 
blanche, grâce à laquelle elle va pouvoir enfin acheter du 
pain... 

Sur la route qui mène au village la neige tombe. Blan- 
chette marche courbée, transie, épuisée. . . Tout au loin 
elle aperçoit enfin la maison paternelle, et pour la pre- 
mière lois depuis longtemps un éclair de joie brille dans 
ses yeux... Mais, à bout de forces, tout à coup sa tête 
tourne, et elle tombe évanouie dans la neige qui, peu à 
peu, la recouvre d'une nappe blanche. . . 

Le vieux cantonnier Bonenfant a trouvé Blanchette sur 
la route. 11 l'a ranimée, et, la soutenant, il entre avec elle 
au cabaret. Sa mère est là, elle reconnaît son enfant, la 
saisit dans ses bras et l'embrasse follement. Puis elle la 
conduit près du poêle pour réchauffer ses pauvres mem- 
bres engourdis, et lui apporte une bonne soupe fumante 
qu'elle mange avidement. Mais Bonenfant qui, à la porte, 
faisait le guet, accourt annoncer que le père arrive... 




Que va-t-il dire ? Que va-t-il faire en voyant sa fille là ? 
Vite maman Bousset conduit Blanchette dans sa chambre 
et revient. Bousset entre et s'assied sans mot dire. A un 
moment donné ses yeux, fixés vers le sol, aperçoivent quel- 
que chose, un petit peigne de femme. Il se lève, le ramasse, 
le montre à sa femme, qui se trouble. Entendant mar- 



cher en haut, il veut monter, quand Blanchette apparaît, 
et se jette à ses pieds en lui demandant pardon. Mais lui, 
insensible, la repousse. Elle se relève, et tout en pleurs 
s'éloigne, quand surviennent le père Morillon et son fils 
qui félicitent Rousset du retour de Blanchette. Auguste 
demande à celle-ci si elle consent à l'épouser, et, toute 
heureuse, elle déclare que oui. Puis, gentiment, avisant 
des verres et une bouteille, elle sert à boire à tout le 
monde, avec un bon sourire à l'adresse de père Bonenfant, 
lui faisant ainsi comprendre qu'elle regrette le refus 
qu'elle lui a opposé jadis. Emu, Rousset consent enfin à 
pardonner, et s'avançant vers sa fille il la presse dans ses 
bras. Blanchette épousera Auguste Morillon, un pajsan 
comme elle, et sera heureuse... 



Longueur approximative: 600 mètres. 




Fac-Simile de l'Affiche de MICH 

120 X 160 c/m., en cinq couleurs 
^^= En Vente 0.75 cent, pièce = 



Imp. F. BARROUX, 18, rue Saint-Sauveur 



— o 



4 4 4444*4444* 

ÉCHOS 



Nous croyons savoir que l'un des plus an- 
ciens metteurs en scène de la maison Pathé 
aurait l'intention de fonder une marque ciné- 
matographique dont la firme serait dénommée 
(i Film Valetta ». 

Nous souhaitons bonne chance à cette nou- 
velle maison. 



Hollandia=Film 

On nous annonce de Hollande qu'une nou- 
velle maison d'édition vient de se fonder: 

La « Maatschappij voor artistiel^e cinema- 
tografie », dont le siège social est à Haarlem, 
Spaarne 57. 

La direction du théâtre de prises de vues 
a été confiée à notre compatriote et ami M. 
Edmond Edren. 

Voici certes un choix dont nous devons féli- 
citer la direction. Artiste dans toute l'accep- 
tion du mot, et auteur apprécié, M. Edren ne 
peut que mener au succès l'entreprise qui lui 
est confiée. 

« Hollandia film » (tel est le titre de cette 
nouvelle marque) fera prochainement pa- 
raître la première série de ses nouveautés, 
qui se distingueront des autres, par leur carac- 
tère purement hollandais. 

De bons représentants sont demandés pour 
la France et la Belgique. Faire offre à la di- 
rection. 

* 
** 

C'est avec plaisir que nous apprenons que 
M. Harry, de l'entreprise générale de cinéma- 
tographes « The Royal Bio », 22, rue Bau- 
din, Paris, vient de s'assurer le monopole de 
vente et d'exploitation pour le monde entier 
du célèbre cinéma chantant et parlant Gen- 
tilhomme. Sans nul doute qu'entre les mains 
de M. Harry cette marque connaîtra encore 
plus de succès que par le passé. 



FONDS 



CINÉMA 



Saint - Michel , à 

dl Paris, 7, Place Saini- 
expl. du Ul 11 LUI H Miche i, à adjug. et. 

Blancliet, not., 11, rue Beaujolais, le 17 oct. 1912, 
à 3 h. M. à p. p. et. b. 50.000 fr., loyer d'av. et 
cpulionn. à remb. 15.000 fr. Cons. 5,000 francs. — 
S'adr. M. LEVILUX, adm. de Soc, 267, rue Saint- 
Honoré, et au notaire. 



Heureux retour 

Nous sommes heureux d'adresser nos féli- 
citations de retour à M. Neumeyer, un de nos 
distingués preneurs de vues, qui vient de ren- 
trer à Paris après avoir accompli un voyage 
des plus intéressants en Suède, en Norvège et 
jusqu'aux extrêmes territoires de la Laponie. 

M. Neumeyer rapporte de là-bas des fiiltms 
sensationnels dont le monde cinématographique 
entendra parler sous peu de temps. 



OPINIONS 

Ce que M. B. Nichols, de la M. P. Sales 
Agence, en ce moment chez nous sur le 
continent, pense du marché américain. 

A peine de retour d'un assez long voyage 
d'études aux Etats-Unis, M. B. Nichols, de 
la M. P. Sales Agency Limited, de Londres, 
s'est remis en route pour poursuivre la série 
de ses observations sur le continent européen. 
Un de nos confrères anglais a eu l'occasion 
de recueillir, avant le départ de M. Nichols 
de Londres, ses impressions sur le marché 
américain. 

M. Nichols a été vivement frappé par 
l'ampleur formidable que prennent les entre- 
prises américaines. C'est ainsi que la « Bio- 
graph )) serait en train de constituer le plus 
grand atelier de prises de vues du monde en- 
tier, tandis que la « Lubin » pour s'agrandir 
a fait l'acquisition d'un domaine de 450 acres 
à Schuylkill River, près de Philadelphie sur 
lequel on va entreprendre des constructions 
qui coûteront la bagatelle de 5 millions de 
francs. 

M. Nichols a constaté que l'animosité 
et la réalité qui existaient autrefois à l'état 
aigu entre les diverses entreprises, ont presque 
totalement disparu. On travaille et on produit 
amicalement, sans jalousie, côte à côte et les 
succès de l'un ne font plus prendre ombrage 
à l'autre. 

M. Nichols pense que la décision finale 
dans l'action intentée par le gouvernement 
américain du Trust ne saurait guère intervenir 
avant un an ou deux d'ici, ce qui laisse quel- 
que marge et assure encore de beaux jours à 
ceux que l'on menace. 

En ce qui concerne ce procès, M. Nichols 
est d'avis que si le gouvernement obtient gain de 
cause, cela signifiera tout simplement que dé- 
sormais le propriétaire d'un brevet ne sera plus 
libre d'en faire ce que bon lui semblera et d'en 
disposer à son gré. 

La production américaine, dit M. Nichols, 



— <> — 



s'améliore de plus en plus. Dans les grandes 
villes des Etats-Unis, ce sont les ouvriers, prin- 
cipalement, qui forment le noyau des auditoi- 
res cinématographiques, mais dans les petites 
villes, toutes les classes de la Société fréquen- 
tent les cinémas dans d'égales proportions. 

Les films britanniques sont en très petit nom- 
bre aux Etats-Unis, tout comme sur le conti- 
nent européen. Mais cela s'explique, aux yeux 
de M. Nichols par la production restreinte qui 
ne permet pas à l'industrie anglaise de se 
mettre en évidence, et non à la qualité qui 
s'améliore de plus en plus. 

En ce qui concerne leRoyaume-Uni, M. Ni- 
chols émet aussi quelques appréciations. Il 
constate avec plaisir que la clientèle des ciné- 
mas anglais tend de plus en plus à se recruter 
parmi les classes plus élevées de la Société et 
n'est, comme autrefois, en très grande majo- 
rité, d'essence très populaire. 

La question de la fermeture dominicale 
trouve également en M. Nichols un apprécia- 
teur sensé. 

« Voyez-vous, dit-il, je considère qu'il est 
lamentable que les gens ne puissent pas libre- 
ment agir à leur gré. Le dimanche, c'est le 
jour du pauvre; pendant toute la semaine, ses 
heures de travail sont si longues que, lorsqu'il 
est rentré chez lui et qu'il a dîné, il est grand 
temps de se mettre au lit. Le dimanche, c'est 
son jour de repos et... de récréation; c'est le 
seul jour où il peut sortir et s'offrir quelque 
distraction avec sa famille. Alors, pourquoi 
l'en empêcherait-on?... En Amérique, si dans 
quelques cités on ferme le dimanche, dans les 
grandes villes, par contre, les cinémas sont ou- 
verts comme en semaine. » 

M. Nichols, élu membre du Comité chargé 
d'étudier la question de la censure en Angle- 
terre, avait été empêché de participer aux tra- 
vaux de ce Comité. Mais il s'est formé une 
opinion. Il estime qu'aujourd'hui le besoin 
d'une censure ne se fait plus sentir comme il 
y a six mois. Mais, selon lui, il faudrait tout 
de même un censeur, ne serait-ce que pour les 
films étrangers dont certains provoquent des 
objections très justifiées. Mais on ne veut pas 
d'un censeur officiel. C'est le public, en som- 
me qui constitue la meilleure des censures. Les 
Anglais ne veulent pas se trouver à la merci 
des fantaisies arbitraires, comme en Amérique, 
où dans certaines villes, la police exerce ses 
fonctions et les remplit le plus souvent en dépit 
du bon sens, parce que ces braves fonction- 
naires n'y entendent absolument rien. 



De la Musique 

au Cinématographe 

Une Solution intéressante 



Tous les amateurs de cinéma qui voudraient 
voir se transformer en un art complet ce qui 
n'est aujourd'hui qu'un art de transition, sou- 
haitent avec ferveur que la musique accom- 
pagne le film d'une façon définitive, pas à pas, 
phrase à phrase, mesure... par scène ou mou- 
vement de scène. Mais tous se demandent de- 
puis longtemps — en dehors du synchronisme 
scientifiquement établi — quel est le remède 
à apporter... s'il en est un. 

M. Louis Janssens est venu. Il nous présente 
une solution. Que vaut-elle? 

Pianiste et compositeur de talent, spéciale- 
ment entraîné aux besoins de l'improvisation, 
M. Louis Janssens s'est dit, après avoir vu 
passer des kilomètres de films, que seule l'im- 
provisation convenait en matière d'accompa- 
gnement musico - cinématographique. Mais, 
comme il ne saurait y avoir autant d'impro- 
visateurs que de salles d'exploitation cinéma- 
tographique, il s'est demandé s'il n'était pas 
possible de fournir à chaque cinéma une par- 
tition par film avec le moyen de l'exécuter. 
Dès lors, posant ainsi la question, M. Janssens 
avait trouvé la clef du problème. 

Le pianola ou tout autre appareil simi- 
laire lui apparut de suite comme étant l'appa- 
reil rêvé, puisqu'il offre l'admirable avantage 
de permettre à n'importe qui de jouer n'importe 
quel morceau, par le moyen des rouleaux de 
papier perforé, mécaniquement entraînés après 
avoir mécaniquement enregistré les phases mu- 
sicales. 

L'habile inventeur s'est donc placé devani 
un pianola. Cependant que passait le film, il 
improvisait la musique qu'il sentait le mieux 
approprié aux scènes projetées sur l'écran, de 
telle sorte que sa pensée, traduite en mélodie, 
s'inscrivait sur le papier perforé à l'aide d'un 
appareil spécial et nouveau — dont il a les 
uniques brevets. 

Le film une fois passé, la musique est d'elle- 
même constituée et la voici, spontanément 
éclose sous les doigts de l'artiste, prête à partir à 
travers le monde comme la voix du chanteur ins- 
crite aux sillons du disque. Le papier perforé 
fera son tour, à côté de la bande dont on ne 
peut le séparer que douloureusement. Il est de- 



— 7 — 



venu l'accompagnement éternel de l'œuvre dont 
il soulignera les effets, aussi bien et mieux que la 
musique de scène d'un Massenet soulignera les 
Erynnies ou V Artésienne — car il en sera 
toute la musique, à défaut de toute parole. 
Film et musique voyageront dans les mêmes 
boîtes et s'ouvriront dans les cinémas-théâtres 
pour distribuer à la même heure, grâce à un 
simple pianola-concordant, le double plaisir de 
l'image dramatique et de la mélodie notée pour 
elle. 

Tous les exploitants de cinéma peuvent — 
ou pourront — avec le très simple dispo- 
sitif de M. Louis Janssens, offrir à leurs 
spectateurs des films qui ne perdront rien de 
leur valeur intrinsèque et garderont intact le 
dépôt, le cachet d'art placé par l'éditeur. Ils 
pourront ajouter à ce charme, celui que l'im- 
provisation d'un artiste y aura ajouté, sans 
avoir à craindre l'insuffisance de leur pianiste, 
de leur orchestre, voués l'un et l'autre, malgré 
tout, à l'impossible adaptation. La transcrip- 
tion musicale se fera d'elle-même, mécanique- 
ment et qu'on ne vienne pas dire qu'elle sera 
précaire ou peu esthétique, car il existe depuis 
quelques années des appareils du genre « pia- 
nola » qui échappent à toute critique. 

Cet accompagnement vraiment concordant 
et vraiment original du film plaira non seule- 
ment au public pour la valeur mélodique, 
mais encore par son exacte appropriation. Sans 
qu'il le sache, le spectateur-auditeur associera 
dans sa pensée et dans son impression les deux 
qualités du film projeté : celle qui tient au 
spectacle et celle qui tient à la musique. Il ne 
saura peut-être jamais que le pianola exécute 
l'improvisation d'un virtuose « strictement lié » 
aux émotions de l'œuvre cinématographique. 
Mais il sentira l'harmonie des deux effets et 
c'est le film qui en bénéficiera. Sa valeur en 
sera décuplée. Il prendra place parmi les 
attractions d'art et résistera victorieusement aux 
dénigrements, aux sourires, aux attaques des 
derniers sceptiques. 

Ainsi se trouve supérieurement réalisé le 
vœu naguère formulé par un gros éditeur de 
film sous la forme suivante : 

1 ° Improviser devant la projection d'un 
film cinématographique, chez l'éditeur de ce 
film, avant édition, — et après s'être bien 
inspiré du sujet par plusieurs projections préa- 
lables, — un morceau musical approprié à ce 
sujet. 

2" Enregistrer automatiquement cette im- 
provisation pour pouvoir la reproduire sur ban- 
des musicales perforées à un nombre quelcon- 
que d'exemplaires en même temps que les 



films ; les dites bandes devront être vendues 
avec les films aux loueurs de films et exploi- 
tants de cinémas, afin de pouvoir être utili- 
sés pour la reproduction du morceau impro- 
visé, lors des projections subséquentes des films 
dans les salles privées ou publiques. 

M. Louis Janssens a mis sur pied cette 
forte affaire par un merveilleux effort de vo- 
lonté scientifique et surtout parce qu'il a foi 
dans l'avenir et sait que rien ne résiste au pro- 
grès. Inutile de vous dire qu'il a trouvé sur 
son chemin la lourde barrière que ferme avec 
vigilance, devant toute initiative, la Société des 
Compositeurs de Musique. 

L'éminente Société, qui défend avec une 
louable vigueur les intérêts des artistes, fit grief 
à M. Louis Janssens d'improviser la musique 
d'accompagnement cinématographique sous 
prétexte : 

I ° Qu'il était impossible d'improviser sans 
tomber dans les œuvres d'auteurs; 

2° Que les inspecteurs de ladite société 
étaient des experts possédant mentalement tout 
le répertoire des compositeurs. 

II résultait de ces contestations que M. 
Janssens et — tous les improvisateurs — ne 
faisaient que « ressasser » les airs de réper- 
toire dont la Société a la garde. Par exten- 
sion, on en pouvait conclure que l'improvisa- 
tion en général est un vain mot et que les mu- 
siciens se répètent depuis les premières nota- 
tions de la gamme. 

M. Janssens a demandé à de nombreux 
compositeurs et à d'éminents musicologues ce 
qu'ils pensent de la question. 

Voici en quels termes lui répond M. Paul 
Gilson, compositeur de musique, membre de la 
Société des Auteurs et Compositeurs, Premier 
Prix de Rome pour la musique, inspecteur gé- 
néral des Ecoles de musique du Royaume, 
critique d'art musical au Soir, correspondant 
attitré des principals revues musicales du conti- 
nent, professeur aux Conservatoires de Bruxel- 
les et d'Anvers; Officier de l'Ordre de Léo- 
pold. Officier de la Légion d'honneur: 

« Bruxelles, 26 novembre 1910. 
« Mon cher Janssens, 

« Vous me demandez: 

« 1 " S'il est possible d'improviser de la 
musique sans retomber dans les œuvres con- 
nues; 2° s'il est possible qu'un homme retienne, 
possède mentalement le répertoire des auteurs. 
Voici ce que je puis vous répondre: 

« 1 " Evidemment, on peut improviser de la 
musique qui ne doit rien à tout autre. Les com- 
binaisons sont infinies. Il y a, au musée du 
Conservatoire, un instrument, le componium, 




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10 



qui compose mécaniquement des variations sur 
un thème donné; eh bien, il paraît qu'il fau- 
drait plus de 300 ans, en admettant que l'ins- 
trument joue nuit et jour, pour épuiser les 
combinaisons d'un seul thème de huit mesu- 
res! !... 

<( 2" Il y a des mémoires musicales forte- 
ment organisées. Celui qui est à même de re- 
tenir plus ou moins un millier d'oeuvres peut 
être considéré comme un « phénomène ». 
Y a-t-il, en tout, cinq personnes dans ce cas? 
J'en doute. En admettant que 300 auteurs 
aient chacun composé 20 morceaux, ce qui est 
peu (il y en a) , John Strauss, de Vienne, no- 
tamment, qui en ont composé jusqu'à 400!), 
cela ferait donc 6.000 œuvres à se mettre 
dans la mémoire. Et si chaque œuvre ne con- 
tient que trois motifs (il y en a généralement 
davantage) ) , cela ferait donc 9.000 motifs à 
se « fourrer dans la caboche ». 

« Ceci se passe de commentaires. 

« Ces renseignements vous suffisent-ils? 

« Amicalement à vous. 

« Paul GlLSON, 
« Compositeur de musique à Bruxel- 
les ; Inspecteur de V Enseigne- 
ment musical. » 

(A suivre.) G. DUREAU. 



LA NOTION DES CHOSES 

N'est pas acteur cinématographique qui 
veut, nous savons à peu près tous cela. Il faut 
certaines qualités et une présence d'esprit dont 
l'acteur ordinaire, figurant sur l'ordinaire pla- 
teau peut à certains moments se départir sans 
grand inconvénient, mais qui constituent, de la 
part de celui qui joue devant l'objectif et pour 
lui une faute professionnelle lourde. 

Il n'arrive que trop fréquemment que même 
chez ceux qui « tournent » se manifestent des 
défaillances caractéristiques. 

On reçoit une lettre, on la décacheté, on 
déchire l'enveloppe et... on la jette par terre. 

Ce sont des choses qui ne se font pas. Ce 
n'est rien, mais c'est beaucoup, tout de même. 

Dans un film récemment édité en Amérique 
sous le titre: Les leçons de la vie, on voit, par 
exemple, un jeune homme qui après avoir 
teconduit à la sortie du théâtre la femme de 
son ami, s'installe commodément dans un fau- 
teuil, au salon. La soubrette, appelée, lui ap- 
porte de quoi fumer. Il allume sa cigarette et, 
oubliant qu'il se trouve fictivement dans un 
somptueux salon et non pas sur une scène ciné- 




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— 13 — 



matographique, il jette négligeamment son allu- 
mette... sur le sol. 

En fait, cela n'a pas grande importance 
puisque le parquet ne s'enflamme pas. Mais 
en théorie, il y a là une méconnaissance fla- 
grante de la juste notion des choses. On ne 
jette pas son allumette sur le tapis d'un somp- 
tueux salon. C'est là une chose qui ne se fait 
pas dans la vie, donc il faut éviter de la faire 
au théâtre: C'est un rien... et c'est tout. 

Autrement dit, il faut faire bigrement at- 
tention lorsqu'on joue pour le cinéma!... 



Une expérience intéressante 



Le Chapitre lu Cinatopphe éducateur 

Les Applications en Angleterre 

Il résulte des rapports publiés par les prin- 
cipaux organes de la presse pédagogique et 
ecclésiastique, que l'application du cinémato- 
graphe comme coadjuteur de l'éducation de la 
jeunesse tend de plus en plus à se générali- 
ser et que les progrès réalisés sur ce terrain, 
dans l'espace des six derniers mois, sont de 
tous points remarquables. 

L'Amérique, qui avait pris les devants et 
paraissait vouloir se maintenir au premier rang 
dans cet ordre d'idées, se trouve, de l'aveu 
même des Américains, distancée par l'Angle- 
terre. 

Le cinématographe est décidément entré 
dans les mœurs des milieux britanniques où 
I on s'occupe de ce que chez nous on appelle 
des (i patronages » aussi bien laïques que reli- 
gieux. 

Dans la majeure partie des paroisses an- 
glaises, le cinématographe est devenu le com- 
plément indispensable de toutes les soirées or- 
ganisées régulièrement, le samedi, d'un bout à 
l'autre de l'année. On a soin de composer des 
programmes mixtes d'une très judicieuse sélec- 
tion, où les sujets religieux alternent avec les 
films scientifiques proprement dits, agrémentés 
de quelques scènes comiques. Il y en a pour 
tous les goûts et l'un fait avaler l'autre. 

Les scènes de voyage et les films représen- 
tant des phénomènes naturels, tels que l'érup- 
tion de l'Etna ou le jaillissement d'un geyser 
contribuent, de l'avis de tous ceux qui ont pu 
en juger pour en parler en connaissance de 
cause, cent fois plus à l'instruction des jeunes 
gens que les descriptions les plus détaillées et 
les plus éloquentes. 

On se rend de plus en plus compte dans les 
milieux ecclésiastiques et pédagogiques anglais 
de cette jouissance d'action incomparable du 
cinématographe éducateur. 



Une controverse s'est élevée dans certains 
milieux pédagogiques américains sur la ques- 
tion de savoir si un film instructif, éducateur, 
pourrait, le cas échéant, remplacer efficace- 
ment le livre, ou non. 

Ce que l'on a fait jusqu'ici en matière de 
films instructifs constitue un merveilleux pro- 
grès, mais il encore indispensable d'accompa- 
gner les projections d'explications assez nettes 
et étendues, d'une conférence en quelque sorte. 

On va donc s'efforcer de pousser les édi- 
teurs de films de ce genre dans une voie nou- 
velle, en leur demandant de s'attacher désor- 
mais dans la composition de leurs sujets, à les 
traiter de façon aussi minutieuse que possible, 
afin de réduire les explications verbales au 
strict minimum. 

Afin d'élucider définitivement la contro- 
verse, et pour fournir aux éditeurs d'utiles in- 
dications et des points de repère utiles, on va 
procéder à une très intéressante expérience : 
deux groupes d'enfants d'intelligence égale se- 
ront, séparément, chargés de rédiger leurs im- 
pressions sur un sujet historique. Les uns au- 
ront appris les détails dans un livre, par cœur; 
les autres auront vu toutes les phases se dé- 
rouler sur l'écran. 

Il s'agira maintenant de savoir quel groupe 
fournira les compositions les plus exactes, les 
plus vivantes et les plus descriptives. 

Seront-ce les enfants qui ont appris leur ré- 
cit dans le livre scolaire, ou seront-ce ceux 
qui l'auront lu sur l'écran?... 
>-•♦•-< 

Les Principales Maisons d'Édition 

ANGLAISES 

Pour tous ceux que cela pourrait intéresser, 
voici une liste exacte des principales maisons 
anglaises se livrant réellement à l'édition des 
films : 

Heprvorth Manufacturing Company, Limi- 
ted, 2, Denman Street, Piccadiîly Circus, W. ; 
Criées and Martin, Limited, London Road, 
Mitcham Surrey; B. and C. Kine '"'•j., Ltd., 
33-35, Endell Street, Long Acre, W. C. ; 
Britannia Films, 43, Great Portland Street, 
W. ; Clarendon Film Company, 12, Charing 
Cross Road, W. C. ; Fiiz Films, Victory 
House, Whipps Cross, Walthamstow ; Brilish 
A. A. Film Company, I, Voluntary Place, 
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A bas la Censure ! 

Le " Sjoiieat do Sol-Est" ouvre le Feu 

TRIBUNAL DE SIMPLE POLICE DHYÈRES(Var) 

Audience du W Septembre 1912 



Nos Lecteurs savent déjà que, prenant en 
mains la défense des intérêts de toute la 
corporation cinématographique, le « Syn- 
dicat du Sud-Est » a confié la mission de 
soutenir en justice un de ses membres, 
M. Giraudon, à son avocat-conseil, M' Miane, 
du barreau de Marseille. 

M. Giraudon, directeur d'un cinéma- 
théâtre à Hyères (Var), s'est vu dresser 
plusieurs procès-verbaux pour avoir con- 
trevenu à un arrêté du maire de sa com- 
mune, qui interdisait certains films ayant 
trait « à des agissements criminels ». M. Gi- 
raudon conteste la valeur de cette censure. 
et le voici devant le tribunal de simple 
police d'Hyères. 

M Miane, le distingué conseil du Syndi- 
cat du Sud-Est est à la barre. Nous repro- 
duisons in-extenso les débats de cette au- 
dience sensationnelle, qui éclaireront ainsi 
toute la question des « interdits munici- 
paux ». Souhaitons que justice soit rendue 
à nos amis et félicitons le Syndicat du Sud- 
Est de sa vigoureuse intervention. Son 
attitude en cette affaire est tout à l'éloge 
de son dévoué président, M. Richebé. 

G. D. 

M. le Président. — Procès-verbaux dressés 
par ,'igonl Briqt contre ciraudon, Boulevard des 
Palmiers ;'i Hyères pour représentation d'une 
vue intitulée « Dans la Brousse » ayanl trail 
■ i des agissements criminels à rencontre de 



Parrêlé municipal du 25 juin 1912. Procès-ver 
i aJ du 21 aoûl 1912 dressé par môme agenl 
i-i i"i centre Giraudon, Boulevard des Palmiei 
pour i eprésenlation des vues \ engeance .If 
.uineuis ». « Les Unix Frères ou la Boute du" 



galemenl 

mlraven- 

aoûl autre 



Vu e ". i'l i' Llo-mino Blanc - ayanl 
irai! à des agissements criminels, 
Uni!;-, nu même arrêté el enfin lé 20 
contravention. 

Vous reconnaissez les- laits? - - 

Appelé au commissariat de police, Monsieur 
Giraudon a déclaré que l'arrêté de Monsieur le 
Maire a été communiqué au Syndical des exploi- 
tants du cinématographe du Sud-Est de la Fran- 
ce donl le président, après avis du conseil, a 
l'ail appel au Conseil d'Etat ajoutant qu'il enn- 
leste que les films soient licencieux, ne pou- 
vaient être censurés cl. qu'il avail éié obligé de 
les produire, n'en ayanl pas d'autres à mettre 
au programme. 

Ministère public. — Je requiers l'application 
de la lui avec maximum de la peine vu réci- 
dive. 

Voici en vertu de quels textes de loi l'agenl 
a agi. J'ai à vous produire des documents ju- 
ridique^, Le •.':! janvier 1909 le préfet du Var a 
adressé une circulaire aux maires les invitant a 
prendre îles mesures contre certains établisse- 
ments donnant des spectacles de nature à pro- 
voquer des manifestations et troubler l'ordre el 
la tranquillité publique; ajoutant que les salles 
<le cinéma ne centrant pas dans la catégorie des 
établissements visés par la loi du il janvier 
lsT'i relative à la liberté des spectacles, peu- 
venl être ouvertes sans autorisation du maire. 

Donc, même sans qu'il y ail eu lieu de pren- 
dre un arrêté, .M. Giraudon aurait pu être pour- 
suivi pour avoir l'ail des représentations sans 
autorisation. 

Celle circulaire esl restée lettre morte lors- 
que dan.- le courant de celle année-ci les maires 
^e certaines grandes villes ayanl pris des arrê- 
tés réglementant les représentations cinémato- 
graphiques, M. liibier. maire d'Hyères, h 
.juin dernier, a suivi l'exemple qui lui a 
donné par ses collègues ci a pris l'arrêté 
vanl : 

« Nous, maire de la ville d'Hyères (Var). 

» Vu les lois îles L4-22 décembre I7S'.C 



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Janvier J7!»J; 1"' Germinal an VII; 10 décembre 
1852; 6 janvier 1864 : el 5 avril 188. 

« Considérant que la loi confie à l'autori! ' 
municipale le maintien de L'ordre dans lés théâ- 
tres. 

« Considérant que tes évocations de toul dra- 
me réel ou imaginaire qui montrerai! des atten- 
lats criminels istituenl une publicité scanda- 
leuse organisée autour iln crime; que cette 
publicité risque de troubler l'ordre; qu'elle 
constitue un spectacle démorftilsaflt. 

« Arrêtons : 
Article premier. — Sont interdites dans 
Imites les Milles île spectacle de la ville ciné- 
matographes . etc., les vues ou exhibitions île 
toute nature représentant des agissemenl cri- 
minel». 

<' Article 2. — M. le commissaire de poli p. 
est chargé de l'exécution du présent arrêté. 

i. Fait ii Hyères, en mairie, le 25 juin mi: 
neuf cent douze. » 

Cet arrêté entraîne l'application des peines 
Indiquées au Codé pénal article 17i. 

Voici les textes qui lui servenl de base : Dé- 
erei du 16 août 1790 sur l'organisation judi- 
ciaire, titre XI, art. 4 • les spectacles publics 
ne pourronl être autorisés que par les officiers 
municipaux » : cel article est encore en vigueui 
n'ayant pas été abrogé par aucun texte jusqu à 
ce .jour. 

I ii décrel du 6 janvier isr, i a donné aux 
théâtres une certaine liberté tout en réglemen- 
tant les exploitations théâtrales et voici Particle 



6 qui contient la matière qui est porti 
il'liui ;'i la barre de votre Tribunal : 

« Les speclai les de curiosité, de marionnet- 
tes, les cafés dits cafés chantants, cafés-concerts 
et autres établissements du même genre restent 
soumis aux règlements présentement en vi- 
gueuc » 

L.s représentations cinématographi [ues se 
placent dans les spectacles de curiosité qui sonl 
visés par cet article 6. Notre arrêté esl parfai- 
tement protégé par ce texte de loi et je deman- 
de l'application du maximum de La peine pré- 
\ ne par l'article i71 du l !ode pénal. 

M' Miane du barreau de Marseille . — Ce 
n'est pas seulement au nom de M. Giraudon que 
je viens ici. c'esi au nom de la corporation ci- 
nématographique toute entière : éditeurs, 
loueurs, exploitants et tous intermédiaire de 
celle grande industrie, justemenl alarmés par 
hi complexité çle La situation qui Leur esl faite 
par les arrêtés de certaines municipalités, bou- 
mettanl les productions cinématographique au 
droit de censure. 

Je dis que la question esl complexe, infini- 
nieni complexé. 

il y a d'abord à envisager l'application de ''ar- 
rêté. Comment se pratiquera, s'exercera celle 
censure que vous avez établie? Sera-ce Le maire, 
le magistral municipal lui-même qui appréciera 
si le film e>t subversif, s'il tombe sous le coup 
de l'arrêté? Sera-ce son délégué le commissaire 
de police? Sera-ce le délégué du commissaire 
de police c'est-à-dire un agent? Sera-ce une 
commission spéciale qui sérail instituée? Il y a 



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là une incertitude, un danger constitué par la 
diversité des appréciations qui pourront sa 

produire suivant le point de \ ù se placeron! 

ceux qui s'attribueront la mission d'apprécier. 
Ce danger serait suffisant pour justifier l'alar- 
me iiui s'est produite dans la corporation tou! 
entière. H faut dire toutefois que l'émotion sou- 
leyée a eu surtout pour cause la question do 
principe, la question de moralité mise en avant 
par les attendus des arrêtés intervenus. Eh 
quoi : le cinéma, le spectacle de famille entre 
Lops, que dis-je? Le spectacle qui seul entre 
tous puisse prétendre à ce titre, le cinéma accu- 
sé d'immoralité, suspecté de suggérer des idées 
malsaines et dangereuses? n'est-ce pas là vrai- 
ment une accusation douloureuse, profondé- 
ment injustifiée : 

Avec une production si considérable, qui 
foprnissenl peut-être cent maisons d'é lition, 
donnant chacune 5, 6 films par sep aine qui sont 
représentés partout, avez-vous souvent constaté 
qu'il y ail eu quelque chose qui sérieusement 
ail pu choquer la moralité du public ou dont 
la concluison ait pu paraître réprëhensible ? 
Peut un n dire autant des cafés-concerts mal- 
sains et immoraux et je soulève ici un coin 
du voile qui cache les dessous de celte affaire] 
que vous laissez si parfaitement tranquilles? 
Le cinéma est un spectacle qui a fait assez se* 
prem es pour que tous ici, pères de famille de 
Loules les conditions sociales, dous y condui- 
sions tes nôtres en toute confiance. J'insiste sur 
ce point parce que la question de moralité • ! 
primordiale pour ceux au nom de qui j'ai man 

dal de parler el véritable ni n'y a-t-il pas li su 

d'être péniblement impressionné dé voir au- 



jourd'hui un ministère public traîner en justice 
l'œuvre si sage el si prudente, l'œuvre si m ■ 
raie du ( inéma, en même temps qu'on veul 
supeudre au-dessus de sa tûle une vieille épéa 
rouillée détachée d'une panoplie, où vo.us n'a- 
viez pas le droit, Monsieur le Maire d'il. 
de la prendre ! 

il y a nue autre considération qui vient aug 
menter la complexité du débal : Ce sont h 
magistrats municipaux qui chacun dans leur 
commune vont décider si les Qlms sont a 
tables ou non. Nous verrons dune tel (Uni 
cril ici et ailleurs déclaré excellent. Celte d 
versité dans la législation ne sera-ce p 
plus réel danger pour les industriels? Car 
nient pourront-ils savoir s'ils peuvent éditer, 
acheter, projeter tel ou tel film alors qu'ils 
courront le risque après ."ai représentations de 
li' voir interdire par un magistrat plus nu moins 
sévère? 

C'esl ee qu'un des établissements les plu* 
importants, la .Maison Gaumont, indique i 
une lettre dont je vais vous lire un extrait. 

« Nous avons bien reçu vus lettres que non 
avons lues avec tout l'intérêt que nous 
chons à la grave question posée 
municipaux dont vous nous parlez. Nous n 

vons certes pas besoin de vous dire que 

partageons entièrement les sentiments des ex- 
ploitants, c'est-à-dire que nous trouvons 
missibles que la censure soit rétablie uni 
ment contre le cinématographe el surtout que 
MM. les maires décidenl suivanl leur | p 
lion personnelle, ce qui peut trop facilemenl 
équivaloir à leur bon plaisir. Il ne peul 






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admis no nplus que ce qui esl [oléré dans le 
Nord soil défendu dans le Midi; s'il doil y 
avoir' une censure pour nos spectacles, elle doil 
être exercée par une autorité qui décide pour le 
territoire français toul entier. Mais, encore une 
fuis, nous ne voyons pas pourquoi nos s] 

eraienl seuls à subir cette entrave : 
liberté. » 

Nous verrons que la loi a prévu une auto- 
rité générale qui prime toutes les autorités mu- 
nicipales particulières. 

J'ai là. dans mon dossier, d'autres lettres de 
mais ms égalemenl importantes, égalemenl pré- 
occupées des menaces d'interdiction qui nous 
occupent. 

Vous savez à la suite il" quels incidents 
certains maires, à la bête desquels s'esl trouvé 
M. Herriot, main' de Lyon, ont pris des arrêtés 
sur la question. Dans l'immense production des 
éditeurs, les films 1rs plus a] ; - du public 

sonl ceux qui représentenl des faits de I 
niaine; ce qui a amené la création d'un genre 
le journal, tel que le Pathé-Journal. le Gau- 
mont-Journal, qui esi le journal vivant que 
l'on profjetle sur l'écran, à la grande satis- 
faction du public. 

Parmi les faits de la semaine ainsi reproduits 
s'esl trouvée la capture des bandits en automo- 
bile i iarnier el Bonnot. Cette capl ure aj anl été 
opérée la nuit, le lilm était forcémenl très in- 
complel el un industriel a eu ridée d'y renié 
dier avec son théâtre, ses artistes el de recons- 
tituer ce qui aurail pu se passer, ce qui avail 
du se passer, derrière les murs de la maison 
où les bandits ëtaienl cernés. El c'esl ce film 



ainsi truqué qui a provoqué le premier arrêté. 
Quand M. Herriol en a pris l'initiative, 
eu une vive émotion à Paris. M. Lépine qu, 
vous le savez, étudie avec beaucoup d< 
toul ce qui a rapporl à la question des 
1res; qui avail le premier le devoir d'apn 

loi que nous verrons toul à l'heure, 
d'autoriser ou de défendre en vertu du décret 
du 6 janvier 1864 les repréa nlations, 
interpellé au Gonéeil municipal de Paris à ce 
sujel el en réponse à celte interpellation il a 
fail connaître son sentimenl dans une note qui 
a SI '■ reproduite par les journaux el dont je 
vais vous donner lecture. 

« Le Préfel de Police n'a pas cru devou 
prendre, à l'exemple des maires de certaines 
villes, des arrêtés interdisant dans les cii 
lographes ouverts au public, les exhibitions de 
toul film reconstituant des exploits de bandits. 
En effet & Paris el dans le département 
de la Seine, les spei tacli - cinématographiques, 
qui ne peuvent s'ouvrir sans l'autorisation du 
Préfel de Police, ne sonl jamais autorisés qu'à 
la condition, spécifiée dans l'arrêté de ne re- 
présenter aucune scène susceptible de porter 
atteinte à la morale ou à l'ordre public. Il va 
sans dire que les films reconstituant des ex- 
ploits de bandits rentrent dans cette catégorie. 

« Lr> directeurs de cinématographes peuvem 
I ne Sire mis en demeure, el le fait s'esl déjà 
souvent présenté, de rayer de leurs program- 
mes l'exhibition de certaines si eue-, .-mis peine 
du retrait de leur autorisation. 

Dans ces conditions un arrêté proscrivanl 
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» inutile, puisque, on vienl de le voir, la 
préfecture intervienl efficacement chaque fois 
qu'un l'ail répréhensible lui psi signalé; el s'il 
o-i vrai qu'elle peul ne pas être avisée de 
certaines infractions individuelles, quand on 
songe au nombre 1res élevé de cinématographes 
existant à Paris, ce n'esl pas un arrêté géné- 
ral qui les lui fera < onnaître. 

» Dangereux, car un arrêté général ne p,eul 
avoir plein effet que s'il a été consacré par des 
décisions judiciaires. <>r il esl évidenl que les 
directeurs des établissements contesteront, dans 
les i as douteux, le bien fondé de la poursuite 
e| que les tribunaux leur donneront parfois 
raison. 

» L'arrêté général sera donc m'oins efficace 
que tes mesures particulières, el c'esl ce que le 
l'ivivi de Police a voulu éviter par un arbi- 
traire bienfaisanl .il n'esl pas de ceux que les 
mois effraient. » 

Je dois dire qu'à Paris le régii les théâtres 

esl soumis à des dispositions législatives plus 
sévères qu'en province. 

Voici M. Lépine qui. à ce moment, prévoil les 
difficultés qui vonl naître el m' refuse à suivre 
l'exemple du maire il' 1 Lyon. Entre temps, di 
divers côtés, la question a été soumise à un 
examen sérieux ■<'! certains maires uni été à ec 
poinl impressionnés par .<:.• arguments qu' mi- 
lilaienl en faveur de la liberté qu'ils n'im! ps; 
hésité à déchirer sponlanémonl les arrêtés prêt~ 
à être affichés. Ce fui le cas du général Goi- 
riiinl. maire de Nice, qui a reconnu avec raison 
qu'il ne lui appartenail pas de préjuger de la 
question avant ceux à qui la loi donnail mis. 
sion de se prononcer el qu'il convenail d'at- 
tendre que le Conseil d'Etat, saisi de la ques- 
tion par le Syndical des Exploitants Cinémato- 
graphiques du Sud-Est, ail statué sur le recours 
formé. 

.le disais toui à l'heure que la difficulté d'ap> 
prédation constiuait un premier obstacle pour 
l'application de l'arrêté. Kl j'ai là l'opinion da 
quelqu'un qui au poinl de vue technique était 
qualifié pour se prononcer, M. Bureau, direc- 
leur d'un de nus plus importants journaux 
spéciaux, dans une - lettre ouverte » adressée 
à m. Herriot, disait ceci: 



« Dois-je donc désormais, M. le Maire, vous 
présenter, avani leur passage, tous 1rs films 
qui' je compte présenter à mon public? Allez- 
miiis déléguer un commissaire censeur dans les 
cinémas de voire ville pour nous indiquer ce 
qui rsi bon de ce qui n'e l'est pas? Allez-vous 
redonner à la vieille Anastasie ses ciseaux 
démodés ? 

« Si oui, diles-le nettement M. le Maire. Pour 
être juste, cl vous savez l'être, vous serez obligé 
d'étendre un peu loin votre bras « inquisilo- 
rial »', ci Mais toucherez, sans le savoir, cette 
liberté île la pressé dont vous êtes te partisan 
le plus loyal, puisque vous aime/, la légalité. 
Que fonl vos journaux, si ce n'e I précisément 
traduire par l'image photographique el le repor- 
tage sensationnel, affolant, romantique, le ex- 
ploits des grands bandits? Ces héros de l'anar- 
chie criminelle ne se sont imposés que par les 
suggestives informations des grands quotidiens, 
qui sont, en l'espèce, les gros coupables. Non- 
ne sommes que des photographes, eux sont des 
commentateurs. Entre leurs articles ci nos films 
il y a le plus profond abîme ». 

A l'appui de celte lettre je citerai un exemple 
venu à mes oreilles : l'n exploitant cinémato- 
graphique de Salon (Bouches-du-Rhône) s'est. 
vu interdire un Qlm; il esl allé voir M. le Maire 
pour lui demander la raison de celle interdic- 
tion : il lui fut répondu: « Votre Qlm esl 
immoral ». Avec une bonne franchise toute 
méridionale il demanda : « L'avez-vous vu? » 
Le maire fui oblige de reconnaître qu'il ne le 
connaissait pas: le commissaire de police non 
plus. Sur la demande de l'exploitanl le maire 
consenti! à voir le film el ne put que déclarer : 
« Votre film n'a rien d'immoral ». J'attire votre 
attention sur ce pelil incident qui a sa portée 
philosophique. 

M. le Président. — Je ne désirerai pas pa- 
raître vouloir abréger votre plaidoirie; mais il 
est enlendu que la grosse difficulté sera de sa- 
voir qui doit apprécier si un film est moral ou 
non. Nous pourrions donc passer à la discus- 
sion de droit. 

M" Miane. ■ — Cependant, vous voudrez bien 
nie permettre quelques remarques au sujet de 
la bizarrerie de la situation dans laquelle nous 
nous trouvons. Voici des arrêtés qui ont été pris 
,i Lyon, Marseille. Aix. Avignon, Montpellier, 



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„es apparais Vous serea, émerveillés. 



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_ 30 



etc. A la suite de la protestation adres ée au 
Conseil d'Etat, aucun magistral n'a jugé à pro- 
pos de poursuivre, aucun procès-verbal n'a été 
dressé. M. le maire d'Hyères a seul donné l'or- 
dre il«' poursuivre non pas parce qu'il avail jugé 
immoraux de lui-môme tels ou tels (11ms; il ne 
les avail pas vus! le commissaire de police, qui 
lui iiini plus ne les avail pas vus, a condamna 
les films sur la vue du simple programme à 
la lecture des i lignes expliquant le scénario. 
Permettez-moi de vous dire en toute liberté 
qu'au lieu de prendre cette initiative uum <>■.,. . 
se, en tous cas inconsidérée, M. le maire aurail 
peut-être bien fait de laisser sa plume dans 
l'encrier ei de ne pas ternir d'une tache la robe 
blanche du cinéma. 

Je vais en arriver rapidemenl à la question 
de droit, comme vous le demandiez tout-à-lneu- 
re, M. le juge; j'avais cependant apporté uni 
série d'articles 1res intéressants parmi lesquels 
je choisis celui dans lequel Henri Rooheforl cri- 
tique, avec sa verve habituelle, l'initiative prise 
par certaines municipalités : 

■< Ce n'esl plus la direction des théâtres qui 
émonde, châtre ei passe au caviar les drames, 
vaudevilles, opérettes et comédies; ce sont les 
préfets el les maires; ce qui revienl exactement 
au même. En ce momenl les tondeurs de chiens 
el coupeurs de chais littéraires en veulenl prin- 
cipalement aux cinématographes el demandent 
à M. Lépine d'interdire les pantomimes repré- 
sentant des scènes plus ou moins terrifiantes, 



comnn -nais, cambriolages el batailles 

entre 

« Il esl vrai que lesdits maires el lesdits 
préfets aulorisenl souvenl li - courses de tau- 
reaux, avec mise à mort d'hommes ■ 
vaux traînés suc l'arène, le ventre ouxert. Si 
i spectacle des 'Garnier ei des Bonnol attaquant 
es mais* ns de banque esl d'un exemple dan- 
gereux pour la jeunesse, il faul étendre i inter- 
dit tion jusqu'aux i epri - ns des p 
comme le Courrier de Lyon, Trente ans ou la 
vie d mi Joueur, ej Carmen. 

a il esl donc incompréhensible qu'un lais 
-i. - maires de province donl les capacités intel- 
lies -nui souvenl remarquablemenl inféi 
rieures, le droil d'apprécier la moralité d'un 
ouvrage dramatique el le danger qu'il peul faire 
courir à L'oi are si cial. El cel arbitraire esl d'au- 
tanl plus incompréhensible que les personnages 
des cinématographes sonl muets el ne s'expri- 
menl que par gesti s, ce qui supprime loule 
inconvenance de langage. 

«i .le ne vois pas beaucoup, d'ailleurs, en quoi 
la reproduction de l'attentai commis contre l'en- 
caisseur Cabj peul inciter les gens à le renou- 
veler sur d'autres. A ce compte-là, il faudrail 
également faire défense aux journaux de ra- 
conter dans leurs colonnes les crime- qui - ac- 
complissent journellemenl dans Paris et ail- 
leurs. On ne sait plus alors où cel ostracisme 
s'arrêterait. » 

J'ai également des articles où la question esl 
examinées sous touli - - - ices: de M. Mieignen, 



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31 — 



de M. Benoil Lévy donl je demande la permis, 
sion de vous lire un extrait : 

« D'abord, mi ne ail pas où commence ni où 
s'arrête le droit de montrer un film « qui repro- 
duil des crimes ». S'agit-il des crimes commis 
joui nellemenl ? S'agil il au -i de • ; rimes qui 
fonl pai lie d'un so cai ioV et alors dà 
limite, el t,ui di termine! a cette limite ? 

« Quant aux crimes commis journellement, ii 
esl i \ idenl ii 1 "' le ' inéma le ie\ i a pas les re- 
constituer pour éviter le sorl actuel des Qlms 
qui représentent les exploits de la bande Bon- 
not. Et pourtant il esl absurde de penser que 
tout le monde a pu lire dans les journaux le 
compte-rendu détaillé de ces crimes. » 

El là. j'arrive à la deuxième difficulté : la 
question de savoir où commence et où .s'arrête 
le liim subversif: qu'est-ce que le film sub- 
versif? Vous dites que c'gsl celui qui repré- 
sente les agissements criminels. C'est là quel- 
que chose de vague, d'incertain sur lesquels ne 
qous renseignent pas les termes des arrêtés, 
copiés les uns sur les autres. S'agit-il des cri- 
mes actuels commis journellement ou de ceux 
intei prêtés par des artistes d'après un scénario? 
Voici ce qu'écrit sur cete question M. Benoit 
Lcvy : 

« Les « Amis de Paris » demandenl cetlo 
semaine que l'on mettent fin aux indiscrétions 
judiciaires qui permettent aux journaux de pu- 
blier au jour le jour ce qui se passe dans les 
instructions criminelles et de reproduire les 
traits des criminels arrêtés. Parfaitement... mais 



que ces mesures d'assainissements soiëni appli 
cables à tous : journaux, revue . théâtres, ci- 
némas. 

•< S'agit-ii aussi des scénarios qui contien- 
nent un crime? 

- Que l'on supprime Antony à la Comédie- 
r. ;urM' e .... ça (îhil p'ai un as: issinat. 

ii Que va dire M. Herriot ou bien le maire de 
!■ - j uiii y si uous passons cette semaine les Mys- 
i tes de l'aiis? Joués en toute liberté à l'Am- 
bigu pourront-ils être interdits au cinéma? 

ii Je ne prendrai pas d'autres exemples: ils 
se présentenl en masse à l'esprit de toutes per- 
sonnes qui uni l'habitude du théâtre el du ro- 
man. 

ii La presse a généralement approuvé la me- 
sure qui atteint le cinéma sans se douter que. 
demain, (el maire pourra tout aussi bien in l ci 
dire" la vente dans sa commune de tel journal 
qui contient des détails (avec ou sans illustra^ 
Lion sur tel ou tel crime » . 

Kl puisque M, Benoil Lévy fait ici une obser- 
vation qui me paraîl juste, permettez-moi de 
\ eu., | arler de l'initiative prise par un de nos 
grands journaux quotidiens. Le Malin dans ses 
numéros des 5 el 6 juillet dernier a publié les 
mémoires <i\\ célèbre Garnier. Celui-ci a, de sa 
propre plume, rédigé les feuillets qui parais- 
sent dans les numéros précités du Matin el en 
tête de cel article, le rédai leur du journal écril 
textuellement ceci : 

« Ce document est destiné au public. En lo 




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— 33 



publiant nous ne faisons que devancer l'heure 
où le public, qui en le droit, le connaîtra. » 

Un journal importanl comme Le Matin <lii 
que le public a Te droit de connaître les enli- 
aienls el les impressions écrites de Garnier el 
vous estimez cependant que ce même public n'a 
pus le droil de voir un comparse empruntant 
les traits <iu bandit représenté sur La toile «lu 
cinématographe? 

Mais venons aux contraventions dressées con- 
tre M. Giraud'on. 

A la suite d'une plainte plus ou moins si- 
gnée adressée au maire d'Hyères, celui-ci a 
donné des instructions au commissaire de police 
pour que des contraventions soient dressées. Il 
en est résulté les divers procès-verbaux des 7, 
10, 11 et 25 août dernier, visant des films qui, 
parait-il, présentaient le caractère de lilms sub- 
versifs et j'ai là une pièce très importante. C'est 
un programme de rEden-Cinéma pour les soi- 
rées de samedi et dimanche portant les titres 
de divers films dont 3 sont cochés en rouge 
par le crayon de M. le commisaire de police 
qui a Indiqué à la plume : 

« A retirer du programme ». Pour le maire 
et par ordre : Le commissaire de police ». 

Tout à l'heure on indiquait en outre qu'il "y 
avail un cinquième procès-verbal visant le film 
« Dans la Brousse » ; je voudrais que M. le 
commissaire de police précisât les titres des 
films poursuivis et les raisons pour lesquelles 
il les poursuit. La Maison Gaumont, notamment, 
qui est l'auteur du film « Dans la Brousse » 
désiranl que cela soit bien établi. 



Le Ministère public. — J'ai poursuivi parce 
qu'il y a un arrêté du maire el que je suis un 
agenl dé l'autorité. 

.1/" Miane. — Vous indiquerez dune dans vos 
réquisitions et dans le jugement les noms des 
films visés. 

.1/. le Président. — Parfaitement. 

M e Miane. — Il faut en effet considérer que 
les films ont été loués à une ou plusieurs mai, 
sons de Marseille qui les ont achetés aux pro- 
ducteurs et par conséquent ce sont ceux-ci qui 
sont intéressés le plus directement, puisqu'ils 
sont les auteurs de la pièce incriminée. 

Je ne puis exartîiner ici les raisons pour -les- 
quelles on a cru devoiri nterdire le film « Dans 
La Brousse », ne possédant pas à mon dossier 
le résumé du scénario. 

MM. Richebé et Uiraudon. — C'est une chasse 
aux lions. 

il/ 1 ' Miane. — 11 s'agit de savoir si en droit un 
maire peut, avec un arrêté, réglementer la re- 
présentation sur la scène avant de l'avoir vue 
projetée sur l'écran. 

Il vous appartient, Monsieur le Juge, d'ap- 
précier si les lilms incriminés méritent ou non 
L'interdiction en vous plaçant au point de vue 
qui a motivé l'arrêté du -Maire. Ceci doit entrer 
en ligne de compte pour savoir si nous devons 
'l re condamné ou relaxé. 

J'appelle votre attention sur l'intérêl qu'il y a 
à apprécier la valeur du scénario des lilms in- 
criminés. 

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36 - 



de jeune fille, mais tout se termine bien el à 
la Un loul le monde s'embrasse, n en esl près 
que toujours de môme au cinématographe où 
Loul esl pour le mieux dans le meilleur des 
mondes. Le vice esl puni, la vertu réeompen - i 
Loul comme dans l'ancien opéra. 

■• Les lieux Frères ou la route du vice '»; C'est 
exactement la môme chose; l'un des frèiv 
paresseux, l'autre travailleur; le premier rend 
'm service au second el lui évite un aocidenl 
malheureux... c'esl une image d'Epinal! 

.Mais si nous admettons que vous ayez le droit 
d'interdiction, pourquoi interdire de pareils 
îilms en les prétendant immoraux? 

AI. le Président. — Pour me rendre compte, 
j'irai moi-même voir les films. 

.1/ Miane. — Vous avez le droit et le devoir 
d apprécier si le film incriminé esl immoral el 

I be sous le coup de l'arrêté; en admettaal 

que celui-ci soil légal. Dans ce dernier cas, 
nous nous inclinerions devant l'autorité, mais 
il resterai! la question d'appréciation et, si la 
lilm était reconnu moral, le commissaire de 
police a>eu tort de verbaliser et vi.ii> devez cous 
relaxer. Voilà pourquoi l'intérêt esl considéra- 
ble pour la justice et la question est de savoir 
si le film tombe oui ou non sous le coup de 
l'arnêté, toujours en admettant bien entendu 
qu'il soil légal. 

Nous sommes poursuivis sur le vu d'un sim- 
ple programme. Ni M. le .Maire, ni M. le Commis- 
saire de police n'ont vu le fim. C'esl avant qu'il 
sud représenté, à titre préventif, sur le vu de 
la petite notice du programme et même sur le 
simple titre qu'on a prononcé l'interdiction. 
Pourquoi M. le Commissaire de police a-t-il in- 
terdil le Domino blanc? Il y a un petit compte- 
rendu: Je- vois qu'il y est question d'une dame 
qui l'ait la connaissance d'un officier au bal el 
esl sur le point de tromper son mari. 

Ce film, M. le Commissaire de police ne l'a 
pas vu; mais, sans doute effrayé par le mot 

adultère », il a crû devoir poursuivre. Nous 
voilà revenus soixante ans en arrière, au temps 
où on poursuivait Flaubert qui posait en hé- 
roïne .Madame Bovary, une victime de l'adul- 
tère... 

Et si nous comparons nos spectacles avec 
ceux qui se donnent régulièrémenl dans cer- 
tains théâtres, les cafés-concerts e1 même à 



1 Opéra... il faudrait châtrer et couper là aussi; 
M. le Commissaire de policel supprimer dans 
tfanofl !.. scène de Salnt-Sulpice ; dan- Louise 
supprimer l'œuvre tout entière qui est un 
mauvais exemple de désobéissance Illiale; sup- 
primer le sombre drame de Sigur el le poignard 
de La Tosca, qui tue le policier Scarpia-. 

Le Domino Blanc condamné sur le vu d'un 
compte-rendu : i engeance de Mineurs condamné 
à son tour parce que son titre est dramatique... 
M. le Commissaire de police a dû se dire qu'il 
- igil d'enfants de moins de seize ans... 

)/. le Président. — L'agent ayant dressé les 
contraventions à 10 heures du soir, il est pro- 
bable qu'il avait \ u les films. 

.1/. Giraudon. — A 6 heures, avant la n 
sentation, on m'a dit de retirer les films. 

.1/" Miane. — M. le .Maire a cru qu'il avail 
tous les droits: il a voulu aller plus loin el 
savoir s'il avait le droit de faire retirer les films 
avant la représentation; c'est ainsi qu'il a in- 
terdit Les deux Frères ou la rouir du vice; o'esl 
le mol vice » qui a dû l'effrayer et lui faire 
supposer qu'on indiquait le chemin pour alleF 
au vice... 

Je n'insiste plus, c'est ridicule. 

Ceci étant bien mis au point: nous pouvons 
aborder le point de vue juridique. Je dois dé- 
clarer que nous avons formé un recours au 
Conseil d'Etat contre l'arrêté de M. le Maire 
d'Hyères, recours dont il m'a été adresse récé- 
pissé le 26 août dernier, sous le n" 50101, par 
le Secrétaire au Contentieux. Ce recours a été' 
l'ait dans les délais. 

Je ne vous lirai pas ce recours, bailleurs, la 
loi vous donnant le droit d'apprécier la légalité 
des arrêts pris par les maire, je peux plaid, r 
devant vous la question de légalité. 

Permettez-moi tout d'abord de vous donner 
lecture des textes sur lesquels je m'appuierai. 
avec i.s références. Voici le Dalloz. code ries 
lois administratives, tome premier, au titre 
■. Droits el obligations du juge chargé d'appli- 
quer les arrêtés de police », chapitre premier, 
section première. Je lis aux n" s 5426 et suivants: 

« Le droit de l'autorité judiciaire de véri- 
fier la légalité des arrêtés de police reconnus 
de tous temps par Ja jurisprudence a élé con- 
firmé lors de la révision du Code Pénal par le 
paragraphe lô ajouté à l'article 471 d'après 




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lequel les infractions aux règlements légalement 
faits par l'autorité administrative constituent 
des contraventions. Il suit de là que le juge a 
le droit et le devoir de vérifier si l'arrêté auquel 
il a été contrevenu est légal et si par suite il 
est obligatoire. L'arrêté pris par le maire ou le 
préfet est illégal: lorsqu'il statue sur une ma- 
tière sur laquelle son auteur peut statuer, il 
est contraire aux principes généraux de la lé- 
gislation. Celui qui estime illégal un règlement 
de police peut contrevenir à ce règlement et se 
faire poursuivre pour faire juger la question 
par le juge de répression, s'il ne préfère pren, 
dre l'offensive et déférer directement ce règle- 
ment de police au Conseil d'Etat par la voie de 
recours pour excès de pouvoir. » 

Nous avions déjà introduit le recours pour 
excès de pouvoir lorsque nous avons été pour- 
suivis; nous courrons sur les deux voies; et 
puisque nous sommes aujourd'hui devant vous 
nous usons de notre droit de vous demander 
à vous, le premier, et avant le Conseil d'Etat 
lui-même, de vous prononcer sur la légalité 
de l'arrêté. 

Je reprends la lecture: 

« Dalloz, 5437. — Quand il est allégué qu'un 
arrêté pris en une matière dans laquelle le 
maire n'avait pas qualité pour faire un règle- 
ment, le juge de police doit non se déclarer 
incompétent sous prétexte que les tribunaux 
son! tenus de se conformer aux règlements mu- 
nicipaux et qu'ils ne peuvent les annuler; mais 
condamner ou acquitter les prévenus suivant 
que leur allégation est ou non reconnue fondée. 
Le juge de police qui dénie à un règlement mu- 
nicipal la sanction de l'article 471, paragra- 
phe 15 du Code Pénal, n'est pas tenu de dé- 
clarer d'une manière expresse l'illégalité du dil 
règlement; son refus doit être tenu pour justifié 
lorsqu'il explique d'une manière suffisante dans 
sa sentence les causes de cette illégalité. » 

Par conséquent, vous avez parfaitement le 
droit de dénier la légalité de l'arrêté et la juris- 
prudence nous donne le droit de plaider devant 
les deux juridictions. 

M. le Président. — Ça ne l'ait pas de doute. 

.V Miane. — Pour bien fixer la limite de ce» 
pouvoirs je ferai remarquer que dans l'article 
« Conseil d'Etat », Dalloz 492, il est dit que: 

« A l'origine, la jurisprudence n'admettail 
aucun recours au Conseil d'Etat contre les me- 
sures de police. » 

A cette époque là, nous avions le seul droit 
de venir plaider devant vous; mais qu'ensuite 
(suivant n os 497 et 498). 

« Bien que les solutions intervenues ne soient 
pas toutes conciliables et ne puissent être rat- 
tachées à une doctrine absolue, on peut dire, en 
général: d'une part que le Conseil d'Etat statun. 
au fond quand il s'agit de réprimer un excès 
de pouvoir flagrant. D'autre part, qu'il rejette 
le pourvoi comme non recevable qua;.l l'excès 
de pouvoir ne lui apparaît pas évident, de ma- 
nière à ne pas préjuger la solution si elle est 
portée devant les tribunaux de récession » . 

Par conséquent, il est bien établi que le véri- 
table juge c'e9t vous. Ainsi donc, avec les pou- 
voirs très étendus que vous confère la loi, dan*; 
ce modeste prétoire, vous allez être appelé à 
trancher, le premier et avant le Conseil d'Etat. 
une question qui intéresse une importante in- 



dustrie en statuant sur la légalité de l'arrêté du 
maire d'Hyères. C'est la légalité de cet arrêté 
et par conséquent sa valeur d'applicabilité que 
je vous invite à apprécier. 

La question de compétence étant bien délimi- 
tée, il nous reste à établir dans quelle catégorie 
se place le cinématographe et quelle est la na- 
ture juridique des spectacles représentés. Je 
vais vous donner lecture des articles relatifs 
à ce sujet « Dalloz, 3458 ». 

« Sous l'empire de l'article 4 de la loi des 
16-24 août 1791, l'autorité municipale avait un 
droit de contrôle et d'examen sur les ouvrages 
offerts à la scène; leur représentation intéres- 
sant le maintien du bon ordre. » 

On comprend que si dans un but de décen. 
Iralisation, l'Assemblée législative a cru pou- 
voir, en 1790, donner aux Maires le pouvoir 
d'appréciation sur la valeur morale des pièces 
de théâtre, on s'est vite aperçu qu'on avait com- 
mis une erreur et en présence de quelle diver- 
gence d'opinion on allait se trouver en confé- 
rant le droit d'appréciation à 36.000 personnes, 
puisque nous avons 36.000 communes en France, 
au lieu d'une seule et c'est pour cette raison 
que, dès 1791, cette loi était abrogée et le droit 
d'appréciation donné aux préfets. 
.Ii' passe au n° 3460 « Dalloz ». 

« L'article 3 du décret du 6 janvier 1864 a 
maintenu au Ministre à Paris et aux Préfets 
dans les départements le droit d'autoriser les 
représentations des œuvres dramatiques et de 
retirer les autorisations accordées quand finir 
rê1 du bon ordre l'exige. » 

Voilà la question bien posée: <• Le contrôle 
est doné au Ministre et aux Préfets, une pièce 
autorisée par le Ministre de l'Intérieur est cen- 
sée l'être pour toute la France. » 

■■ Les ouvrages dramatiques seuls son) smi- 
uiis à l'autorisation par le décret du 30 décem- 
bre 1852; mais dans ces mots ouvrages drama- 
tiques sont compris les ouvrages qui ne sont re- 
présentés qu'à l'aide d'une pantomime. Par 
conséquent, une pièce étant autorisée par l'au- 
torité supérieure) le maire n'avait pas à inter- 
venir. » 

Si M. le Commissaire de police ne cherchai I 
pas à se dérober par un autre chemin, notre 
lâche serait facile, puisque tous les ouvrages 
dramatiques afférents à la scène et leurs re- 
présentations sont laissés à la seule appréciation 
du ministre à Paris et du préfet dans les dé- 
partements; un maire n'a pas le droit d'inter- 
venir. Mais il nous conteste la qualité de speo. 
tacle théâtral et prétend ranger le cinéma dans 
•la catégorie des spectacles de curiosité; or, le 
'Cinéma n'est pas un spectacle de curiosité. Nous 
allons voir ce que dit la loi. (Dalloz, 3495.) 

« L'article 6. paragraphe 1 er du décret du 
■6 janvier 1804, a laissé soumis au règlement 
alors en vigueur les spectacles de curiosité, de 
marionnettes, les cafés dits cafés chantants. 
cafés-concerts et les autres établissements du 
même genre. » 

La question est bien précisée par ce paragra- 
phe. Vous trouverez dans la Jurisprudence Gé- 
nérale, article « Théâtre », 57, un arrêt qui 
indique la nature de ces spectacles de curio- 
sité ou spectacles de foire : si nous examinons 
la liste de ces spectacles, évidemment le ciné- 
matographe n'existant pas à l'époque où elle a 



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- 42 — 



été dressée n'a pu y figurer, mais on ne sau- 
rait, l'y ranger par voie d'assimilation. 

Aux termes de la législation précitée, les 
spectacles dits de curiosité comprennent: 

" Les petits spectacles de physique et de ma- 
gie, les panoramas, dioramas, tirs, feux d'arti- 
IkT. expositions d'animaux et tous les specta- 
' li s forains qui n'ont pas d'emplacement du- 
rable. » 

Quelques jours après le décret de 18G4, le 
Ministre des Beaux-Arts a précisé, dans une 
circulaire adressée aux préfets (Dalloz, op. cit. 
•'! 1!>5 fi suivants), qu'à cette liste devait s'ajou- 
ter les « les exercices équestres, les séances pu- 
bliques de magnétisme lorsqu'elles ont un ca- 
ractère de spéculation et que le public y est 
admis en payant; les marionnettes, expositions 
de tableau, jardins publics où l'on donne des 
fêtes et concerts. » 

Encore aux termes de la dite circulaire, pour 
que les cafés-concerts soient soumis au décret, 
de 1864, il faut qu'il ne donnent pas de vérita- 
bles représentations théâtrales. Aussi l'exécution 
de musique vocale ou instrumentale doit avoir 
lieu sans aucun costume ni travestissement, 
sans décor, ni pantomime. Par conséquent, fou- 
les les fois que dans le café-concert il y a des 
décors (et c'est le cas pour le cinématographe 
.ai premier titre), exécution de musique instru- 
mentale (c'est encore le cas) et pantomime, la 
nature juridique du spectacle change et celui-ci 
passe dans la catégorie des représentations 
théâtrales. 

Ttans l'espèce, nous ne sommes pas café-con- 
cert, mais même en procédant par assimilation 
on ne pourrait pas nous appliquer les dispo- 
sitions de la loi relative à la censure munici- 
pale alors même (ce qui n'est pas le cas de M. 
Oiraudon) que nous ferions du café-concert ac- 
cidentellement en ajoutant au programme quel- 
ques artistes de la spécialité. 

Etablissons donc maintenant la situation ju- 
ridique du spectacle cinématographique et. je 
serai très heureux que ces circonstances nous 
amènent à ce que la question soit tranchée. 

Ce serait aller à rencontre de la loi que de 
ranger les cinématographes dans les spectacles 
de curiosité et de marionnettes, attendu que 
l'énumération de cette catégorie de spectacle 
est nettement limitative. Il est en effet de prin- 
cipe juridique qu'une énumération doit être in- 



terprétée limitativement, lorsque surtout elle a 
pour effet de placer les établissements énumérés 
dans une condition moins favorable que le droit 
commun. Or, le droit commun des spectacles 
c'est le décret de 1804, qui soustrait les pièces 
représentées sur une scène à toute autre auto- 
risation que celle du pouvoir central. La liste 
dans laquelle vous voudriez nous placer c'est 
l'exception, c'est l'énumération de ce qui était 
a cette époque laissé sous le contrôle des muni- 
cipalités, parce que spectacle de second rang, 
spectacle forain, spectacle grossier ou sans inté- 
rêt; c'est le rang inférieur, celui dont on pou- 
vait dire: « De minimis non curai pretor ». 
Allez-vous l'aire au cinématographe, à cette ma- 
gnifique industrie qui groupe aujourd'hui dans 
ses salles de spectacle plus de public que tous 
les théâtres et concerts réunis, l'injure de L'as- 
similer à un spectacle de marionnettes? 

11 ne peut y avoir de doute à ce point de 
vue: le cinéma n'est pas. ne peut pas être un 
spectacle forain, un spectacle soumis à l'agré- 
ment des municipalités. La question ne pourrait 
se poser que dans le cas où il s'agirait d'une 
exploitation foraine, faite sur la voie publique, 
ou dans un lieu où l'autorisation de s'établit 
el de séjourner doit être demandée au maire de 
la commune; dans un établissement fixe, du- 
rable, sur terrain particulier, la question ne peut 
pas se poser. 

Notre spectacle ne rentre donc pas dans les 
catégories limitées que j'ai indiquées tout à 
l'heure. Rentre-t-il dans la catégorie des spec- 
tacles théâtraux ou de première catégorie? In- 
contestablement, car il peut être assimilé aux 
pantomimes qui sont rangées dans cette caté- 
gorie par la jurisprudence. (Dalloz. 3478.) 

« Les ouvrages dramatiques seuls sont sou- 
mis à l'autorisation par le décret du 30 décem- 
bre 1852; mais dans ces mots « ouvrages dra- 
matiques » sont compris les ouvrages qui ne 
sont représentés qu'à l'aide d'une pantomime. 

Par conséquent, du moment qu'un ouvrage 
est représenté à l'aide de personnages de mi- 
mique ou de pantomime, c'est un ouvrage dra- 
matique. Or, le cinéma est au premier chef un 
scénario de pantomime joué par des personna- 
ges dans une succession de décors avec accom- 
pagnement de musique instrumentale. Il doit 
donc être rangé dans la première catégorie sur 



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— 43 



laquelle le maire n'a plus d'autorisation depuis 
1791. Seul, le ministre, à Paris, el les préfets, 
dans les départements, peuvent exercer leur 
autorité. 

Vous le savez, Monsieur le Jugé, pendanl une 
certaine période, les ministres prenaient l'avis 
d'une commission composée d'employés spé- 
ciaux nommés par eux. G'étail la censure, 
qu'on a popularisée sous le nom ridicule 
d' ' Anastasie ». Depuis i 902. cette commis- 
sion a été supprimée. Donc, en principe, le mi- 
nistre autorise tout, se réservanl seulemenl din- 
tervenir en cas de scandales ou d'atteinte à 
la morale. Les films représentés à Hyôres el 
trouvés ici subversifs ont été représentés à Pa- 
ris, où le Ministre de l'Intérieur n'a pas cru 
devoir les interdire; or Dalloz, 3482) « Lors- 
qu'une pièce a été autorisée par l'autorité supé- 
rieure, un maire n'a pas le droit d'obliger un 
directeur il' 1 spectacle à recourir à son auto- 
risation pour la faire représenter, o Donc :es 
films ayant été représentés el autorisés à Paris 
sont autorisés pour toute la France. 

Je crois avoir examiné d'une manière très 
nette toute cette question, Je dois cependant 
ajouter un mol pour protester hautement coû 
tre le reproche qu'on a l'ail dans une certaine 
catégorie de public aux exploitants cinémato- 
graphiques de profiter des circonstances qui 
pouvaienl être propices pour l'aire de l'argent 
en représentant des films immoraux. L'intérêt 
des directeurs de spectacles cinématographiques 
n'est pas d'entrer dans celle voie; leur public 
esl un public de famille dont ils connaissent 
depuis longtemps les goûts comme les idées e! 
qu'ils s'efforcent de satisfaire. On a dit aussi 
qu'il faudrail au cinéma des spectacles pour les 
enfants... je le souhaiterai aussi, mais est-ce 
une raison pour traîner le cinéma devant les 
tribunaux? incontestablement, uni' évolution 
s'esl produite dans les goûts du publie, qui ré- 
clame des scénarios moins enfantins, el pour 
les satisfaire les éditeurs se sonl adonnés à un 
genre dramatique, un peu noir peut-être, mais 
qui plail : el il esl difficile d'admettre, quoiqu'il 
en,soit, parce qu'un grincheux a cru devoir m;! 1 
apprécier le programme de» quelque établisse- 
ment, qu'on puisse en demander raison à l'in- 
dustrie tout entière. 

Du reste, des tentatives ont été faites pour 
donner satisfaction aux pères île famille. M. Ri- 



chebé, présidenl du Syndical des Exploitants du 
Sud-Est, a pris l'initiative de créer des mati- 
nées enfantines le jeudi, avec programmes spé- 
ciaux; mais tout comme ceux qui ont essayé de 
le suivre dans celte voie, il n'a pas abouti el 
il a fallu cesser, devant l'indifférence et l'abs- 
tention du public. Les pères de famille auraient 
dû cependant encourager celte initiative. 

L'intention du cinématographe n'est pas du 
toul d'entrer dans la voie oi'i les maires s'ef- 
forcent de leur barrer la roule; son intérêt lui 
commande de rester un spectacle de famille ; 
poinl n'esl besoin de gendarme pour l'empêcher 
de faire ce qui n'esl ni dans ses vues ni dans 
son programme et vous pouvez lever toutes vos 
interdictions, Messieurs les Maires, en toutfl 
tranquillité d'âme. La morale el La dignité du 
public ne courrent aucun risque aux spectacles 
du cinématographe il en sera de même aussi 
demain lorsque la Justice s'étant prononcée 
aura jugé vos arrêtés illégaux el refusé de les 
appliquer. Nous vous demandons. Monsieur la 
Juge, d'exercer pleinement voire droil de con- 
trôle, de dire que nous ne devons pas être mis 
en suspicion, traités en parias, censurés; do 
dire, que honnête industrie, nous avons le droil 
fi la liberté comme tous les spectacles de France. 

.le demande donc l'acquittement pur el sim- 
ple de M. (iiraudon. 

.1/. le Président. — Vous me remettre/, des 
conclusions avec indication de Imiles références. 

L'affaire est mise en délibéré: le jugëmbitl 
sera rendu à la première audience qui aura lieu 
dans un mois. 



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— 47 



PETITES NOUVELLES d'AMÉRIQDE 

Un Rappel pos ible... 

C'est peut-être vrai, comme c'est peut-être 
controuvé... Toujours est-il que la rumeur 
court, aux Etats-Unis que, si la « Motion 
Picture Patents Company » succombe dans le 
procès que lui intente le gouvernement fédéral 
aux fins de dissolution, la Société en question 
sera obligée de restituer aux exploitants les 
deux dollars de droits hebdomadaires qu'elle 
leur avait imposé et ce, avec effet rétroactif 
pour toute la durée des quatre dernières années 
écoulées. 

Il s'agirait alors tout simplement d'une ba- 
gatelle à rembourser, cinq millions de dollars 
environ, un rien, quoi! puisque cela ne dépasse- 
rait pas 25 millions de francs... 

Cela se réalisera-t-il?... Il convient, avant de 
pouvoir affirmer quoique ce soit de précis, d'at- 
tendre les événements. 

* 
** 

Sarah et la Postérité 

De quelle Sarah pourrait-il s'agir, si ce 
n'est de notre Sarah nationale? 

Donc, la grande actrice, écrivant à un de 
nos confrères américains, exprime avec en- 
thousiasme le contentement qu'elle éprouve d'a- 
voir pu voir enregistrer par le film son jeu 
magistral dans la pièce Reine Elisabeth. 

« C'est avec un sentiment de profonde gra- 
titude, dit-elle, entre autres, que je me retourne 
vers le Dieu qui octroie le génie, afin de le 
remercier d'avoir accompli ce merveilleux mi- 
racle, d'avoir donné à l'homme le pouvoir de 
transmettre à la postérité le plus grand succès 
de ma carrière: la Reine Elisabeth... C'est 
pour moi une grande joie de savoir que mon 
chef-d'œuvre se trouve à la portée du peuple 
entier, dans tout l'univers, et j'espère qu'il sera 
apprécié avant que je n'ai disparu d'ici- 
bas, et encore longtemps après... » 

C'est tout de même curieux que ceux qui 
s'amusent au petit jeu de faire des enquêtes 
sur le cinématographe, en s'adressant de pré- 
férence aux profanes, à ceux qui ignorent tout 
de la chose, n'aient jamais eu l'idée de solli- 
citer l'opinion de Sarah! 

* 
** 

Plus fort que... Wlacaural... 

Il existe à Long Island (Etats-Unis) , une 
brave dame qui souffrait terriblement d'une 
maladie nerveuse, contre laquelle tous les ef- 



forts des médecins restèrent vains. On la con- 
sidérait comme incurable. 

Or, au mois de mars 1910, la dame en 
question s'étant rendue pour la première fois 
dans un cinéma, crut s'apercevoir, après la 
séance, que le spectacle avait exercé sur ses 
nerfs un effet calmant et salutaire. Elle re- 
tourna donc au cinéma et finit par y retourner 
tous les jours. Au bout de quelques mois, elle 
se sentit soulagée à tel point qu'elle pouvait se 
considérer comme presque guérie. 

Mais elle avait pris l'habitude du cinéma a 
un point tel qu'elle ne put plus s'en passer, et 
dernièrement elle déclarait à un de nos con- 
frères du Moving Picture World, de New- 
York, qu'elle se considérait comme la déten- 
tiice d'un record, celui de la fréquentation 
du cinéma, ayant, depuis fin mars 1910, as- 
sisté très exactement à 820 séances cinémato- 
graphiques. 

Elle ne se ressent plus de ses troubles ner- 
veux et elle continue à aller au cinéma, non 
plus pour faire une cure, mais bien par pur 
plaisir! 

Qui eût cru que le cinéma, rival du doc- 
teur Macaura, pût réaliser des miracles... thé- 
rapeutiques? 

L'Utile et l'agréable 

Le Comité des Fêtes de la Ligue des Ex- 
ploitants de New- York a trouvé un moyen 
pratique de se créer les ressources nécessaires 
pour organiser le prochain grand Congrès Na- 
tional qui aura lieu à New-York dans le cou- 
rant de l'été prochain. 

Il s'occupe activement de l'organisation d'un 
grand bal, qui aura lieu le 14 novembre pro- 
chain, au <( Palm Garden ». 

Toutes les sommités du monde cinématogra- 
phique américain ont été 'conviées à participer 
à cette fête, qui promet d'être grandiose. Tous 
les présidents des « Ligues d'Etat » ont pro- 
mis d'y assister. 

Le bal proprement dit sera précédé d'une 
grande séance artistique, à laquelle participe- 
ront les artistes les plus en vogue des troupes 
cinématographiques, entre autres la plupart des 
actrices et acteurs de la Vitagraph, de la 
Lubin, de YEssanan, de la Selig, etc., etc., qui 
ont d'ores et déjà promis leur concours. 

A noter que le public qui s'intéresse à la 
cinématographie sera admis à cette soirée qui, 
certainement, donnera une superbe recette, que 
la Ligue des Exploitants saura certainement 
employer au mieux des intérêts de la cinéma- 
tographie. 

L'idée est-elle mauvaise? 



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Paris, le 9 Septembre 1912, 

Monsieur BREZEANO, Théâtre National, 
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Cher Monsieur, 

Nous aVons été informé Que certaines Maisons ont Vendu 
des Écrans à leurs Clients en leur faisant croire que c'était 
des ÉCRANS RADIUM. 

Vous pouvez informer les Exploitants de Roumanie 
qu'aucun Ecran Radium n'a été Vendu dans ce "Pays, et que 
nous Vous nommons par la présente, notre Agent Général pour 
la Roumanie, la "Bulgarie et la Serbie. 

Outre /'Ecran Radium, nous fabriquons d'autres toiles 
métalliques bon marché mais qui ne donnent qu'une économie 

minime de courant et qui certainement ne donnent pas les 
résultats de /'Écran Radium. 

Quant à /'Écran Radium , nous le garantissons de 
100 °, o supérieur à n'importe quel écran métallique connu 
jusqu'à ce jour, tels que les perlés, aluminium, etc. 

Veuillez agréer, cher Monsieur, l'assurance de nos meiU 

leurs sentiments- 

Vély BEY. 



r- --*» -^Jr-^J» '- » *^- M -'~ M *^- 9 *-* ^-1*—- J t— ~-»r » --- » •« » ■- > , 



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Représentant Général pour la Roumanie : 

(VI. GRÉGOIRE BRÉZÉAINO 

Rue Atelierulei, 21, 'BUKAREST 



: @ 



Échos de Partout 



Question douanière 

Le Ministère du Trésor de Washington a 
donné des instructions formelles à tous les 
fonctionnaires de la douane américaine pour 
que désormais « tous les exportateurs de films 
et d'articles similaires soient invités à formuler 
dans leurs déclarations d'envoi si les sujets 
expédiés représentent des scènes de matches de 
lutte ou de boxe, quelle que soit la désignation 
sous laquelle ces sujets sont présentés, s'ils 
sont destinés à être utilisés en public. 

Tous les films représentant des scènes de 
combats, tirs au pistolet, assauts d'escrime de 
toute nature, ou luttes avec toutes autres armes 
meurtrières seront reçus à l'avenir, comme par 
devant, à bras ouverts! La douane américaine 
ne pourra non plus trouver rien à redire aux 
scènes de meurtre ou d'empoisonnements, au:; 
suicides, etc. 

Mais les Etats-Unis se trouveraient en 
grave péril si on laissait passer sous les yeux 
du public... un match de boxe ou une scène 
de lutte à mains plates ! 

Oh! la logique des choses... gouvernemen- 
tales ! 

Le Club de l'Écran 

Voici que le cinématographe se lance dans 
les mondahtés et réclame la place qui lui est 
légitimement due dans la société, c'est-à-dire 
dans le monde. 

Le premier « Club » cinématographique 
mondain vient d'être créé à New-Yorh par 
les notabilités de l'industrie de l'Etat de New- 
York. 

C'est à Bryant Hall, le 1 2 septembre, que 
le « Screen Club » a pris naissance en grande 
pompe. 

Le o noyau » de cette Association ultra 
sélect a été formé par 75 personnalités, qui 
versèrent chacune un droit de 25 dollars, soit 
125 francs, pour assister à la réunion consti- 
tutive et former le premier fonds de roulement, 
ce qui permit d'élire logiquement un trésorier, 
qui n'eut eu une raison d'être s'il n'y avait 
pas eu de fonds de caisse, n'est-ce pas? 

C'est M. King Baggot qui est le président 
provisoire du Screen Club et M. Frank Po- 
well le trésorier provisoire. 

On se propose d'ores et déjà à installer le 
Club dans ses meubles, et peut-être, à l'heure 



où paraîtront ces lignes cera ' : là un fait ac- 
compli. 

L'idée fondamentale qui a présidé à la 
formation de ce Club est celle-ci: relations 
mondaines et sociales continues, par un con- 
tact constant des membres en vue de Y Union 
et de V Unité des vues; coopération active pour 
la propagation et la favorisation des tendances 
artistiques en cinématographie, et défense de 
V art cinématographique. 

Les fondateurs du « Screen Club » se sont 
pénétrés de ce sentiment que la cinématogra- 
phie a atteint une période où toutes les bonnes 
volontés et toutes les capacités doivent se li- 
guer pour faire œuvre commune pour le déve- 
loppement et la prospérité de cette industrie, 
en faisant disparaître tous les dissentiments et 
les mesquines rivalités. 

Le Club doit être un instrument de groupe- 
ment et de réconciliation. 

Ce n'est pas encore trop mal, si les efforts 
actuels aboutissent? 

En Rensylvanie 

Un appel vient d'être lancé à tous les ex- 
ploitants de Pensylvanie afin de les inviter à 
grouper leurs intérêts en formant une « Ligue 
d'Etat », qui adhérerait à la « Ligue Na- 
tionale ». 

Une réunion préparatoire constitutive aura 
heu sous peu à cet effet. 

Le Japon s'en mêle- 
Le « Mikado Film » part à la conquête de 
l'Europe. Il vient de s'installer à Londres, 6, 
Cecil Court, W. C, d'où son représentant, 
M. A. Suzuki, se propose de pousser active- 
ment la vente sur notre marché continental. 

La bonne école... 

Dans l'importante revue anglaise The Field, 
organe de tous les sports en plein air, on pré- 
conise, cette semaine, l'utilisation du cinémato- 
graphe pour former des sportsmen accomplis. 
Notre confrère fait ressortir que les novices 
pourraient retirer de salutaires et afficaces en- 
seignements de la projection de films d'un ca- 
ractère instructif au point de vue du canotage, 
de la nage, du golf et de la boxe. 

« Si l'on projetait des vues, par exemple, dit 
le Frield, des 300 derniers yards d'une joute 
de canotage, les jeunes canotiers pourraient 
aisément se rendre compte des fautes que 1 on 
peut commettre et, par là même, régler leur 
conduite. De même pour la boxe, et le golf, 
les intéressés pourraient corriger leurs défauts 
avant qu'ils ne soient devenus chez eux une 
habitude. 



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Ceux qui ne Savent pas !.. . 

Ils ont des yeux, et Us ne voient pas... 
(Les Ecritures.) 

Ne serait-il temps, grand temps même, ch 
faire un petit effort pour éduquer nos confrè- 
res de la grande presse, et de leur enseigner ce 
qu'est en réalité le cinématographe et... la ciné- 
matographie?... 

Car ils l'ignoraient du tout au tout, à quel- 
ques rares, très rares exceptions près. 

C'est avec le plus grand intérêt que j'ai 
suivi, dans les journaux de France, de Na- 
varre et... d'ailleurs, — les journaux profanes, 
cela va de soi, — les belles enquêtes sur la 
cinématographie, faites en ces temps derniers, 
avec un si bel entrain, une telle ardeur, que l'on 
pourrait être en droit de se demander si Ton 
ne se trouve pas en présence d'une épidémie, 
d'un genre nouveau: YEnquêtovanie cinéma- 
tographique aiguë... 

Il y a un fait qui m'a frappé dans ces en- 
quêtes: c'est que ceux qui les entreprennent 
s'adressent, la plupart du temps, à des gens, 
d'une notoriété plus ou moins établie, certes, 
mais qui ne sont nullement qualifiés pour émet- 



tre un avis d'une réelle valeur, qui n'y enten- 
dent goutte. 

Pris au dépourvu, mais obligés tout de 
même, pour ne pas déchoir, d'émettre un avis, 
'fût-il quelconque, ils se lancent dans les belles 
tirades, brodent sur le sujet, font des « phra- 
ses » et poussent un « ouf! » de soulagement 
une fois qu'ils ont aligné leurs sentences en la 
profondeur desquelles eux-mêmes n'ont sou- 
vent pas grand'foi. 

Ils ne peuvent même pas se figurer que. c'est 
arrivé, car ILS NE SAVENT PAS!... 

Voilà des gens qui ont vu, par hasard, en 
passant, des placards, des affiches, à la porte 
d'un cinéma 

Ils s'arrêtent, les contemplent, font leurs 
déductions. Parfois, — ô rarement! — il« en- 
trent dans l'établissement, par pure curiosité. 

S'ils tombent bien, si le programme est 5e/ec/ 
c'est parfait. S'ils tombent mal, voilà la ciné- 
matographie jugée à jamais, dans leur esprit. 

Et ces gens-là, s'ils ne sont pas tous acadé- 
miciens, appartiennent à l'élite; et ce sont eux 
qui se permettent de juger, eux qui ne savent 
rien!... 

Tout juge qui se respecte, doit connaître à 
fond le dossier de la cause qui lui est soumise. 
Si tel n'est pas le cas, il n'est pas qualifié pour 
en juger, car une appréciation superficielle est 
plus que légère, elle est coupable; 

Il ne faut pas dire d'un homme, parce qu'on 
l'a vu occasionnellement trébucher sur le bord 
d'un trottoir, que c'est un ivrogne fieffé. 

Nous avons un tort, dans la presse cinéma- 
tographique, celui de ne pas faire suffisamment 
connaître notre existence et de ne pas affirmer 
notre valeur. Ceux qui nous lisent ,ceux qui sa- 
vent que dans nos pages on trouve autre chose 
que le compte rendu d'une « Course à la Per- 
ruque o ou des « Mésaventures d'une Belle- 
Mère » quelconque, apprécient l'œuvre ciné- 
matographique comme elle mérite de l'être. 

Ceux-là ne sont pas des ignorants : ils sa- 
vent, et ce sont ceux-là que, seuls, on peut 
considérer comme qualifiés pour émettre des 
avis sur un sujet aussi complexe et d'aussi belle 
envergure ! 

Que tous ces messieurs de la science ou de 
la littérature, que toutes les belles madames qui 
parlent de la Cinématographie sans seulement 
savoir de quoi il s'agit réellement, rengainent 
donc leurs boniments, jusqu'au jour où ils au- 
ront fait leur éducation. 

Ce jour-là, ils pourront parler, et parler en 
connaissance de cause, sans divagations, parce 
qu'ils sauront!.. 

Ils sauront tous les efforts réalisés, tous les 



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55 - 



sacrifices consentis, toute la beauté d'une œu- 
vre vaste et civilisatrice, à laquelle l'humanité 
entière devra payer un jour le tribut de sa re- 
connaissance. 

Il leur suffira pour cela, à ces gens » au 
cœur léger », de lire, comme nous, dans les 
innombrables publications périodiques consa- 
crées dans le monde entier à la cinématogra- 
phie, dans toutes les langues connues ou cou- 
rantes, le Journal des progrès réalisés en quel- 
que sorte heure par heure par cette industrie 
qui, seule peut se vanter de mériter à la fois 
les qualificatifs de scientifique et artistique. 

Nous éprouvons une certaine fierté de pou- 
voir, ici sous de modestes initiales, nous dresser 
devant tous ces gens du monde des lettres et de 
la science et de leur crier, en face : 

<i Vous voulez être des juges?... De quel 
droit!... Connaissez-vous seulement les faits et 
la cause et avez-vous approfondi?... Vous, 
vous avez vu la lune dans son premier quart, et 
vous estimez qu'elle a la forme d'un croissant 
aux extrémités pointant vers la gauche; vous, 
vous avez vu la lune pleine, et vous dites qu'elle 
est ronde; et vous, vous avez vu la lune à son 
dé-lin, et vous dites qu'elle a ses extrémités 
pointées vers la droite. 



Mais aucun de vous ne s'est donné la peine 
de suivre la lune dans toutes ses phases, aucun 
de vous ne s'exprime en connaissance de cause, 
parce qu'aucun de vous ne sait, pour la bonne 
raison qu'il n'a pas eu l'occasion, ou qu'il ne 
s'est pas donné la peine de savoir. 

Pourquoi donc ces coups d'épée dans l'eau, 
pourquoi solliciter ces jugements qui portent à 
faux?... 

Autant demander à un monarchiste ce qu'il 
pense de la République ou à un révolutionnaire 
ce qu'il pense d'un autocrate. La phraséologie 
mise à part, on sait d'avance l'opinion qui sera 
émise. 

C'est pour cela que, me permettant d'émettre 
mon humble avis personnel, j'estime qu'il vau- 
drait cent fois mieux, avant de demander leur 
avis à des gens qui ne savent pas, de faire d'a- 
bord sa propre éducation, afin de connaître soi- 
même avant tout, le sujet sur lequel on se pro- 
pose d'interroger les autres... 

Et je crois bien, mes chers confrères, je 
crois, — hélas!... trois >fois hélas! — que neuf 
fois sur dix, lorsque vous vous mêlez de parler 
« Cinématographie », vous ignorez vous-mêmes 
le premier mot de l'affaire. 

Et c'est regrettable!... A. M. 




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PHILIPPE. 

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« BONBON BOSE t remporte la Coupe d'Or, 
Handicap de la Seine. 

VILLACOUBLAY (S.-et-Q.) 

La premièie Reuve de l'Armée de l'Air, 72 aéro- 
planes ayant accompli pi es de 7U,l'oO kilo- 
mètres aux dernières grandes manœuvres, 
regagnent leur rentre respectil api es avoir 
été passés en revue par M. MILLER AN'i, mi- 
nistre de la guerre, et le colonel H1RS- 
CHALER. 

TOULON 

Lancement du cuirassé " PABIS » aux chan- 
tiers de la Seine en présence de .M. UEL- 
CASSÉ, ministre de la marine, el il.) M, 
Henri GALLI, président du Conseil Munici- 
pal de Paris. 

RIGNY-LA-NOfINEUSE (Auhe) 

Le colonel BOLTTIEALX inaugure le monu- 
ment élevé par 1T.S.F.S.A., au lieutenant 
aviateur de GBAILLY, qui a trouvé la mot 
l'an dernier en allant de Bue aux grandes 
manœuvres. 

FONTAINEBLEAU 

La finale du concours national de Cyclisme 
Militaire, organisé par le l'élit Paris ni 
(Grand Prix VOLBEB) Le Marseillais BET- 
TIN fut le meilleur cycliste de l'épreuve. 

ETAMPES 

Le commandant FÉLIX, qui doit partir pro- 
chainement au Maroc pour l'organisation de 
l'aviation militaire, œuvre déjà commencée 
par le capitaine CLAVENAD. 

MARSEILLE 

Arrivée de l'ancien disciplinaire Emile BOU S- 
SET. 



LONDRES 

Aux grandes manœuvres anglaises. Le diri- 
geable militaire 9 GAMMA » qui vient diètre 
détruit en revenant des manœuvres. 

MADRID 

Funérailles de l'Infante MABIE-THEBESF, 
sœur d'Alphonse XIII. 

BORH (Allemagne) 

Ln célèbre troupe de Lilipuliens de Neumann 
.s'adonne à l'aviation. 

COPENHAGUE (Danemark) 
La visite du Zeppelin « HANSA ». 

FALSSENBERG (Sa<e) 

Après la chute mortelle (les lieutenants avia- 
teurs BEBGFB et JUNGIIA.NNS. 

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Les nouveaux tramways à impériale. 
GHSGAGO 

Un acrobate se laisse glisser le long d'un fil 
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- 60 — 



MMMMMMMMMMMMM 
LE CINÉMA EN ARGENTINE 



La ville de Buenos-Ayres compte actuel- 
lement 55 cinémas proprement dits et 45 cafés 
dans lesquels on offre aux consommateurs des 
projections gratuites. 

L'exercice 1911 a présenté, pour les ciné- 
mas seulement, une recette de 850.000 dol- 
lars or pour les entrées. Il est matériellement 
impossible d'évaluer dans quelle mesure le ci- 
nématographe a contribué à l'augmentation des 
bénéfices réalisés par les cafés. 

La République Argentine importe environ 
2.000.000 de mètres de films par an, frap 
pés d'un droit d'entrée de 27 0/0 ad valo- 
rem, sur la base de l'estimation officielle de 
24 fr. 30 par kilogramme. 

A l'heure actuelle, ce sont les films dra- 
matiques d'un caractère comique qui possèdent 
la grande vogue. 

Les films américains du « Far- West » — 
scènes de Cowboys, Indiens, etc., — sont éga- 
lement bien accueillis du public. 

Dans les provinces du Sud, tous les gen- 
res sont en égale faveur et les programmes 
sont très variés comportant tous les sujets, de- 
puis le drame jusqu'au film essentiellement in- 
dustriel. 
>~ «•♦•-< 

La Colonisation au moyen du Cinématograplie 

Le gouvernement de la République Argen- 
tine, qui s'est toujours préoccupé de suivre 
d'aussi près que possible l'évolution du progrès 
moderne, vient d'adopter le cinématographe 
pour faire l'éducation des immigrants hébergés 
par l'Etat dans les locaux officiels affectés à 
cet usage. 

Le poste cinématographique et les films qui 
servirent à la dernière exposition internationale 
de Turin pour faire de la propagande en fa- 
veur de l'émigration en Argentine, sont utili- 
sés à cet effet. 

Les nouveaux venus, que le gouvernement 
argentin loge et nourrit en attendant qu'ils se 
dispersent dans les diverses provinces, sont 
initiés, grâce au film, à tous les secrets de la 
colonisation. Ils voient défiler sur l'écran de 
grandes exploitations agricoles, des fermes, des 
parcs d'élevage de bétail et de chevaux, voire 
même d'autruches; ils assistent à toutes les 



opérations, à tous les travaux qui se ratta- 
chent à ces exploitations; bref, ils ont toutes 
les facilités pour se faire une idée des ressour- 
ces qui s'offrent à eux et ils peuvent choisir 
leur voie, en connaissance de cause, sans se 
lancer à l'aveuglette dans une branche qui 
pourrait, par la suite, ne pas leur convenir. 



EN SUISSE 



Le Cinéma à Genève 

La patrie de Calvin, qui compte à l'heure 
actuelle 1 32.000 habitants, possède dix grands 
cinémas ne chômant à aucun moment de l'an- 
née. 

Mais dans nombre de cafés on organise 
des séances cinématographiques à des jours dé- 
terminés et il existe trois ou quatre endroits 
où des projections gratuites ont lieu, mais dans 
un but uniquement de réclame. 

D'après une statistique digne de foi, le pu- 
blic de Genève voit tous les jours se dérouler 
sous ses yeux une moyenne de 1 40.420 pieds 
de films, ce qui fait environ 50.000 mètres. 

* 
** 

La Jeunesse au Cinéma 

Le département de la Justice et de la Po- 
lice, ainsi que le département de l'Instruction 
publique du canton de Genève, sont en train 
de préparer de concert une nouvelle réglemen- 
tation qui portera: 1" sur la conduite que les 
enfants doivent observer hors de l'école et qui 
englobera leurs moindres faits et gestes, tels 
que le temps normal qu'il doivent mettre pour 
rentrer de l'école jusqu'au domicile de leurs 
parents, l'usage du tabac, la fréquentation des 
établissements publics et spectacles, et: 2" sur 
l'interdiction à tous les enfants de pénétrer 
dans un lieu quelconque où ont lieu des pro- 
jections cinématographiques, s'ils ne sont pas 
accompagnés de leurs parents ou par des per- 
sonnes adultes ayant charge d'eux. 

Une exception est faite cependant pour les 
séances cinématographiques exclusivement con- 
sacrées à la jeunesse et au cours desquelles sont 
projetés des films approuvés par le départe- 
ment de l'Instruction publique. 



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Interdit de séjour, le marquis de Rusquer esl rentré en France il 
a été vu cl les soldais de la République le cherche. Une prime de 
50 pistoles esl offerte à celui qui indiquera sa retraite. 













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Li> marquis esl venu demander hospitalité à son ex-fiancée, mariée 
maintenant, le mari le reçoit et le cache, déclarant aux soldais ne pas 
l'avoir aperçu. 

Pendant l'absence du mari, le marquis attire la femme dans un 
rendez-vous et lui déclare son amour; le mari revenu à 1 improviste, 
les surprend; il veut se venger et l'ail prévenir la garde que le marquis 
est chez lui. 



Les soldats arrivent ; pris d'un remords, le mari jaloux endosse 
les Induis du marquis el se l'ail passer pour tel; on l'emmène, aux yeux 
de son épouse infidèle, épouvantée d'un lel dénouement. 




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Peux jeunes soldats, Paul e\ Alfred, se sonl épris de la même 
jeune fille, Suzanne, cuisinière dans une grande maison. Suzanne aime 
bien les soldais, mais elle préfère ceux qui sonl galonnés el Paul ne 
l'oublie pas le jour où il rencontre Suzanne au bras d'Alfred. Aussi va- 
l-il se déguiser en sergent; le stratagème réussit à merveille; mais 
Alfred ne se tient pas pour battu, à son tour il échange ses vêtements 
contre le costume d'adjudant — ei la lulle continue. Nous assistons 
ainsi à une scène comique, où tous les grades sonl passés en revue. 

Mais nos jeunes soldais n'avaient pas compté sur Jean, jeune 
pâtissier, ami intime de Suzanne qui, au plus forl de la lutte, s'éclipse 
sans être aperçue. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, ils repren- 
nent chacun leur tenue réglementaire et se lienl d'une nouvelle amitié, 

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COURRIER D'AMÉRIQUE 

(Correspondance particulière 
du Ciné- Journal.) 



New-York, 25 septembre. 

On ne saurait prévoir le moins du monde 
comment se terminera le procès engagé par le 
Gouvernement américain contre le Trust du 
film, mais ce qui est d'ores et déjà absolument 
certain, c'est que si la thèse du Gouvernement 
pi é vaut et si la dissolution du Trust se réalise, 
le marché américain sera fatalement sujet à 
de sérieuses modifications dans son organisa- 
tion, car il sera libre et il en résultera, pendant 
un certain temps tout au m